Les grandes chroniques de France (3/6) selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis

Part 33

Chapter 33213 wordsPublic domain

Ce fut un biau fils qu'il engendra par la volenté de Nostre-Seigneur en la royne Ale sa femme, qui fu appellé Phelippe Dieudonné. Car par les mérites du père le donna Dieu au royaume de France[726]. Et ce fu cil Phelippe qui tant fu saige et vigoreux qu'il se deffendist de ses ennemis et conquist Normandie, Anjou et Poictou et Auvergne, sur le roy Henry et Richart son fils et les chassa en Angleterre.

Note 726: C'est ici que s'arrête le texte du dernier continuateur d'Aimoin. Il finit en donnant le nom des trois parrains et des trois marraines du Philippe-Auguste. Les voici: Hugues, Hervée et Eudes, abbés de St-Germain, de St-Victor et de Ste-Geneviève; Constance, soeur du roi Louis, et deux veuves de Paris. «Duæ viduæ Parisienses matrinæ exstiterunt.» Ce fait m'a paru curieux.

De cestuy Phelippe parlera dès ore mais l'ystoire. Et si n'entrelaissera pas l'ystoire à parler du père jusques à ce point qu'il trespassa de ce siècle. Car puis que l'enfant Phelippe fu né, régna-il longuement jusques à tant qu'il fu couronné en la cité de Rains. Mais à son couronnement ne fu pas le père, car il estoit jà malade et féru de paralisie, si comme l'histoire dira ci-après plus plainement.

_Ci fine l'istoire du roy Loys, fils au gros roy Loys._