Les Contes; ou, Les nouvelles récréations et joyeux devis
Part 30
[782] Rabelais dit dans son _Pantagruel_, livre II, chap. 1: «Autres croissent par les oreilles, lesquelles tant grandes avoient, que de l’une faisoient pourpoint,» etc.
[783] Défilés, vallons.
[784] Jeu de mots sur _âne_ et _hennir_, qu’on écrivait _hannir_.
[785] Recouvré, retrouvé.
[786] Ce conte se trouve aussi dans les _Plaisantes Nouvelles_, nouvelle 14.
[787] Jusqu’à la philosophie occulte.
[788] Femme de médecin.
[789] Près de.
[790] Imité d’Érasme _in Convisio fabuloso_, et répété par Henri Estienne dans l’_Apologie pour Hérodote_, chap. 15.
[791] Ce passage nous apprend qu’au seizième siècle on donnait d’abord le nom de _bottines_ à des espèces de guêtres en cuir, et que, par extension, ce nom avait été appliqué à des demi-bottes.
[792] On lit un conte à peu près semblable dans le _Recueil de divers Discours_, imprimé à Poitiers, in-4^o, en 1556.
[793] Il vaut mieux lire _guère_.
[794] Ce sont les titres des dictionnaires latins en usage à cette époque dans les classes.
[795] Pour _balayer_.
[796] Dans la fameuse _Épître au roi pour avoir été dérobé_.
[797] Recueilli aussi dans les _Plaisantes Nouvelles_, 68. Voyez sur Triboulet la 3^e Nouvelle de Bonaventure Des Periers.
[798] C’est-à-dire, sans doute, quelque folie dont il assommait les auditeurs.
[799] Marotte, sceptre de fou.
[800] Le Domenichi, dans son recueil imprimé à Florence l’an 1548, rapporte un fait analogue sans nommer Triboulet.
[801] Elle eut lieu vers l’année 1537, puisque son épitaphe se trouve dans les poésies latines de Jean Voulté, publiées en 1538.
[802] Ce conte, tiré du vingtième sermon de l’Avent par Olivier Maillard, a été traduit textuellement par Henri Estienne, au chap. 6 de l’_Apologie pour Hérodote_.
[803] Imité du _Recueil de divers Discours_, imprimés à Poitiers, in-4^o, en 1556.
[804] C’est-à-dire préparant sa pendaison.
[805] Ce conte se trouve aussi dans l’_Apologie pour Hérodote_, chap. 39; Henri Estienne nomme ce conseiller _Godon_.
[806] Qui copie, imite, contrefait plaisamment, comme les _copieux_ de La Flèche, qui font plus haut le sujet de deux Nouvelles.
[807] Ce conte est tiré presque mot à mot du sixième et quatorzième chapitre des _Propos rustiques_ de Noël du Fail.
[808] Cette mode date du règne de Charles VI, vers 1390.
[809] Il faut rétablir ce passage d’après le texte même des _Propos rustiques_: «La foi des femmes vers les hommes étoit inviolable; et n’étoit aussi loisible aux hommes, fors de jour ou de nuit, vers leurs prudes femmes l’enfreindre. Ainsi, etc.»
[810] Oies mâles.
[811] Se sèche comme du foin.
[812] Raconté aussi par Henri Estienne, dans son _Apologie pour Hérodote_, chap. 36.
[813] Il se nommait _Le Coq_ et était curé de Saint-Eustache et chanoine de Notre-Dame. Il passait pour un savant théologien.
[814] C’est-à-dire en haine.
[815] Plaisant.
[816] Fripon. Le nom du poète _Villon_ était un sobriquet que François Corbeuil devait à ses vols.
[817] Recueilli dans l’_Apologie pour Hérodote_, chap. 15.
[818] Des demi-pistoles.
[819] Batelier, gondolier.
[820] Boutades, bons mots.
[821] Irlandais.
[822] Avoir de l’entregent.
[823] Habitants de l’île de Micone. C’est Érasme qui fait le portrait de ces parasites.
[824] Faméliques.
[825] Assemblées, festins.
[826] Se rassasier.
[827] Mangeait. On dit encore familièrement: casser des croûtes.
[828] Voyez ce conte dans l’_Apologie pour Hérodote_, chap. 16.
[829] C’est-à-dire monts et merveilles.
[830] Il semble que l’on a dû dire _perot_ pour _perroquet_, qui se nommait autrefois _papegai_; mais _perot_ doit plutôt s’entendre d’un de ces moines gaillards qu’on appelait _pères_ ou _beaux pères_.
[831] Recueilli aussi par Henri Estienne, chap. 15 de l’_Apologie pour Hérodote_.
[832] Rapporté par Henri Estienne, chap. 17 de l’_Apologie pour Hérodote_.
[833] On disait plutôt _mettre sus_.
[834] Voyez encore l’_Apologie pour Hérodote_, chap. 36.
[835] Étudié, médité, travaillé.
[836] Henri Estienne ajoute: _au pont d’Antoni_.
[837] Gros cheval pour porter une malle ou valise.
[838] Imité de Jean-Jovien Pontan, et de Chassaneus, partie XI^e du _Catalogus gloriæ mundi_, considér. 48.
[839] C’est Nicolas III, marquis d’Est et de Ferrare, qui vivait au quinzième siècle, et qui fut un des princes les plus estimés de son temps.
[840] Nous avons, pour le sens, changé ainsi le texte original, qui porte _à fois_.
[841] Tours de passe-passe. On appelait ainsi les danses vives et pétulantes, accompagnées de beaucoup de _passes_ ou figures.
[842] Rapporté aussi par Henri Estienne, chap. 15 de l’_Apologie pour Hérodote_.
[843] Henri Estienne nous apprend que ce fut _M. de Nevers_; sans doute François de Clèves, premier du nom, duc de Nevers, né en 1516, mort en 1566.
[844] Henri Estienne a supprimé ce mot, qu’il n’entendait peut-être pas, et qui doit signifier _fatigué_, _usé_, _défiguré_, dans le sens de l’expression populaire: _Il a rôti le balai_.
[845] L’île de Terre-Neuve fut découverte en 1504 par des pêcheurs normands, et François I^{er} y envoya, en 1524, Jean Vérazzan pour en prendre possession.
[846] Fiel, cœur.
[847] Il faut lire sans doute _par fourrière_, remise préventive sous la garde de la justice.
[848] Mordu.
[849] Locution proverbiale, signifiant qu’il lui arriva malheur.
[850] Recueilli aussi dans l’_Apologie pour Hérodote_, chap. 18, où ce gentilhomme est nommé d’Avenchi.
[851] L’édition de La Monnoye porte _ayant_, ce qui fait une phrase mal agencée.
[852] Henri Estienne écrit _particulière_.
[853] Partager.
[854] Imité des _Cent Nouvelles nouvelles_, LXIV, _le Curé rasé_, et rapporté aussi par Henri Estienne, chap. 15.
[855] C’est-à-dire, il était convenu en secret avec lui.
[856] Semblant.
[857] C’est-à-dire dans ses lacs.
[858] Imité du _Décamerone_ de Boccace, Nov. 5, Giorn. III; des _Cent Nouvelles nouvelles_, et recueilli aussi par Henri Estienne, chap. 15. Le conte du _Magnifique_, parmi ceux de La Fontaine, a quelque analogie avec celui-ci.
[859] Maladie d’esprit, vertigo, ver-coquin.
[860] Voyez une nouvelle à peu près semblable dans Bebelius, _Facet._ II, 136; et dans Le Domenichi, _Facetie e Motti_, l. 3.
[861] Voyez la même anecdote dans l’_Apologie pour Hérodote_, chap. 16, où le chancelier cardinal Duprat est désigné comme l’auteur de ce _coq-à-l’âne_, ainsi qu’on disait alors.
[862] Pour _provision_.
[863] Rapporté aussi par Henri Estienne, dans l’_Apologie pour Hérodote_, chap. 36. Ce curé est celui de Brou, que Bonaventure Des Periers nous a déjà fait connaître dans plusieurs contes.
[864] Arrangerais.
[865] Cette dernière phrase est imitée des bateleurs et des charlatans, qui, après avoir annoncé leur marchandise ou leurs tours, disent à leurs musiciens de sonner une fanfare.
[866] Recueilli par Henri Estienne, chap. 15 de l’_Apologie pour Hérodote_.
[867] C’est-à-dire les écus.
[868] Créancier, prêteur.
[869] Éloigner, écarter.
[870] Cette nouvelle se trouve aussi dans le _Recueil de plaisantes Nouvelles_, page 249.
[871] Pour _dépensaient_.
[872] Charles de Lorraine, archevêque et duc de Reims, cardinal, fils de Claude de Lorraine, premier duc de Guise. Il naquit en 1524 et mourut en 1574.
[873] Recueilli également par Henri Estienne, chap. 15 de l’_Apologie pour Hérodote_.
[874] Contenance, maintien, mine.
[875] Complice.
[876] Cette anecdote est aussi racontée par Henri Estienne, ch. 18 de l’_Apologie pour Hérodote_.
[877] Imité du Pogge, conte 259.
[878] Pour _dépensé_.
[879] Imité des _Cent Nouvelles nouvelles_, LXXXVI, _la Terreur_ _panique, ou l’official juge_, et raconté aussi dans les _Nouvelles plaisantes_, p. 198.
[880] Dans le sens de _être agréable_.
[881] Le tribunal de l’officialité.
[882] Il vaut mieux lire _pour_.
[883] C’est-à-dire eut peur.
[884] François I^{er}, qui aimait les lettres et surtout la poésie, parce qu’il y réussissait aussi bien que ses poètes pensionnaires.
[885] Si délibérée, dégagée.
[886] La plupart des maladies étaient placées chacune sous la protection spéciale d’un saint. Saint Eutrope passait pour guérir l’hydropisie.
[887] Pierre Arétin, natif d’Arezzo, fameux satirique, qui força tous les princes de son temps à acheter son silence, composa dans sa jeunesse les ouvrages les plus licencieux et les plus impies, et, dans sa vieillesse, les plus dévots et les plus mystiques.
[888] Bernard Accolti, d’Arezzo, fils de l’historien Benoit Accolti, fut surnommé l’_Unico Aretino_, à cause de son merveilleux talent pour improviser en vers; et pourtant on ignore l’époque de sa naissance et de sa mort. Il était en grand honneur à la cour du pape Léon X; mais ses poésies imprimées ne justifient guère sa réputation.
[889] Il avait fait graver une médaille à son effigie avec cette légende: _Il divino Aretino_. Il se vantait d’ailleurs d’être aussi puissant que Dieu, auquel il ne croyait pas.
[890] Cette expression proverbiale est empruntée au jeu des échecs, où la _tour_ se nommait autrefois _roc_.
[891] Ce n’est point dans la préface d’une comédie que l’Arétin parle de cette chaîne, mais dans la scène 7 du troisième acte de sa _Corrigiano_. En outre, il ne dit ni comment cette chaîne était faite ni pour quel motif elle lui avait été donnée; mais seulement que, si le roi ne l’eût arrêté avec cette chaîne, il allait prendre le parti de se retirer à Constantinople auprès de Louis Gritti. Cette comédie, d’ailleurs, ayant été imprimée dès 1530, la chaîne dont il s’agit, quoique promise, n’avait pas encore été envoyée, et ne le fut que trois ans après.
[892] En 1556.
[893] Maniaque, bizarre, poète enfin.
[894] Doucement.
[895] Les charges étaient vénales en France.
[896] Bonne renommée.
[897] Ces vers sont extraits de la version de Théodore de Bèze.
[898] Au figuré, les fantaisies, désirs d’amour, convoitises.
[899] Ce conte est tiré du roman italien d’Erasto intitulé en latin _Historia septem sapientum Romæ_.
[900] Chapelain, prêtre.
[901] Affligé, tourmenté, crucifié.
[902] En outre, de plus.
[903] Alors que.
[904] C’est-à-dire pour seconder, favoriser.
[905] Ce conte est tiré in _Parabosco_, journée 1, nouv. 2. Il fait un des plus plaisants épisodes de la nouvelle de Scarron intitulée _la Précaution inutile_. La Fontaine l’a mis en vers sous ce titre: _le Gascon puni_, II, 13.
[906] Sérénades.
[907] A contre-cœur, malgré eux.
[908] Récompense, prix.
[909] Cette nouvelle est tout-à-fait différente du conte de Perrault, qui a lui-même une source très-ancienne.
[910] Vis-à-vis de soi.
[911] Pour _mirent en avant_.
[912] S’arrêtant.
[913] Auprès de.
[914] Cri des charretiers pour faire avancer leurs chevaux; c’est-à-dire _va_.
FIN.
Paris.—Imprimerie de M^{e} V^{e} Dondey-Dupré, rue Saint-Louis, 16, au Marais.