Les châteaux d'Athlin et de Dunbayne (1/2), Histoire arrivée dans les Montagnes d'Écosse.

Part 2

Chapter 23,066 wordsPublic domain

Ce fut un après midi que le comte partit du château. D'abord il suivit une route opposée, jusqu'à ce que la nuit étant survenue il marcha vers celui de Dunbayne. La profonde obscurité du tems favorisait son plan qui consistait à escalader les murailles, surprendre les sentinelles et pénétrer dans la cour intérieure, l'épée à la main. Déjà, d'un pas pressé on avait fait plusieurs milles, à travers d'arides bruyères, sans être aidé par le moindre rayon de clarté, lorsque tout-à-coup le lugubre son de la cloche d'un horloge, qui marquait l'heure de la nuit, se fit entendre. Le coeur de tous battit; ils comprirent qu'ils étaient près du séjour du baron. Une halte fut ordonnée pour délibérer, et l'on arrêta que le comte, accompagné d'Alleyn et de quelques hommes de choix, irait reconnaître le château, pendant que le reste de la troupe demeurerait à une légère distance où il attendrait un signal. Le comte et son petit détachement exécutèrent leur marche en silence. Une faible lumière qu'ils aperçurent les guida depuis la tour de l'horloge jusqu'au château; ils arrivèrent ainsi aux pieds de ses murailles, et s'arrêtèrent un moment pour s'assurer qu'ils n'entendaient aucun mouvement. La nuit couvrait tous les objets d'un voile épais, et le silence de la mort régnait partout. La situation du château fut examinée autant que l'obscurité pouvait le permettre. C'était un édifice bâti avec une magnificence gothique sur un roc élevé et dangereux. La hauteur de ses tours, et sa vaste étendue déposaient de la puissance de ses anciens possesseurs. Le roc était environné d'un fossé large, mais peu profond, sur lequel gisaient deux ponts-levis, l'un du côté du nord et l'autre à l'orient; tous deux étaient séparés vers le milieu, et avaient une moitié baissée du côté de la campagne. Le pont placé au nord conduisait à la principale porte du château, et celui de l'orient à la tour de l'horloge. Telles étaient les seules entrées du château. Le roc se trouvait presque perpendiculaire avec les murailles qui étaient hautes et fortes. Après avoir considéré cette situation, Osbert, et sa troupe, montèrent sur un tertre d'où le roc paraissait plus accessible et était contigu à la principale porte: là ils donnèrent le signal au reste de la tribu. Celle-ci s'approcha sans bruit, et jetant dans le fossé des fascines qu'elle avait rassemblées, elle en construisit un pont sur lequel elle passa, et fit ses préparatifs pour gravir le roc. Il avait été résolu qu'un parti, commandé par Alleyn, escaladerait les murailles, surprendrait les sentinelles et ouvrirait la porte à la tribu qui devait attendre dehors avec le comte. Alleyn plaça le premier son échelle et monta: il fut suivi bientôt par ses compagnons qui, avec beaucoup de peine et quelques dangers, parvinrent à gagner le sommet des remparts. Cette troupe traversa une partie de la plate-forme sans entendre le bruit d'aucune voix ou d'aucun pas. Tout semblait enseveli dans un sommeil profond. Une partie s'approcha de plusieurs sentinelles qui étaient endormies et s'en saisit. Alleyn et quelques autres s'avancèrent pour ouvrir la porte la plus proche et abaisser le pont. Cette opération était finie, lorsque tout-à-coup le signal de surprise fut donné; la cloche d'alarmes sonna, et le château retentit du bruit des armes. Ce n'était par-tout que tumulte et confusion. Le comte et une partie des siens avaient franchi la porte, quand soudain ils virent tomber la herse; le pont se leva aussitôt, et le comte et ses compagnons se trouvèrent environnés par une multitude armée qui descendait par torrens de tous les lieux retirés du château. Surpris, mais non intimidé, Osbert se précipita, l'épée à la main, et combattit avec une valeur désespérée. L'ame d'Alleyn semblait acquérir une nouvelle vigueur au milieu de ce désordre; il combattait comme un homme respirant la gloire et certain de la victoire: par-tout où il se portait la foule se dispersait devant lui. Réuni avec le comte il était parvenu dans les cours intérieures, où ils cherchaient le baron. Tous deux brûlaient de satisfaire une juste vengeance et de terminer ce combat par la mort de Malcolm. Une fois entrés dans les cours, les portes se fermèrent sur eux; une nombreuse troupe de gardes les pressa de toutes parts, et, après une courte résistance dans laquelle Alleyn reçut une légère blessure, ils furent saisis et faits prisonniers de guerre. Le carnage devint affreux; les vassaux du baron, remplis de furie, étaient insatiables de sang. Beaucoup de ceux qui avaient suivi le comte furent tués dans les cours ou sur la plate-forme; beaucoup, en tentant de s'échapper, se précipitèrent des remparts, et un grand nombre avait péri lors de l'élévation soudaine du pont. Une bien faible partie de cette brave et généreuse troupe, dévouée à la cause de la justice, parvint à s'éloigner des murailles, et survécut pour aller porter ces terribles nouvelles à la comtesse. Le sort du comte était entièrement inconnu à ses amis. Une cause particulière concourrait à augmenter encore leur consternation: c'était l'étonnante manière dont la victoire venait d'être remportée; car on savait que Malcolm, hors les cas de nécessité, n'avait jamais à Dunbayne plus de soldats que n'en exige la pompe féodale: et dans cette circonstance on avait vu sortir des lieux retirés du château, un nombre d'hommes armés capables de résister à une tribu toute entière. Les intelligences secrètes du baron étaient inconnues: une conscience alarmée le tenait en armes pour sa propre sûreté, et depuis quelques années des espions, placés par lui dans les environs du château d'Athlin, observaient ce qui s'y passait et lui rendaient un compte immédiat de tous les préparatifs de guerre dont ils s'apercevaient. Il n'était point probable qu'un événement aussi public que celui qui avait eu lieu le jour de la fête, lorsque tous les vassaux jurèrent de venger la mort de leur chef, pût échapper à l'oeil vigilant des hommes aux gages de Malcolm. Ils s'étaient effectivement hâtés de le lui apprendre, en accompagnant leur récit de toutes les exagérations de la peur et de l'étonnement. Cette nouvelle l'avertit de se mettre en défense. Ce qu'on lui rapporta des apprêts militaires du comte, vint le convaincre qu'il devait se hâter; et, souriant à ces faux bruits d'une guerre éloignée, il fit entrer des hommes et des armes dans son château, et se tenait lui-même prêt à recevoir les assaillans. Le plan du baron, conduit avec beaucoup d'art et de secret, consistait à laisser l'ennemi escalader les murailles, pour le passer ensuite au fil de l'épée. Mais peu s'en fallût qu'il n'échouât, par une suite du sommeil auquel s'étaient livrées les sentinelles chargées de donner l'alarme.

Le courage de Maltida céda à une aussi grande calamité; elle fut attaquée par une maladie violente qui faillit terminer ses souffrances et sa vie, et rendre inutiles tous les tendres soins de sa fille. Cependant ces soins ne demeurèrent pas sans effet; Maltida revint à la vie, et ils l'aidèrent à supporter les heures d'affliction qu'elle devait à son incertitude du sort du comte. Marie, pénétrée de tout ce que ces derniers événemens avaient de lamentable, était peu propre au rôle de consolatrice; mais son coeur généreux, souffrant des profondes douleurs de Maltida, s'efforça d'oublier ses propres peines pour ne s'occuper que de celles de sa mère. Souvent néanmoins elle se représentait son frère livré aux horreurs de la prison et de la mort, et cette affreuse image égarait sa raison. Marie éprouvait aussi une forte compassion pour ce jeune montagnard qui, avec un désintéressement si noble, s'était lié à la cause de sa maison: elle souhaitait ardemment d'apprendre la destinée de tous deux, et souvent son ame était brisée par le spectacle de leurs tourmens que son imagination lui offrait.

CHAPITRE III.

_Captivité d'Osbert et d'Alleyn.--Projet de vengeance de Malcolm;--il tente de faire enlever Marie;--elle est délivrée par Alleyn qui s'était sauvé de sa prison.--Récit de la manière dont Alleyn est parvenu à s'échapper: ses premières tentatives sont infructueuses: deux soldats, chargés de le garder, fuyent avec lui: étrange rencontre qu'ils font dans un souterrain du château de Dunbayne.--Alleyn projette de délivrer son ami Osbert._

Osbert, après avoir été chargé de fers, fut conduit dans la principale prison du château et laissé seul aux plus cruelles réflexions. Mais le malheur qui ébranlait sa fermeté ne pouvait la vaincre, et l'espérance n'était pas encore entièrement perdue pour lui. C'est le propre des grandes ames de trouver contre les coups du sort une force qui s'accroît sans cesse; la résistance chez eux devient énergique en proportion de l'attaque; et l'on peut dire que cette espèce d'hommes triomphe de l'adversité avec les armes qu'elle lui fournit.

* * * * *

Au bout de quelque tems il vint à l'esprit d'Osbert d'examiner sa prison. C'était une chambre quarrée, qui se trouvait au sommet d'une tour tenant au côté oriental du château, d'où l'on entendait sans cesse le lugubre rugissement des vents. Les murs intérieurs étaient délabrés et menaçaient ruine. Un matelas placé dans un des coins de la chambre, une chaise de nattes brisée et une table chancelante composaient tout l'ameublement. Le jour et l'air perçaient à peine à travers deux étroites fenêtres garnies de larges barreaux de fer, dont l'une laissait apercevoir une cour intérieure, et l'autre une chaîne de montagnes stériles et sauvages.

Alleyn fut traîné, par des conduits obscurs, dans une partie éloignée du château, à l'extrémité de laquelle une petite porte de fer qui s'ouvrit lui montra un cachot d'où la lumière et l'espérance étaient également bannies. Il frissonna en y entrant, et aussitôt la porte se ferma sur lui.

L'esprit du baron était agité tout à-la-fois par les sombres passions de la haine, de la vengeance et de l'orgueil irrité; il tourmentait son imagination pour inventer des tortures égales à la violence de ses sentimens. Après de longues réflexions, il se persuada que le supplice de l'attente dans l'incertitude faisait plus souffrir que les plus grands maux eux-mêmes contre lesquels, dès qu'ils sont connus, les ames fortes se roidissent. Il arrêta donc que le comte demeurerait dans la tour, incertain du sort qui lui était réservé, et qu'on lui donnerait assez de nourriture pour le mettre en état de sentir sa déplorable situation.

Osbert était enseveli dans ses pensées, lorsqu'il entendit rouler, en gémissant sur ses gonds, la porte de son affreux séjour; et soudain Malcolm parut devant lui. Le coeur d'Osbert se gonfla d'indignation, et la défiance éclata dans ses yeux. «Je viens, dit l'insolent vainqueur, féliciter le comte d'Athlin de son arrivée dans mon château, et lui montrer comment je sais exercer l'hospitalité envers mes amis; mais je l'avoue je n'ai point encore déterminé la fête que je dois lui donner».

«Lâche tyran, répondit Osbert, avec toute la dignité de la vertu, il est d'un assassin d'insulter à un vaincu; je n'attends pas que celui qui a immolé le père épargne le fils: mais sache que le fils méprise ta colère, et que la crainte de ta cruauté ne pourra jamais l'ébranler».

«Téméraire jeune homme, répliqua le baron, tes paroles ne sont que du vent; ta force tant vantée a fléchi sous ma puissance, et c'est à moi de décider de ton sort». Après ces mots il sortit de la prison, frémissant et furieux de l'inébranlable courage du comte.

La vue de Malcolm excita dans l'ame d'Osbert les mouvemens opposés d'une violente indignation, et d'une tendre pitié que lui inspirait le souvenir de son père; pendant un moment il fut réduit à l'état le plus misérable. L'énergie terrible de ses sensations le jetta dans une sorte de délire; la fermeté qu'il venait de montrer avait entièrement disparu, et il était sur le point de renoncer à la vertu et à la vie, à l'aide d'un court poignard qu'il conservait caché sous sa veste: tout-à-coup le son mélodieux d'un luth attira son attention; cet instrument était accompagné d'une voix douce et tendre, qui fut pour le coeur d'Osbert comme un beaume salutaire; il lui sembla que le ciel s'en servait pour l'arrêter dans ses desseins et changer sa destinée. La tourmente s'apaisa, et fut bientôt dissoute en larmes de pitié et de repentir. La langueur qui régnait dans le chant, semblait annoncer qu'il était celui d'un être souffrant et sans doute aussi prisonnier. Lorsqu'il eut cessé, Osbert, encore plein d'étonnement, s'approcha des barreaux de la fenêtre pour chercher à découvrir d'où étaient partis ces sons enchanteurs; mais personne ne s'offrit à ses regards, et il ne put juger si c'était de l'intérieur ou de l'extérieur du château. Vainement essaya-t-il d'obtenir du garde, qui vint lui apporter une faible portion de nourriture, quelques informations sur ce qu'il avait entendu; le silence obstiné du satellite de Malcolm le laissa dans son ignorance.

La douleur remplissait le château d'Athlin et ses environs. La nouvelle de l'emprisonnement du comte était enfin parvenue aux oreilles de Maltida, et son ame avait perdu toute espérance. Elle envoya sur le champ offrir au baron une forte rançon, pour la liberté de son fils et des autres prisonniers; mais la férocité de l'ame de Malcolm dédaignait un triomphe incomplet. La vengeance l'emporta sur son avarice, et les offres furent rejetées avec mépris. Un autre motif agissait sur son esprit, et le confirmait dans ses desseins. On lui avait souvent parlé de la beauté de Marie de manière à exciter sa curiosité; il était parvenu à se procurer les moyens de la rencontrer; et cette vue avait allumé dans son sein une passion que la violence de son caractère empêchait de s'éteindre. Déjà il avait formé, pour l'obtenir, divers projets qui étaient tous demeurés sans exécution; la captivité du comte lui parut une occasion favorable à son amour; il résolut donc de demander la main de Marie en échange de la liberté de son frère; mais il se détermina à ne point d'abord laisser paraître ses vues, afin que les angoisses de l'anxiété et du désespoir agissant sur Maltida, elle pût se résoudre à sacrifier sa fille à son ennemi.

Les faibles restes de la tribu, résistant à l'horrible revers qu'ils venaient d'essuyer, eurent encore le courage de s'assembler: et tout dangereux que fût le projet d'arracher leur chef à la prison, ils s'y arrêtèrent. L'espérance soutint encore de nouveau Maltida; mais bientôt une nouvelle source de chagrin fut ouverte pour elle. La santé de Marie déclinait sensiblement: elle était silencieuse et pensive: sa délicate complexion ne pouvait résister aux peines de son esprit, et ces peines s'augmentaient par l'effort qu'elle faisait pour les cacher. Elle s'imposa l'amusement et un exercice agréable, comme un moyen qui devait lui rendre plus facilement la paix et la santé. Un jour que, pour chercher ces trésors, elle faisait une promenade à cheval, elle fut tentée par la beauté de la soirée de prolonger sa course au-delà de ses bornes ordinaires. Le soleil se couchait comme elle entrait dans un bois dont la sombre et triste obscurité convenait parfaitement à la mélancolie de son coeur. La paisible sérénité du tems et le majestueux aspect du lieu se réunirent pour la faire tomber insensiblement dans un doux oubli de ses peines: elle s'y abandonnait avec délices, quand soudain elle en fut tirée par le bruit des pas de chevaux s'avançant près d'elle. L'épaisseur du feuillage gênait sa vue, mais elle crut voir briller des armes à peu de distance. Elle détourna son cheval, et voulut gagner l'entrée du bois. Son coeur agité par la crainte, lui faisait hâter sa retraite. En regardant derrière elle, elle distingua parfaitement trois hommes armés et déguisés accourant à sa poursuite. Prête à perdre connaissance, en vain l'effroi lui donna des ailes; tous ses efforts furent inutiles, et bientôt les brigands l'eurent atteinte. L'un d'eux saisit la bride de son cheval, et les autres tombèrent sur les deux domestiques qui l'accompagnaient. Il y eut un vif combat: la force de ses serviteurs fut contrainte de céder aux armes de leurs adversaires. Terrassés, ils se virent traîner dans le bois et attacher à des arbres. Marie, évanouie entre les bras de celui qui s'était emparé d'elle, était portée à travers des sentiers obscurs et silencieux: il est facile de se peindre sa terreur quand rouvrant les yeux elle se trouva au milieu d'hommes inconnus. Ses cris, ses larmes, ses prières n'eurent aucun effet. Ces misérables insensibles à la pitié et à ses demandes, gardaient un farouche silence. Ils la conduisirent vers l'entrée d'une horrible caverne: alors le plus affreux désespoir s'empara d'elle, et bientôt elle ne donna plus aucun signe de vie: cet état dura long-tems; mais il est impossible d'exprimer ce qu'elle éprouva, quand revenant à elle par degrés, elle aperçut Alleyn lui-même qui, dans la plus vive inquiétude, attendait son retour à la vie, et dont les yeux se remplirent de joie et de tendresse lorsqu'elle commença à se ranimer. L'étonnement, une joie mêlée de crainte, et tous les symptômes d'une foule de sensations confuses se peignirent rapidement sur le visage de Marie. Sa surprise augmenta encore à l'aspect de ses domestiques qui étaient rangés auprès d'elle. Elle osait à peine en croire le témoignage de ses yeux, mais la voix d'Alleyn, tremblante de tendresse, dissipa, dans un moment, le prestige de son incertitude, et ne lui permit plus de douter de l'étonnante réalité des objets dont elle était environnée. A peine eut-elle repris des forces suffisantes, qu'on se hâta de quitter ce lieu d'effroi; la route fut continuée d'un pas lent, et la nuit était tombée depuis long-tems lorsque le cortège arriva au château. La douleur et la confusion y régnaient. La comtesse, remplie des craintes les plus tristes, avait envoyé sur différens chemins des domestiques au-devant de sa fille. Dans son premier transport, elle ne fit point attention en la voyant arriver, qu'elle était accompagnée par Alleyn. Bientôt néanmoins sa joie égala son étonnement quand elle reconnut le compagnon d'Osbert; et au milieu des diverses impressions qu'elle éprouvait, elle savait à peine qui des deux elle devait d'abord interroger. Lorsqu'elle eut été informée des périls que sa fille avait courus, et qu'elle eut connu celui qui l'en avait arrachée, elle se prépara avec une impatiente sollicitude à apprendre des nouvelles de son fils chéri, et comment le brave et jeune montagnard avait échappé à la vigilance du baron. Alleyn ne put rien dire du comte à Maltida, si ce n'est qu'il avait été fait prisonnier avec lui, dans l'intérieur des cours de la forteresse, comme ils combattaient à côté l'un de l'autre; et que, sans avoir reçu aucune blessure, son fils avait été conduit dans une tour située à l'angle oriental du château, où il était toujours détenu. Il ajouta que lui-même ayant été enfermé dans une partie éloignée de l'édifice, il n'avait pu se procurer aucun autre renseignement sur le compte d'Osbert; ensuite il fit un récit succinct des circonstances particulières qui les concernaient.