Les Cent Nouvelles Nouvelles, tome II
Part 18
[Décoration]
NOTES.
TOME I.
P. xxj. Dans le manuscrit, la dédicace suit la table; mais j'ai adopté de préférence l'ordre des éditions imprimées.
P. xxij. _De Dijon_, etc. Cette date, qui me paroît une erreur évidente, est reproduite très exactement d'après le manuscrit; mais elle est d'une écriture un peu plus récente que celle du manuscrit lui-même, et d'une encre plus pâle. L'édition de Verard ne donne pas de date, mais l'éditeur (sans doute) a ajouté à la dédicace les mots: _Et notez que par toutes les nouvelles où il est dit par monseigneur, il est entendu par monseigneur le Daulphin, lequel depuis a succédé à la couronne, et est le roy Loys unsiesme, car il estoit lors ès pays du duc de Bourgoingne._ Voyez ce que j'ai dit à ce sujet dans l'Introduction.
P. xxvj. _La dousiesme nouvelle._ Il manque ici au manuscrit un cahier de quatre feuillets qui contenoit les titres des nouvelles 12e à 96e inclusivement; j'ai suppléé cette lacune d'après l'édition de Verard.
P. 1. _La première nouvelle._ Ce conte se trouve dans un fabliau probablement du treizième siècle, intitulé _Des deux changeors_, et imprimé dans la collection de Barbazan, t. III, p. 254, et aussi dans le Pecorone, nov. 11. Brantôme, dans ses _Dames galantes_, le raconte comme une aventure qui étoit véritablement arrivée à Louis, duc d'Orléans, et à sa maîtresse Mariette d'Enghien, mère du bâtard comte de Dunois.
P. 6, l. 3. _Serure._ Le manuscrit lit _ceruse_, qui n'est probablement qu'une erreur de l'écrivain.
P. 8, l. 12. _Meiser._ _Penser_, Verard.
P. 9. _La secunde nouvelle._ On ne trouve ce conte dans aucun ouvrage plus ancien que _Les Cent Nouvelles nouvelles_; mais Malespini l'a imité dans les _Ducento Novelle_, nov. 37.
P. 16. _La troysiesme nouvelle._ Imitée des _Facéties_ de Pogge, p. 64, édit. de 1798. Ce conte a été reproduit souvent sous différentes formes par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.--_Monseigneur de la Roche._ Philippe Pot, seigneur de la Roche de Nolay, un des plus intimes et plus fidèles conseillers de Philippe le Bon et de son fils Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. En 1449, on le trouve nommé comme un des échansons du duc Philippe. Plus tard, il avoit l'office de chambellan dans la maison de Bourgogne, sous lequel titre il est mentionné dans un compte de l'année 1457, et il le tenoit encore en 1474. En 1466, Charles le Téméraire lui a donné l'office de capitaine de Lille, et il tenoit en même temps la capitainerie de Douai et d'Orchies. En 1470, le seigneur de la Roche reçut du duc Charles la charge de grand maître d'hôtel et chambellan de Bourgogne. Après la mort de son bienfaiteur, il entra dans la faveur de Louis XI, qui le nomma grand sénéchal de Bourgogne en 1477. Il est mort vers l'année 1498.
P. 26. _La quarte nouvelle._ Ce conte et les trois suivants se trouvent pour la première fois dans _Les Cent Nouvelles nouvelles_.
P. 29, l. 15. _Sainct Trignan._ Sainct _Engnan_, Verard.
P. 32. _Philipe de Loan._ Cet individu est mentionné sous le titre d'écuyer d'écurie du duc Philippe le Bon, en 1461, dans un manuscrit de la Bibliothèque impériale, ancien fonds, n. 6702. Verard a toujours changé ce nom en Philippe de _Laon_.
P. 32, l. _1. Monseigneur Talelot._ _Thalebot_, Verard. C'étoit le célèbre guerrier, sir John Talbot, créé comte de Shrewsbury en 1441. Ses beaux faits d'armes faisoient la merveille du quinzième siècle. Il fut défait et fait prisonnier par Jeanne d'Arc à Patai en 1429, et tué à Châtillon le 20 juillet 1453, à l'âge de quatre-vingts ans.
P. 32, l. 2. _Si preux, si vaillant, et aux armes._ Ces mots sont omis dans le texte de Verard, qui n'approuvoit pas, sans doute, l'éloge qu'un Bourguignon faisoit de l'ennemi de la France.
P. 33, l. 1. _Couroye._ _A sa ceinture_, Verard.
P. 36, ll. 16 et 28. _Ciboire._ _Tabernacle_, Verard. Le dernier mot est tout simplement une traduction de l'autre. On seroit porté à croire que le mot _ciboire_ n'étoit plus en usage général à Paris.
P. 38. _Par monseigneur de Launoy._ Le nom de Jean de Launoy (ou Lannoy) est assez connu dans l'histoire de Bourgogne. En 1451, il fut créé chevalier de la toison d'or, et nous le trouvons plus tard gouverneur de Lille. Il paroît avoir secrètement servi les intérêts de Louis XI, et sa trahison étoit devenue si évidente, qu'en 1464 il fut obligé de se sauver en France, tandis que le comte de Charolois s'empara de son château. Durant le règne de Charles le Téméraire, il étoit en complète disgrâce à la cour de Bourgogne; mais après la mort de ce prince il reprit une grande influence en Bourgogne. Il n'est mort qu'en 1481.
P. 39, l. 3. _Maistre curé._ Ici et dans la suite, le texte de Verard a toujours substitué le mot _prieur_ au mot _curé_.
P. 41, l. 7. _Mesmes._ _Au mains_, Verard.
P. 43, l. 4. _Feste._ _Foire_, Verard.
P. 43, l. 4. _Feste de Lendit et d'Envers._ La célèbre foire tenue à Saint-Denis dans le mois de juin.
P. 46. _La huitiesme nouvelle._ Cette nouvelle, qui est l'origine des _Aveux indiscrets_, de la Fontaine, est imitée des _Facéties_ de Pogge, p. 165 de l'édition de 1798.
P. 50. _La neufiesme nouvelle._ Ce conte étoit assez populaire dans le moyen âge, et se trouve dans des ouvrages bien antérieurs à la date des _Cent Nouvelles nouvelles_, comme le fabliau du _Meunier d'Aleu_ par le trouvère Enguerrand d'Oisi, le _Décameron_ de Boccace, où il forme la 4e nouvelle de la 8e journée, et les _Facéties_ de Pogge, p. 248. Les imitations modernes en sont nombreuses. C'est _Les Quiproquos_ de la Fontaine.
P. 56. _La dixiesme nouvelle._ Imitée par la Fontaine et par d'autres conteurs; mais on ne la trouve dans aucun recueil antérieur aux _Cent Nouvelles nouvelles_.Verard a changé beaucoup le texte de cette nouvelle et de la suivante.
P. 61. _La onziesme nouvelle._ Imitée d'après Pogge, _Facéties_, p. 141. C'est le conte bien connu de _L'Anneau d'Hans Carvel_, de Rabelais.
P. 62, l. 21. _Des fantaisies et pensées._ C'est la leçon de Verard. Le manuscrit ne donne qu'un mot, que je n'ai pas pu déchiffrer d'une manière satisfaisante, mais qui ressemble à _ermons_.
P. 63. _La douziesme nouvelle._ Ce conte se trouve dans les _Cento Novelle antiche_ et dans Pogge. Les imitations modernes sont très nombreuses.
P. 67. _Monseigneur de Castregat._ _Par monseigneur l'amant de Brucelles_, Verard. Jean d'Enghien, sieur de Kessergat, étoit maître-d'hôtel de duc de Bourgogne en 1461. Il tenoit en même temps l'office de chambellan. Il étoit amann (une charge municipale) de Bruxelles.
P. 67, l. 8. _Procureur en Parlement._ L'auteur des _Cent Nouvelles nouvelles_ supposoit que le Parlement de Londres étoit une institution semblable à celui de Paris.
P. 68, l. 14. _Malebouche... Dangier._ Personnages du Roman de la Rose.
P. 73. _La quatorzième nouvelle._ La 2e nouvelle de la 4e journée du _Décameron_ de Boccace. C'est le conte de _L'Ermite_ de la Fontaine.
P. 73. _Monseigneur de Créquy._ Jean, seigneur de Créquy, de Canaples et de Tressin, fut élu chevalier de la Toison d'or lors de la fondation de cet ordre en janvier 1431. A la mort de Philippe le Bon, Jean de Créquy étoit un des douze seigneurs choisis pour porter son corps. Ce fut lui qui, en 1469, introduisit auprès du duc Charles le Téméraire les ambassadeurs de Louis XI.
P. 74, ll. 9 et 13. _Ung soir... se trouva._ _Ung soir, environ la mynuyt, qu'il faisoit fort et rude temps, il descendit de sa montaigne et vint à ce village, et tant passa de voyes et sentiers que à l'environ de la mère et la fille sans estre oiseux se trouva_, Verard. Un bon exemple des corruptions que Verard introduisit dans le texte de son édition.
P. 75, l. 11. _Reclusage._ _Hermitaige_, Verard.
P. 76, l. 17. _Et pitié._ Le texte de Verard ajoute: _Et la povre fille aussi plouroit, quand elle véoit ce bon et sainct hermite en si grande dévocion prier et ne sçavoit pourquoy._ En comparant les deux textes, on trouvera plusieurs additions semblables, qu'on y a mises probablement dans l'idée de rendre le récit plus piquant.
P. 77, l. 15. _Crochette._ _Potense_, Verard.
P. 84. _La seiziesme nouvelle._ Un des contes les plus populaires du vieux temps, et qui a eu le plus grand nombre d'imitateurs. On le trouve dans la _Disciplina clericalis_ de Pierre Alfonse, dans les _Gesta Romanorum_, dans les _Fabulæ Adolphi_ publiées par Leyser, et dans Boccace. Les imitations modernes sont innombrables.
P. 85, l. 15. _Perusse._ _Prusse_, Verard. Les Chevaliers de l'ordre Teutonique, en Prusse, étoient toujours en guerre contre les infidèles.
P. 92, l. 13. _Thamisoit de la fleur._ _Buletoit de la farine_, Verard.
P. 101. _La dix-neuviesme nouvelle._ Ce conte se trouve assez souvent répété dans les manuscrits du moyen âge. Il forme le sujet d'un fabliau publié par Barbazan, tom. III, p. 215, _De l'enfant qui fu remis au soleil._
P. 101. _Philipe Vignier._ Philippe Vignier est nommé parmi les valets de chambre de Philippe le Bon sous la date de 1451. Voyez les _Mémoires pour servir à l'Histoire de France et de Bourgogne_, p. 225.
P. 106. _La vingtiesme nouvelle._ Ce conte ressemble un peu à une des _Facéties_ de Pogge, _Priapi vis,_ p. 118 de l'édition de 1798.
P. 114. _La vingt-uniesme nouvelle._ Le conte de _L'Abbesse guérie_ de la Fontaine, liv. IV, conte 2.
P. 120. _Caron._ G. Chastelain, dans ses _Chroniques de Bourgogne_, 3e partie, ch. 73, appelle Caron «le clerc de chappelle» de Philippe le Bon.
P. 121, l. 17. _Sourdantes._ C'est la leçon de Verard. Le manuscrit lit _soudaines_, une erreur évidente.
P. 125. _La vingt-troisiesme nouvelle._ Imitation du fabliau _De celui qui vota la pierre_, imprimé dans la collection de Méon, t. I, p. 307. Ce conte a été souvent reproduit par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.
P. 125. _Monseigneur de Quievrain._ _Monseigneur de Commesuram_, Verard.
P. 125, l. 19. _Le servir de landes, Dieu scet, largement._ _Le servir d'aubades assez largement_, Verard.
P. 127, ll. 23-25. _E de ce cas... de léans. Or est-il vray que là present y estoit ung jeune enfant de environ deux ans, filz de léans_, Verard. J'aurais peut-être dû admettre dans le texte la leçon de Verard.
P. 128, l. 2. _Approucha._ C'est la leçon de Verard. Le manuscrit lit, _il apperceu de la raye_.
P. 128, l. 2. _Monseigneur de Fiennes._ Thibaut de Luxembourg, seigneur de Fiennes, étoit un des chevaliers qui accompagnoient le comte de Charolois à Lille en 1466. Vers la fin de sa vie, il devint ecclésiastique, et mourut, en 1477, évêque du Mans.
P. 134. _Philipe de Saint Yon._ Peut-être le fils de Garnot de Saint-Yon, qui étoit un des officiers de la maison du duc Jean Sans-Peur.
P. 135, l. 13. _Larrier._ _Levrier_, Verard.
P. 136, ll. 10, 12, 22. _Duyere._ _Terrier_, Verard.
P. 137. _Monseigneur de Foquessoles._ G. Chastelain parle d'un bailli de Fouquerolles, en 1419, qui étoit peut-être le père de notre conteur.
P. 140, l. 24. _L'abbayt._ _Sans passer grans langaiges_. Verard.
P. 151, l. 9. _Mestrier_, leçon de Verard; _mestre_. dans le manuscrit.
P. 154, l. 7. _Tendreur._ J'ai adopté la leçon de Verard; le manuscrit lit _teneur_.
P. 157. _Monseigneur de Beauvoir._ Jean de Montespedon, seigneur de Beauvoir, écuyer, conseiller, et premier valet de chambre de Louis XI, dont il étoit partisan avant son accession au trône.
P. 160, l. 20. _Queues._ _Traynées_, Verard.
P. 166. _Messire Michault de Changy._ Michault de Changy étoit conseiller du grand conseil, chambellan, premier écuyer tranchant, puis premier maître d'hôtel des ducs Philippe le Bon et Charles le Téméraire.
P. 166, l. 22. _Boccace._ L'ouvrage de Boccace auquel il est fait allusion ici est le livre latin _De Casibus virorum illustrium_, dont il existoit déjà des traductions françoises.
P. 173, l. 17. _Boulevars, bailles. Bellèvres, baublières_, Verard.
P. 177, l. 12. _La ville de Chambery._ Le nom de la ville manque dans le texte de Verard.
P. 183. _Monseigneur de la Barre._ Une faute d'impression. Lisez _Barde._ Jean d'Estecer, seigneur de la Barde, étoit compagnon d'exil du Dauphin de France, et conserva sa faveur lorsqu'il fut roi. En 1462, il fut envoyé par Louis XI comme son ambassadeur à la cour d'Angleterre.
P. 184, l. 29. _Courre. Coucher_, Verard.
P. 192. _La trente-deuxiesme nouvelle._ Ce conte se trouve dans Pogge (_Facetiæ_, p. 163, _decimæ_), et dans La Fontaine, liv. II, conte 3. L'auteur des _Cent Nouvelles nouvelles_ l'a pris sans doute du premier de ces conteurs.
P. 192. _Monseigneur de Villiers._ Ce doit être Antoine de Villiers, premier écuyer du duc de Bourgogne, qui fut, à ce qu'on dit, un des seigneurs qui formoient la cour du Dauphin à Genappe. En 1475, il fut un des courtisans de Louis XI chargés de traiter les Anglois au camp devant Amiens.
P. 192, l. 9. _La ville d'Ostellerie en Casteloigne._ _Hostelerie_, Verard.
P. 205, l. 29. _Trop mieulx soulier à son pié._ _Trop mieulx garny au pongnet_, Verard.
P. 218. _La trente-quatriesme nouvelle._ Ce conte est le sujet d'un fabliau par un trouvère nommé Jean de Condé, publié dans la collection de Méon, tom. I, p. 165, sous le titre: _Du Clerc qui fut repus deriere l'escrin_. On en trouve plusieurs imitations aux XVIe et XVIIe siècles.
P. 221, l. 8. _Le survenu._ C'est la leçon de Verard que j'ai adoptée, en place de celle du manuscrit, _souvenir_.
P. 232. _La trente-septiesme nouvelle._ Imitée par La Fontaine (liv. II, conte 10), et reproduite assez souvent par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.
P. 232, l. 25. _Les Quinze Joyes de mariage._ Ouvrage célèbre d'Antoine de la Sale; voyez mon Introduction.
P. 233, l. 6. _Qu'un follastre de sa massue._ _Que ung fol de sa marote_, Verard.
P. 238. _La trente-huitiesme nouvelle._ On trouve ce conte dans Boccace (_Décam._, journée VIIe, nov. 8), et dans un fabliau (voy. _Legrand d'Aussy_, Fabl., tom. II, p. 340). L'origine se trouve dans les collections de contes indiens.
P. 238. _Monseigneur de Loan._ _Monseigneur de Lau_, Verard.
P. 245. _Monseigneur de Saint Pol._ Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, fut créé connétable de France en 1465, et décapité par ordre de Louis XI en 1475.
P. 254, l. 2. _Dedans la dicte cheminée._ _Dedens le bouhot de la dicte cheminée_, Verard.
P. 256, l. 20. _Jaserant._ _Haubergon_, Verard. Cette variante, répétée dans le courant de la nouvelle, nous feroit croire qu'entre la date de la rédaction des _Cent Nouvelles nouvelles_ et celle de l'édition de Verard, le _jaserant_, qui étoit une pièce d'armure plus légère que l'_haubergeon_, avoit cessé d'être en usage.
P. 261. _Racomptée par Mériadech._ Les documents contemporains parlent de Hervé de Mériadec au nombre des officiers de la maison de Bourgogne. Selon la chronique de Jacques de La Laing, il avoit accompagné l'expédition en Ecosse, et s'y étoit fait remarquer par ses exploits. En 1461, Louis XI lui donnoit le gouvernement de Tournai.
P. 283. _Monseigneur de Thieuges_, lisez _Thienges_. Thianges étoit la seigneurie de Chrestien de Digoine, conseiller et chambellan de Philippe le Bon. On le retrouvera dans les _Cent Nouvelles nouvelles_, cité comme le conteur de la nouvelle LXVIII.
P. 286, l. 7. _Sa goune._ _Son manteau_, Verard.
P. 287. _La quarante-septiesme nouvelle._ On a prétendu que cette aventure étoit arrivée à Grenoble, à Chaffrey Carles, président du parlement, au commencement du seizième siècle; mais la date de la nouvelle est évidemment trop ancienne pour que l'aventure de Chaffrey ait pu en être l'origine.
P. 295. _Pierre David._ Cet individu n'est connu que par un compte de la maison de Bourgogne, daté du 30 mai 1448, qui le porte aux appointements de 12 sols par mois.
P. 301. _La cinquantiesme nouvelle._ On trouve l'origine de cette nouvelle dans les _Facéties_ de Pogge et dans l'ancienne collection italienne de Sacchetti, nov. XIV.
P. 301. _Monseigneur de la Salle._ Lisez, d'après le manuscrit, _la Sale_; ce n'est qu'une faute d'impression. Voyez sur Antoine de la Sale notre Introduction.
P. 301, l. 7. _Au pays de Lannoys._ Lannois, ou Lannoy, dans le Beauvoisis.
TOME II.
P. 5. _L'acteur._ Probablement Antoine de la Sale. Voyez notre Introduction.
P. 8. _La cinquante-deuxiesme nouvelle._ Se trouve dans la collection de Sacchetti, nov. XVI, et dans les _Contes tartares_.
P. 14, l. 32. _Canonicque._ A ce mot, assez expressif, Verard a substitué _cronique_.
P. 15, l. 2. _Deux advis._ _Trois advis_, Verard.
P. 15. _Monseigneur l'Amant de Bruxelles._ Voyez la note à la treizième nouvelle, p. 255.
P. 15, l. 24. _L'église de Saincte Goule._ L'église principale de Bruxelles est dédiée à sainte Gudule.
P. 17, l. 7. _Les amis de l'espousée la prennent et mainent._ _Sic_, manuscrit. La leçon de Verard paroît préférable et plus en accord avec ce qui suit: _Les amis de l'espousé prennent l'espousée et l'emmainent_.
P. 17, l. 24. _Sa faille._ _Ses atournements_, Verard. Il paroît que les imprimeurs de Paris ne comprenoient pas le mot _faille_, qui se trouve néanmoins dans le Dictionnaire de Cotgrave.
P. 21. _Par Mahiot d'Anquasms._ _D'Auquesne_, Verard. On trouve les noms de Mahiot Regnault et Mahiot Noël dans les comptes de la maison de Bourgogne, dont le premier étoit argentier.
P. 35, l. 5. _Tapissées._ Changé par Verard en _pavées_.
P. 41. _Par Poncellet._ Ce nom de Poncellet et Poncelet, mis en tête de cette nouvelle et des deux suivantes, ne se trouve dans aucun des documents contemporains.
P. 46, l. 12. _Sorner._ _Farcer_, Verard.
P. 46, l. 18. _Mousseau._ _Une très bonne pièce de beuf_, Verard.
P. 49. _La soixantiesme nouvelle._ Un conte à peu près semblable forme le sujet de: _Li diz de frere Denise, cordelier_, de Rutebeuf. Voyez les _Oeuvres de Rutebeuf_, publ. par Jubinal, tom. II, p. 260.
P. 49, l. 1. _Malines._ _Troyes_, Verard.
P. 53. _La soixante-uniesme nouvelle._ C'est le fabliau _Des Tresces_, par le trouvère Guérin, publié par Babazan, tom. IV, p. 393.
P. 60. _Monseigneur de Gueuvain._ Voyez la soixante-deuxième nouvelle.
P. 60, l. 23. _A laquelle assemblée._ Cette assemblée fut tenue au château d'Oye, entre Calais et Gravelines, au mois de juillet 1440, pour négocier la délivrance de Charles, duc d'Orléans, prisonnier en Angleterre depuis la bataille d'Azincourt. Notre nouvelle donne des renseignements intéressants sur les circonstances de cette conférence.
P. 61, l. 3. _Le cardinal de Viscestre._ L'évêque de Winchester, Henri Beaufort, fils de Jean de Gand, duc de Lancastre, un prélat qui a joué un rôle très remarquable en Angleterre sous le règne d'Henri VI.
P. 71. Le texte de Verard ajoute à la fin de cette nouvelle: _Et ainsi fut tout le maltalent pardonné, et la paix faicte entre les parties, c'est assavoir entre le dit Jehan Stotton et le dit Thomas Brampton, et furent bons amys ensemble_.
P. 72. _Par monsieur Montbleru._ Guillaume de Montbléru fut bailli d'Auxerre de 1467 à 1469, et dans un compte de la maison du comte de Charolois, de l'année 1459, il est qualifié écuyer d'écurie. Il étoit le neveu de Jean Regnier, bailli d'Auxerre, qui a laissé un volume de poésies. Pierre de Montbléru, écuyer-échanson du duc Philippe en 1420, fut probablement le père de Guillaume.
P. 72, l. 14. _Monseigneur d'Estampes._ Jean de Nevers, comte d'Etampes, cousin du duc Philippe.
P. 78. _La soixante-quatriesme nouvelle._ Le sujet de ce conte est identique avec celui du fabliau du _Prestre crucifié_, publié dans la collection de Barbazan, tom. III, p. 14. On le trouve aussi dans une des nouvelles de Sacchetti.
P. 82. _La soixante-sixiesme nouvelle._ Cette nouvelle se trouve, dans une forme un peu moins développée, dans le fabliau _Du Fevre de Creeil_, publié dans Barbazan, tom. IV, p. 265.
P. 82. _Le prévost de Wastennes._ Le chroniqueur Jacques du Clercq parle de ce personnage comme d'un de ceux qui étoient attachés au comte de Charolois, mais il ne nous donne pas son nom.
P. 94. _Messire Chrestian de Dygonye._ Voyez la note à la quarante-sixième nouvelle, p. 262.
P. 97, l. 17. _Le roy de Honagrie et monseigneur le duc Jehan._ Sigismond, roi d'Hongrie, et Jean Sans-Peur, duc de Bourgogne. On parle ici de la bataille de Nicopolis, livrée en 1395, dans laquelle l'armée chrétienne, commandée par ces deux princes, fut détruite par les Turcs, sous Bajazet Ier.
P. 106, l. 19. _Philippe._ On a voulu effacer ce mot dans le manuscrit, mais à quel dessein?
P. 109, l. 21. _Mesnage._ J'ai adopté ici la leçon de Verard; le manuscrit lit _mariage_.
P. 114. _Par maistre Jehan Lauvin._ _Jehan_ _Lambin_, Verard; nom qui ne se trouve pas dans les comptes de la maison de Bourgogne, bien qu'on cite un Berthelot Lambin au nombre des valets de chambre de Philippe le Bon.
P. 123. _Monseigneur de Thalemas._ Gui, seigneur de Thalemas, mort en 1463, sans enfants.
P. 128. _La soixante-seiziesme nouvelle._ L'origine de ce conte se trouve dans Pogge, sous le titre de _Priapus in laqueo_.
P. 132. _Par Alardin._ On trouve dans les comptes de la maison de Bourgogne deux individus de ce nom, le premier, Alardin la Griselle, écuyer-échanson du duc Philippe en 1436; l'autre, Alardin Bournel, un des officiers de cette maison de Bourgogne qui passèrent au service de Louis XI.
P. 133, l. 7. _A Mortaigne._ Sans doute c'est la ville de Mortagne, près de Tournai, dont on veut parler. Nos ancêtres, au Moyen Age, aimoient beaucoup à faire des jeux de mots sur les noms des personnes et des places, et _s'en aller à Mortaigne_ est devenu une phrase populaire pour dire _mourir_.
P. 135. _La soixante-dix-huitiesme nouvelle._ Ce conte, très populaire et bien connu, se trouve dans un fabliau publié dans la collection de Barbazan, tom. III, p. 229 (_Du Chevalier qui fist sa fame confesse_), et dans le _Décameron_ de Boccace, journée VIIe, conte 5, et a été imité par la Fontaine, _Le Mari confesseur_, liv. I, conte 4.
P. 135. _Par Jehan Martin._ Jean Martin, seigneur de Bretonnières, mort en 1475, fut en 1467 valet de chambre et premier sommelier de corps du duc de Bourgogne.
P. 141. _La soixante-dix-neuviesme nouvelle._ Voyez _Poggii Facetiæ_, p. 89 (éd. 1798), _Circulator_, pour l'origine de ce conte. Les conteurs modernes l'ont souvent répété.
P. 141, l. 17. _Qu'on l'appeloit par tout._ _Que on l'appeloit maistre Jehan par tout_, Verard.
P. 143. _La quatre-vingtiesme nouvelle._ _Poggii Facetiæ_, vol. I, p. 52, _Aselli Priapus_.
P. 144. Dernière ligne. _Par mon serment._ _Par sainct Martin_, Verard.
P. 146. _Monseigneur de Vaurin._ _Monseigneur de Waulvrin_, Verard. Jean Waurin est connu comme l'auteur d'une grande chronique d'Angleterre, dont les manuscrits sont assez nombreux. Il étoit, comme son père, qui fut tué à la bataille d'Azincourt, attaché à la maison des ducs de Bourgogne, et il étoit un des seigneurs qui accompagnèrent le duc Philippe à Paris en 1461. Voyez sur lui M. Paulin Paris, _les Manuscrits françois de la Bibliothèque du roi_, tom. I, p. 26.
P. 150. Dernière ligne. _Ne fust couché_, leçon de Verard. Le manuscrit porte: _ne fist comme_, ou _connue_, ce qui n'est pas un sens intelligible.
P. 155, l. 4. _Nostre chastellenie de Lisle._ Jean de Lannoy étoit en effet gouverneur de Lille en Flandre. Voyez la note à la sixième nouvelle, p. 254.
P. 156, l. 5. _Et bon bergier._ Verard ajoute: _que on appeloit Hacquier_.
P. 157. _Monseigneur de Vaurin._ _Waulvrin_, Verard.
P. 157, l. 7. _Libers._ Lisez, avec le manuscrit, Lilers (c'est une faute d'impression). Lillers est une petite ville en Artois.
P. 161. _Le marquis de Rothelin._ Ce personnage, Philippe, marquis de Rocheberg, comte de Neufchâtel, et seigneur de Rothelin et de Badenoiller, est assez connu dans l'histoire de son temps. Il fut maréchal de Bourgogne, et plus tard grand chambellan de France.
P. 163. _Par monseigneur de Santilly._ Le nom du conteur manque dans l'édition de Verard.
P. 167. _Par monseigneur Philipe Vignier_, etc. Le nom du conteur manque dans l'édition de Verard.
P. 173. _Par monsieur le Voyer._ Ce nom manque aussi dans l'édition de Verard.