Les cavaliers de la nuit, deuxième partie (t. 3/4)

Part 7

Chapter 72,955 wordsPublic domain

--Nous sommes des êtres vivants, et non point des fantômes, sire cavalier, et le roi de Grenade auquel nous obéissons a été proclamé cette nuit même à dix lieues d’ici, dans les Alpunares.

--Ah! ah! fit don Paëz qui tressaillit, et comment se nomme-t-il, ce roi-là?

--Aben-Humeya; il est le dernier des Abencerrages.

--C’est-à-dire qu’hier encore il avait nom don Fernand de Valer?

--Précisément.

--Eh bien! fit don Paëz avec calme, moi, don Paëz, colonel général des gardes du roi Philippe II, je vous somme de me livrer passage.

--Don Paëz! murmurèrent les pâtres en se regardant, celui qui a défendu le Maure?... Il peut passer. Passez, seigneur don Paëz, et que le prophète, que vous niez, vous prenne en pitié et vous garde!

--Voici des gens courtois, fit don Paëz. Et il passa.

A une lieue plus loin, une nouvelle troupe l’arrêta. Il se nomma et passa encore.

--Morbleu! pensa le colonel des gardes, ces braves gens sont bien reconnaissants pour quelques mots qui me sont échappés avant-hier et qui leur sont arrivés je ne sais comment; ils semblent se croire obligés de me laisser aller prendre possession des canons que je pointerai sur eux à la première occasion favorable.

Il était tard, don Paëz mourait de faim, aucune habitation ne se trouvait sur la route.

--Pardieu! s’écria-t-il, j’aimerais mieux qu’ils m’arrêtassent. Au moins, j’aurais un lit et un souper.

Don Paëz achevait à peine cette réflexion faite à haute voix, qu’un homme se dressa lentement d’une touffe de grenadiers et lui dit:

--Si le seigneur don Paëz veut passer avec moi jusqu’au château de _Madame_, il y trouvera une excellente hospitalité.

--Qu’est-ce que _Madame_? demanda don Paëz, tremblant au souvenir de la gitana à laquelle les Bohémiens donnaient ce nom.

--C’est une princesse, répondit l’inconnu.

Une princesse! pensa don Paëz, ce ne peut être ma gitana; à moins cependant que ce ne soit une princesse de la Bohême, une reine des fous habitant un château en ruines et ayant pour sujets des vagabonds et des voleurs! Voyons toujours. Pour l’heure présente, je ne désire qu’une seule chose, un souper; et après ce souper, je n’aurai d’autre souhait qu’un bon lit et des rêves agréables, de ceux que je fais tout éveillé, et qui ne se réalisent encore que dans le sommeil.

Après ce monologue, don Paëz talonna sa monture essoufflée et suivit son guide inconnu.

C’était un beau garçon, autant qu’en put juger le colonel des gardes à la faible lueur de ce dernier crépuscule qui se prolonge assez avant dans la nuit et qui n’est que la réverbération de la terre encore brûlante, à cette heure, dans les chaudes contrées.

Le guide marchait d’un pas alerte, le poing sur la hanche, une main sur un vieux cimeterre de forme mauresque. Il portait la braye large et le turban vert et blanc des anciens maîtres du pays, et son visage olivâtre seyait à ravir à ce costume oriental.

A une centaine de pas du lieu où il s’était montré à don Paëz, il abandonna le creux de la vallée, et prit sur la gauche un sentier qui grimpait en rampes inégales au flanc ardu de la montagne.

--Diable! murmura don Paëz, mon souper serait-il bien loin?

--N’ayez crainte, seigneur don Paëz, répondit le Maure; nous n’avons plus qu’une demi-lieue à faire.

--Comment savez-vous mon nom?

--Qui ne saurait point le nom de notre généreux défenseur?

--Imbécile! pensa le colonel des gardes, tu ne sais donc pas que je suis nommé gouverneur de l’Albaïzin et que j’ai mission de bombarder l’Alhambra, si besoin est...

Le sentier était étroit et perdu sous les bruyères; de plus, il côtoyait un torrent desséché, et il fallait tout l’instinct des chevaux qu’ils montaient, pour que les cavaliers ne roulassent point au fond de quelque précipice que les brumes de la nuit enveloppaient soigneusement.

L’œil de don Paëz plongeait dans les ténèbres et cherchait vainement un point lumineux qui lui montrât enfin ce château où l’on devait convenablement l’héberger.

Tout à coup le Maure fut arrêté par deux hommes qui lui barrèrent le chemin:

--Où vas-tu? lui demanda-t-on?

--Chez Madame, répondit-il.

--Quels sont ces cavaliers?

--Des Espagnols qui viennent de l’Escurial.

--Sont-ils prisonniers?

--Non. C’est le seigneur don Paëz et son domestique.

--Don Paëz! firent les nouveaux venus, celui qui protége les Maures? Il peut aller où bon lui semble, en ce cas.

--Par le ciel! exclama le colonel des gardes, ceci dégénère en mauvaise plaisanterie, et je ne croyais pas ma réputation aussi étendue.

Les deux Maures s’inclinèrent profondément sur son passage, et il continua sa route.

Le sentier montait toujours au flanc de la sierra, et don Paëz cherchait en vain. Rien ne lui présageait le voisinage d’une habitation, castel ou chaumière.

Enfin, aux rampes abruptes des chemins succéda un brin de plaine, puis une gorge étroite,--et les cavaliers se trouvèrent sur un point culminant, d’où ils purent apercevoir, autant que le leur permettaient les vagues ombres de la nuit, une petite vallée au fond de laquelle étincelait une construction féodale, illuminée de la base au faîte.

--Voilà le château, dit le Maure conducteur.

--Ah! enfin, fit don Paëz avec un soupir de soulagement.

En ce moment la lune se leva derrière les montagnes voisines, et ses premiers rayons, tombant sur la vallée, firent resplendir comme un miroir les eaux d’un petit lac, au bord duquel surgissait le château.

A la clarté tremblante de l’astre nocturne, le colonel des gardes examina cette demeure où il allait passer la nuit, et le paysage qui l’environnait.

Le castel et la vallée avaient un charmant et poétique aspect. Ce n’était plus le château-fort morne et désolé sur son roc aride de la vieille Castille ou du pays de Léon, ni la gorge brûlée du soleil, sans eau et sans ombrage, comme on en trouve à chaque pas sous le ciel espagnol;--c’était au contraire une jolie construction arabe, blanche, coquette, aux vitraux coloriés, aux tourelles sveltes aux nervures élégantes, au toit pointu à flèches multipliées--une délicieuse maison de campagne, baignant son pied mignon dans les flots bleus et tranquilles d’un lac, ayant une ceinture de bosquets et de prairies, de grands sycomores secouant leurs verts panaches sous les fenêtres; et, tout autour du lac, des bouquets d’orangers, de citronniers et de grenadiers poudrés à frimats par le printemps ou diaprés de rouge comme une coquette qui ne dit plus son âge.

Au nord du château, c’est-à-dire dans une direction opposée au lac, s’étendait un jardin que celui des Hespérides n’eût point dédaigné pour rival, et où l’on devait trouver aisément des fleurs, des fruits et des parfums.

Don Paëz ne vit point tout cela distinctement, mais il le devina, et il poussa sa monture avec une joyeuse impatience.

Le sentier qui descendait au château était désormais uni, sablé, facile comme une route battue par des pieds de fée et qui s’assouplit à ce léger contact. Une double haie de saules pleureurs, d’aulnes tremblant au moindre souffle, de pommiers en fleurs et de jaunes mûriers, l’escortait jusqu’à la grille d’entrée, qui remplaçait le pont-levis. Les chevaux se laissèrent séduire par ce chemin facile, et, malgré leur lassitude, ils prirent le trot.

--Seigneur don Paëz, dit alors le Maure en montrant au cavalier les lumières scintillant çà et là aux croisées des divers étages, vous le voyez, on nous attend.

--Bah! répondit le colonel des gardes, vous, peut-être, mais moi?

--Vous, seigneur don Paëz; Madame savait que vous deviez passer cette nuit.

--Par exemple! grommela don Paëz, il paraît que la police de votre princesse est mieux faite que celle de l’Inquisition?

--Il le faut bien, fit modestement le Maure; sans cela l’Inquisition aurait déjà brûlé ce château, sous le prétexte qu’on y adore Mahomet.

--Votre princesse est donc musulmane?

--Je ne sais trop, murmura le Maure, qui devint sombre tout à coup.

Les chevaux s’arrêtèrent, hennissant à la grille.

La grille s’ouvrit, don Paëz entra.

Une douzaine de Maures, portant, non plus les haillons des pâtres, mais de splendides costumes nationaux, attendaient dans la petite cour ombragée sur laquelle ouvrait le blanc péristyle du château, et qu’arrosait une fontaine jaillissant des lèvres d’un triton.

Ils entourèrent don Paëz avec force marques de respect et lui dirent:

--Seigneur don Paëz, votre souper est servi depuis dix minutes. Voulez-vous nous suivre à la salle à manger?

Les uns s’emparèrent de son cheval pour le conduire à l’écurie, les autres, portant des torches, le précédèrent et lui firent gravir un grand escalier de marbre jaune à chaque repos duquel de vastes corbeilles de fleurs et des orangers, tout entiers poussés dans des caisses, jetaient d’enivrants et tièdes parfums.

Le cavalier était émerveillé et croyait faire un rêve.

Jamais, en lisant les romans de chevalerie des conteurs arabes ou espagnols de l’époque, il n’avait vu description de fée qui approchât de cette réalité.

Ses guides lui firent traverser plusieurs galeries, décorées avec ce luxe coquet quoique lourd des palais arabes, puis ils l’introduisirent dans une dernière salle entièrement meublée à l’espagnole, où la table était dressée.

Une exquise courtoisie de la fée du logis avait dicté sans doute ce changement de décoration et d’ameublement. Elle n’avait point voulu assujettir aux coutumes orientales un homme qui n’en avait point l’usage.

Les tentures étaient des tapisseries de haute lice, les siéges sculptés étaient garnis en cuir de Cordoue cloué d’or; quelques tableaux de prix de l’école italienne, alors dans toute sa splendeur, et de l’école espagnole, presque à son aurore, ornaient les murs; une horloge, des premières inventées, faisait entendre en un coin son uniforme et monotone respiration.

Le génie arabe ne s’était réservé qu’une chose dans cette salle toute castillane--un jet d’eau placé au milieu, et des fleurs, des corbeilles de fruits semés çà et là à profusion.

Don Paëz s’attendait à trouver enfin son hôtesse dans ce dernier salon;--mais il n’aperçut que son Maure Juan, qu’on avait conduit par un escalier dérobé, et qui, derrière le fauteuil réservé à son maître, se tenait prêt à le servir à table.

Ce qui étonna plus encore don Paëz, c’est qu’un seul couvert était mis.

La table était servie cependant avec une somptueuse prodigalité et les mets qui fumaient et répandaient leurs parfums délicats à l’entour, étaient en assez grand nombre pour satisfaire l’appétit d’une douzaine de gardes du roi affamés par une journée de chasse.

Les vins exquis de Malvoisie, de Xérès et de Malaga, le Lachryma-Christi et autres crus merveilleux miroitaient et étincelaient à la clarté des bougies dans des flacons de cristal aux arabesques d’or.

Don Paëz se tourna vers ses conducteurs:

--Souperai-je donc seul? demanda-t-il.

--Madame a soupé, lui répondit-on.

--Ah!... Ne la verrai-je donc pas ce soir?

Les Maures haussèrent les épaules d’une certaine façon qui signifiait qu’ils n’en savaient absolument rien, et qu’il leur était impossible de le renseigner le moins du monde.

--Quand Votre Seigneurie aura besoin de quelque chose, ajouta l’orateur ordinaire, elle voudra bien frapper avec cette baguette sur ce timbre. Votre Seigneurie a besoin sans doute d’être seule et de méditer. Son souper est servi; nous lui laissons son domestique pour la servir.

Et les Maures s’inclinèrent avec respect et se retirèrent, laissant don Paëz seul avec Juan.

--Après tout, la princesse inconnue qui m’héberge a une étrange manière de recevoir ses hôtes! Mais le souper est délicieux, en apparence, du moins. J’ai faim, soupons!

Sur un signe qu’il fit, Juan découpa un quartier de venaison, tandis que lui-même, don Paëz, se servait amplement d’une bisque de perdreaux aux truffes de Guienne.

Un homme qui a faim et soif n’a pas le temps de réfléchir. Le colonel des gardes fit largement honneur au souper succulent de la princesse mystérieuse; il vida gaillardement les deux flacons, et, arrivé enfin à cet état de béatitude inexprimable qu’on éprouve après un excellent repas, il se renversa mollement sur le dossier de son fauteuil et se prit à rêver.

* * * * *

Les fenêtres étaient ouvertes; l’air embaumé des jardins entrait à flots et se mariait aux parfums de la salle; la lune, d’une pureté extrême, éclairait en plein le lac et les coteaux voisins, répandant sur ce vallon frais et charmant une teinte de mélancolie vaporeuse à laquelle une âme plus vulgaire que celle de don Paëz se fût abandonnée tout entière.

De la place qu’il occupait, notre cavalier apercevait une partie du paysage qui entourait le castel maure.

Il se laissa aller à le contempler, oubliant pendant une heure ses rêves d’ambition, pour se dire que si la princesse était aussi belle que le castel et ses alentours, bien heureux serait l’homme qui posséderait son amour.

Et involontairement encore il songea à la gitana.

--Elle était bien belle! murmura-t-il, et jamais femme ne m’a frappé comme cette reine en haillons. Son amour doit être une enivrante chose pour un homme capable de le comprendre et de le partager... tandis que moi...

Don Paëz allait blasphémer sans doute une fois de plus, quand les sons d’un brillant orchestre résonnèrent sous la croisée. C’était une sérénade, politesse toute castillane que lui faisait son hôtesse inconnue.

Les instruments étaient, pour la plupart, des instruments à cordes d’une harmonie parfaite, et ils palpitaient sous des mains habiles.

D’abord la musique fut brillante, animée, presque joyeuse comme une danse mauresque ou un boléro de muletiers et de majas; ensuite elle prit une tournure grave comme un chant d’église, un psaume débité par les voix sourdes d’une communauté de Bénédictins, derrière les vitraux d’un cloître, entre minuit et deux heures du matin--enfin, les notes sévères s’adoucirent par degrés, puis revêtirent un cachet de mélancolie si rêveuse et si triste que le cœur de marbre du cavalier remua dans sa poitrine et qu’il sentit une larme obscurcir la prunelle de son œil noir. Puis encore, il vint un moment où cette musique fut tellement poignante que don Paëz éprouva une violente douleur, et porta alternativement sa main fébrile de sa poitrine à son front.

Et l’image de la gitana reparut plus séduisante, plus belle mille fois dans son souvenir troublé.

Alors l’infante aux bras d’albâtre, le sombre Philippe II son père, cette maison du roi si brillante qu’il commandait, ces courtisans jaloux acharnés à sa perte, ce frère qu’il aimait comme son enfant, cet enfant perdu qu’il fallait retrouver pour lui conquérir un trône, tout ce qui remplissait l’âme et la tête de don Paëz s’évanouit et s’effaça... La gitana seule resta debout avec son enivrant et fier sourire aux lèvres, son regard magnétique, ses mains et ses pieds de reine, sa chevelure noire et crêpée, que l’imagination de don Paëz se plut à dérouler en flots capricieux pour voiler des épaules délicieuses.

Et la musique résonnait toujours, magique enchanteresse, à la voix de laquelle don Paëz semblait se métamorphoser peu à peu et perdre sa sauvage humeur. Un moment cependant il parut vouloir se réveiller de ce songe qu’il croyait faire, et contre lequel protestaient son égoïsme et son orgueil;--mais, soudain, une porte s’ouvrit à deux battants, un Maure parut et annonça:

--_Madame!_

Et don Paëz, qui s’était levé à demi, retomba dans son fauteuil et poussa un cri étrange où se fondirent la joie et la terreur, l’angoisse et la folie, le désespoir et la défaite et les enivrements du rêve enfin réalisé.

Une femme éblouissante de pierreries, portant des vêtements de soie et d’or, sous lesquels sa peau transparente et veinée avait la blancheur et l’éclat d’un marbre antique; une femme aussi belle que la peut rêver un poète du désert, plus belle que cet idéal des peintres, qui n’est que matière et couleur et à qui manque l’expression;--une femme auprès de laquelle auraient pâli toutes les infantes de toutes les Espagnes, les Allemandes les plus vaporeuses, les plus fraîches filles de France et la reine de Navarre elle-même, entra d’un pas lent et grave et s’approcha de don Paëz qui frémissait et tremblait sur son siége comme une feuille qui tournoie au souffle du vent.

--Bonjour, seigneur don Paëz, lui dit elle, je vous attendais...

Jusque-là le cavalier avait cru faire un songe; jusque-là il n’avait pu se convaincre que cette créature sublime qui portait dans ses cheveux plus de diamants que le roi d’Espagne n’en avait dans ses coffres, fût cette gitana, vêtue d’oripeaux, qu’il avait entrevue l’avant-veille.

Mais c’était le même son de voix, et au tressaillement inexprimable qu’elle lui fit éprouver en l’effleurant de sa main, don Paëz ne douta plus et s’écria:

--La gitana! la gitana ici?

--Tu vois bien, don Paëz, fit-elle avec une douceur fascinatrice, que je ne suis point une gitana ordinaire, car ce palais, ces serviteurs, cet or, ces diamants sont à moi...

Don Paëz était muet et pâle et attachait sur elle un regard éperdu.

--Je suis une princesse maure, don Paëz, reprit-elle; une fille des anciens rois, qui haïssait l’Espagne, et qui, ne sachant plus comment nuire à ses oppresseurs, s’était faite chef de bandits pour dépouiller le plus d’Espagnols qui tomberaient en son pouvoir...

Don Paëz fit un geste de dégoût.

--Oh! reprit-elle, rien de ce que tu vois ici, don Paëz, n’est le fruit de nos rapines. Notre butin servait à acheter et à fabriquer des armes pour nous venger. Tout ce luxe qui t’environne, tout ce qui brille à tes yeux provient des trésors de mes ancêtres, et tu n’en vois qu’une faible partie.--Tiens, don Paëz, viens voir si en détroussant des hidalgos ruinés et des courtisans endettés, si même en pillant les gabelles du roi on pourrait ramasser en vingt ans la moitié de mes richesses.

Elle le prit par la main et l’entraîna vers la porte des appartements par où elle était arrivée. Au contact de cette main, aux caresses mystérieuses de cette voix, don Paëz, le robuste et le fort, l’insensible et l’orgueilleux frissonna et fut pris du vertige. Allait-il donc être vaincu?

FIN DU PREMIER VOLUME.

TABLE

Des chapitres du premier volume.

CHAP. I. 5

II. 29

III. 47

IV. 77

V. 117

VI. 155

VII. 237

VIII. 263

Fin de la table du premier volume.

Fontainebleau,--Imp. de E. Jacquin.