Part 3
Le lieu dit les Fausses-Roches était un cirque de nuages dans la campagne. Les gradins croulaient sous un peuple de divinités à escalader le ciel. L'action, déjà fort engagée quand Eucharis et Télémaque arrivèrent, se déroulait sur un plateau central d'eau lumineuse. Un groupe d'ondins figurait un chœur de jeunes gens épris de la vérité et chantait à voix mesurée les préceptes de la sagesse. D'autres acteurs costumés en vieillards se moquaient d'eux et interrompaient leurs discours en soufflant dans de petites trompettes de fer. Les jeunes gens parlaient de la vie; ils étaient la proie de scrupules plus beaux que le jour et dans le moment qu'ils se sentaient sincères, ils croyaient encore mentir. «Je mens si je dis que je mens», ils se perdaient sans cesse au fond de ce labyrinthe: le syllogisme d'Épiménide. Alors les vieillards riaient, tiraient la langue et leur demandaient si par hasard ils avaient dormi cinquante-sept ans dans une caverne. En même temps les vieillards rendaient un culte puéril à des pierres, à des morceaux de carton, au vent sonore que certains d'entre eux tiraient de grandes mécaniques en bois, aux paroles des plus chétifs. À leur tour les jeunes gens secouaient à force de rire les cactus qui surmontaient leurs têtes et mettaient en fureur par leurs quolibets ces dévots ridicules. Une bataille burlesque s'engageait. «Vous trouvez cela drôle?» demanda Télémaque à Eucharis, mais celle-ci comme les autres nymphes frappait dans ses mains et jetait aux acteurs ses bracelets et ses bagues. Dans la grande loge vers laquelle se tournaient les coryphées, Mentor et Calypso s'entretenaient avec le Dieu Neptune, invité de la déesse, lequel fumait une pipe d'écume et envoyait de temps en temps des arbres de corail sur la scène. Télémaque s'efforça de suivre la comédie. À ce moment, un des jeunes ondins s'avança sur le proscenium et fit sa révérence à Calypso:
«Si lentement, dit-il, que j'ouvre les paupières, mes yeux n'arrivent à supporter qu'une seule lumière plus douce pour eux que votre colère à mon cœur: l'amitié contre laquelle les doutes viennent mourir en petits ruchets impuissants. Elle me mène au bout du monde, elle me perd et j'attends.
«Aujourd'hui, vous me voyez abominablement triste. Tout ce qui part de mon cœur est une fusée sans feu. Cette image va vous déplaire. Je commence déjà à vous ennuyer. Je ne vous injurierai même plus. On ne sait pas où commence la lassitude, on ne sait pas où elle finit. Je vous regarde et vous me regardez. Quel opprobre anodin trouverez-vous à me jeter en guise de rameau béni? Je ne cherche ni à vous imposer silence, ni à vous faire crier. Je ne connais plus aujourd'hui que ce grand vide en moi à cause de tous ceux qui sont mes amis comme les gouttes d'eau du fleuve sont les amies de la goutte qu'elles entraînent à la mer. Si vous voulez répondre de quelqu'un vous dites: je suis sûr de lui comme de moi-même. Or, s'il existe au monde un homme dont je ne puis psychologiquement pas être sûr, c'est moi. J'ignore ma loi; quel continuel changement permet que les autres me reconnaissent et m'appellent par mon nom; je ne peux pas me voir de profil. À tout instant je me trahis, je me démens, je me contredis. Je ne suis pas celui en qui je placerai ma confiance. Il n'y a pas là de quoi désespérer. Mais vous savez bien qu'un regard de mes amis suffit à bouleverser mes projets, voilà pourquoi nous sommes amis. Je quitte tout pour perdre mon temps avec eux, je m'abandonne moi-même. Sans doute croyez-vous que j'ai en eux cette confiance que je me refuse? Détrompez-vous. Je connais leurs travers, mille choses me choquent en eux. Ils font ce que je ne ferais pas pour tout l'or du monde.
«Je les sais sans grande affection pour moi. Il y a longtemps que nous ne portons plus sur nous les petites balances qui servent à apprécier la valeur personnelle. Je ne crois pas en mes amis comme je ne crois pas en moi.
«Mes amis sont ceux-là à la merci desquels je me suis mis pour des raisons imbéciles mais fortes en mon cœur. Il y a un torrent qui m'entraîne, et je le reconnais mon maître et je le flatte de la voix.
«Vous qui restez figés dans cette salle comme une flaque de boue, ne me demandez pas le chemin que je prendrai pour sortir de ce monde, ni ce qui me plie à une force étrangère. L'homme dont le corps est pris désormais dans l'engrenage vous parle avec sérénité: n'écoutez pas les mots qu'il forme, entendez seulement le chant monotone de ses lèvres.
«Aujourd'hui vous me voyez abominablement triste.»
. . . . . . . . .
--Comment s'appelle donc cette pièce? demanda Télémaque en bâillant.
Eucharis répondit: «Les Aventures de Télémaque, mon chéri.»
LIVRE IV
_Vendredi ou Dimanche pour moi c'est Lundi._
(FRANCIS PICABIA. _Poésie Ron-Ron._)
LIVRE IV
Neptune avait apporté à Ogygie de magnifiques présents pour la belle Calypso. Le soir qui suivit la représentation des Fausses-Roches, tandis que ce Dieu, Mentor, Télémaque et leur hôtesse étaient étendus avec les nymphes les plus familières sur les lits de repos voluptueusement décorés de baisers, d'agiles poissons étalèrent devant les convives ces dons merveilleux, originaires des abîmes. Dans des vasques de lave liquide, dormait l'onde des lacs sous-marins, enfermés dans des cavernes aux rochers couverts de sonnantes forêts. Des dauphins volants déroulaient des peaux changeantes comme le sable des bas-fonds ou le regard léger d'Aréthuse, fontaine souriante du milieu des mers. Les tissus verts des courants, les nappes phosphorescentes des profondeurs furent jetés sur le granit rose de la grotte aérienne. Trésors inconscients des Océans, fruits succulents des recels, c'étaient des pensées passées, les jours tombés à l'eau un à un depuis le chaos, les désirs perdus des siècles engloutis. Il y avait aussi des étoffes d'ombre, plaisirs des crimes, interférences de tous les vices terrestres, paroxysmes des nuits. Télémaque reçut pour sa part trois bouteilles apportées par les flots du temps, jetées plus tard par des mains en détresse dans le cours remontant des âges, échouées sur de lointains madrépores et découvertes par un hasard triton, égaré par l'amour aux limites du monde. Sur ces verres, détenteurs sans doute des principaux secrets de la vie, on pouvait lire les lettres moulées en relief de trois mots:
OLD TOM GIN
Calypso, Eucharis et toutes les autres nymphes supplièrent le jeune prince d'ouvrir sur-le-champ ces transparents mystères. Malgré les conseils de Mentor, Télémaque, qui n'éprouvait plus le même respect pour son maître depuis qu'il avait surpris celui-ci avec Calypso, Télémaque, sensible aux agaceries de cette déesse et persuadé que Mentor jaloux voulait l'empêcher de plaire à sa maîtresse, Télémaque essaya de déboucher la première bouteille, mais vainement. Neptune à son tour s'y évertua en pure perte. Toutes les divinités présentes usèrent leurs paumes d'impatience à tenter d'arracher ce bouchon de siècles ancré à l'envers dans le goulot. Déjà Calypso libellait un billet à Vulcain; déjà le zéphyr commandé pour le porter aux forges de Sicile lissait ses ailes avec l'eau des montagnes, quand, à l'hilarité générale, Mentor demanda la bouteille, Eucharis ne se tenait pas de rire à l'idée d'une telle prétention chez un vieillard si sage et mesuré d'ordinaire. Neptune riait dans sa barbe et des fleuves de joie coulaient de ses yeux. Mentor prit la bouteille, la brandit et la brisa contre un rocher.
Un papier s'échappa des débris. Télémaque s'en empara pour le lire mais il se trouva dépité de ne rien comprendre aux caractères contournés de ce document. Mentor prit le feuillet des mains de Télémaque et traduisit sans difficulté:
AILLEURS, UN JOUR OU L'AUTRE
«Perdu au bord d'un lac sans fond dans lequel se mire un ciel inconnu, parviendrais-je jamais à lier à mon existence les siècles humains dont la piste effacée ne semble pouvoir croiser ces parages? J'ai oublié jusqu'au sens du temps: marché-je vers hier ou demain, rien ne saurait en décider. Il n'est pas possible ici de savoir si les âges se sont arrêtés pour toujours ou si leur fuite se précipite avec la rapidité uniformément accélérée d'une pierre qui se rapproche du sol. Que n'ai-je un chronomètre pour me tirer de ces incertitudes! Une clarté diffuse règne perpétuellement sur ce monde, et le soleil de l'espace qui est aussi celui du temps a déserté ce firmament immuable. La belle nappe liquide qui forme mon horizon s'arrondit vers l'ouest et reçoit au nord-ouest un cours d'eau qui vient du nord. Ainsi que j'ai pu le constater à l'aide de la boussole, sa direction semble nord-nord-est et sud-sud-ouest. Mais comment en mesurer l'étendue? J'ai fait le tour du lac plusieurs fois, sans parvenir à évaluer à un an ou à une minute près la durée du voyage. Cependant au premier abord j'en avais estimé la circonférence à cent kilomètres. De nouvelles conjectures m'ont fait porter ce chiffre de cent à cent cinquante ou cent soixante kilomètres. L'étendue réelle doit probablement se trouver entre les deux. Le temps que je mets à effectuer ce parcours ne peut pas me servir de point de repère: il varie de quelques pensées à un désert d'ennui et d'impatience. Les battements de mon pouls ne me renseignent pas mieux; leur irrégularité provient sans doute de l'incapacité où je suis d'apprécier toute égalité au milieu de cette nature consternante. Les espèces végétales ne suivent dans leur développement ni le plan ni l'ordre de succession coutumiers: les fleurs deviennent racines, les arbres poussent vers le sol. Tout à coup je m'imagine vieillir pendant que je soulève mes paupières. Décidément je suis un mauvais sablier.
«Comment j'ai pu m'égarer dans le temps, je me le demande encore. J'avais accepté avec plaisir d'aller en Normandie dans la villa d'un de mes amis, Céleste P..., marié depuis peu. Paris se dépeuplait, et passer quelques jours au bord de la mer dans la fraîcheur saline et le grand air pur n'était pas fait pour me déplaire. Je ne soupçonnais guère cependant quelles émotions m'attendaient dans ce pays de calme et de repos. Il avait fait une journée superbe. La poussière avait envahi les wagons du voyage, mais à l'approche de la mer une fraîcheur délicieuse s'était mise à régner sur les cœurs. À la descente du train, je regardai autour de moi et vis que le ciel était bleu de ciel. Céleste s'avançait vers moi la main tendue. Soudain une distraction me prend, je pense à autre chose: une fois qu'on a pensé à autre chose, c'est fini. Impossible de revenir à mon point de départ, et de fil en aiguille je me trouve dans une région désertique à une époque indéterminée de l'univers. Au début je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je me disais: «Cela ne durera pas.» Maintenant je ne sais même plus si cela dure.
«J'ai acquis la certitude que dans le cul-de-sac temporel où je me suis fourvoyé il n'y a pas âme qui vive. Un compagnon d'infortune me permettrait seul de regagner la vie. À deux nous reconstituerions le temps. Affaire de comparaison. Mais seul je m'échappe à force de me croire identique: si je reste le même d'une minute à l'autre, comment éprouver la qualité acquise à ce mouvement d'aiguille? Je finis par ne plus ressentir la continuité de ma pensée; par instant, à vrai dire. Car le plus généralement tout m'est logique dans la solitude et si j'écris pour de problématiques sauveteurs, des sauvages sans yeux ou les flots sourds qui emporteront ma bouteille, je ne puis plus m'affirmer que le langage dont je me sers sera jamais compris d'un homme autre que moi. Relire m'est impossible: je ne me suis intelligible que sur le moment. Les mots qui se présentent revêtent parfois de singuliers visages, nus et différents d'eux-mêmes, sans doute. Ballons crevés. Les passe-temps, plaisirs, loisirs, m'apparaissent des coutumes étranges: le feu est ce que je trouve de plus mystérieux. Le roman que j'avais dans ma poche pendant le voyage y est demeuré et je retrouve en lui mes seuls souvenirs de la vie humaine. Vie paradoxale, bornée par les questions les plus élémentaires. Je prends un exemple dans mon livre, le personnage appelé Georges, hôtelier. Les enseignes des professions se balancent avec mélancolie dans la ville bleue du regard. Cette limite à soi-même, la branche de houx que l'homme accroche un matin sur sa porte le condamne à n'être jamais que l'aubergiste à perpétuité. Dans les livres, des lumières soudaines se mettent à briller entre les personnages de convention qu'on voudrait être. Choisir entre deux destins se perd tragiquement dans les mouvements désordonnés du cœur. Une très belle femme, deux ou trois exaltations singulières, un moment de bonheur parfait, la vie tout entière d'un citoyen du monde se réduit à quelques métaphores plus tristes et plus vulgaires qu'une échoppe de menuisier. À force de demeurer les yeux dans le vague, on sent se nouer dans la poitrine l'image de l'infini bleu et rouge dans lequel la vie court à une vitesse connue. Accommoder pour regarder l'univers ou pour interroger son cœur, l'un ou l'autre ne se fait pas sans fatigue. Tout se termine par une lanterne balancée dans le vent et, plus tard, des chevaux contents de pouvoir enfin, la boîte livrée, trotter sur le pavé des faubourgs.
«Sol des cris sans liens, plantes folles, la terre court on ne sait où, et nous serrons contre nos goussets les tables de la loi physique avec de petits sourires approbateurs. Avec quelle ingénuité nous lions par des rubans formules un bouquet de pâquerettes et de roses, les fonctions de l'espace et du temps qui se laissent faire indulgemment! En attendant, je sens que, de plus en plus, j'allais dire chaque jour, les éléments de la connaissance se brouillent, fondent. Que je laisse fuir encore deux ou trois notions et c'en est fait de toute possibilité de retour au pays des horloges. Une lente dissolution de ma personnalité, voilà ce que je redoute. Comme je suis seul, je ne peux pas devenir fou. Les éponges du silence, les cristaux du vide, où en étais-je? Je me hâte, bicycliste, éperdu après le départ de la roue arrière, qui se maintient par miracle sur une seule révolution renouvelée. La peur à pas de loup fait sa petite journée d'orage. J'étouffe plus ou moins suivant les temps de la respiration, faute de pouvoir les reconnaître. Ce qu'a pu devenir la sensualité dans ce bordel, c'est à n'y pas croire. La progression géométrique du désir, on ne la conçoit pas en dehors de toute succession. Les quatre opérations, c'est joli à dire. Mouche à vinaigre, encrier des nuages, qui me rendra la gaufre ornée d'une tour Eiffel en relief, la Ville Lumière, comme on l'appelle?»
--Une minute, dit Calypso, j'ai cru qu'on allait parler de l'amour. Ab! bien, je me trompais joliment.
Mentor déjà cassait la deuxième bouteille. Elle semblait vide. Il fallut la secouer pour en faire sortir une feuille roulée et chiffonnée que le vieillard se mit à lire à haute voix:
LES ESSAIS POUR ENTRER EN RELATIONS AVEC MARS
New-York, 16 Mai.--Le docteur Frederick Millener a pu se convaincre que la planète Mars, pendant les trois jours où elle se trouvait à la distance la plus rapprochée de la Terre, ne nous a envoyé aucun message radiotélégraphique. Il avait installé pour cette occasion, dans le voisinage d'Omaha, État de Nebraska, un appareil extrêmement ingénieux. L'antenne réceptrice se composait de trente-cinq milles de fil attachés à des mâts et couvrant environ vingt-cinq milles carrés. Après avoir écouté vainement pendant sept jours, il fut en mesure d'annoncer que Mars n'essayait pas d'entrer en communication avec la Terre. À la suite de son expérience, le professeur a fait les déclarations suivantes:
«Nous ne sommes pas désappointés du résultat négatif de l'expérience. Nous ne l'avons pas entreprise pour prouver que des signaux radiotélégraphiques étaient envoyés, mais simplement pour découvrir si de tels signaux étaient lancés. Nous aurions été heureux de pouvoir annoncer au monde la réception des signaux provenant d'une autre planète. Au surplus, nous nous rendons compte qu'il n'y a aucune raison pour qu'à une époque quelconque de l'avenir les communications interplanétaires ne puissent s'établir à la condition qu'il se trouve des êtres intelligents sur les autres planètes.
«Pendant la première nuit, nous commençâmes à écouter à 8 heures du soir. Nous employâmes d'abord des ondes de 15.000 à 18.000 mètres. Pendant plusieurs heures, il sembla que nous entendions tout ce qui se passait dans le monde entier. Nous entendions Berlin, Mexico et toutes les stations importantes. Un violent orage éclata alors quelque part; le bruit du tonnerre était comparable à celui qu'aurait produit un violent orage de grêle sur un toit de zinc. Vers 2 heures du matin, le calme revint. Nous allongeâmes alors les ondes: cela nous conduisit dans des régions extrêmement éloignées de la Terre. À ce moment, un silence de mort régnait. Pendant plusieurs heures, nous augmentâmes graduellement la longueur des ondes, pour arriver finalement à 300.000 mètres, mais toujours sans le moindre résultat. Or, si les autres planètes sont habitées, si la science a fait, sur ces planètes, les mêmes progrès que chez nous, leurs habitants doivent posséder une connaissance exacte des mouvements terrestres.»
--Pour le coup, dit Télémaque, je n'y comprends plus rien. La Sibylle est plus claire, Delphes mieux explicite: j'ai rarement éprouvé une impression de nuit aussi complète.
La troisième bouteille fut débouchée sans peine et quand Mentor en eut retiré un manuscrit couvert de caractères violets, une nymphe la déroba pour la mettre en place d'honneur sur la cheminée de son salon. Mentor lut donc:
«Allô, petite, église de campagne après les plaines d'absence par ici. Au milieu des sillons sans ordre l'horizon tournez. Ils, à cet endroit même par où par où. Les yeux de l'inconnu sont des cartes à jouer. Nous cherchons ce perdu pour toujours, visage hâlé par mais afin d'une. Aventure manquée. Les regards des ont passé bicyclettes laissent une piste rayée dans notre cœur. Un homme ou une femme emporte pourquoi comme un naquit à peine avant que nous la lui vite dans les bois. Les prunelliers du talus cris s'arrêtera avec des ô nus aigres pendant que profitez nous brûle la politesse moteur à pétrole. Un à travers m'avertit et je me retourne quand la grande machine à battre, Madame dans la conversation. Elle à la rampe d'un escalier de nuages pas menus de sourire aux catalogues des grands magasins et car épaules enroulera serpent le désira. Question bonheur si une chevelure de haut en bas dans le bruit des baisaient aux orties, la paix. C'est comment, baromètre anéroïde. Au delà de mes possédèrent je par exemple l'amour assez. Résolution résolutions se fond devenir à. Échappé, le si très beau, très pur, pierre de touche de tout estimons. À la merci des caresses un jour ou l'autre paraissait parce que. Pour ricaner il faut une émotion considérable. Maintenant pareil aux étoiles, hier comme désormais, demain sans précédent. Je dis la même chose que ma tu et nous pierre dans le vide avenir aux mains d'il fleurit. Avec les persiennes de donc arbre de charbon souvenirs vivait s'immobilisera fûmes le long du fleuve le combien sommes-nous et devant les fauteuils de peluche rouge. Roue écris le but plus tard, mouchoir agité j'attends: navigateurs passez votre chemin.
«De lorsque à volupté les moi enfance sautèrent avec regretteront vous poussière de le ou de la de prime.» Ainsi les gens raisonnables m'exhortent-ils à la résistance. Plaisanterie paraître connus que céleste avide décor ma désaisi par habitude rompront. Silence de roman, les horloges à docile couverture du pourtant jugiez: bonjour et.
«Ma vie est dans le sillage de quelqu'un.
«Marcel.»
_Lac des 4 Cantons, le 18 courant._
L'île de Calypso se balançait sur son amarre.
LIVRE V
«_Minette, minoutte, minouille, mon chat, mon loup, mon petit singe, grand serpent, mon petit singe mélancolique._»
(CHARLES BAUDELAIRE. _Journaux intimes._)
LIVRE V
«Enfin, dit Eucharis, que lui veux-tu à ton père?
--La connaissance du passé, nuit dorsale, est le commencement de toute connaissance. Du moins, on l'assure. L'enfant apprend à marcher en brassières. Plus tard il se meut dans tous les sens. Je fais la planche dans le temps: c'est ce que j'appelle chercher Ulysse, dans mon langage spécial. Une fois maître des secrets mécaniques, où n'irais-je pas? Demi-tour à droite dans les siècles. Après cela, je m'exercerai au pas gymnastique. Il y a peut-être moyen d'étendre indéfiniment les régions de la vie; si nous savions, nous ne mourrions jamais.» Télémaque posa sa tête d'orage entre les seins d'Eucharis et sa voix vint mourir, flot marin, contre ces éminences dorées.
«Eucharis, dit-il.
--Télémaque?