Le Sabotage

Part 5

Chapter 53,630 wordsPublic domain

«--Ce n'est que trop vrai, soupire le chef de train, goguenard. Mais, que vous importe? Une fois en route, la responsabilité pèse toute sur moi. J'insiste donc pour que le règlement soit respecté...»

Finalement un coup de sifflet annonce que la locomotive s'avance, s'arrêtant longuement à chaque aiguillage pour une longue discussion entre le mécanicien et l'aiguilleur. En arrivant sur la voie où notre train l'attend, le mécanicien s'arrête encore une fois avec prudence: avant d'aller plus loin et d'aborder la tête de son train, il veut savoir si les freins des voitures sont en bon état, s'il n'y a pas de lampistes ou d'autres agents sur les toits des wagons... Un accident est si vite arrivé! Enfin, le mécanicien se déclare satisfait et il amène sa locomotive à l'amarrage.

Nous allons partir?... Allons donc! Le manomètre de la machine doit marquer 5 degrés et il en marque 4. D'habitude, on part quand même et la pression monte en route. Mais le règlement exige les 5 degrés au départ et notre mécanicien ne partirait pour rien au monde à 4,9 dixièmes ce soir.

Nous finissons par démarrer avec une heure et demie de retard. Nous sortons de la gare avec une sage lenteur, sifflant à toutes les aiguilles, longeant six trains en panne à deux kilomètres de Rome et dont les voyageurs pestent à qui mieux mieux, et... nous voici sous la coupe des contrôleurs qui passent leur temps à faire signer les voyageurs munis de permis, de demi-permis et de billets circulaires.

Cependant, première station. Des voyageurs montent. Les employés vérifient lentement la fermeture de toutes les portières, qu'ils ouvrent et ferment. Dix minutes se perdent encore. Malgré tout, le chef de gare siffle pour le départ.

--_Momento!_ lui crie le chef de train. _Momento!_

--Qu'y a-t-il? demande le chef de gare.

--Je vais fermer la vitre de ce compartiment, là-bas, comme le prescrit l'article 676 du règlement.

Et il le fait comme il l'a dit!

On repart... A la gare suivante, nouvelle comédie.

Il y a là des colis à prendre, neuf malles et cinq valises que le chef de train tient à vérifier avant de les admettre--comme il est prescrit par l'article 739 du règlement.

Et nous sommes arrivés enfin à Civita-Vecchia, à minuit 40, avec près de trois heures de retard, sur un parcours qui, d'ordinaire, se fait en deux heures...

Voilà ce qu'est l'_obstructionnisme_: respect et application, poussés jusqu'à l'absurde, des règlements; accomplissement de la besogne dévolue avec un soin excessif et une non moins excessive lenteur.

Ceci exposé, il n'est pas inutile de connaître l'appréciation portée sur cette tactique de lutte par le Congrès International des Ouvriers du Transport, qui se tint à Milan, en juin 1906.

Le rapporteur était un délégué autrichien, le citoyen Tomschick:

Il est très difficile de dire, déclara-t-il: le Congrès recommande aux travailleurs des chemins de fer de se mettre en grève ou d'employer la résistance passive. Par exemple, ce qui est bon et possible en Autriche, peut être mauvais et impossible à exécuter dans les autres pays...

Quant à la résistance passive: Elle est ancienne, elle a été appliquée déjà en 1895. Les camarades italiens ont employé la résistance passive bien maladroitement en l'étendant également aux trains de voyageurs. Ils ont ainsi excité la population et c'était absolument inutile, car la circulation des voyageurs n'est pas la partie la plus importante du commerce, elle ne vient qu'en deuxième ligne. Pour les chemins de fer c'est surtout la circulation des marchandises qui entre en considération et il faut frapper les chemins de fer par son arrêt. Si les camarades italiens avaient fait ceci, ils auraient sans doute obtenu de grands avantages. Plus les marchandises s'accumulent, plus l'entière circulation est arrêtée et la conséquence en est que les voyageurs protestent parce qu'ils doivent rester en dehors et attendre en vain leur transport. Dans ces cas les réclamations des voyageurs ne s'adresseront pas aux travailleurs des chemins de fer, mais aux administrations. En Italie on a pu constater le contraire: la population était contre les travailleurs des chemins de fer.

Je vous dis que la résistance passive est bien plus difficile à exécuter que la grève. Lors de la résistance passive les travailleurs des chemins de fer sont toujours sous le fouet des supérieurs, à chaque quart d'heure ils doivent se défendre contre toute sorte de commandements et, à cause du refus de travail, ils peuvent être congédiés à chaque moment.

Prenez tous les fonctionnaires: tout au plus dix sur cent savent les instructions, car les employés ne sont pas instruits par leurs chefs. Vous pouvez alors vous imaginer combien il est difficile d'éclairer et d'informer les travailleurs des chemins de fer lors d'une résistance passive.

Et puis il y a encore une circonstance importante qu'il ne faut pas oublier: lors de la résistance passive on surcharge de travail les hommes indifférents, ils doivent courir continuellement, ils ont peu de repos et par la perte de la rémunération kilométrique ils ont en même temps une diminution de leur gain. C'est pourquoi, nous y insistons encore une fois, l'exécution de la résistance passive n'est point une tâche facile...

Le Congrès ne désapprouva d'ailleurs pas l'Obstruction: il ne se prononça pas entre les deux moyens,--la résistance passive et la grève,--laissant aux intéressés le soin d'user de l'une ou de l'autre, selon qu'ils le jugeraient préférable.

Ces réserves du Congrès, au sujet de la résistance passive en étaient si peu une condamnation que, l'année suivante, en octobre 1907, les cheminots autrichiens avaient recours à ce moyen de lutte: l'obstruction se continua durant une quinzaine de jours et les compagnies furent obligées de capituler.

Depuis, en maintes circonstances, l'obstructionnisme a été pratiqué dans les pays autrichiens: entre autres corporations qui y ont eu recours, citons celles des employés des postes et des typographes.

Ajoutons, avant de conclure, que ce procédé de lutte a acquis droit de cité en Allemagne: à l'approche du jour de l'an 1908 les employés des grandes maisons d'édition de Liepzig ont usé de ce sabotage à rebours qu'est l'Obstructionnisme. Un journal corporatif exposa les faits comme suit:

Ces employés qui, malgré la cherté des vivres, devaient travailler à des conditions excessivement précaires, avaient soumis un projet de tarif aux patrons demandant un minimum de salaire de 110 marks par mois. Les patrons comptant sur le manque d'union des employés (il existe 5 syndicats différents, dont 1 socialiste), auraient bien voulu traîner les pourparlers en longueur pour arriver à la morte-saison et ainsi pouvoir faire fi des revendications ouvrières. Mais ils avaient compté sans la vigilance du Syndicat socialiste qui convoqua tous les employés à une réunion, où il fut décidé d'adopter le sabotage pour forcer les patrons à donner une solution. Le lendemain, les employés entrèrent dans la résistance passive, c'est-à-dire qu'ils travaillèrent consciencieusement, _sans trop se presser_, recomptèrent plusieurs fois les factures avant de les expédier, mettant le plus grand soin aux emballages, etc., et le résultat fut que quantité de ballots de livres ne purent être expédiés. Les patrons, voyant les choses tourner de cette façon, accordèrent dès le lendemain l'augmentation demandée.

Il nous reste à observer que si l'Obstructionnisme a fait ses preuves en Allemagne, il n'a pas encore,--sauf erreur,--été pratiqué en France. Cependant, il n'est pas improbable qu'il s'y acclimate... il n'est besoin pour cela que de l'occasion, de circonstances propices.

Conclusions

Ainsi que nous venons de le constater par l'examen des modalités du sabotage ouvrier, sous quelque forme et à quelque moment qu'il se manifeste, sa caractéristique est,--toujours et toujours!--de viser le patronat à la caisse.

Contre ce sabotage, qui ne s'attaque qu'aux moyens d'exploitation, aux choses inertes et sans vie, la bourgeoisie n'a pas assez de malédictions.

Par contre, les détracteurs du sabotage ouvrier ne s'indignent pas d'un autre sabotage,--véritablement criminel, monstrueux et abominable on ne peut plus, celui-là,--qui est l'essence même de la société capitaliste;

Ils ne s'émeuvent pas de ce sabotage qui, non content de détrousser ses victimes, leur arrache la santé, s'attaque aux sources même de la vie... à tout!

Il y a à cette impassibilité une raison majeure: c'est que, de ce sabotage-là, ils sont les bénéficiaires!

Saboteurs, les commerçants qui, en tripatouillant le lait, aliment des tout petits, fauchent en herbe les générations qui poussent;

Saboteurs, les fariniers et les boulangers qui additionnent les farines de talc ou autres produits nocifs, adultérant ainsi le pain, nourriture de première nécessité;

Saboteurs, les fabricants de chocolats à l'huile de palme ou de coco; de grains de café à l'amidon, à la chicorée et aux glands; de poivre à la coque d'amandes ou aux grignons d'olives; de confitures à la glucose; de gâteaux à la vaseline; de miel à l'amidon et à la pulpe de châtaignes; de vinaigre à l'acide sulfurique; de fromages à la craie ou à la fécule; de bière aux feuilles de buis, etc., etc.

Saboteurs, les trafiquants, ô combien patriotes!--plus et mieux que Bazaine,--qui, en 1870-71, contribuèrent au sabotage de leur patrie en livrant aux soldats des godillots aux semelles de carton et des cartouches à la poudre de charbon; saboteurs, également, leurs rejetons qui, entrés dans la carrière paternelle avec au coeur le traditionnel bonnet à poil, construisent les chaudières explosives des grands cuirassés, les coques fêlées des sous-marins, fournissent l'armée de «singe» pourri, de viandes avariées ou tuberculeuses, de pain au talc ou aux féveroles, etc.[6]

[6] Autre et récent exemple de sabotage capitaliste:

Lors du Circuit de l'Est, il fut fait grand tapage, sous prétexte de sabotage d'aéroplanes. Il est superflu de décharger les révolutionnaires d'un tel crime. Ils ont en trop haute estime cette invention merveilleuse pour avoir songé à saboter un aéroplane... fût-il piloté par un officier.

Après enquête, il a été reconnu que le seul et unique saboteur des aéroplanes était un _honnête commerçant_... et patriote, comment donc!

On avait commandé à ce mercanti de l'huile de ricin de première qualité (utilisée pour le graissage des moteurs) et il livra, en remplacement, du sulforicinate d'ammoniaque, produit inférieur et nocif qu'il vendit au taux de l'huile de ricin.

Sous l'action de la chaleur développée par la rotation excessivement rapide du moteur, le sulforicinate d'ammoniaque se dissocia et il se forma de l'acide sulfurique dont l'action corrosive fut désastreuse pour les organes métalliques qu'au lieu de graisser il détériora et immobilisa.

Ce sabotage capitaliste eût pu causer la mort des aviateurs Legagneux et le lieutenant Aquaviva...

Saboteurs, les entrepreneurs de bâtisses, les constructeurs de voies ferrées, les fabricants de meubles, les marchands d'engrais chimiques, les industriels de tous poils et de toutes les catégories...

Tous saboteurs! tous, sans exceptions!... car, tous, en effet, truquent, bouzillent, falsifient, le plus qu'ils peuvent.

Le sabotage est partout et en tout: dans l'industrie, dans le commerce, dans l'agriculture... partout! partout!

Or, ce sabotage capitaliste qui imprègne la société actuelle, qui constitue l'élément dans lequel elle baigne,--comme nous baignons dans l'oxygène de l'air,--ce sabotage qui ne disparaîtra qu'avec elle, est bien autrement condamnable que le sabotage ouvrier.

Celui-ci,--il faut y insister!--ne s'en prend qu'au capital, au coffre-fort, tandis que l'autre s'attaque à la vie humaine, ruine la santé, peuple les hôpitaux et les cimetières.

Des blessures que fait le sabotage ouvrier ne gicle que l'or; de celles produites par le sabotage capitaliste, au contraire, le sang coule à flots.

Le sabotage ouvrier s'inspire de principes généreux et altruistes: il est un moyen de défense et de protection contre les exactions patronales; il est l'arme du déshérité qui bataille pour son existence et celle de sa famille; il vise à améliorer les conditions sociales des foules ouvrières et à les libérer de l'exploitation qui les étreint et les écrase... Il est un ferment de vie rayonnante et meilleure.

Le sabotage capitaliste, lui, n'est qu'un moyen d'exploitation intensifiée; il ne condense que les appétits effrénés et jamais repus; il est l'expression d'une répugnante rapacité, d'une insatiable soif de richesses qui ne recule pas devant le crime pour se satisfaire... Loin d'engendrer la vie, il ne sème autour de lui que ruines, deuil et mort.

IMP. COOPÉRATIVE OUVRIÈRE, VILLENEUVE-St-GEORGES

SCIENCES SOCIALES

_EXTRAIT DU CATALOGUE_

de la Librairie Marcel RIVIÈRE et Cie

COLLECTION

"Les Documents du Socialisme"

PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE

Albert THOMAS, Député de la Seine

Chaque volume in-18 de 72 ou 80 pages: 0 fr. 75

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I. L'Unité coopérative, par Eugène FOURNIÈRE, 1910.

II. La Civilisation socialiste, par Ch. ANDLER, 1910.

III. Le Socialisme et la concentration industrielle, par Hubert BOURGIN.

_À PARAÎTRE:_

Le monopole des assurances, par Et. BUISSON.

L'Internationale, par Georges BOURGIN.

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DU

MOUVEMENT PROLÉTARIEN

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Par son format commode et son prix minime, cette collection s'adresse à ceux qui, dans tous les milieux, sont attentifs au mouvement social de leur temps et, spécialement, à cette partie du public qui n'a pas la possibilité d'aborder les gros travaux et de rechercher les articles spéciaux publiés sur ces questions.

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II. La Confédération Générale du Travail, 2e édition, 1910, par E. POUGET.

III. La Décomposition du Marxisme, 2e édition, 1910, par Georges SOREL.

IV. L'Action syndicaliste, par VICTOR GRIFFUELHES.

V. Le Parti socialiste et la Confédération du travail, discussion par JULES GUESDE, HUBERT LAGARDELLE et EDOUARD VAILLANT.

VI. Les nouveaux aspects du Socialisme, par ED. BERTH.

VII. Les Instituteurs et le Syndicalisme, par M. T. LAURIN.

VIII. La Révolution dreyfusienne, par G. SOREL.

IX. Les Bourses du Travail, par P. DELESALLE.

X. Voyage révolutionnaire, par V. GRIFFUELHES.

XI. Les Objectifs de nos luttes de classes, par V. GRIFFUELHES et LOUIS NIEL, préface de GEORGES SOREL.

XII. Le Mouvement ouvrier en Italie, par LANZILLO.

XIII. Le Sabotage, par Em. POUGET.

COLLECTION

"Systèmes et Faits sociaux"

La Philosophie sociale de Renouvier, par ROGER PICARD, 1 vol. in-8 de 344 pages, br. 7 fr. 50

La Richesse de la France. Fortune et revenus privés, par H. DE LAVERGNE et PAUL HENRY, 1 vol. in-8 de 216 pages, br. 6 fr.

Race et Milieu social. Essais d'Anthroposociologie, par VACHER DE LAPOUGE, 1910, 1 vol. in-8 de 393 pages, br. 8 fr.

La Protection de la Maternité, par J. MORNET, 1910, 1 vol. in-8, br. 6 fr.

Le Programme socialiste, par KAUTSKY. Traduction RÉMY, 1910, 1 vol. in-8, br. 6 fr.

Le Chômage: causes, conséquences, remèdes, par H. DE LAVERGNE et P. HENRY, 1910, 1 vol. in-8, br. 8 fr.

Les Cahiers de 1789 et les classes ouvrières, par ROGER PICARD, 1 vol. in-8, 1910. 6 fr.

Le travail à domicile: ses misères, ses remèdes, par G. MÉNY, 1 vol. in-8, 1910. 8 fr.

La fin de l'esclavage dans l'antiquité, par CICCOTTI, traduit par G. PLATON, 1910, 1 vol. in-8, br. 10 fr.

Introduction à la Sociologie, par G. DE GREEF, prof. à l'Université nouvelle de Bruxelles, 2e édit., 1911, 2 vol. in-8. 12 fr.

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"Études sur le Devenir social"

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III. Karl Marx: l'économiste, le socialiste, par A. LABRIOLA, traduit par BERTH. Préface de GEORGES SOREL, 1 vol. in-16. 4 fr.

IV. Réflexions sur la violence, par GEORGES SOREL, 2e édition, 1910, 1 vol. in-16. 5 fr.

V. Le Mythe vertuiste et la Littérature immorale, par VILFREDO PARETO, prof. d'économie politique, 1 vol. in-16. 3 fr.

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DES

Sciences économiques et sociales

La journée de huit heures, par MARCEL LECOQ, _docteur en droit ès sciences économiques_, 1 vol. in-16, de 224 pages. 2 fr.

L'Avenir économique du Japon, par ACHILLE VIALATTE, _professeur à l'Ecole des Sciences politiques_, 1 vol. in-16. 2 fr.

Cours d'économie politique, professé au Collège libre des Sciences Sociales, par PAUL GHIO.--Tome I. _Les Origines_, 1 vol. in-16. 2 fr.

Le Commerce international, par G. LECARPENTIER, _Avocat à la Cour d'appel, diplômé de l'Ecole des Sciences politiques_, 1 vol. in-16. 2 fr.

Les Employés et leurs Corporations. Étude sur leur fonction économique et sociale, par E. DELIVET, _lauréat de la Société d'Économie politique de Paris_, 1 vol. in-16. 2 fr.

Le Compagnonnage, son histoire, ses mystères, par J. CONNAY, Préface de L. et M. BONNEFF, 1 vol. in-16. 2 fr.

Coopération et Socialisme en Angleterre, par BARRAULT et M. ALFASSA. Préface de CH. GIDE, 1 vol. in-16. 2 fr.

Commerce maritime et Marine marchande, par G. LECARPENTIER, 1 vol. in-16. 2 fr.

La formation du prix des denrées, par A. DULAC (ouvrage couronné par la Société des agriculteurs de France), 1 vol. in-16. 2 fr.

La Démocratie sociale devant les idées actuelles, par ET. ANTONELLI, _professeur au Collège libre des Sciences sociales_. Préface de PAUL BONCOUR, 1 vol. in-16. 2 fr.

Ouvrages divers

Allard.--_Esclaves, Serfs et Mainmortables_, n. éd. 4 fr.

Bernstein (Ed.).--_La Grève et le lock-out en Allemagne. Leurs forces, leur droit, leurs résultats_. Conférence à l'Université nouv. de Bruxelles, 1908, gr. in-8. 2 fr. 50

Bernstein, Hueber, Keir Hardie, G.-S. Middleton, A. Octors, M. Olsen, A. Quist, F. Thies, E. Vandervelde.--_Syndicats et Parti; les expériences étrangères_, br., in-8. 0 fr. 30

Beuchat et Hollebecque.--_Les religions_. Étude historique et sociologique du phénomène religieux, 1 vol. in-16, illust. 2 fr. 50

Colin (P.).--_Aperçus sur le vagabondage, effets, causes, remèdes_, 1907, 1 vol. in-16, br. 1 fr. 50

_1er Congrès de l'Enseignement des Sciences sociales_. Compte rendu des séances et texte des mémoires de Gide, Waxweiler, G. Renard, Niceforo, F. Simiand, Hauser, Deherme, 1901, 1 vol. in-8. 5 fr.

_Ve Congrès national des Syndicats et Groupes corporatifs ouvriers de France_, tenu à Marseille, du 19 au 22 octobre 1892. Compte rendu, 1 vol. in-8. 1 fr. 50

Delmer.--_Enquête anglaise sur la journée de huit heures_, 1907, in-8, br. 2 fr.

Draghiscesco (D.), membre de la Société de Sociologie.--_Le Problème du Déterminisme social_, 1903, in-8, br. 2 fr. 50

Fesch (P.).--_L'année sociale économique_, 1907, 1 vol. in-8, broché. 7 fr. 50

--_L'année sociale économique_, 1908, 1 vol. in-8, br. 7 fr. 50

Fournier de Flaix (E.).--_La Statistique des religions_, 1890, in-8 de 54 p. 1 fr. 50

Fromont.--_Une expérience industrielle de réduction de la journée de travail_, 1 vol. in-16, cart. toile. 3 fr.

Gailhard-Bancel, député.--_Les retraites ouvrières, l'Assistance aux vieillards et aux infirmes_. Introduction et notes de M. J. Dusart, préface du comte de Mun, député, 1906, 1 vol. in-12, broché. 3 fr.

Goineau (A.).--_Les retraites ouvrières et paysannes. Loi du 5 avril 1910 annotée et commentée avec le calcul des pensions auxquelles les intéressés auront droit_, 1 vol. in-16, 1910. 1 fr.

Goulut.--_Le Socialisme au pouvoir_, 1910, 1 vol. in-16. 3 fr. 50

Heberlin-Darcy.--_Esquisse d'une société collectiviste_. Étude sociologique, préface d'Anatole France, 1908, br. in-8. 0 fr. 50

Kurnatowski (G.).--_Esquisse d'évolution solidariste_, 1 vol. in-8, br. 2 fr. 50

Lagardelle.--_La Grève générale et le Socialisme_, enquête internationale, opinions et documents, 1905, 1 vol. in-18 de 424 p. 3 fr. 50

Niel (L.), ex-secrétaire de la C. G. T.--_Deux Principes de vie sociale_. La lutte pour la vie. L'entente pour la vie. 1909, 1 vol. in-12, br. 0 fr. 75

Poidvin (A.).--_Guide pratique en matière d'accidents du travail_ à l'usage des patrons, employés et ouvriers, 1 vol. in-16, br., de 216 p. 2 fr.

Saint-Cyr (Ch. de).--_La Haute-Italie politique et sociale_, 1908, 1 vol. in-12 3 fr.

Saint-Georges d'Armstrong (Baron Th. de).--_Concorde internationale_, avec commentaires et détails. Lettres écrites aux puissances et voeux déposés au Congrès permanent de l'Humanité dans les années 1900 à 1906, 1907, 1 vol. gr. in-8. 4 fr.

Séverac (G.).--_Guide pratique des Syndicats professionnels_, 1908, 1 vol. in-12, br. 2 fr.

Sorel (G.).--_Introduction à l'Économie moderne_, 1 volume in-16 5 fr.

--_Le système historique de Renan_, in-8. 12 fr.

--_La ruine du monde antique_, in-16. 3 fr. 50

Valmor (G.).--_La loi du nombre_, notre principe de gouvernement, 1908, 1 vol. in-16. 1 fr. 50

--_Les problèmes de la colonisation_. 3 fr. 50

Vandervelde (E.).--_Le sort des campagnes s'améliore-t-il? Un village brabançon en 1833. Ce qu'il est devenu_. 1 vol. gr. in-8, broché. 2 fr.

--_Essais sur la question agraire en Belgique_, 1903, 1 vol. in-12 de 210 p. 2 fr. 50

Vitali.--_La question des retraites ouvrières devant le Parlement français_, 1906, 1 vol. in-8, br., 298 p. 5 fr.

Waxweiller (E.).--_Esquisse d'une Sociologie_. 1 vol. in-4 carré, cart. toile. 12 fr.

--_L'Évolution de l'idée d'association des salaires aux profits_, 1909, brochure gr. in-8. 1 fr.

Weber (A.).--_A travers la Mutualité_. Étude critique sur les Sociétés de secours mutuels, 1908, 1 vol. in-8. 5 fr.

Publication des Lois ouvrières

Accidents du Travail.--Loi du 9 avril 1898, modifiée par les lois du 22 mars 1902 et du 31 mars 1905. Loi du 30 juin 1899, accidents agricoles. Loi du 16 avril 1906, exploitations commerciales. Décrets d'administration publique. 1 brochure in-8 de 40 pages. 0 fr. 50

Accidents du Travail.--Arrêté du 30 septembre 1905, fixant le tarif des frais médicaux et pharmaceutiques en matières d'accidents du travail. 1 brochure in-8. 0 fr. 75

Assistance aux Vieillards.--Instruction du 16 avril 1906 suivie de la loi du 14 juillet 1905. Décret du 14 avril 1906 et annexes. 1 brochure in-8. 1 fr. 75

Bien de famille insaisissable.--Loi du 12 juillet 1909. Décret du 26 mars 1910 et circulaire, annotés et commentés par PRANARD et MANGOT, avec formules, 1 vol. in-16. 1 fr. 50

Bureaux de placement.--Loi du 14 mars 1904 relative au placement des ouvriers et employés des deux sexes et de toutes professions. 1 brochure in-8. 0 fr. 50

Caisses d'épargne.--Histoire et Législation, par CHEVAUCHEZ, rédacteur au Sous-Secrétariat des Postes. In-8 br. 1 fr. 50

Caisses de secours contre le chômage.--Décret du 9 septembre 1905, précédé d'un rapport du Ministre du Commerce et du Ministre des Finances. 1 brochure in-8. 0 fr. 50