Le roman de la rose - Tome III
Part 24
NOTE 89, _pages_ 294-295.
Vers 14898-15060.
_Ad metam properate simul; tunc plena voluptas,_ _Cum pariter victi femina virque jacent._ (Ovide, _De Arte amandi_, lib. II, carm. 727.)
[p.461] NOTE 90, _pages_ 296-297.
Vers 14907-15069.
_Tu quoque cui Veneris sensum natura negavit,_ _Dulcia mendaci gaudia finge sono._ _Infelix cui torpet hebes locus ille puellæ!_ _Quo pariter debent femina virque frui._ _Tantùm, cùm finges, ne sis manifesta caveto._ (_De Arte amandi_, lib. III, carm. 797.)
NOTE 91, _pages_ 300-301.
Vers 15000-15165. _Charroie_. C'est la danse des sorciers au sabat: on appeloit ainsi le chariot du diable, qu'on croyoit entendre passer pendant la nuit en l'air avec un grand bruit; on le prenoit aussi pour le chariot du roi Artus, qu'on regarde comme un grand magicien, à cause de sa sœur, la fée Morgain.
_Charroie_ doit s'entendre ici pour tout ce qui est appelé _charmes_ et _enchantements. Charroieresse_, qui se lit au vers 9666, se prend pour _enchanteresse, sorcière, magicienne_. (LANTIN DE DAMEREY.)
NOTE 92, _pages_ 300-301.
Vers 15001-15167. _Balenus_. C'est le nom d'un devin: ce pourrait bien être Helenus, fils de Priam et d'Hécube, qui eut en partage le don de prévoir l'avenir. Presque tous les noms anciens sont défigurés dans les manuscrits.
Virgile fait mention de cet Helenus au livre III de l'_Ænéide_.(LANTIN DE DAMEREY.)
[p.462] NOTE 93, _page_ 306.
Vers 15083.
Li autres tous amis clamoie....
_Li autres tous_ étant régime, il devrait y avoir _les._ En effet, que la déclinaison fût alors en pleine dissolution, qu'on mît l'_s_ un peu à tort et à travers, l'article n'en devait pas moins s'accorder avec le nom. Le pluriel sujet eût dû être: _Li autre tuit_; le pluriel régime: _les autres tous_. Que le poète adoptât l'une ou l'autre forme, selon sa fantaisie, cela pouvait être; mais elles ne devaient point se confondre dans le même membre de phrase.
NOTE 94, _pages_ 308-309.
Vers 15108-15277.
Que de pex ne m'amonestast.
M. Francisque Michel traduit par _pieu, bâton._ Assurément il n'a pas lu la phrase. Cette traduction serait absurde ici. Le poète dit: «Tant d'avanies m'eût il fait, il fallait qu'il implorât la paix.» M. Fr. Michel s'est laissé tromper par l'apparence: _pex_ et _pez_ figurant à deux vers de distance, il a pu croire que c'étaient deux mots différents.
NOTE 95, _page_ 318.
Vers 15281. Ce vers est faux; il faudrait _défaillirent._
[p.463] NOTE 96, _pages_ 320-321.
Vers 15296-15468. _As gans_. M. Francisque Michel traduit: _aux gens_. C'est faute de réflexion. En effet, comment expliquer l'exclamation de l'Amant: _as gans!_ Elle serait plus que ridicule.
_As gans_ peut se traduire, selon Lantin de Damerey, par: _à propos_. C'est la version que nous avons adoptée. Toutefois, _à propos_ ne traduit pas exactement la pensée de l'auteur. En effet, _gans_ signifie la récompense ou la gratification qu'on donnait à un serviteur quand il apportait un présent ou une bonne nouvelle: _Je vous doi vos gans_, dit le roi Perceforest au valet qui lui amène un destrier de la part de sa maîtresse. _Venir as gans_ veut ici proprement dire: _venir réclamer la récompense promise_. Aussi l'Amant répond par un feu roulant de promesses.
NOTE 97, _pages_ 328-329.
Vers 15401-15578. _Balance_ voulait dire à la fois _balance_ et _incertitude, hasard, danger, situation désespérée._
NOTE 98, _pages_ 336-337.
Vers 15535-15717. _Damoisiaus, damoisel_: seigneur. Dans les _Chroniques de France_, de Philippe Mouskes, poëte cité par Pasquier, saint Louis est surnommé _Damoisel de Flandres_. Quelquefois _damoisel_ désignoit un _homme galant_, qui savoit faire sa cour aux dames.
C'étoit aussi le nom du gentilhomme qui n'étoit pas encore chevalier. Ce terme étoit exprimé par _domicellus_ dans la basse latinité. (LANTIN DE DAMEREY.)
[p.464] NOTE 99, _pages_ 342-343.
Vers 15617-15799.
Pour haut et bas (juge) je vous reçois.
On disait _haute, moyenne_ et _basse justice_. La haute justice était celle d'un seigneur qui pouvait juger de toutes causes civiles et criminelles, excepté les cas royaux, et appliquer toutes peines, jusques et y compris la peine de mort. La moyenne justice ne pouvait appliquer aucune peine au-dessus de 60 sous. La basse justice ne pouvait connaître que des droits dus au seigneur et des injures; l'amende ne dépassait pas 7 sous et 6 deniers. Bel-Accueil, ici, serait appelé à remplacer la cour suprême, le parlement.
NOTE 100, _pages_ 344-345.
Vers 15656-15836. Nous avons tenu à reproduire le jeu de mots de l'original. Danger dit que c'est à Bel-Accueil qu'est due la perte de toutes les roses. Aucune femme ne devrait être aimable pour les étrangers. C'est parce qu'on les accueille bien qu'ils se montrent entreprenants.
NOTE 101, _pages_ 352-353.
Vers 15768-15948. Le lecteur nous pardonnera de ne pas avoir reproduit le jeu de mots de l'original, intraduisible du reste. _Connin_ a disparu de la langue. Un instant nous avions songé au mot _gibier,_ mais nous y avons renoncé.
[p.465] NOTE 102, _page_ 354.
Vers 15802. _Responnez_. Ici la méprise n'est pas possible: il faut traduire _répondez_. C'est une licence pour la rime, licence qui n'est pas excusable, car _répondez_ eût donné une rime bien suffisante, maître Jehan n'étant pas très-difficile sur ce point.
NOTE 103, _pages_ 358-359.
Vers 15853-16033. M. Francisque Michel écrit: _avec qué_, qu'il traduit par: _avec lesquels_. Il eût bien dû traduire toute la phrase, tant qu'à faire, car cette version ne signifie absolument rien. La traduction, pour nous, doit être: «Mais aux auteurs prenez-vous-en qui ont écrit dans leurs livres les paroles que j'en ai dites et celles encore que j'en dirai, et qui ne sont pas non plus mensongères, si les hommes sages, qui firent les livres anciens, n'étaient pas eux-mêmes des imposteurs.»
NOTE 104, _pages_ 358-359.
Vers 15873-16053.
_Omne tulit punctum, qui miscuit utile dulci._ (Horace, _Art poétique_, vers 343.)
NOTE 105, _page_ 360.
Vers 15901. M. Francisque Michel traduit _fomes_ par _étions_, probablement pour _fûmes_. C'est une erreur: _fomes_ est ici pour _faimes, faisons._
[p.466] NOTE 106, _pages_ 364-365.
Vers 15943-16125. _Maçue, mace_. Bâton ayant le bout très-gros; c'est ce que les Latins appeloient _clava_. Philippe de Dreux, évêque de Beauvais, pour ne point répandre de sang humain à la bataille de Bovines, ne voulut combattre qu'avec une masse d'armes, dont il jetoit les ennemis par terre. Qu'on ne soit point surpris de voir un prélat les armes à la main. Du Tillet, _Recueil des Rois de France_, nous en apprend la raison:
«Les prélats pairs de France étoient, pour raison de leur pairie (chose temporelle), obligez servir et suivre, accompagnez leurs chevaliers les soldats, les Rois quand ils alloient à la guerre en personne.»
Wulson, dans sa _Science héroïque_, remarque que les ecclésiastiques qui alloient à la guerre, soit contre les infidèles ou contre les hérétiques, ne portoient aucuns glaives poignants et taillants; car l'Église, qui abhorre le sang, le leur défendoît, se contentant de la masse d'armes sans piquerons, avec laquelle ils assommoient les ennemis. (LANTIN DE DAMEREY.)
NOTE 107, _pages_ 364-365.
Vers 15965-16147. _Bière_, c'est le nom de la forêt de Fontainebleau, comme _Lége_ était le nom de la forêt d'Orléans.
Prière de se reporter à la note 50 pour tout ce passage.
[p.467] NOTE 108, _pages_ 366-367.
Vers 15982-16164. Renoart étoit fils d'Amaury de Baulande, comte de Narbonne, et frère de Guillaume au court nez, prince d'Orange. Il fit de grandes actions rapportées dans l'histoire de son père. Voyez le manuscrit 7565 de la Bibliothèque nationale.
Il fut surnommé au Tinel, parce qu'il savoit bien manier un bâton que l'on appeloit _tinel_, et ce bâton étoit ferré pas les deux bouts. (LANTIN DE DAMEREY et MÉON.)
NOTE 109, _page_ 369.
Vers 16216. _Aïmant, diamant_ ou _aimant, pierre d'aimant, minerai de fer_, dont une des propriétés est d'attirer le fer.
NOTE 110, _pages_ 372-373.
Vers 16081-16267. Le _vers bouton_ n'est pas le _bouton vert_, mais _vermeil_. Nous n'insisterons pas davantage sur cette comparaison. Nous dirons que _vers_ est mis ici pour _vairs_, bariolé, coloré, vermeil.
NOTE 111, _pages_ 374-375.
Vers 16107-16295. Nous avons traduit _délit_ par _désir_. La véritable traduction serait _plaisir_; mais comme dans la nomenclature des champions d'Amours se trouvait déjà _Déduit_ (plaisir d'Amour), que nous avions traduit _delit_ par _désir_, force nous fut de lui conserver ici son premier nom. Le lecteur peut, s'il le veut, en faire la substitution.
[p.468] NOTE 112, _pages_ 374-375.
Vers 16108-16296. _Bacheler_. C'est le nom qu'on donnoit au jeune écuyer qui recevoit la ceinture militaire et qui marchoit sous les ordres du chevalier banneret. Le bachelier étoit entre le chevalier et l'écuyer. Fauchet croit qu'il vient de _bas chevalier,_ dont il est l'abrégé, et que les jeunes gens qui se sentoient assez de force pour supporter la fatigue des armes prirent le nom de _bacheliers_, comme étant plus bas que les anciens hauts chevaliers. C'est ainsi que de Hault-Ber, grand noble, est dérivé le nom de _ber_, qui signifie _baron_.
On appeloit aussi _bachelier_ celui qui avoit vaincu un homme dans un tournoi la première fois qu'il s'étoit battu, parce qu'on lui donnoit une branche de laurier: _bacillus_ signifioit _bâton_, et la branche étoit regardée comme le bâton.
En Picardie, les jeunes gens à marier étoient nommés _bacheliers_; le nom des jeunes filles étoit _bachelette._ En Dauphiné, on appeloit les jeunes gens _bachelards. Bachelier_ ne se dit plus que dans les universités et dans la Sorbonne. (LANTIN DE DAMEREY.)
Nous tenons à reproduire toutes les notes de M. Lantin de Damerey, mais nous engageons le lecteur à se reporter au glossaire. Il verra que les étymologistes modernes ne partagent pas l'avis de M. Fauchet.
NOTE 113, _pages_ 378-379.
Vers 16161-16349. _Béril_. Pierre précieuse d'un vert pâle; c'étoit une des douze pierres qui ornoient le rational du grand-prêtre chez les Hébreux.
[p.469]Le Père Monnet, dans son _Dictionnaire_, prétend que le _béril_ n'étoit autre chose que le _diamant._
Pline, _Histoire naturelle_, livre 37, ch. 5, dit qu'on le taille à six angles, afin qu'il rende plus d'éclat, et il ajoute qu'il y a une pierre nommée _chrysobéril_, qui a la couleur de l'or: c'est à cette pierre que Juvénal a fait allusion.
_...................Et inæquales berillos_ _Vitro tenet phialas_ (Satyra V, carm. 38.)
Ce que Farnabe, son commentateur, explique ainsi: _aureas phialas asperas berillis sexangulâ formâ politis, ad splendoris repercussionem._
Properce a fait mention de cette pierre.
_Et solitum digito berillon addederat ignis._ (Eleg. VII, _ad Cynthiam_, lib. IV, carm. 9.)
NOTE 114, _pages_ 382-383.
Vers 16213-16403. Cacus, fils de Vulcain et, selon d'autres, d'Evandre. C'étoit un méchant garnement qui, ayant dérobé les bœufs d'Hercule, fut décelé par sa sœur, et tué ensuite par ce héros sur le mont Aventin. (LANTIN DE DAMEREY.)
NOTE 115, _pages_ 386-387.
Vers 16294-16488. Ce passage, assez obscur, a besoin de quelques mots d'explication. Nous prions le lecteur de se reporter à notre analyse détaillée. Le poète veut dire qu'Amour n'eût jamais accepté d'armistice si sa mère l'eût soutenu, et que les portiers [p.470]n'eussent jamais accordé de trève, s'ils avaient pu croire qu'elle fût violée si tôt, et eussent préféré continuer le combat. Et cependant, en accordant la trève, ils n'étaient pas sans concevoir un violent dépit. En un mot, l'Amant n'eût jamais abandonné le combat s'il eût senti son amante enflammée d'amour. De son côté, celle-ci n'eût jamais accordé de trève si elle eût pu penser que l'assaut recommençât presque aussitôt. Et cependant, en voyant son adorateur capituler, elle n'était pas sans en ressentir un cruel dépit. C'est la même idée développée tout au long dans les conseils d'Ami à l'Amant, pages 234 et suivantes, vol. II, vers 8003-8004.
Et sachiez que dolent seroient Si par tel deffense eschapoient, etc....
NOTE 116, _pages_ 388-389.
Vers 16324-16158. Je n'ai trouvé les quatre vers suivans que dans un manuscrit qui porte la date de 1330.
Mars estoit jà viex devenus, Et estoit frailes et chenus; Por ce de soi l'ot estrangié, Qu'il estoit moult afoibloié. (MÉON.)
Vénus, elle, ne vieillit jamais. (P.M.)
NOTE 117, _pages_ 396-397.
Vers 16429-16627. _Landon_, billot, bâton que l'on attachait au collier des chiens pour les empêcher d'entrer dans les vignes, gâter les ceps.
[p.471]Comme _landon_ n'est pris ici que pour signifier un objet de nulle valeur, le lecteur nous pardonnera d'avoir employé le mot _lardon_. Nous aurions pu aussi bien traduire _bâton_.
NOTE 118, _pages_ 398-399.
Vers 16469-16667. _Refuséices_. M. Francisque Michel traduit par _très-serrées_. C'est ce qu'on appelle une traduction libre. Il eût bien dû signaler l'étymologie. Il ne s'est pas aperçu que cette épithète était allégorique.
NOTE 119, _page_ 400.
Vers 16510. _Tuit_ était autrefois le sujet, _tous_ le régime. En conséquence, il faudrait ici _tous_. M. Francisque Michel a été bien inspiré en écrivant _tous._ Mais, fidèle à notre principe, nous conservons le texte de Méon, en nous contentant de signaler l'erreur.
NOTE 120, _pages_ 404-405.
Vers 16543-16743. Ce colloque est obscur:
Lors font en l'ost le serement,
se rapporte ici à tous les assistants, Vénus, Amour et les barons, et cependant les deux derniers vers ne semblent désigner que les deux premiers personnages. Cette fin, somme toute, est assez mal agencée.
TABLE DES MATIÈRES.
CHAPITRE LVI.--_Du vers_ 10399 _au vers_ 10662. 2
Comment l'Amant trouva Richesce Gardant le sentier et l'adresse Par lequel prennent le chastel Amans qui assez ont chastel.
CHAPITRE LVII.--_Du vers_ 10663 _au vers_ 10764. 20
Cy dit l'Amant d'Amours, comment Il vint à lui legierement Pour lui oster sa grant douleur, Et lui pardonna sa foleur Qu'il fist quant escouta Raison, Dont il l'appela Sans-Raison.
CHAPITRE LVIII.--_Du vers_ 10765 _au vers_ 10806. 26
Comment l'Amant, sans plus attendre, Veult à Amours sa leçon rendre.
CHAPITRE LIX.--_Du vers_ 10807 _au vers_ 10864. 32
Comment Amours le bel et gent Mande par ses lettres sa gent, Et les baille à un messagier Qui les prent sans faire dangier.
CHAPITRE LX.--_Du vers_ 10865 _au vers_ 11312. 36
Comment Amours dist à son ost Qu'il veult faire ung assault tantost Au chastel, et que c'est son vueil Pour hors en mettre Bel-Acueil.
CHAPITRE LXI.--_Du vers_ 11313 _au vers_ 11576. 64
Comment le dieu d'Amours retient Faulx-Semblant, qui ses homs devient, Dont ses gens sont joyeulx et baulx, Quant il le fait roy des Ribaulx.
CHAPITRE LXII.--_Du vers_ 11577 _au vers_ 11984. 82
Comment le traistre Faulx-Semblant Si va les cuers des gens emblant, Pour ses vestemens noirs et gris, Et pour son viz pasle, amaisgris.
CHAPITRE LXIII.--_Du vers_ 11985 _au vers_ 12592. 108
Faulx-Semblant dit cy vérité De tous cas de mendicité.
CHAPITRE LXIV.--_Du vers_ 12593 _au vers_ 12666. 148
Comment Faulx-Semblant cy sermone De ses habitz, et puis s'en torne, Luy et Abstinence-Contrainte, Vers Male-Bouche, tout par feinte.
CHAPITRE LXV.--_Du vers_ 12667 _au vers_ 12746. 152
Com Faulx-Semblant et Abstinence Pour l'Amant s'en vont sans doubtance Saluer le faulx Male-Bouche Qui des bons souvent dit reprouche.
CHAPITRE LXVI.--_Du vers_ 12747 _au vers_ 12846. 158
Comment Abstinence reprouche Les paroles à Male-Bouche.
CHAPITRE LXVII.--_Du vers_ 12847 _au vers_ 12932 164
Comment Malle-Bouche escouta Faux-Semblant, qui tost le mata.
CHAPITRE LXVIII.--_Du vers_ 12933 _au vers_ 12956. 170
Comment la langue fut coupée, D'un rasouer, non pas d'une espée, Par Faulx-Semblant à Male-Bouche, Dont il cheut mort comme une souche.
CHAPITRE LXIX.--_Du vers_ 12957 _au vers_ 13164. 172
Comment Faulx-Semblant, qui conforte Maint Amant, passa tost la porte Du chastel, avecques sa mie, Aussi Largesse et Courtoisie.
CHAPITRE LXX.--_Du vers_ 13165 _au vers_ 13310. 188
Comment la Vieille à Bel-Acueil, Pour le consoler en son dueil, Luy dist de l'Amant tout le fait, Et le grant dueil que pour luy fait.
CHAPITRE LXXI.--_Du vers_ 13311 _au vers_ 13598. 198
Comment, tout par l'enhortement De la Vieille, joyeusement Bel-Acueil receut le chappel, Pour erres de vendre sa pel.
CHAPITRE LXXII.--_Du vers_ 13599 _au vers_ 13765. 216
Comment la Vieille sans tançon, Lyt à Bel-Acueil sa leçon, Laquelle enseigne bien les fames Qui sont dignes de tous diffames.
CHAPITRE LXXIII.--_Du vers_ 13766 _au vers_ 14444. 226
Comment la Royne de Cartage Dido, par le vilain oultrage Qu'Eneas son amy luy fist, De son espée tost s'occist; Et comment Philis se pendit, Pour son amy qu'elle attendit.
CHAPITRE LXXIV.--_Du vers_ 14445 _au vers_ 14542. 268
Comment Vulcanus espia Sa femme, et moult fort la lia D'un laz avec Mars, ce me semble, Quant couchiés les trouva ensemble.
CHAPITRE LXXV.--_Du vers_ 14543 _au vers_ 15307. 274
Cy nous est donné par droicture Exemple du povoir Nature.
CHAPITRE LXXVI.--_Du vers_ 15308 _au vers_ 15378. 322
Comment la Vieille la maniere D'entrer au Fort par l'huys derriere Enseigna l'Amant à bas ton, Par ses promesses, sans nul don; Et l'instruisit si sagement, Qu'il y entra secretement.
CHAPITRE LXXVII.--_Du vers_ 15379 _au vers_ 15428. 326
Comment l'Amant en la chambrette De la tour, qui estoit secrette, Trouva par Semblant Bel-Acueil Tout prest d'acomplir tout son vueil.
CHAPITRE LXXVIII.--_Du vers_ 15429 _au vers_ 15558. 330
Comment l'Amant se voulut joindre Au Rosier pour la Rose attaindre; Mais Dangier, qui bien l'espia Lourdement et hault s'escria.
CHAPITRE LXXIX.--_Du vers_ 15559 _au vers_ 15698. 338
Comment Paour, Honte et Dangier Prindrent l'Amant à ledengier, Et le batirent rudement, Leur criant merci humblement.
CHAPITRE LXXX.--_Du vers_ 15699 _au vers_ 15758. 348
Comment tous les barons de l'ost Si vindrent secourir tantost L'Amant, que les Portiers battoyent Si fort, qu'irés ils l'estrangloyent.
CHAPITRE LXXXI--_Du vers_ 15759 _au vers_ 15786. 352
Comment l'Acteur muë propos Pour son honneur et son bon loz Garder, en priant qu'il soit quictes Des paroles qu'il a cy dictes.
CHAPITRE LXXXII--_Du vers_ 15787 _au vers_ 15824. 354
Cy dit par bonne entencion L'Acteur son excusacion.
CHAPITRE LXXXIII.--_Du vers_ 15825 _au vers_ 15934. 356
Comment l'Acteur moult humblement S'excuse aux dames du Rommant.
CHAPITRE LXXXIV.--_Du vers_ 15935 _au vers_ 16146. 362
Cy reprent son propos sans faille L'Acteur, et vient à la bataille Où dame Franchise combat Contre Dangier qui fort la bat.
CHAPITRE LXXXV.--_Du vers_ 16147 _au vers_ 16247. 378
Comment Bien-Celer si surmonte En soy combatant dame Honte: Et puis Paour et Hardement Se combatent moult fierement.
CHAPITRE LXXXVI.--_Du vers_ 16248 _au vers_ 16302. 384
Comment Paour et Seureté Ont par bataille fort heurté, Et les autres pareillement S'entreheurtent subtilement.
CHAPITRE LXXXVII.--_Du vers_ 16302 _au vers_ 16346. 388
Comment les messagiers de l'ost D'Amours, chascun de cuers devost, Vindrent à Venus, pour secours Avoir en l'ost au dieu d'Amours.
CHAPITRE LXXXVIII.--_Du vers_ 16347 _au vers_ 16430. 390
Comment Venus à Adonis, Qui estoit sur tous ses amis, Deffendoit qu'en nulle maniere N'allast chasser à beste fiere.
CHAPITRE LXXXIX.--_Du vers_ 16431 _au vers_ 16456. 396
Comment huit jeunes colombeaux En ung char qui fut riche et beaux, Mainent Venus en l'ost d'Amours, Pour luy faire hatif secours.
CHAPITRE XC.--_Du vers_ 16457 _au vers_ 16542. 398
C'est l'assault devant le chastel, Si grant que pieça n'y eut tel: Mais Amours, ne sa compaignie A ceste foys ne l'eurent mie; Car ceulx de dedans résistance Luy firent par leur grant puissance.
NOTES
FIN DU TOME TROISIÈME