Le roman d'un jeune homme pauvre (Play)
Chapter 68
MAXIME, M. LAROQUE, MARGUERITE.
MONSIEUR LAROQUE, d'une voix suppliante.
Monsieur le marquis, pardonnez-moi!
MARGUERITE, à part.
Ciel! (Maxime, glacé d'effroi, reste immobile et muet.)
MONSIEUR LAROQUE, avançant de deux pas vers Maxime, avec une solennité de spectre.
Monsieur le marquis, pardonnez-moi!
MARGUERITE, avec terreur.
Mon Dieu! que dit-il?
MAXIME, comprenant tout à coup marche sur le vieillard, et s'arrêtant devant lui, il lève une main sur sa tête.
Soyez en paix, Monsieur, je vous pardonne! (Le visage du vieillard exprime soudain une joie exaltée. Il chancelle. -- Maxime le soutient.)
MARGUERITE, accourant à Maxime.1 [1. Maxime, Laroque, Marguerite.]
Monsieur, que signifie cela? Parlez! Dites! Vous connaissez quelque secret terrible!
MAXIME.
Moi! Aucun... je me prête à son délire, voilà tout.
MARGUERITE.
Mon père... mon père chéri... parlez... parlez encore... je vous en supplie... Vous avez quelque pensée... quelque souvenir qui vous tourmente... n'est-ce pas? n'est-ce pas? dites... mon père... parlez... au nom du ciel... au nom du Dieu de miséricorde! (Le vieillard entr'ouvre les lèvres comme pour parler. Marguerite écoute avec angoisse. Tout à coup, il étend les bras, pousse un soupir profond et retombe sans mouvement dans le fauteuil.)
MARGUERITE, poussant un cri.
Ah! ma mère! (Elle tombe à genoux.)