Le roman d'un jeune homme pauvre (Play)

Chapter 57

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BEVALLAN, en grande toilette, ALAIN.

BEVALLAN, entrant.

Tout est prêt, n'est-ce pas? La table ici... bien! Et les fauteuils pour ces dames, c'est très-bien... Le notaire est arrivé?

ALAIN.

Oui, Monsieur. Il se promène là, devant, avec M. Maxime.

BEVALLAN.

Bien! bravo! Ah çà, Alain, faites-moi boire ces braves gens-là jusqu'à ce que mort s'ensuive!... et grisez l'orchestre, surtout, entièrement... Et puis, vous connaissez le programme... à neuf heures précises, la signature du contrat... et le feu d'artifice sur la pelouse...

ALAIN. Mais, Monsieur, j'ai réfléchi à une chose, si M. Laroque demande ce qui se passe?

BEVALLAN, baissant la voix.

Comment? Est-ce qu'il entend?

ALAIN.

Il entend ferme, Monsieur... mais si ça fait trop de bruit...

BEVALLAN.

Ah! diable!... Eh bien, mais supprimez les pétards! Ah! Alain, quand ces dames seront descendues, vous introduirez cette députation villageoise... mais les femmes seulement, vous entendez? Nous n'avons pas besoin de figures de sauvages ici... Les femmes seulement, et les plus jeunes. Dans une fête, il faut que tout soit gracieux... Alain!

ALAIN.

Monsieur!

BEVALLAN.

Supprimez les pétards, c'est convenu!

ALAIN.

Oui, Monsieur. (Comme Alain se retire, mademoiselle Hélouin entre.)

BEVALLAN.

Ah! diantre!... (Il chantonne et cherche à s'esquiver.)