Le roman d'un jeune homme pauvre (Play)
Chapter 39
LAUBEPIN, MAXIME.
LAUBEPIN, à part.
Maxime ne veut rien dire, il me semble que tout va mal... (Haut.) Ah çà, Maxime, que se passe-t-il donc ici?
MAXIME.
Mon ami!... je vous écrivais hier une lettre... que votre arrivée me dispense d'achever... Je vous disais que ma situation dans cette maison n'était pas sans quelque amertume... Vous avez pu en juger vous-même. Je vous supplie, mon ami, de me tirer d'ici, le plus tôt que vous pourrez.
LAUBEPIN.
Ah! Eh bien, mon enfant, j'essaierai.
MAXIME.
Je vous en prie; allons, je vous dis adieu, puisque vous partez, Laubépin. Moi-même, je suis attendu à Elven, pour une coupe de bois.
LAUBEPIN.
A Elven... mais, c'est sur ma route... j'ai une voiture... je puis vous conduire...
MAXIME.
Bravo! Ah! mais, comment reviendrais-je?
LAUBEPIN.
C'est juste!
MAXIME.
Ma foi, je le regrette, et d'autant plus qu'il y a là, à peu de distance... dans les bois... des ruines superbes, dit-on; nous aurions vu cela ensemble... Enfin, que voulez-vous! Allons, adieu, mon ami, et pensez à moi. (Marguerite revient par la gauche, les observant.)
LAUBEPIN.
Adieu, Maxime. (Maxime salue Marguerite et sort.)