Part 47
[428: Voir GUILLON.]
[429: Voir GUILLON et les _Complots de Saumur_.]
[430: _Ibid._, p. 274 et suiv.]
[431: Il devait racheter ses erreurs par sa conduite héroïque en Grèce contre les Turcs.--Voir GUILLON, p. 340.]
[432: Préface du _Fils de l'Homme_. Bruxelles, Wahlen et Cie, 1829.]
[433: Voir le _Procès du «Fils de l'Homme»_, chez Denain, 1829, in-8°.]
[434: Barthélémy avait alors trente-quatre ans.]
[435: _Correspondance de Marie-Louise_, 12 janvier 1830.]
[436: 31 janvier.--_Lettres intimes._]
[437: Voir du docteur Herrmann ROLLET, la _Neue Beitrage zur Chronik der Stadt Baden bei Wien (VII Theil) Verlag von P. Schütze_, 1894, p. 78 à 80.]
[438: Prokesch fut plus tard attaché à l'ambassade d'Autriche à Rome, puis devint ministre plénipotentiaire à Athènes, feld-maréchal et membre du Conseil privé de l'Empereur, ambassadeur à Berlin, membre de l'Académie des sciences de Vienne. Son intelligence, sa droiture, sa vigueur et son activité méritaient de tels honneurs.--M. G. Valbert a dit qu'il était un élève du prince de Metternich, «qui l'avait formé, façonné et nourri du lait de sa sagesse». (_Revue des Deux-Mondes_ du 1er novembre 1896). Ce que j'en sais me donne à croire qu'il avait certaines idées de Metternich, mais qu'il s'était formé lui-même.]
[439: _Mes relations avec le duc de Reichstadt._--_Mémoire_ du comte de P. O., traduit par son fils et extrait du ler volume des _Œuvres posthumes_, chez E. Plon, 1878, 1 vol. in-18.]
[440: Dans cette rencontre heureuse se réalisait la parole du noble Henri Perreyve qui, frappé avant l'heure, eut cependant la joie de compter des amitiés précieuses: «La Providence a fait certaines âmes avec certaines ressemblances qui forcent ces âmes, quand elles se rencontrent, à se regarder, à se reconnaître et à s'aimer.»]
[441: Voy. MONTBEL, _Récit de Prokesch-Osten_.]
[442: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt_, Stuttgart, 1878.]
[443: Conversation de M. de Prokesch avec Montbel, p. 166.--_Le duc de Reichstadt_.]
[444: «La France et l'Autriche, dit-il plus tard au duc de Raguse, pouvaient un jour être alliées et leurs armées combattre l'une à côté de l'autre. Ce n'est pas contre la France que je puis et dois faire la guerre. Un ordre de mon père l'a défendu, et jamais je ne l'enfreindrai. Mon cœur me le défend aussi, de même qu'une bonne et sage politique.» (_Mémoires de Marmont_, t. VIII.)]
[445: MONTBEL, p. 152.--Voir aussi PROKESCH-OSTEN.]
[446: Il ne faut pas oublier que le prince Eugène de Savoie-Carignan avait demandé à Louis XIV de servir la France. Après le refus du Roi, il s'offrit en 1683 à l'Autriche, qui eut l'intelligence de l'accepter. Des 1687, il était feld-maréchal général, puis président du conseil aulique de la guerre. Plus tard, Louis XIV lui fit offrir inutilement le bâton de maréchal. Ses victoires à Zentha, Carpi, Chiari, Luzzara, Hochstedt, Oudenarde, Malplaquet, Peterwardein, Belgrade, sont assez connues. Il rencontra dans le maréchal de Villars un adversaire redoutable. Le prince Eugène, dont l'audace et le coup d'œil sont demeurés légendaires, était un de ces guerriers qui devaient passionner la nature ardente et chevaleresque du fils de Napoléon.]
[447: _Mémoire de Prokesch-Osten_, p. 22, et MONTBEL, p. 168.]
[448: Les bruits les plus mensongers coururent sur lui. On en trouvera un exemple dans une _Pièce historique sur le roi de Rome_, 1830, in-8°.]
[449: _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt par un de ses amis_, traduite de l'allemand par Bastien (de Luisbourg en Wurtemberg), Paris, 1833, in-8°.]
[450: Voir la _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt par un de ses amis_.]
[451: «Dans chaque science l'histoire était pour lui la partie la plus essentielle, et son impatience l'entraînait du sujet de la science à l'esprit de cette science. L'histoire n'était pas seulement pour lui la science des faits, mais celle de l'esprit, des peuples et des individus.» (_Lettre sur la mort du duc de Reichstadt._)]
[452: «La guerre est une institution de Dieu. En elle les plus nobles vertus trouvent leur épanouissement. Sans la guerre, le monde se perdrait dans le matérialisme.» Le feld-maréchal de Moltke, qui a dit cela, s'inspirait de la parole saisissante de J. de Maistre: «Lorsque l'âme humaine a perdu son ressort par la mollesse, l'incrédulité et les vices gangreneux qui sont l'excès de la civilisation, elle ne peut être retrempée que dans le sang.»]
[453: _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt._]
[454: Après avoir quitté le service militaire en 1800, le comte de Dietrichstein s'était adonné aux lettres. Chambellan, puis conseiller intime de l'Empereur, intendant de la chapelle de la Cour, chargé de la direction des théâtres, il avait renoncé en 1826 à ces diverses fonctions pour devenir directeur de la Bibliothèque impériale. Le comte de Dietrichstein se sépara du duc de Reichstadt au mois de mai 1832 et fut nommé, en récompense de ses bons services, grand-croix de l'ordre de Léopold.]
[455: _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt._]
[456: Voir _Mémoire de Prokesch_.]
[457: Voir _Napoléon et Alexandre Ier_, par le comte Albert VANDAL, t. III.--Voir une note sur _Caulaincourt et Napoléon_, publiée par moi dans la _Revue des Études historiques_, 1896, fasc. I.]
[458: Vers la fin de l'année 1831, les chefs de l'insurrection polonaise, qui avaient pensé au fils de Napoléon, se tournèrent vers son cousin, Louis-Napoléon, celui qui devait être Napoléon III, et lui offrirent le commandement de leur légion. Le prince acceptait et allait partir, quand il apprit la défaite de Varsovie.]
[459: «On a agi sagement, dit peu de temps après le duc à Prokesch. Que pouvait avoir à faire avec moi l'ambassadeur extraordinaire de Louis-Philippe? Voulait-il me demander mon adhésion à ce qui vient de se passer en France?»]
[460: _Mes relations avec le duc de Reichstadt_, p. 46 et 153.]
[461: _Mémoires de Metternich_, t. V, p. 161.]
[462: D'après le maréchal de Castellane, François II aurait dit au général Belliard: «Charles X a mérité son sort, puisqu'il a manqué à sa parole. _Le petit Napoléon est un jeune homme distingué_. Je sais bien que je pourrais, avec lui, faire du mal au roi Louis-Philippe, mais pareille chose est loin de ma pensée. Je l'ai élevé comme étranger à la France.» (5 novembre 1830.--_Journal du maréchal_, t. II.) Ces affirmations, faites sur ce ton, paraissent peu exactes.]
[463: Voir, pour plus de détails, le 1er volume de l'ouvrage de M. Thirria: _Napoléon III avant l'Empire_.--Librairie Plon.]
[464: La Russie l'y eût aidé, car elle ne s'en cachait pas, vis-à-vis des autres puissances. Ainsi, Nesselrode avait écrit à Matusiewicz, le 19 octobre, que l'Empereur aurait vivement désiré que le cabinet de Londres se fût trouvé à même de déployer, dès à présent, des forces importantes pour concourir avec ses alliés à maintenir une combinaison à laquelle il avait si puissamment contribué en 1814 et en 1815.--Dans ses _Mémoires_ récemment publiés, Nicolas Ier appelle la révolution de Juillet «l'infâme Révolution».]
[465: Metternich la lui avait fait attendre et s'en était même vanté auprès de Nesselrode. (_Mémoires_, t. V.)]
[466: Metternich l'avait écrit à Appony, le 12 septembre: «Rien de ce qui, dans ce moment, existe en France, ne pourra se soutenir.»]
[467: Voir PROKESCH-OSTEN.]
[468: Gentz avait dit à Protesch que l'avènement du duc de Reichstadt à l'Empire serait une chose désirable pour l'Autriche, mais il avait aussitôt ajouté que jamais M. de Metternich n'y consentirait, car il redoutait avec lui une guerre générale.]
[469: _Mémoires de Metternich_, t. V, p. 159.]
[470: Le 18 septembre 1830, le prince Joseph avait également adressé à la Chambre des députés une lettre où il blâmait le choix du duc d'Orléans pour souverain et où il revendiquait les droits de Napoléon II. «J'ai des données positives, affirmait-il, pour savoir que Napoléon II serait digne de la France... Le fils de cet homme de la Nation peut seul réunir tous les partis dans une constitution vraiment libérale et conserver la tranquillité de l'Europe.» Aucune suite ne fut donnée à cette lettre.]
[471: _Histoire de Dix ans_, t. V.--Louis Blanc parle aussi d'une offre de cinq millions faite à Lafayette de la part du prince Eugène, pour couvrir les premiers frais d'une révolution en faveur du frère de la reine Hortense. Je n'ai pu approfondir cette assertion, qui semble très contestable.]
[472: Le duc écrivait de Presbourg à son ami Prokesch que le séjour de cette ville était très brillant et que ce n'étaient que fêtes, parades et réceptions. «Mais je puis pourtant, ajoutait-il, vouer deux ou trois heures à la lecture.»]
[473: Voir PROKESCH-OSTEN.--Metternich était alors très préoccupé de la politique de Louis-Philippe. Il déclarait à Esterhazy que jamais François II n'admettrait le principe de non-intervention proclamé par la France en face de la propagande révolutionnaire. Il redoutait, ailleurs qu'en Belgique, l'imitation de ce qui venait de se passer en France.]
[474: Voir _Mémoires de Metternich_, t. V.]
[475: «Son esprit, plus ardent que jamais, dévorait tout ce que disaient l'estime, la haine et la passion contre ou pour le puissant César, dans des milliers de livres ou de journaux.» (_Lettre sur la mort du duc de Reichstadt._)]
[476: _Ibid._]
[477: Lors du procès des ministres, les bonapartistes invitèrent le prince Napoléon-Louis, fils aîné de Louis Bonaparte, à venir à Paris seconder la cause de Napoléon II. Il répondit alors que le peuple était le seul maître de ses actes et que du moment qu'il avait accepté ce nouveau souverain, il n'avait pas à intervenir.]
[478: Prokesch apprit, après la mort du prince, à M. de Metternich, l'affaire de la comtesse Camerata et la façon dont il croyait la police au courant de tout. Le prince appela aussitôt dans son cabinet le comte Sedlnizky, ministre de la police, et fit raconter une seconde fois par Prokesch tous les détails de cette affaire. «Je vis peint dans les traits du comte, dit Prokesch, un étonnement qui ne fit qu'augmenter, si bien qu'il finit par me dire: «Je ne savais pas un mot de toute cette affaire!» (_Mes relations avec le duc de Reichstadt_, p. 152.)]
[479: Metternich venait d'écrire à Trautmannsdorf, à Berlin, que François II était disposé à accorder un asile à Charles X, mais qu'il lui fallait «l'assentiment des cours alliées». Et, cependant, il disait ailleurs que des Chambres séditieuses avaient proclamé Louis-Philippe au mépris de tous les droits!]
[480: Dès l'arrivée du maréchal Maison à Vienne, M. de Metternich, s'entretenant avec lui de la situation de l'Europe, dit «qu'il préférerait avoir pour voisine une Pologne bienveillante et amie qu'une Russie envieuse et envahissante.» À Trautmannsdorf il disait, au contraire, que «le royaume de Pologne depuis sa création avait eu à ses yeux la valeur d'un magasin à poudre». Le prince de Talleyrand, de son côté, croyait que l'Angleterre et la France pourraient faire tourner les derniers événements de la Pologne à l'avantage de l'Europe et constituer un royaume de Pologne comme la meilleure barrière contre les envahissements de la Russie. (_Mémoires_, t. III.)]
[481: Conversant un jour avec M. de Rayneval, au mois de juin 1830, M. de Metternich avait dit que Marie-Thérèse et le prince de Kaunitz avaient été forcés d'accepter le désastreux partage de la Pologne, à cause des intrigues et de l'ambition de Frédéric II et de Catherine. «Si le prince de Metternich, dit-il, avait été en 1772 ce qu'il est en 1830, l'Autriche eût resserré l'alliance de 1756, l'Angleterre s'y serait adjointe, et la Pologne, ce boulevard de l'Europe, eût été sauvée.» Enfin, dans un entretien confidentiel avec le maréchal Maison, en octobre 1831, M. de Metternich s'était laissé aller à regretter le partage de 1772 et avait dit que _Marie-Thérèse avait été contrainte d'accepter une part de ce pays «pour éviter de plus grands maux»_. (_Documents inédits._) Cela rappelle le mot connu: «Elle pleurait, mais elle prenait toujours.» (Voir à ce sujet _la Question d'Orient au XVIIIe siècle_, par M. Albert SOREL, pages 218, 253, 274.)]
[482: En 1831, il devait passer au régiment de Wasa et, en 1832, être nommé colonel en second de ce même régiment.]
[483: Voir PROKESCH-OSTEN, p. 76.]
[484: Il s'agissait de Maximilien-Joseph, fils cadet du prince Eugène, qui avait pris le titre de duc de Leuchtenberg.]
[485: _Mémoires_, t. V.]
[486: _Ibid._]
[487: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]
[488: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]
[489: _Mémoires de Marmont_, t. VIII.]
[490: Il avait eu la même attitude vis-à-vis de Napoléon, dans les affaires de grand litige. (Voir le _Duc d'Enghien_ et le _Divorce de Napoléon_, _passim_.)]
[491: _Documents inédits._]
[492: Voir _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt_.]
[493: _Mémoires de Pasquier_, t. II.]
[494: La reproduction de ce portrait figure dans les Mémoires de Marmont. Le duc est représenté assis, contemplant le buste de Napoléon.]
[495: _Documents inédits._]
[496: _Ibid._]
[497: Voir PROKESCH-OSTEN.]
[498: _Documents inédits._]
[499: Charles-Louis Napoléon et Louis Napoléon avaient été organiser la défense des révoltés italiens depuis Foligno jusqu'à Civitta Castellana. Cédant aux instances de Louis Bonaparte et de la reine Hortense, ils revinrent à Bologne, espérant que le gouvernement français ferait quelque chose en faveur des insurgés. Le prince Charles-Louis succomba le 17 mars à Forli, et le prince Louis-Napoléon se réfugia à Ancône, d'où il s'échappa difficilement pour gagner l'Angleterre et revenir en Suisse.]
[500: _Documents inédits._]
[501: _Ibid._]
[502: On a parlé de relations intimes du duc avec l'infant don Miguel, de 1824 à 1827. Ces relations se sont bornées à quelques visites banales. Le caractère ignoble de don Miguel ne pouvait avoir la moindre affinité avec la nature délicate du fils de Napoléon.]
[503: _Journal du maréchal de Castellane_, t. II.]
[504: Les romanciers et les auteurs dramatiques les ont exploités, à commencer par Alexandre Dumas dans les _Mohicans de Paris_.]
[505: Dans son rapport au Roi, Casimir Périer avait dit que l'histoire ne séparerait pas le nom du grand capitaine, dont le génie avait présidé aux victoires de nos légions, du monarque habile qui avait fait succéder l'ordre à l'anarchie, rendu aux cultes leurs autels et donné à la société un Code immortel.]
[506: _Mémoires de Talleyrand_, tome IV. On voit que ce renseignement était fondé.--«La personne du jeune Napoléon a été entre les mains de l'Autriche tour à tour un objet de terreur pour elle-même et un épouvantail pour la France et la Restauration.» Le _Constitutionnel_, qui écrivait ces lignes en 1832, aurait pu ajouter: «et pour la monarchie de Juillet».]
[507: _Mémoires de Talleyrand_, tome IV.]
[508: _Ibid._]
[509: Voir l'_Histoire de la monarchie de Juillet_, tome I, p. 445.--Voir aussi THIRRIA, _Napoléon III avant l'Empire_, tome I, p. 24 à 27.--Librairie Plon.]
[510: La reproduction qu'on en a faite montre un crayon sûr et énergique.]
[511: C'est ce que rapporte le docteur Herrmann Rollet, qui a été témoin de ce fait. (_Neue Beiträge zur Chronik der Stadt Baden._)]
[512: Voir les _Rapports du docteur Malfatti_, publiés par M. DE MONTBEL.]
[513: À la princesse de Lieven, qui appellera devant lui le gouvernement de Juillet «une flagrante usurpation», Talleyrand aura l'esprit de répondre: «Vous avez raison, madame. Seulement, ce qui est à regretter, c'est qu'elle n'ait pas eu lieu quinze ans plus tôt, comme le désirait et le voulait l'empereur Alexandre, votre maître!»]
[514: _Histoire de la monarchie de Juillet_, t. I, p. 448, 449.]
[515: Elle a été publiée récemment dans la _Correspondance de Victor Hugo_, chez Calmann Levy, 1 vol. in-8°, 1896.]
[516: Voir PROKESCH-OSTEN.]
[517: 28 mars 1831. (_Mémoires_, t. IV.)]
[518: Voy. PROKESCH-OSTEN, p. 127.]
[519: C'est ce qui a fait dire que l'Empereur et Metternich avaient, «par un machiavélisme infernal», ouvert au jeune adolescent les coulisses de l'Opéra. M. Émile Dard, dans une excellente étude sur _Le duc de Reichstadt_ (_Annales de l'École des sciences politiques_, 15 mai 1896), a cru pouvoir dire que ce point était particulièrement obscur. Il ne l'est pas. C'est une légende qu'il faut écarter avec mépris.]
[520: Fanny Essler a déclaré à ses intimes qu'elle n'avait jamais vu le duc de Reichstadt. Cette danseuse, très courtisée, avait une figure plus spirituelle que jolie.]
[521: Il paraît que Gentz avait un cabinet de lecture dans l'hôtel de Fanny Essler... On sait que le publiciste était follement épris de la danseuse.]
[522: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]
[523: Il s'agissait du discours prononcé le 3 octobre 1831 à la Chambre des députés, par M. Thiers, sur le projet de loi relatif à la modification de l'art. 23 de la charte sur l'hérédité de la pairie. L'orateur avait examiné trois formes de gouvernement: «le monarchique, l'aristocratique, le démocratique». Suivant lui, la monarchie périssait par la démocratie, la démocratie par l'anarchie, l'anarchie par le despotisme. Il voulait composer la monarchie représentative de royauté, d'aristocratie et de démocratie. La royauté délivrait la société des troubles de la République; la démocratie appelait l'élite de la nation à délibérer sur les intérêts du pays; l'aristocratie était nécessaire pour servir d'intermédiaire entre la royauté et la démocratie. Une seconde Chambre présentait toujours de grands avantages, quelle que fût la Constitution. Il fallait une Chambre héréditaire, car l'hérédité reposait sur l'utilité nationale. Cette aristocratie parlementaire possédait seule les traditions. La Chambre élective restait la Chambre de l'ambition, mais la Chambre haute, placée dans une sphère plus sereine, ne dépendait pas des caprices électoraux.]
[524: Un jour seulement il se laissa emmener à l'Opéra, mais le lendemain il écrivit à Prokesch que la conversation de son ami lui eût été plus chère que l'audition de la plus harmonieuse des musiques.]
[525: C'était une réponse au prince Louis-Napoléon, qui avait sollicité l'autorisation de revenir en France, ainsi qu'une menace adressée aux partisans de Napoléon II.]
[526: _De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille._ Paris, Le Normant, in-8°, 1831.]
[527: La brochure de Chateaubriand suscita les _Observations d'un patriote_, attribuées à Louis BELMONTET. L'auteur disait qu'à la chute de Charles X, Napoléon II aurait eu toute la France pour lui. Belmontet défendait avec animation le patriotisme du fils de l'Empereur.]
[528: Voir, dans la brochure _Sur le bannissement de Charles X_ (octobre 1831), les services rendus par Chateaubriand au cardinal Fesch et à Jérôme en 1829 (p. 129 à 134).]
[529: Nul écrivain n'a plus éloquemment parlé de l'honneur français: «Dans ce pays, a-t-il dit, l'honneur est pour ainsi dire autochtone, inhérent au sol.»]
[530: «Je me trouvai, dit le docteur Herrmann-Rollet, sur la _Josephplatz_, au moment où, en commandant son régiment qui devait escorter le convoi d'un général, il n'eut plus la force d'émettre aucun son et dut renoncer, en pleurant de dépit, à ordonner les mouvements.»]
[531: 10 janvier 1832.--_Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]
[532: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]
[533: 19 janvier 1832.]
[534: _Mémoires de Metternich_, t. V.--_Journal de la princesse Mélanie._]
[535: Voir PROKESCH-OSTEN.]
[536: 18 mars 1832. _Archiv fur Œsterreichiche Geschichte_, t. LXXXVI.]
[537: «Dans la situation où se trouvait le duc de Reichstadt, dit le docteur Malfatti pour excuser le chancelier d'Autriche, on ne crut pas devoir répondre à cette demande, qui fut inutilement renouvelée.»]
[538: Le 20 avril, la princesse Mélanie, la troisième femme du prince de Metternich, écrivait dans son _Journal_ ces quelques lignes: «L'Empereur dit à Clément qu'il avait réuni des médecins en consultation pour se prononcer sur l'état du duc de Reichstadt et que tous avaient déclaré que la situation du malade leur paraissait désespérée. Il crache déjà des morceaux de poumon et n'a plus que quelques mois à vivre. Que la volonté du Ciel s'accomplisse! Quoi qu'il en soit, nous trouvons fort triste la destinée de ce prince, qui ne manque ni d'esprit, ni de talent, ni de génie.»]
[539: _Correspondance de Marie-Louise_, p. 298.]
[540: _Ibid._, p. 299.]
[541: Il a été commencé sous l'empereur Mathias comme chalet de chasse et terminé sous Marie-Thérèse en 1775. On l'a revêtu d'un affreux badigeonnage d'un jaune criard, et l'on a peint toutes les persiennes en vert cru. Ces couleurs enlèvent toute majesté aux constructions, qui sont d'ailleurs assez disparates.]
[542: On lit sur le fronton de cet édifice peu artistique: «JOSEPHO II AUGUSTO ET MARIÆ THERESIÆ AUGUSTÆ IMPERANTIBUS ERECTUM MDCCLXXV.»]
[543: Note du docteur Malfatti sur le traitement du prince.]
[544: Un étranger de passage, qui l'aperçut une fois dans ce jardin, le vit assis dans un grand fauteuil, enveloppé dans une robe de chambre à raies blanches et rouges, avec un pantalon blanc et un bonnet à la grecque d'où s'échappaient des boucles blondes. Sa figure était d'une pâleur de cire. Le prélat de la Cour lui faisait la lecture.]
[545: C'est l'empereur actuel d'Autriche, François-Joseph Ier, qui gouverne l'Autriche depuis 1848. Il est né le 18 août 1830 à Schœnbrunn.]
[546: «Il était si faible, disait le _Times_, qu'il lui fallait le sein d'une femme pour prendre quelque nourriture.»--«Le lait d'une nourrice qui lui a été ordonné, disait le _Moniteur_ à la date du 14 juillet, paraît produire de bons effets.»]
[547: _Mémoires de Metternich_, t. V, p. 288.]
[548: Comme je l'ai écrit ailleurs: «Napoléon a répudié Joséphine pour avoir un fils héritier de son œuvre et de son nom, et c'est le petit-fils de cette même Joséphine qui est devenu le continuateur direct de l'Empire, sous le nom de Napoléon III.» (Voir le _Divorce de Napoléon_.)]
[549: Sur ces entrefaites, le chancelier était allé voir le prince. Malgré son impassibilité systématique, il parut ému. «C'était, écrivait-il le 21 juillet à l'Empereur, un spectacle déchirant. Je ne me rappelle pas avoir jamais vu une plus triste image de la destruction.»]
[550: Metternich à Appony le 4 août.]
[551: _Souvenirs_, t. III.--Napoléon avait été jadis bien dur pour l'empereur d'Autriche. Il l'appelait «un enfant gouverné par ses ministres, un prince débile et faux, un homme bon et religieux, mais une ganache, ne s'occupant que de botanique et de jardinage». Enfin il blâmait «sa débonnaireté, qui le rendait toujours dupe des intrigants».]
[552: «Ce masque, dit le docteur Hermann-Rollet, tomba entre les mains de mon père dans les circonstances suivantes. Il venait d'être appelé chez l'ex-impératrice pour donner ses soins à l'un des enfants de son intendant; en ouvrant la porte, il aperçut les autres enfants en train de jouer avec un objet en plâtre qu'ils avaient attaché au bout d'une ficelle et qu'ils traînaient sur le parquet en manière de voiture. Mon père vit tout de suite que cet objet était un masque en plâtre placé sens dessus dessous. À ce moment même entra l'intendant, qui s'empressa d'enlever le moulage à ses enfants et de les gronder pour s'en être emparés. C'était le masque de Sainte-Hélène. L'intendant avait mandat spécial de le conserver et de l'emporter partout avec lui, mais sans le remettre au jeune duc. Mon père, qui possédait la riche collection de bustes et de crânes formée par le docteur Gall, et en outre un certain nombre de masques en plâtre de personnages célèbres, demanda aussitôt qu'on voulût bien lui confier le masque impérial, avec promesse d'en avoir soin et de le rendre aussitôt que cela serait jugé nécessaire.