Part 46
[271: Voir les intéressants détails donnés par le capitaine Foresti à M. de Montbel. (_Le duc de Reichstadt._)]
[272: J'ai retrouvé dans un opuscule absolument oublié, «_Du système de l'éducation du roi de Rome et des princes français_», publié à Londres en 1820 en un texte moitié anglais, moitié français, un travail daté de Saint-Cloud, le 27 juillet 1812. «C'est dans l'empire de Dieu sur les rois, dit cet opuscule, que doivent se puiser les principes de l'éducation des princes du sang de Napoléon faits pour obéir et pour commander...» L'auteur, qui doit être un impérialiste passionné, dit à propos des sujets qu'il faudra soumettre au jeune prince: «Dieu et l'Empereur seront l'inépuisable sujet de ses compositions.»]
[273: Voir sur ce sujet une _Lettre de Roi_, publiée par moi dans la _Revue des Études historiques_, en mai 1893.]
[274: Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.]
[275: Ces craintes ne rappellent-elles pas les vers d'Oreste dans la première scène d'_Andromaque_:
Je viens voir si l'on peut arracher de ses bras Cet enfant dont la vie alarme tant d'États. ]
[276: Il va sans dire que la reine d'Étrurie refusa d'obéir à cette proposition.--Une dépêche de Vienne attestait qu'on avait informé Marie-Louise qu'elle ne devait plus user dorénavant du titre d'Impératrice, «ce qui, ajoutait la dépêche, lui a été extrêmement sensible». (Affaires étrangères, _Vienne_, année 1816.)]
[277: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_.]
[278: J'ai reçu avec sensibilité, écrivait alors Marie-Louise au marquis de Bausset, la démission de votre charge de grand-maître de ma maison que vous avez remplie avec autant de zèle que de fidélité. Les circonstances seules dans lesquelles je me trouve me font une loi de l'accepter.» (Affaires étrangères, _Vienne_.)]
[279: La sous-gouvernante de l'enfant, Mme Soufflot, qui était partie avec sa fille Fanny, au mois d'octobre précédent, avait été comblée de prévenances par Marie-Louise, par les princes et tout leur entourage. Chacun avait rendu hommage à sa conduite et à son zèle. Le gouverneur, comte de Dietrichstein, lui avait adressé, le 20 octobre 1815, les vers suivants:
Les mêmes soins nous occupaient tous deux Et j'attachais du prix à ce partage; De sincère amitié nous avons plus d'un gage, Même intérêt, même espoir, mêmes vœux.
(_Collection Amédée Lefèvre-Pontalis._) ]
[280: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_.]
[281: _Ibid._, _Parme_, vol. 5.]
[282: Voy. plus haut, chapitre IX.]
[283: Archives des Affaires étrangères, _Parme_.--Cité par M. I. de Saint-Amand.]
[284: Archives des Affaires étrangères, _Parme_.]
[285: _Correspondance de Marie-Louise_ (1799-1847). _Vienne_, 1887, Gérold.]
[286: _Ibid._]
[287: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_.--L'Autriche voulut revenir là-dessus en 1830. Elle fut si mal accueillie qu'elle cessa désormais toute réclamation à cet égard.]
[288: La Russie ne témoignait pas autant de déférence envers le gouvernement français. Gentz rappelait dans son _Journal_, à la date du 18 septembre 1816, qu'Alexandre se plaisait souvent à relever les fautes énormes des Bourbons depuis leur retour. «Il verse le sarcasme à pleines mains, disait-il, sur leur conduite faible et vacillante, sur leur attachement superstitieux aux anciens usages et à l'ancienne étiquette, sur l'ignorance et le fanatisme des émigrés, sur la folie des ultra-royalistes.» (_Journal de Fr. de Gentz._)]
[289: Archives des Affaires étrangères, _Florence_, cité par M. I. de Saint-Amand.]
[290: _Mémorial de Sainte-Hélène._]
[291: MONTHOLON, t. I.]
[292: Il ne faut pas oublier cette dépêche de lord Liverpool à lord Castlereagh, datée de Fivehouse le 29 juillet 1815: «Si le roi de France voulait pendre ou fusiller Bonaparte, ce serait à mes yeux la meilleure solution pour cette affaire.»]
[293: Rapports du baron Stürmer, 13 décembre 1816.--Voy. le même incident dans la _Captivité de Sainte-Hélène_, d'après les rapports du marquis de Montchenu, par M. Georges Firmin-Didot, p. 96 et suiv.--Il paraîtrait que c'est la fille de Mme Soufflot qui eut, la première, l'idée d'envoyer cette boucle de cheveux à Napoléon.]
[294: «Mon calme imperturbable, mon immuable sérénité m'ont valu la confiance de tout le monde!» disait un jour Metternich à Varnhagen. (_Salons de Vienne._)]
[295: 30 mars 1817.]
[296: 11 avril.]
[297: _Correspondance de Marie-Louise_, p. 198.]
[298: Archives nationales, F7 6668.]
[299: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 1817.]
[300: _Ibid._]
[301: _Ibid._]
[302: 2 juin 1817. Affaires étrangères, vol. 1803.]
[303: 22 juin. _Ibid._]
[304: 10 juillet. _Ibid._]
[305: Ce petit prince avait écrit, sous la dictée de sa mère, à Napoléon, le 24 juillet 1807: «Sire, maman me parle toujours de vous. Je vous aime et je veux vous connaître. En attendant, envoyez-moi votre portrait, qu'il y a longtemps que maman souhaite et que vous lui avez promis.» (_Le royaume d'Étrurie_, par P. MARMOTTAN.)]
[306: _Correspondance de Marie-Louise_, 13 octobre 1817.]
[307: Voir ANGEBERG, _le Congrès de Vienne_, t. I et II.]
[308: Lorsque le traité du 17 juin fut connu en France, le Protocole proposa, puisque la succession de Parme était assurée à la reine d'Étrurie et à son fils, de rétablir l'article PARME dans l'_Almanach_ de 1818. «On placerait d'abord, disait une note officielle, l'archiduchesse Marie-Louise comme duchesse de Parme, puis la reine d'Étrurie et son fils comme héritiers présomptifs et éventuels.» Le ministre y consentit. (Affaires étrangères, _Parme_, vol. 5.)--On poussa la condescendance plus loin, car, en 1819, on mit après le nom de Marie-Louise celui du «lieutenant général comte de Neipperg, chevalier d'honneur de Sa Majesté».]
[309: Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.]
[310: _Correspondance intime_, p. 199, 200.]
[311: Archives des Affaires étrangères, _Vienne,_ vol. 398.]
[312: Ce n'était pas seulement de l'esprit que recherchait Gentz, c'était encore de l'argent. Il a été un des écrivains les plus pensionnés de l'Europe, et il a reçu de toutes mains, sans vergogne. Voici ce que contenait son _Journal_ (t. II), à la fin de 1816: «_Finita la commedia_ pour 1816. Année brillante dans l'histoire de ma vie. Rétablissement de ma santé, affaires importantes, perspectives riches. Je suis content de moi-même, jouissant de beaucoup de choses et me moquant du reste.» Ailleurs, il fait complaisamment le compte de ses gains et il s'en vante. Ainsi, en 1814, il a récolté en bénéfices extraordinaires 48,000 florins, dont 24,000 du roi de France remis par Talleyrand. Il fait un jour savoir à notre ambassadeur à Vienne «qu'une augmentation pécuniaire de 250 ducats sera reçue avec une très vive reconnaissance et qu'on y attachera au moins autant de prix qu'on pourrait le faire à une décoration dont on n'a déjà que trop». (Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 404.)]
[313: Il y était question d'une fausse protestation de Marie-Louise. Voir plus haut, ch. VII.]
[314: Gentz ajoutait dans un autre accès de franchise: «Faites des vœux pour que la France et l'Autriche ne s'entendent jamais!» (Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 398.)]
[315: Voy. _L'Église romaine et le premier Empire_, par le comte d'HAUSSONVILLE, t. V, p. 347.--Le _Journal de Luisbourg_ et l'_Abeille américaine_ ont publié, en novembre 1817, une autre lettre attribuée à Pie VII et adressée par lui à Alexandre. Après examen de cette lettre et après de minutieuses recherches faites à Rome par l'entremise très obligeante de Mgr Celli, je me suis convaincu que cette pièce était apocryphe. (Archives nationales, F7 6668.)]
[316: Le bruit courut plus tard qu'Alexandre aurait reproché à Napoléon de ne pas s'être adressé à la générosité de la Russie: «Il le pouvait, aurait-il dit, et s'il l'avait fait, il serait peut-être encore Empereur des Français.» (_Mémoires d'un homme d'État_, t. XII.)]
[317: Archives des Affaires étrangères.]
[318: _Ibid._]
[319: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 1818.]
[320: GENTZ, Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.--Il ne faut pas oublier que lord Chatam disait déjà en 1764: «Que deviendrait l'Angleterre si elle était toujours juste envers la France?... Craignez, réprimez la maison de Bourbon!»]
[321: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 399.]
[322: Voy. MONTBEL, p. 104 à 106.]
[323: Affaires étrangères, _Vienne_, 1819.--Il s'agissait du prince Eugène, qui avait obtenu la principauté d'Eischtedt avec le titre de duc de Leuchtenberg.]
[324: Le comte d'Appony, ministre d'Autriche près la cour de Toscane, avait négocié au nom de l'Empereur l'affaire des terres bavaro-palatines auprès du grand-duc.]
[325: Archives des Affaires étrangères, _Parme_,--cité par I. de Saint-Amand.]
[326: Archives nationales, F7 6884.]
[327: C'était à la date précise du 24 avril.]
[328: Publiée par la _Bibliothèque historique_, t. IV, p. 201.]
[329: La publication si impartiale et si fidèle de la _Campagne de_ 1815, écrite à Sainte-Hélène en 1817, avait exaspéré contre le général Gourgaud le duc de Wellington, qui l'avait poursuivi de sa haine. Pendant plusieurs années, le général erra proscrit en Europe, sans pouvoir rentrer en France. Il y revint seulement le 20 mars 1821, grâce à la bienveillance de M. Pasquier, alors ministre des affaires étrangères. Il se défendit vigoureusement en 1827 contre les accusations de Walter Scott qui, dans son histoire romanesque de Napoléon, l'avait accusé d'avoir fait connaître au gouvernement anglais les projets d'évasion de l'Empereur. Il put affirmer et prouver que le célèbre romancier avait été «le calomniateur volontaire d'un dévouement et d'une fidélité irréprochables».]
[330: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 1818.--_Mémoire de Pozzo di Borgo au Congrès._]
[331: Affaires étrangères, _ibid._]
[332: En présence de ce rapprochement du roi de Rome et de François II, comment ne pas rappeler le fait que signale M. Albert Vandal dans le tome III de _Napoléon et Alexandre Ier_, lors de l'entrevue de Dresde en 1812? L'Empereur avait remarqué l'absence de l'héritier présomptif de la couronne d'Autriche, l'archiduc Ferdinand, et comme sa belle-mère s'excusait de ne l'avoir point amené, en alléguant sa jeunesse et sa timidité, Napoléon s'était écrié: «Vous n'avez qu'à me le donner pendant un an, et vous verrez comme je le dégourdirai.»]
[333: _Correspondance de Marie-Louise._]
[334: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 400.]
[335: _Ibid._]
[336: _Ibid._]
[337: PASQUIER, _Mémoires_, t. IV, p. 170.]
[338: Voir pour les détails les _Mémoires de Pasquier_, t. IV, p. 389 à 400.--Voir, _passim_, l'ouvrage de M. GUILLON, _Les complots militaires sous la Restauration_, Plon, 1895.]
[339: Voir mon ouvrage sur _Le maréchal Ney_, ch. III, p. 76, 77.]
[340: _Mémoires de Pasquier_, t. IV, p. 160.]
[341: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 6 février 1820.]
[342: _Mémoires de Pasquier_, t. IV, p. 361.]
[343: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 1820, vol. 401.]
[344: _Kaiser Franz und die Napoleoniden_, von Dr H. SCHLITTER. _Archiv für Œsterreichische Geschichte_, t. LXXII.]
[345: _Correspondance de Marie-Louise_, p. 215.]
[346: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 401.]
[347: _Ibid._, _France_, vol. 1805.]
[348: _Opinion d'un médecin sur la maladie de l'empereur Napoléon et sur la cause de sa mort_, par J. HÉREAU.]
[349: Il est rédigé sur un grand papier filigrané in-4°, long de 0m,32 sur 0m,20 de largeur, avec la marque: «J. Wathman, 1819.--Balston et Cie», et l'écusson en forme de cœur où sont les lettres V. E. C. L. entre-croisées. À la première page figurent ces mots: «Ceci est mon testament ou acte de ma volonté dernière.»]
[350: La première page du testament est toute fanée par le temps, et les cassures du papier ont été réunies par des bandes de papier pelure d'oignon.]
[351: «Ce fils, prisonnier comme lui, était le seul grand sentiment par lequel il survécût sur la terre, son orgueil, son amour, sa dynastie, son nom, sa postérité. Il n'eut de larmes qu'à cette image.» (LAMARTINE.)]
[352: Héreau, l'ancien chirurgien de Madame Mère et de Marie-Louise, fit à cet égard, et d'après des documents authentiques, un examen attentif qu'il consigna dans son livre intitulé: _Napoléon à Sainte-Hélène_. Il l'offrit, en mars 1827, au duc de Reichstadt, «heureux, disait-il au prince, si je puis vous préserver des peines et des inquiétudes qui doivent accompagner une vie que l'on croit toujours menacée».--Voir aussi sur ce point les récits de Montholon et d'Antomarchi.]
[353: Il relisait souvent les Évangiles. Un jour, méditant sur le sermon de Jésus sur la Montagne, il se disait ravi, extasié de la pureté, de la sublimité d'une telle morale. (_Mémorial de Sainte-Hélène._)]
[354: Elle-même, à son lit de mort, le 29 avril 1814, avait prononcé ces dernières paroles: «_L'île d'Elbe_, NAPOLÉON!»]
[355: Que devenait la parole dite en 1814 par lord Castlereagh au duc de Vicence «qu'il valait mieux se fier à l'honneur anglais qu'à un traité»?]
[356: Napoléon à Montholon.]
[357: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 402.]
[358: Affaires étrangères, _Parme_. Cité par M. Imbert de Saint-Amand.]
[359: _Correspondance de Marie-Louise._]
[360: _Die Stellung der Œsterreichischen Reqierung zum Testament Napoléon Bonapartes_, von Dr Hans SCHLITTER, _Archiv für O. G._, t. LXXX.]
[361: _Ibid._]
[362: «La cour de Vienne mit un soin particulier à ce que nulle émotion publique ne signalât la mort du père du duc de Reichstadt et de l'époux de l'archiduchesse Marie-Louise.» (_Mémoires de Pasquier_, t. V.)]
[363: Le 9 août 1821 naquit cet enfant adultérin, auquel l'empereur d'Autriche voulut bien donner un titre princier. Il devint chambellan, conseiller intime, général de cavalerie, et mourut à Vienne le 7 avril 1895.]
[364: _Ich wählte die ruhige Abenstunde und sah mehr Thränen fliessen als ich mir von einem Kinde erwartet hätte welches seinem Vater nie gesehen nie gekannt hat_. (_Archiv für O. G._, t. LXXX.])
[365: Voy. M. DE MONTBEL, p. 123, 124.]
[366: _Correspondance de Marie-Louise._--_Lettres intimes._]
[367: Archives des Affaires étrangères, _France_, vol. 1805, cité par M. Georges Firmin-Didot. (_Le marquis de Montchenu._)]
[368: Archives nationales, F7 6678.]
[369: Voir _Mémoires d'Antomarchi_, t. II.]
[370: _Mémoires d'Antomarchi_, t. II.]
[371: Après avoir dressé un procès verbal du décès de l'Empereur, les exécuteurs testamentaires constatèrent que les cassettes impériales contenaient 327,833 fr. 20. Le 14 mai, ils firent le partage des livres et effets de l'Empereur, en mettant de côté les objets destinés à son fils, aux princes et princesses de sa famille. Le 25 juillet, ils arrêtèrent l'état des payements faits pour le compte de la succession. Ils s'élevaient à 341,447 fr. 70. Bertrand et Montholon avaient donc fait l'avance d'une somme de 13,644 fr. 50.]
[372: _Staats Archiv_, SCHLITTER.]
[373: La meilleure étude que j'aie consultée à cet égard, et avec fruit, est celle du docteur Schlitter. (_Archiv für Œsterreichische Geschichte_, t. LXXX.)]
[374: SCHLITTER, _ibid._]
[375: SCHLITTER, _Archiv für O. G._]
[376: Voir la lettre de Napoléon citée plus haut.--Voir, pour le détail, le _Testament de Napoléon_, par M. DUPIN. (_Mémoires_, t. I.)]
[377: M. de Montholon venait de donner au gouvernement de Louis XVIII communication officielle du testament impérial. «M. Laffitte, dit le chancelier Pasquier, ne trouvait pas, et avec assez de raison, que les exécuteurs testamentaires eussent qualité suffisante pour qu'il pût avec sûreté se dessaisir en leurs mains. Il voulait, au moins pour la forme, y être contraint par jugement.» On consulta le gouvernement, qui, d'un commun accord, écarta la répétition du dépôt confié au banquier, répétition qui, de sa part, eût paru indigne de la grandeur nationale et de la dignité royale. Quant au testament lui-même, le conseil des ministres ne voulut pas le reconnaître et permettre ainsi aux exécuteurs testamentaires de faire valoir leurs droits. Le comte de Montholon prit alors le parti de déposer le testament en Angleterre et de s'en faire délivrer un extrait.]
[378: Voir _Mémoires de Dupin_, t. I et annexes.]
[379: Marchand envoya ces objets à Marie-Louise le Ier juillet, avec une chaîne de montre pour le duc de Reichstadt, faite également avec des cheveux de Napoléon.]
[380: Voir Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 404.]
[381: La note disait en outre que les questions de la cour de Vienne étaient indiscrètes et insidieuses. Elle ajoutait: «Il n'existe pour le gouvernement du Roi ni fils de Napoléon, ni tuteur de cet enfant.» (Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 404.)]
[382: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 404.]
[383: La mort du duc, survenue le 22 juillet 1832.]
[384: _Archiv für Œsterreichische Geschichte Hans Schlitter_, t. LXXX.]
[385: Voici ce que devint l'héritage de Napoléon. Des cinq millions déposés chez Laffitte (c'était le chiffre reconnu), on ne put retirer que trois millions et demi. Les deux cents millions du domaine privé de l'Empereur étaient réduits en 1818 à cent dix-huit millions, qu'une ordonnance royale fit verser au Trésor. Avec les trois millions et demi du dépôt, les exécuteurs testamentaires se virent forcés de faire face à des legs montant à neuf millions. Le 5 août 1854, sur le rapport de M. Fould et après avoir entendu le Conseil d'État, Napoléon III ouvrit au ministre d'État un crédit de huit millions, affecté à l'exécution des dispositions testamentaires de Napoléon Ier. Une commission spéciale chargée de la répartition fut nommée le 29 août. La régularisation du crédit devait être ultérieurement proposée au Corps législatif.]
[386: En 1825, il fut nommé conseiller de régence, puis baron. L'éducation du duc de Reichstadt devait se terminer en juin 1831.]
[387: Il visita, entre autres, à cette époque, les champs de bataille d'Austerlitz et de Wagram.]
[388: Il lut, entre autres, Montholon, O'Méara, Gourgaud, Antomarchi, Fleury de Chaboulon, Las Cases, Ségur, Polet, Benjamin Constant, Massias, Arnault et le _Mémorial de Sainte-Hélène_, sans compter plusieurs écrits allemands.]
[389: _Correspondance de Marie-Louise_, année 1822, p. 230, 231.]
[390: Paris, 1838, t. I.]
[391: _Journal du maréchal de Castellane_, t. II.]
[392: Archives des Affaires étrangères, _Parme_, vol. 5.]
[393: Cette omission avait déjà choqué le comte de Neipperg, car le 23 novembre 1817, un agent des Affaires étrangères informait le duc de Richelieu que Neipperg lui avait renvoyé l'enveloppe d'une dépêche officielle qu'il avait reçue «ouverte de la façon la plus inconvenante, et que même on s'y était permis de biffer sur l'enveloppe le titre de Majesté adressé à Sa Majesté l'archiduchesse, duchesse de Parme». Le directeur des postes, interpellé à ce sujet, jura, en s'excusant fort, que cette infidélité ne pouvait être attribuée à aucun bureau français. (Affaires étrangères, _Parme_, vol. 5.)]
[394: 13 décembre 1827. Affaires étrangères, _Parme_.--Lamartine annonçait en même temps à M. de Damas que la duchesse de Parme voulait contracter un emprunt de dix millions chez Rothschild. Le banquier exigeait la garantie et la signature du duc de Lucques. Celui-ci y avait consenti, mais à la condition d'avoir un million sur les dix. Rothschild avait en outre pris hypothèques sur la totalité des domaines de Parme, qui se montaient à trente millions. La terre de Borgo San Domino, que possédait la mère du duc de Lucques, avait été vendue autrefois à Marie-Louise, qui en avait formé un majorat en faveur d'un enfant de Neipperg. Le nouvel emprunt était officiellement affecté aux dépenses du cadastre et d'un grand théâtre nouveau. «Mais on assure qu'à peu près le tiers de cette somme, disait le secrétaire, est destiné à acheter des terres et des rentes pour les enfants de l'archiduchesse, de sorte que la dette de l'État ne sera que peu ou point diminuée par cette opération.» (Affaires étrangères, _Parme_.) Les trois enfants nés de l'union secrète de Marie-Louise et du comte de Neipperg étaient le prince de Montenuovo et deux filles, dont l'une épousa le comte de San Vitale.]
[395: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 406.]
[396: Archives nationales, F7 6979.]
[397: _Ibid._, F7 6975.]
[398: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol, 409.]
[399: _Mémoires de Vitrolles_, t. III, p. 455.]
[400: Entretiens de Foresti et de Montbel.]
[401: Voir _Mémoires de Metternich_, t. V, p. 265, 266.]
[402: Tome I.]
[403: Or, ce Napoléon était celui que Metternich avait flatté comme tant d'autres, celui dont Talleyrand a dit: «Les trois hommes qui ont reçu sur la terre le plus de louanges sont Auguste, Louis XIV et Napoléon... Je n'ai pas vu à Erfurt une seule main passer noblement sur la crinière du lion.» (_Mémoires_, t. I.)]
[404: _Mémoires du baron de Vitrolles._]
[405: CAPEFIGUE, _Les diplomates européens_, t. Ier, 1843.]
[406: Metternich l'avait fait croire à beaucoup et le croyait lui-même. «Que feriez-vous, prince, lui demandait un jour le vieux général de Gerzelles, si vous n'étiez plus en activité?--Vous admettez là, répliqua Metternich avec raideur, un cas qui est impossible.» Cela se vit pourtant en 1848. Mais même après l'insurrection qui le força à déposer le pouvoir et à quitter l'Autriche pour se réfugier en Angleterre, Metternich continua à se juger infaillible. Il dit un jour à M. Guizot, amené sur le même sol par la Révolution, que l'erreur n'avait jamais approché de son esprit. «Vous êtes bien heureux! repartit M. Guizot. Moi, cela m'est arrivé quelquefois.»]
[407: Lettre à la comtesse de Crenneville, 27 février 1824.]
[408: 27 avril 1824.]
[409: 20 janvier 1829.]
[410: D'après le baron de Méneval, la mort du premier mari de la comtesse de Neipperg, née comtesse Pola, ne précéda la mort de celle-ci que de quelques mois. On sait que Neipperg avait jadis enlevé cette femme à son mari. (_Mémoires de Méneval_, t. III, p. 592.)]
[411: Il s'agit toujours du testament de Napoléon. (Voir ch. XII.)]
[412: Elle avoua ce nouveau mariage dans ses testaments des 25 mai 1837 et 22 mai 1844. (Voir M. I. DE SAINT-AMAND, p. 413.)]
[413: Archives des Affaires étrangères, _Parme_, et _Mémoires du baron de Vitrolles_].
[414: Archives des Affaires étrangères, _Parme_.]
[415: Archives nationales, F7 6993.]
[416: Elle avait loué pour le mois d'août et de septembre le château de Mme Budé-Boissy.]
[417: Archives nationales, F7 6993.]
[418: _Ibid._]
[419: _Ibid._]
[420: Archives des Affaires étrangères, _Parme_.--Cité par M. I. de Saint-Amand.]
[421: _Correspondance de Marie-Louise._]
[422: F7 6704, 6705, 6706.]
[423: Les portraits surtout causaient de l'émoi aux agents. Cet émoi datait de loin. Un-rédacteur de l'_Indépendant_, M. Latouche, avait rendu compte, en 1822, de l'exposition des tableaux au Salon du Louvre et avait parlé avec éloges d'un joli portrait représentant un enfant qui tenait à la main un bouquet de fleurs bleues. Cet article attira l'attention. La foule s'amassa devant le tableau. Les uns prirent les fleurs pour des _Vergiss mein nicht_, les autres s'écrièrent: «C'est le roi de Rome!» La police fit évacuer le Salon, enlever le portrait et supprimer l'_Indépendant_, qui reparut peu de temps après sous le nom de _Constitutionnel_.]
[424: Jusqu'en Pologne même on fit cette propagande. Ainsi, en 1829, à Cracovie, il circulait des pièces de monnaie avec cette exergue: «N. F. C. Joseph, roi de Pologne.»]
[425: Le 18 juillet 1829, la police avait été inquiétée par le faux bruit de l'arrivée du duc de Reichstadt à Besançon. (Archives nationales, F7 6995.)]
[426: Archives nationales, F7 6706.]
[427: Voir, pour les détails, le volume de M. GUILLON, _Les complots militaires sous la Restauration_, et les _Mémoires de M. Pasquier_, t. IV, ainsi que les débats de la Cour de Paris, du 7 mai au 8 juin 1821.]