Le Roi de Rome (1811-1832)

Part 44

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[16: Elle se trouvait déjà dans le _Missel parisien_ édité par Mgr de Vintimille en 1738, parmi les _Orationes ad diversa_. C'est la même oraison que prescrivit à toutes les églises de son diocèse, pour l'impératrice Eugénie, l'archevêque de Paris, Mgr Sibour, en 1855.]

[17: C'est l'oraison _Pro impetrando Delphino_.]

[18: _Carmen in proximum et auspicatissimum Augustæ Prægnantis partum, scribebat N. E. Lemaire, Kalendariis januariis_ 1811.]

[19: _Napoléon et Alexandre_, t. II, p. 318.]

[20: _Mémoires_, t. III.]

[21: M. Amédée Lefèvre-Pontalis, ancien député, possède le voile de dentelles qui couvrait le dessus du berceau. Il le tient de sa grand'mère, Mme Soufflot, sous-gouvernante du Roi.]

[22: Voir sa lettre à Napoléon, en date du 18 février 1810.]

[23: Archives nationales, AFiv 1097.]

[24: Sur sa proposition, le Conseil d'administration du Sénat vota une pension viagère de dix mille francs au page Berton de Sambuy qui était venu apporter aux sénateurs la nouvelle de la naissance du roi de Rome.]

[25: Archives nationales, AFiv 1453.]

[26: Voir dans mon ouvrage _La Censure sous le premier Empire_ les pages 250 à 252, relatives à ce sujet.]

[27: Archives nationales, Fic 105.]

[28: L'un d'eux, un Allemand, Schmitz, avait dû se donner bien du mal pour composer certaines _Réflexions musicales sur les douleurs de l'enfantement_. (Archives nationales, AFiv 1453.)]

[29: Archives nationales, AFiv 1290.]

[30: _Ibid._, AFiv 1323.]

[31: _Ibid._, AFiv 1685.]

[32: Il s'agit de Frédéric de Schill, un des adversaires les plus acharnés de Napoléon, qui donna en 1809 le signal de la révolte en Prusse et fut tué au siège de Stralsund.]

[33: Archives nationales, AFiv 1690.]

[34: _Ibid._, AFiv 1453.--22 mars 1811.]

[35: Voir _Le Divorce de Napoléon_, ch. II.]

[36: Archives nationales, O2 41.--Pour ses dépenses du 27 mars au 30 avril 1810, Metternich avait reçu alors près de cent mille francs sur la cassette impériale. (Voy. Bibliothèque nationale, _Fonds fr._, vol. 6594.)]

[37: Les fêtes des Tuileries et de Saint-Cloud coûtèrent plus de trois cent cinquante mille francs. Après le baptême, quarante mille francs de gratification furent distribués aux archevêques d'Aix et de Malines, aux évêques de Versailles, de Montpellier, de Bruges et de Gand, aux maîtres des cérémonies, chapelains et chanoines.]

[38: _Correspondance de Marie-Louise._ Vienne, 1887, in-12.--Des courtisans avaient fait courir le bruit que l'archiduchesse était restée reconnaissante à Napoléon de n'avoir pas fait bombarder, en 1809, le palais où elle demeurait à Vienne. À ce moment, Marie-Louise était à Bude.]

[39: _Correspondance de Marie-Louise._]

[40: _Ibid._]

[41: Lord Liverpool disait à lord Holland, à propos de Marie-Louise, «que jamais femme ne fut courtisée d'une façon si bizarre, et que jamais femme ne fut de cette façon obtenue». Il comparait la conduite de Napoléon en cette circonstance «à un assaut donné, plutôt qu'à une cour faite». (_Souvenirs diplomatiques de lord Holland._)]

[42: _Correspondance de Marie-Louise_, p. 1]

[43: _Ibid._, p. 96.]

[44: _Tagebuch_, 15 février 1810.]

[45: _Souvenirs de la générale Durand._]

[46: _Correspondance de Napoléon_, t. XXII.]

[47: La maison du roi de Rome était composée en 1812 d'une gouvernante, de deux sous-gouvernantes, Mmes de Boubers et de Mesgrigny, d'un secrétaire des commandements, d'un secrétaire de la gouvernante, d'un médecin, d'un chirurgien, de trois femmes de chambre, d'une nourrice et de deux nourrices retenues, d'une surveillante des nourrices, de trois berceuses, de deux femmes et de deux filles de garde-robe, de deux valets de chambre; d'un maître d'hôtel, d'un écuyer tranchant, de deux garçons de garde-robe et de plusieurs pages. Mme Soufflot ne devint sous-gouvernante qu'en 1814. Elle était première dame du Roi dès 1811.]

[48: _Souvenirs de la générale Durand._--Du jour où il put espérer un héritier, Napoléon songea à construire pour lui un palais sur les hauteurs de Chaillot. Il voulait y consacrer seize millions. «L'Élysée ne me plaît point, disait-il, et les Tuileries sont inhabitables. Je veux en quelque façon que ce soit un Sans-Souci renforcé, un palais agréable, plutôt qu'un beau palais.» Les événements empêchèrent la réalisation de ce projet. (Voy. _Mémoires de Bausset et de Méneval_.)]

[49: _Mémoires de Méneval_, t. III. (Édition de 1894, publiée par son petit-fils.)]

[50: «L'Empereur d'Autriche allait la combler de bénédictions, l'Impératrice lui prodiguerait des caresses un peu forcées, et finalement, après beaucoup d'effusions, on se séparerait entre belle-mère et belle-fille, plus fraîchement que l'on ne s'était retrouvé.» (Albert VANDAL, _Napoléon et Alexandre_, t. III.)]

[51: _Mémoires de Bausset_, t. II.--Voy. aussi TOLSTOÏ, _La Guerre et la Paix_, t. III, p.80.]

[52: _Mémoires_, t. II, p. 47.--Cependant il croyait bien que la France était attachée au roi de Rome, car il dit au Conseil d'État: «Si le peuple montre tant d'amour pour mon fils, c'est qu'il est convaincu, par sentiment, des bienfaits de la monarchie.»]

[53: MÉNEVAL, t. III, pages 99 et 102.]

[54: _Correspondance de Marie-Louise._ Vienne, 1887.]

[55: _Histoire de la Restauration_, t. 1.]

[56: _Napoléon et les femmes_, 1 vol. in-8°, chez Ollendorff.]

[57: _Souvenirs du comte d'Haussonville._]

[58: _Dépêches inédites aux hospodars de Valachie._--Gentz définissait ainsi sa politique: «Autant d'alliance avec Napoléon qu'il en fallait pour ne pas se ranger en pure perte au nombre de ses ennemis, et juste aussi peu qu'il en fallait pour ne pas se brouiller directement et sans retour avec les puissances liguées contre lui.»]

[59: ONCKEN, _Œsterreichs und Preussen Befreiuns-Kriege_, t. I, Berlin, 1876-1879.]

[60: ONCKEN, t. I.]

[61: Le rapprochement entre la Suède, l'Angleterre et la Russie avait été habilement opéré par M. de Neipperg, ambassadeur en Suède. (Voy. _Mémoires d'un homme d'État_, t. II.)]

[62: ONCKEN, t. I, et _Œsterreichische Geschichte_, t. LXXVII.]

[63: Rapport du comte de Bubna sur l'entrevue de Prague, le 16 mai 1813. Voy. ONCKEN, t. II, p. 650, et les _Essais d'histoire et de critique_, par M. Albert SOREL. (_Metternich._)]

[64: Ce n'est pas ce que Metternich disait en 1809 et 1810. Il convient, à ce propos, de relire ses lettres à Schwarzenberg et à Mme de Metternich, où dominait l'orgueil de l'avoir emporté sur la Russie dans une alliance alors si recherchée.--Voir les _Mémoires de Metternich_, t. II, p. 302 à 332, et mon ouvrage, _le Divorce de Napoléon_, p. 148 à 192.]

[65: Voir le récit si vivant de cette entrevue dans les Annexes de _Napoléon et ses détracteurs_, par le prince NAPOLÉON, pièce II, p. 306.]

[66: On verra un peu plus loin que Marie-Louise fit cette démarche auprès de François II.]

[67: _Souvenirs de lord Holland._]

[68: Ils se conformaient ainsi habilement aux instructions secrètes données depuis longtemps par Alexandre à Novossiltzof, ambassadeur de Russie en Angleterre: «On déclarera à cette nation que ce n'est pas à elle qu'on en veut, mais uniquement à son gouvernement.» (Voy. les _Plans de la Coalition en 1804_, par M. Albert SOREL, dans le _Temps_ du 8 septembre 1895.)--Le 9 novembre 1813, M. de Metternich avait dit à M. de Saint-Aignan, ministre de France à Weimar, que la France devait conserver ses limites naturelles.]

[69: Du 17 janvier 1805 au 15 novembre 1814, le Sénat avait décrété la levée de 2,173,000 hommes.]

[70: Dans un gracieux tableau, exposé au Salon des Champs-Élysées en 1896, M. Dawant a représenté Napoléon laissant sa main prise entre les petites mains de son fils endormi. L'Empereur est assis dans un fauteuil à côté du berceau, le front soucieux. Il est captif de ce petit être, pendant que son esprit médite les combats suprêmes qu'il va falloir livrer.]

[71: _Œsterreichs Theilnahme an der Befreiuns-Kriege_, von GENTZ, 29 janvier 1814.]

[72: MÉNEVAL, _Mémoires_.--D'autre part, le chancelier Pasquier rappelle, dans ses _Mémoires_, que Metternich affirmait, le 18 mars, à Caulaincourt «que les vœux de l'Autriche étaient en faveur d'une dynastie intimement liée à la sienne». (T. II.)--Six semaines auparavant, il avait écrit à Caulaincourt que le jour où François II avait donné sa fille au prince qui gouvernait l'Europe, il avait cessé de voir en lui un ennemi personnel. Le sort de la guerre avait seul changé son attitude. Si Napoléon voulait écouter la voix de la raison, François II reviendrait aux sentiments qu'il avait au moment où il lui avait confié son enfant de prédilection. Sinon, «il déplorerait le sort de sa fille, sans arrêter sa marche!»]

[73: _Œsterreichs Theilnahme an der Befreiuns-Kriege._]

[74: _Ibid._--Il ne faut pas croire que nos ennemis étaient toujours aussi navrés. En effet, après la prise de Troyes, le grave Metternich écrivait à Schwarzenberg: «Cette nouvelle Troie ne nous a pas arrêtés dix ans comme l'ancienne avait arrêté les héros de la Grèce. Si j'étais Lichnowsky, je vous dirais que vous ne faites ni une ni deux pour avoir Troyes; que Napoléon vous a dispensé de vous mettre en quatre pour la prendre.»

Metternich n'aura plus l'idée de faire de calembours, lorsque Napoléon reprendra cette même Troyes et forcera Schwarzenberg à battre en retraite, après la bataille de Nangis.]

[75: _Œsterreichs Theilnahme an der Befreiuns-Kriege_, 7 mars 1814.]

[76: _Ibid._]

[77: _Ibid._]

[78: Sa lettre du 3 mars à l'Empereur est un monument de fermeté et de noblesse. Elle fait un singulier honneur à sa mémoire.]

[79: Voir, entre autres, sur cette abdication, les récits de Pelet, Ségur, Fain, Marmont, Macdonald, Thiers, Pasquier, Henri Houssaye.]

[80: L'article 5 du traité de Fontainebleau était ainsi rédigé: «Les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla appartiendront en toute propriété et souveraineté à Sa Majesté l'Impératrice Marie-Louise. Ils passeront à son fils et à sa descendance en ligne directe. Le prince, son fils, prendra, dès ce moment, le titre de prince de Parme, de Plaisance et de Guastalla.»]

[81: Le traité de Fontainebleau, qui figure à la page 493 _bis_, numéro du 5 mai 1814 du _Moniteur universel_, dit que «les puissances alliées ne pouvaient ni ne voulaient oublier la place qui appartient à l'empereur Napoléon dans l'histoire de son siècle». C'est Alexandre qui avait tenu à cette généreuse déclaration.]

[82: _Mémoires de Metternich_, t. II.]

[83: Consulter à ce sujet les _Mémoires du chancelier Pasquier_, t. II. On y voit, entre autres, que Pasquier était opposé au départ, comme le duc de Massa. Il le fit avec tant de franchise que Talleyrand dit en secret à Mme de Rémusat que M. Pasquier avait donné le conseil le plus contraire aux Bourbons.]

[84: _Mémoires de Méneval_, t. III.]

[85: MÉNEVAL, t. III.]

[86: _Mémoires de Bausset_, t. II.--Quelques jours après, le même de Bausset, qui paraissait si dévoué et si impartial, avouait confidentiellement à un agent des Bourbons qu'il était attaché à la monarchie légitime par les services de ses ancêtres, et qu'il lui offrait une franche adhésion. Il appelait le règne de Napoléon «une interpolation». Il désirait devenir un des maréchaux de la cour, car ce ridicule «nom de préfet du palais, disait-il, ne saurait subsister». Il avait conseillé à Marie-Louise de retourner en Autriche et de mettre fin «à une niaiserie sentimentale», en déliant «les nœuds d'une conjugalité» qu'il regardait comme expirée. Enfin, il s'exprimait ainsi sur Napoléon qu'il avait servi à genoux: «Cet homme a eu un moment tout le bonheur de Mahomet, ainsi que son audace et son charlatanisme!» Tant de platitude et d'ingratitude ne suffit pas pour faire obtenir à M. de Bausset le poste de maréchal de la Cour. (Voir le _Cabinet noir_, par M. D'HÉRISSON.)]

[87: _Notice historique sur le général Caffarelli_, par Ul. TRÉLAT.]

[88: Cf. Thiers, Méneval, Bausset, Durand, Caffarelli, etc. Le duc de Rovigo dit que l'ascendant de Mme de Montesquiou put seul le calmer. «Encore fallut-il qu'elle lui promît bien de le ramener, pour le décider à se laisser emporter.» (_Mémoires_, t. VII.)]

[89: BAUSSET, t. II.]

[90: M. Pasquier assure qu'il éclata même des murmures. (_Mémoires_, t. II.)]

[91: «Le gouvernement d'une femme faible et ignorante ouvrait une belle perspective à l'égoïsme de cette âme; ce qu'il désirait, c'était la régence de Marie-Louise.» (Louis BLANC, _Histoire de dix ans_.)]

[92: Voy. Henri HOUSSAYE, _1814_, liv. VIII, § I.--Talleyrand avait cependant laissé entendre à Méneval qu'il eût préféré la régence à la Restauration.]

[93: _Mémoires de Talleyrand_, t. III, p. 155.]

[94: _Mémoires de Pasquier_, t. II.]

[95: D'après Gentz, ce n'est qu'à partir de la rupture des conférences de Châtillon que Metternich se mit «nettement à la tête du système qui devait rappeler les Bourbons». (_Dépêches inédites de Gentz._)--C'est ce que dit aussi Prokesch-Osten (page 99).]

[96: Voy. Imbert DE SAINT-AMAND, _Marie-Louise et l'invasion en 1814_.]

[97: _Mémoires de Bausset_, t. II, et _Mémoires du colonel de Garbois_.]

[98: Le même jour, ce triste personnage écrivait à Talleyrand qu'il adhérait à tous les actes faits par le Sénat depuis le 1er avril.]

[99: «Nous commençons à espérer, écrit Mme de Rémusat à son fils Charles, qu'il n'y aura pas de bataille, et que, l'armée se débandant, le sang français sera épargné.» (_Correspondance de Mme de Rémusat_, t. I.)--Voy. cette même note dans la belle étude du comte d'HAUSSONVILLE sur le _Congrès de Vienne_. (_Revue des Deux Mondes_, 1862.)]

[100: _Souvenirs du comte d'Haussonville._]

[101: Voir sur le séjour de Marie-Louise à Blois un intéressant écrit, _La Régence à Blois_, Paris, 1814, 27 pages in-8°.]

[102: Qu'on se rappelle ses paroles à Caulaincourt, lorsqu'il regrette que les alliés n'aient point donné la Toscane à sa femme: «Elle n'aurait eu que le canal de Piombino à traverser pour me rendre visite. Ma prison aurait été comme enclavée dans ses États. À ces conditions, j'aurais pu espérer de la voir. J'aurais même pu aller la visiter; et quand on aurait vu que j'avais renoncé au monde, que, nouveau Sancho, je ne songeais plus qu'au bonheur de mon île, on m'aurait permis ces petits voyages.» (Voy. THIERS, t. XVII.)]

[103: _Souvenirs du comte d'Haussonville._]

[104: MÉNEVAL, _Mémoires_, t. III.]

[105: La générale Durand cite aussi un fait de ce genre. (Voir ses _Souvenirs_.)]

[106: MÉNEVAL, t. III.]

[107: On rapporte que le petit roi de Rome, s'amusant à distribuer des bonbons à des enfants qui étaient venus le voir jouer, leur dit tout à coup avec un triste sourire: «Je voudrais bien vous en donner davantage, mais je n'en ai plus. Le roi de Prusse m'a tout pris!» Le comte de Suzor affirme avoir entendu ce propos.]

[108: _Histoire de France_, par BIGNON, t. XIV.]

[109: _Souvenirs de la générale Durand._]

[110: MÉNEVAL, t. III.]

[111: _Ibid._]

[112: _Ibid._]

[113: Voir le _Divorce de Napoléon_ et les _Mémoires de Metternich_.]

[114: _Mémoires de Metternich_, t. II.]

[115: _Mémoires_, t. III, p. 161.--M. de Talleyrand avait dit à Méneval, en paraissant regretter le départ de Marie-Louise, que toutes les combinaisons avaient dû échouer devant le fait de l'existence de l'Empereur; _que l'Empereur mort, tout eût été facile_; mais que tant qu'il aurait vécu, son abstention eût été illusoire. (_Souvenirs de Méneval_, t. III.)]

[116: Cité par I. DE SAINT-AMAND, dans _Marie-Louise et les Cent-jours_.]

[117: _Mémoires de Bausset_, t. II.]

[118: _Ibid._]

[119: MÉNEVAL, t. III.]

[120: Voy. THIERS, _le Consulat et l'Empire_, t. XVII.]

[121: Une personne qui l'avait vue de près, lady Burghersh, femme de l'attaché militaire à l'ambassade d'Angleterre, disait de son refus déguisé de se rendre auprès de Napoléon: «Je pense que c'est un monstre, car elle prétendait l'aimer, et il s'est toujours bien conduit envers elle. C'est révoltant à elle de l'abandonner dans son malheur, après avoir affecté de l'adorer dans sa prospérité...» (Voir le _Correspondant_ du 10 juin 1894. Cité par Mme Marie Dronsart.)]

[122: MÉNEVAL, t. III.]

[123: _Vie de Napoléon II_, Paris, 1832, chez Ladvocat.]

[124: BAUSSET, t. III.]

[125: MÉNEVAL, t. III.]

[126: _Notice historique sur le général Caffarelli_, par Ul. TRÉLAT.]

[127: La maison de Neipperg est une ancienne maison féodale de Souabe qui est présumée descendre de Conrad de Neipperg en 1261. Celui qui devint le mari morganatique de Marie-Louise s'appelait Adam-Albert. Il était le fils d'Adam-Adalbert, comte de Neipperg, et de la comtesse Pola. L'_Almanach de Gotha_ relate officiellement son mariage avec «Marie-Louise, duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla, veuve de Napoléon Ier, empereur des Français, née archiduchesse d'Autriche».]

[128: MÉNEVAL, t. III.]

[129: «Ce buste, dit M. de Bausset, suivit Napoléon à Sainte-Hélène, et c'est sur les traits de l'enfant que se reposèrent les yeux du père mourant.» (T. III.)]

[130: Voir la lettre de Talleyrand à Metternich, en date du 9 août 1814.--Il paraîtrait cependant que Marie-Louise a dû recevoir des émissaires de Fouché aux eaux d'Aix. On a même prétendu qu'Isabey et que Corvisart l'avaient pressentie sur la question de la régence. (Voir Henri HOUSSAYE, _1815_.)]

[131: MÉNEVAL, t. III]

[132: _Souvenirs de la générale Durand._]

[133: BAUSSET, t. III.]

[134: Voy. _Mémoires de Talleyrand_, t. II.--Il est curieux de voir à ce propos ce que disait une dépêche du comte de Bombelles, datée de Paris, 1er septembre 1814, et adressée à Metternich:

«... Quoi qu'en disent les feuilles françaises, la France est loin d'être tranquille. L'armée, tout en se réorganisant, conserve un mauvais esprit... Le peuple, en général, est assez paisible. Las de tant de troubles et de malheurs, il ne se révoltera contre aucun gouvernement et ne sera foncièrement attaché à aucun. Il fallait aux Romains du temps de Suétone du pain et des spectacles. Cette devise est devenue entièrement celle de la France... Tout ira tant bien que mal si la paix subsiste, mais une guerre quelconque perdrait la France. Il n'est pas inutile que Votre Altesse soit bien convaincue de cette vérité. Elle doit diminuer de beaucoup l'influence que M. de Talleyrand cherchera à se donner au Congrès. Il compte partir le 10 pour Vienne.»

_Ausgang der französichen Herrschafft in Ober Italien_, par le baron DE HELFERT, _Archiv fur Œsterreichische Geschichte_, t. LXXVI, 1890.]

[135: BAUSSET, t. III.]

[136: Voy. _Mémoires de Talleyrand_, t. II--Talleyrand affirme que cette substitution eut lieu sur l'invitation de l'empereur d'Autriche.]

[137: Voir la lettre de Louis XVIII à Talleyrand, du 21 octobre 1814. (_Mémoires_, t. II.)]

[138: MÉNEVAL, t. III.]

[139: _Mémoires de Talleyrand_, t. III.]

[140: _Mémoires_, t. II, p. 474]

[141: _Ibid._, t. II.]

[142: _Ibid._]

[143: L'infante Marie-Louise, troisième fille de Charles IV, roi d'Espagne, avait été régente du royaume d'Étrurie après la mort de son époux, Louis Ier, en 1803. Elle ne sut pas gouverner son royaume et dut le quitter en 1807, époque à laquelle il fut annexé à la France. Marie-Louise obtint une compensation en Portugal. (Voir _Le royaume d'Étrurie_, par P. MARMOTTAN, 1896.)]

[144: _Mémoires_, t. II.]

[145: Voir MÉNEVAL, t. III.]

[146: _Mémoires de Talleyrand_, t. II.]

[147: _Ibid._, t. III.]

[148: _Mémoires_, t. III.]

[149: Archives des Affaires étrangères, vol. 688.]

[150: _Mémoires_, t. III.]

[151: On n'en a d'ailleurs pas tenu à la date du 24 février.]

[152: Archives des affaires étrangères, vol. 688, p. 164 à 167.]

[153: _Souvenirs de Méneval_, t. III.]

[154: Il faut en excepter particulièrement M. Henri Houssaye. Voir son _1815_, p. 158 à 165.]

[155: Voir _Mémoires de Talleyrand_, t. II.]

[156: Voir Henri HOUSSAYE, _1815_, p. 170.]

[157: Éduard WERTHEIMER, _Talleyrand in Wien zur Congresszeit_; Art. de la _Neue Freie Presse_ du 11 avril 1896.--Cette lettre porte l'adresse du prince de Talleyrand à Vienne.]

[158: Voy. _Fêtes et souvenirs du congrès de Vienne_, par le comte DE LA GARDE, 1843, et _Mémoires de M. de Bausset_, t. III.]

[159: _Mémoires_, t. III.--Il s'est ouvert, au mois de mars 1896, dans la capitale de l'Autriche, sous la protection de l'Empereur et sous la présidence du comte d'Abensperg-Traun, une exposition rétrospective du congrès de Vienne dont j'ai fait l'étude dans le _Monde_ du 23 mars. J'en détache quelques lignes qui se rattachent plus directement à cet ouvrage: «... La rentrée de l'Empereur aux Tuileries a bouleversé l'œuvre si habile de Louis XVIII et de Talleyrand. Le Congrès effrayé se lève contre Napoléon. Il l'appelle un bandit; il le jette au ban des nations, il met sa tête à prix. Il ne retrouve son calme qu'après le désastre de Waterloo et la seconde abdication. Et le 9 juin, par un Acte final qui laisse de côté toutes les considérations morales et se borne à invoquer pour la ratification des dispositions votées: «l'intérêt majeur et permanent», il complète les dispositions du traité du 30 mai 1814 avec une foule de dispositions contenues dans cent vingt et un articles. Quant à la France, elle payera bientôt, même sous son Roi légitime et par un autre traité draconien, la terreur nouvelle qu'elle a fait en quelques mois ressentir aux nations. La faute en est, suivant Metternich et les autres diplomates, à l'usurpateur qui a tout remis en question et dont le souvenir doit être abhorré... Mais lorsqu'on visite l'Exposition du congrès de Vienne, ce n'est pas «le brigand» qu'on revoit, ce n'est pas «le Buonaparte» qu'il fallait «anéantir» et contre lequel étaient dirigées les déclarations furibondes des 13 mars et 11 avril, c'est l'empereur Napoléon, c'est le gendre de l'empereur François II. On le trouve, on le rencontre partout, seul ou entre Marie-Louise et le roi de Rome. Les vitrines sont pleines de présents faits par lui à sa femme ou à la famille impériale.

«Ici c'est le trône qu'il a occupé à Venise; là c'est son bureau de la Malmaison, là c'est celui du palais de Saint-Cloud. Son buste en marbre, sa table de travail, sa miniature entourée de brillants, la reproduction du tableau de David, _Bonaparte passant les Alpes_, une autre miniature d'Isabey, son nécessaire de voyage, son épée offerte à Alexandre, son carrosse nuptial, les _Adieux de Fontainebleau_, la _Sortie de l'île d'Elbe_, son portrait par Gérard, son portrait en camée, on ne voit que lui, et partout on le voit dans l'appareil de la grandeur et de la puissance.»]

[160: _Talleyrand in Wien zur Congresszeit_, von Eduard WERTHEIMER.--Pozzo di Borgo et Nesselrode étaient particulièrement sévères pour Talleyrand.]

[161: M. Dumont, archiviste des Affaires étrangères, qui avait eu connaissance de ce fait par le général anglais Alova, aide de camp de Wellington, avait, dans un _mémorandum_ du 20 juin 1838 (Affaires étrangères, vol. 680, _Vienne_), attesté que M. de Talleyrand s'était bien gardé de joindre ce _Mémoire_ à sa correspondance pendant le congrès de Vienne. Je l'ai retrouvé aux Archives des Affaires étrangères, dans le vol. 681. Il porte le n° 139.]

[162: _Affaires étrangères_, _Vienne_, vol. 681.--Dans son _Journal_, Gentz affirme, et cela n'est pas exact, qu'il est l'auteur de la déclaration du 13 mars, préparée avec Metternich chez Talleyrand.--Il nous apprend encore que Metternich n'avait pas alors perdu toute gaieté, car le 1er avril il écrit ceci: «Metternich m'avait préparé un poisson d'avril en faisant fabriquer une lettre de Bonaparte contre la déclaration des puissances. J'y étais préparé. Aussi cela n'a pas pris!»]