Part 37
CHAPITRE II.--_La mère.--Le paradis maternel.--L'enfant naît créateur_ 336
Elle le crée, est d'abord à elle seule son monde et son Dieu 337 Mais il veut _être, créer_ 344
CHAPITRE III.--_La famille, l'asile.--Dangers dans la famille même_ 346
Déchirement à sa première sortie de la maison _ibid._ Dangers intérieurs 347 Le gouvernement de la Grâce, les gâteries 348 Absorption, emportements des mères 354
CHAPITRE IV.--_Le foyer ébranlé.--Grand danger de l'enfant_ 358
L'absence de l'enfant. Ennui. Mobilité. Humeur 360
CHAPITRE V.--_L'enfant raffermit le foyer_ 363
La mère veut l'élever 366 L'enfant aura-t-il une gouvernante? un précepteur? 369 Le père doit relever, assurer l'autorité maternelle 373
CHAPITRE VI.--_Culture supérieure de la mère.--Savoir trop pour savoir assez_ 375
Du sens littéraire délicat, appliqué à l'éducation 376 Des lectures propres aux femmes _ibid._
CHAPITRE VII.--_Le devoir_ 384
Le père est pour l'enfant une révélation de justice 385 Propos de la table du soir. Première lueur religieuse 391
LIVRE III.--HISTOIRE DE L'ÉDUCATION.--AVÈNEMENT DE L'HUMANITÉ.
CHAPITRE Ier.--_Anti-nature.--Inhumanité.--Écoles des frères_ 395
Le catéchisme et l'entorse au cerveau 396 L'effroi de l'enfant 398 Guerre à la Nature 401 Comment elle se venge: l'école cruelle et corrompue 403
CHAPITRE II.--_L'âge humain.--Les deux types: Rabelais, Montaigne_ 405
L'éducation encyclopédique du _Gargantua_ 407 L'éducation non scientifique qui cultive l'homme 410
CHAPITRE III.--_Le dix-septième siècle.--Coméni.--Les Jésuites.--Port-Royal.--Fénelon.--Locke_ 413
Coméni trouve l'éducation intuitive: «Les choses avant les mots» 415 Affaiblissement. Médiocrité. Réformes bâtardes 420 Le faible type de l'_honnête homme_ _ibid._ Médiocrité judicieuse de Locke 424
CHAPITRE IV.--_Premier essor du dix-huitième siècle.--L'action.--Voltaire. Vico. Le Robinson_ 427
Le credo simple et fort du dix-huitième siècle _ibid._ Voltaire: Le but de l'homme est l'action (1727, 1734) 429 Vico: L'humanité s'est faite par sa propre action (1725) _ibid._ Foë (_Robinson_): L'homme seul se suffit, se sauve par l'action _ibid._
CHAPITRE V.--_Rousseau_ 434
Le grand cours de ce siècle: optimisme et liberté 435 Optimisme de Voltaire, en 1734, de Rousseau, en 1756-1762 _ibid._ L'Éducation de la _Julie_: laisser faire la nature 436 L'Éducation d'_Émile_, très artificielle 437 Défauts et grandeur de ce livre qui relance le siècle dans sa voie 439
CHAPITRE VI.--_L'Évangile de Pestalozzi_ 442
Puissant effet de l'_Émile_ en Allemagne _ibid._ En Suisse: Pestalozzi (1775) 443 Son dévouement. L'éducation des pauvres et des abandonnés _ibid._ L'école est une mère, qui nourrira l'enfant 447 La triple vie: Culture, Métier, École 448 La Suisse délivrée en 98. Le miracle de Pestalozzi à Stanz 451 Son institut de Berthoud, 1801; on déclare qu'il a découvert _la loi de l'éducation_ 452 La réaction. Il passe dans la Suisse française; Yverdon (1803) 453 Méthode intuitive. Peu de livres. Point de Bible 455 Fécondité admirable: Ritter, Froebel, Fellenberg, Girard, etc. 456 La réaction. La ruine, le martyre de Pestalozzi (1808-1827) 458
CHAPITRE VII.--_L'Évangile de Froebel_ 461
Lui seul a vu le brouillard, le chaos d'où part l'enfant 462 L'éducation est un secours qui lui débrouille, ordonne ce chaos 464 L'enfant veut s'approprier ce monde, en agissant et créant _ibid._ Froebel sut rester enfant. Génie primitif et fécond du forestier, du mineur allemand 466 L'enfant naît géomètre, constructeur et jardinier 467 Plus d'imitation, de parlage _ibid._ Méthodes très différentes de Fourier, de Jacotot 469 Mme Marenholz, l'apôtre de Froebel _ibid._ Comment la réaction travaille contre Froebel 471 Ma visite aux écoles de Lausanne et de Genève _ibid._
LIVRE IV.
CHAPITRE Ier.--_L'Université.--Son autorité morale_ 475
Excellence de son personnel 476 Elle enseigne généralement le vrai principe moderne,--les langues et l'histoire des peuples libres, harmoniques à ce principe 478 Discordance de l'Église qui enseigne les Païens 481 L'Université est timide, non servile; elle ne suit point l'État dans ses fluctuations excentriques et violentes 483 L'effet de cette éducation; son beau nom _Humanités_ 485
CHAPITRE II.--_Réformes de l'Université_ 488
De ses divers enseignements, créés la plupart récemment, elle doit faire un tout organique 489 Enseigner davantage par masses simples et grands ensembles 491 Indiquer le grand courant historique et linguistique, qui nous rattache aux origines et fait l'unité humaine dans l'espace et dans le temps 492 Recomposer l'homme complet, ne pas oublier l'homme physique, le besoin d'air, de mouvement 493 Faire des classes moins nombreuses, en multipliant les jeunes maîtres. Excellence des _moniteurs_ hollandais _ibid._ Mettre en rapport le collège et l'école industrielle 496
CHAPITRE III.--_École industrielle_ 497
L'industrie a créé un nouveau peuple _ibid._ Flexibilité du génie français. École centrale 499 Écoles d'Angers, de Châlons; ce qui leur manque 501 La tentative immense de 1865 pour faire prédominer l'enseignement industriel, subordonner l'enseignement classique 503 Efforts impuissants du dernier ministre 504
CHAPITRE IV.--_École d'Agriculture_ 508
Opinions de MM. Riondet et Doniol sur son organisation _ibid._ C'est l'école de création qui doit précéder toute autre 509 La France est le grand théâtre agricole 511 Puissance et habileté d'un agriculteur du Midi 512
CHAPITRE V.--_Écoles de Médecine et de Droit_ 516
Comment on forme le jeune homme en le jetant dans le drame des études de la mort et de la vie 518 Du désaccord singulier des écoles de Médecine et de Droit 520 Il faut un enseignement intermédiaire, qui montre comment le monde de la Nature prépare le monde de la Loi 522
CHAPITRE VI.--_L'Étudiant en Droit_ 525
La France, au seizième siècle, a été le pape du Droit, en montrant mieux qu'aujourd'hui le rapport du Droit aux moeurs et à l'état social 526 Ne faudrait-il pas deux écoles, l'une pour tous, l'autre pour les _praticiens_? 528 L'étudiant tourne dans un cercle d'habitudes fort limité, et s'ennuie de l'étude, parce que sous la loi il ne voit pas la vie _ibid._ Terrible instruction que doit donner Paris 530
LIVRE V.--L'ÉDUCATION CONTINUE TOUTE LA VIE. DE QUELQUES QUESTIONS D'AVENIR.
CHAPITRE Ier.--_Le progrès du métier_ 535
La vie, bien administrée, diminue moins qu'elle n'augmente 537 Tout métier a un art en lui et développe souvent en nous des aptitudes supérieures 539 Progrès des grands artistes (Rembrandt, etc.) qui n'ont atteint le sommet qu'au dernier âge 540
CHAPITRE II.--«_Mon livre_» 542
On n'avait autrefois qu'un livre, et, le lisant toujours, on songeait, inventait _ibid._ Réimpressions de Voltaire (1820) _ibid._ Livres socialistes, depuis 1830 544 Combien il est difficile de faire un livre populaire 545
CHAPITRE III.--_La vie publique.--L'autorité morale.--La magistrature spontanée_ 548
Chaque peuple, chaque patrie, est une éducation _ibid._ L'éducation civique et pratique de l'Américain 549 De l'échelle de la vie publique. L'école, la commune sont ses premiers degrés (Turgot) 550 Utilité éducative de la vie communale _ibid._ Les luttes de la commune, bien plus serrées, exigent un caractère très fort _ibid._ Qui résiste (au besoin) aux amis et à la famille? 552 Comment cet homme aura l'autorité morale, utile à tous, comment il élève à lui sa famille même 554 Il prépare et il groupe l'association locale 556 _Note._ Influences locales du cultivateur estimé, du médecin, pharmacien, etc., pour élever l'esprit du pays 558
CHAPITRE IV.--_Avenir.--Littérature nouvelle.--Libres écoles_ 560
Je ne veux rien prévoir que ce qui peut se faire demain, ce qui dépend de notre activité _ibid._ À la littérature anti-sociale une autre succédera (de civisme et de vérité) 561 C'est l'école des hommes, sans laquelle l'école de l'enfant ne prendra pas sa vie nouvelle 562 Notes sur les lectures de prison, d'hôpital 563 Il faut vivifier, soutenir, régénérer le maître 565 Le prêtre est _monarchie_, le maître est _république_ _ibid._ Comment son existence, trop monotone, reprendra le mouvement, le progrès 566 Peut-on enseigner toujours? 567 Tous, à certains moments, pourraient et devraient enseigner _ibid._ Les volontaires de l'enseignement.--Combien on peut tirer parti de la jeunesse 568
CHAPITRE V.--_De l'école comme propagande civique et comme échelle sociale_ 570
Les écoles libres répondront à mille exigences variées _ibid._ Variété cependant harmonique, que la Patrie, la France ralliera dans un même esprit 571 L'école non aidée par l'État dépend d'autant plus des parents, des influences locales, aristocraties communales, etc. 573 Il faut s'entendre et se grouper pour soutenir le maître qu'elles domineraient _ibid._ Soutenir l'élève méritant, et le faire arriver à l'école départementale, à l'École centrale 574 Créer l'échelle de justice où tous pourraient monter du plus bas au plus haut 577
CHAPITRE VI.--_De l'éducation par les fêtes_ 578
Le monde changera-t-il autant qu'on le croit? 579 Les grands organes éducatifs qui ont fait nos progrès (propriété, art, religion, etc.), peuvent-ils disparaître? _ibid._ La religion ne finit pas; elle commence 581 La tristesse du monde, entre les fêtes mortes et les fêtes vivantes qui vont venir 583 La vie grecque, si agitée, n'en fut pas moins une fête continue, graduée, puissamment éducative 584 Comment fait-on des fêtes? Cela naît, et ne se fait pas.--Dans la vie libre, elles naîtront, comme un retour de la nature 585 Combien le peuple de Paris est sensible aux fêtes des morts 586 Les fêtes de la Fédération de 91 587 Notre fête du 4 mars 1848.--Ce qu'elle aurait pu devenir _ibid._
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.
IMPRIMERIE E. FLAMMARION, 26, RUE RACINE, PARIS.
[Note au lecteur de ce fichier numérique:
Dans la phrase "«Au début, en deux mois, il s'en est plus vendu [que] de Bibles en dix ans.»", le mot "que" a été rajouté.]