Le moyen de parvenir, tome 2/3

Part 1

Chapter 13,631 wordsPublic domain

Produced by Laurent Vogel, Guy de Montpellier and the Online Distributed Proofreading Team at http://www.pgdp.net (This book was produced from scanned images of public domain material from the Google Books project.)

LE

MOYEN

DE

PARVENIR.

_NOUVELLE ÉDITION._

Augmentée d'une Table sommaire des Chapitres.

_Caritas inter jocosve regnat Moria._

TOME SECOND.

A LONDRES.

M. DCC. LXXXI.

[On a recopié, dans cette version électronique, le sommaire de ce tome second, tiré du tome premier de l'original papier.]

_SOMMAIRE_

DES CHAPITRES.

_TOME SECOND._

I. Il continue sa dissertation, & se jette un peu sur la friperie des parvenus, & de la façon de parvenir dans ce monde de désordre & de dissolution.

_Plaisant parti d'un domestique_, p. 6.

II. L'histoire de Quenault & de sa serpe est coupée de diverses instructions très-profitables. On y voit la différence d'une femme de par dieu, d'avec une femme de par le diable. Sermon du curé de Busançois, divisé en trois points.

_Le conte de Quenault & de Thibault_, page 7.

_Sermon en trois points, du curé de Busançois_, p. 10.

III. Devoir des prélats prescrit sous le voile de la plaisanterie: _castigat ridendo mores_. Conte sur le proverbe, n'avoir ni rime ni raison. Cette section est remplie de facétieuses aventures sans rime ni raison. La cruche de malvoisie prise pour un lésard, par des femmes ivres de vin. Bible hébraïque prise pour un livre de magicien par un prêtre, &c.

_Conte du ministre qui avoit rime & raison_, p. 14.

_Conte de la malvoisie_, p. 16.

_Conte du pseautier hébreu pris pour livre de magie_, p. 19.

IV. Origine de la bonne eau pour faire la bonne double-bierre d'Angleterre & de Flandres. Miracle de la Gousson toujours ployant du linge, & de la Le Page toujours pissant, l'une pour avoir bien reçu un besacier, l'autre pour l'avoir rebuté.

_Ruisseau à faire la forte bierre_, page 20.

_Conte de la Le Page & de la Gousson_, p. 23; contin. p. 24.

_Interrogatoire de maître Pierre_, p. 23.

_Propos de pisseurs_, p. 28.

V. Aventures plaisantes de plusieurs pisseurs. Platon moquant & moqué. Pourquoi le _cela_ de l'homme a besoin d'aide pour pisser, tandis que celui de la femme va tout seul. Minimes & capucins tournés en ridicule. Allusion du mot de Joseph à l'antiquité des minimes. Description de la sphere en termes estropiés: (c'est sûrement dans le _Moyen de Parvenir_, que ces gens d'un esprit si sublime de notre siecle, ont trouvé le style des parades, & ont voulu nous démontrer par solide argument, qu'il y avoit plus d'imagination à composer la plus mauvaise des parades, qu'à faire Cinna ou Mérope). Conte de Chabert & des trois filles, à qui il demande une réponse de chacune sur le droit d'aînesse de la bouche ou du chose. La section finit par une question, dont le titre de la section suivante fait la réponse.

_Aventure de Platon & de Prédicat_, page 30.

_Bonne logique d'une chambriere_, p. 32.

_Plaisante origine des minimes_, p. 34.

_Description élégante de la sphere_, p. 35.

_Conte des trois filles_, p. 36; contin. p. 37.

_Propos d'un curé & d'un charpentier_, p. 37.

_Question d'une chambriere_, p. 38.

VI. Sapho commence à babiller, & elle en conte à faire mourir de rire ou de honte. Dissertation de Nostradamus sur les culs, qui est terminée par les prudentes réflexions concluantes d'Hypocrate. Histoire d'Esculape, qui voyoit le jour par le trou du cul de sa femme. Plaisanterie sur les femmes Allemandes de ce temps-là, & qui pourroit très-bien convenir aux femmes Françoises de ce temps-ci. Satire contre ceux qui annoblissent leurs noms par des _du_, _de_, _le_, &c. Origine du proverbe: _s'il a bon coeur, qu'il mange de la merde_.

_Conte du cul de la femme d'Esculape_, p. 42.

_Changemens de noms_, p. 44.

_Conte de Stace avec la femme peteuse_, p. 45.

VII. Comparaison de l'outil des femmes avec des féves, qui ont la raie noire & le bas contre mont. L'économie mene loin, puisque trois féves semées ont fait le mariage d'une fille. Féve des gâteaux des rois tournée en ironie. Avarice des avocats reprise par le conte d'une femme dont on n'avoit fait le poil que d'un côté. Le marinier de Quilleboeuf ne reconnoît plus sa femme, parce qu'elle se l'étoit fait tondre.

_Trois féves qui font le mariage d'une fille_, p. 47.

_Conte de la femme à moitié épilée_, p. 48.

_Obstination d'un marinier_, p. 49.

_Disputes de deux maquerelles_, p. 50.

VIII. Dissertation sur les fillettes, dont la conclusion est de les distinguer en trois sortes. Comme on doit faire cas des larmes & du désespoir des filles de joie. Plaisant conte sur un homme qui appelloit le _comment a nom_ de sa femme un gardon. Origine de la solution de continuité; Mercure couturier des ventres des hommes & femmes; trop ou trop peu de fil fait la rosette ou la boutonniere. Exposition des véritables sept merveilles du monde. Différence entre vérité & raison. Le conte du beurre de la Soldée, qui est interrompu par des propos facétieux.

_Lamentation de putain_, p. 51.

_Femme qui montre son cela, sans y prendre garde_, p. 52.

_Conte de jeune femme & vieux mari_, page 53.

_La couture des mâles & femelles_, p. 54.

_Le beurre net de la Soldée_, p. 57; contin. p. 60, contin. p. 61, fin. p. 63.

_Propreté des femmes_, p. 57.

_Caractere des moines_, p. 58.

IX. Le conte du beurre de la Soldée continue dans cette section, toujours avec quelques parentheses joviales, & il est bon de remarquer que c'est toujours la belle & sage Sapho, qui, depuis la section VI, tient impitoyablement le dez des propos poliçons. Caton disserte sur le bon âge, & avance que le _cela_ des hommes est plus fort dans la vieillesse que dans la jeunesse, parce qu'étant jeune une main le conduit, & que dans la vieillesse deux ont peine à le guider. Satire contre les chanoines & les médecins, & bon mot sur l'aumuce. Eloge du livre fait par un poëte, & confirmé par un prophete.

_Emploi d'un contrat de mariage_, p. 60.

_Expérience de Sculpture_, p. 63.

_Conte du médecin_, p. 65.

_Mot à double entente_, p. 67.

X. Question embarrassante à résoudre pour un homme amoureux de sa liberté. Différence entre farine & bran. Songe du pauvre paysan. Origine du proverbe, _afin que le bon homme ait son sac_. Quelques-uns des convives qui étoient sortis pour faire place à un verre de vin, rentrent. Socrates parle & est moqué dès le premier mot. Ridicule jetté sur ceux qui grassayent en parlant, par bon air, ou pour ne pas se fendre la bouche.

_Le revenant_, p. 71.

_Conte du sac du bon homme_, p. 72.

_Réponse humble d'un valet_, p. 73.

_Propos naïf d'une fille_, p. 75.

XI. Origine des bossus: enfilade de propos burlesque au premier calibre. Raison pourquoi l'on salue quand on boit. Reprise, en-dessous oeuvre, de l'éloge de ce livre, & prophétie inintelligible sur sa destinée. Enthousiasme furieux contre les critiques & les dévots.

XII. La langue françoise est riche en termes de chouserie. Dissertation sur le _Pheros_ ou ambrosie des dieux, & sur la nourriture des ames. Interprétation du mot _apprendre_. Conte fort plaisant à ce sujet. Maniere de faire des barbes passées sous la meule, & plaisanteries sur les barbes faites. Conte de la femme du procureur, accouchée d'un maure, & de la naïveté du procureur avec son écritoire.

_Conte du bonnet tombé_, p. 83.

_Bonne leçon d'une vieille servante_, p. 85.

_Conte du moulin à barbe_, p. 87.

_Chanoine pris par son propos_, p. 88.

_Conte de l'écritoire du procureur_, p. 89.

XIII. C'est ici ou se développe le grand mystere du menton ras des prêtres. Conte sur Hugonis, suivi du conte de la sage-femme qui vient accoucher un garçon. Erasme s'étend sur les polissonnes invectives dont il avoit accablé un docteur. Secret de sentir l'hérésie. Pays de papefiguiére, ou l'on est toujours gras & vigoureux comme un _moine_.

_Plaisante réponse d'un homme gras_, p. 93.

_Le jeune homme en couche_, p. 93.

_Quiproquo d'un domestique_, p. 94.

_Nom tronqué_, p. 95.

_Conte de la dispute d'Erasme_, p. 95.

_Plaisant jugement_, p. 96.

_Description du pays de papimanie_, p. 99.

XIV. Moeurs de ce pays de bonne santé. Termes amphibologiques; Cardan & Jamblique disent quelques bourdes sur les succubes & incubes. Satyre contre ces faux-dévots qui veulent que le diable soit le pere de nos passions & de nos plaisirs, & qui en refusent la prudence à la divinité, & l'honneur à l'homme. Les hommes font tout dans le travail amoureux, les femmes ne font que présenter l'écuelle. Conte de l'écrevisse attachée au bord de l'écuelle d'une femme par une patte, & à la lèvre supérieure du mari par l'autre.

_Eloge de la vis des tuileries_, p. 100.

_Conte de l'écrevisse au bord de l'écuelle_, p. 103, contin. p. 104.

_Les beaux sont les gros_, p. 105.

XV. Cette section commence par le plaisant conte de Jean Laillée, qui mit sa machine à faire pauvreté dans une souriciere à ressort, croyant être dans un urinal. Sa plaisante insolence avec une chambriere.

_Conte d'un moine pris en partie, comme une souris_, p. 108.

XVI. Dissertation sur la poudre de projection. Ridicule texte d'un sermon. Gaillarde maniere de défendre son bien, mise en usage par un moine, contre deux voleurs. Explication de certains sobriquets; chose qu'on ne prendroit pas pour un fagot, à moins qu'on ne le dise. Véritable explication du mot _quasimodo_, & de quelques autres intéressans à bien savoir. Termes de bienséance devant les gens qualifiés tournés en ridicule. Malheur d'une pauvre femme qui a épousé un cocu. Maniere d'être poussé.

_Sermon dont le texte est plaisant_, page 110.

_Conte du moine & des voleurs_, p. 110.

_Conte du fagot_, p. 112.

_Le mot _quasimodo_ expliqué_, p. 113.

_Secret pour être poussé_, p. 116.

XVII. Madeleine en dégoisse & fait des contes libertins à perte de vue; cornes des femmes sont les ongles. Qui ne prend pas plaisir, n'est pas putain. L'attention à regarder, fait qu'on est volé; exemple de l'âne du paysan. Les femmes changent entre les mains de certains maris. Façon subtile de se confesser. Les bons avis ne sont point à rebuter. Valeur du terme de chausse-pied de mariage.

_Conte canonique d'un homme & d'une femme_, p. 117.

_Conte de l'âne volé sous son maître_, p. 120.

_Confession d'une femme_, p. 121.

_Bon avis d'un galant homme_, p. 124.

XVIII. Le plaisant tournevis ou vilbrequin. Grand commentaire sur les cocus cocuans & cocués, à propos de la chose la plus imparfaite. Le cocuage est plus grand miracle que la pierre philosophale, puisqu'il s'opere en l'absence des sujets sur qui il est fait.

_Conte des hommes vissés_, p. 124.

_Conte de la courtisanne Conscience_, page 130.

XIX. Le bon prédicateur fait bonnes moeurs; exemple d'un qui détournoit ses auditeurs de tout vice. Le commentaire sur cocu & cocuage reprend & continue de plus belle. La naïveté de la dame de compagnie de madame l'amiralle, vient égayer. (_Nota._ Dame de compagnie, auprès des dames de haut-parage, est même chose qu'_esprit_, auprès de leurs maris. On dit: monsieur D. est l'_esprit_ du duc D.)

_Conte des prédicateurs ennemis des paillardises_, p. 134.

_Naïveté de la belle Dubois_, p. 137.

XX. Disputes de savans, richesse des langues vivantes. Nouvelle éloge de ce livre, & crainte sur l'abus qu'on en fera. Les moines sont si libertins, que leurs prieurs s'en scandalisent: le moyen d'y mettre remede: Plaisant françois de Margot. Les putains jurent toujours _vérité_ & _honneur_, (serment sans conséquence.)

_Vérité dans la bouche d'une Normande_, p. 145.

_Conte du Prieur de Marmoutier_, p. 146.

XXI. Sage politique exercée dans la ville de Lubec, pour les vibaniers & conbaniers. Façon d'essayer, aussi connue aujourd'hui à Paris qu'_in illo tempore_ à Lubec. Alcibiades crie, jure, blasphême, se radoucit, pour prouver par sentimens son goût antagoniste des femmes.

_La ville de Lubec_, p. 148.

XXII. Madame raconte une histoire, dont le commencement & la fin prouvent qu'elle étoit franche putain. Certitude de cocuage aux maris dont les enfans ont cheveux de deux couleurs.

_Conte de l'origine du putanisme_, p. 155.

XXIII. Explication du terme de _putain_, faite par plusieurs, & terminée de main de maître. Mots qui autrefois étoient éloge, aujourd'hui sont injures. Satyre sur les chambrieres de prêtres, chanoines, curés, &c. &c. &c. Trois choses sont à éviter; trois voeux à faire. Satyre contre la justice & ses administrateurs. Origine du proverbe de _fesse tondue_. Cette section & ce volume finit par le conte de l'éguillette, & par une réflexion fort sensée, pourquoi les moines sont appellés _béats peres_.

_Stupidités ou distractions d'un prince ultramontain_, page 163.

_Conte de la fesse tondue_, p. 162.

_L'éguillette nouée et dénouée_, p. 168.

_Le Chanoine dupe_, p. 170.

XXIV. Quittant la théologie & les théologiens, les convives s'étendent sur les quatre vertus cardinales; rire, manger, boire & dormir. Il faut toujours se tenir en garde contre ceux qui viennent de loin: croire aux miracles de Paracelse, c'est avoir un grand fond de soi, satire contre ce fameux alchimiste. Transition heureuse d'un évêque à un soufflet; dissertation sur l'origine des mitres.

XXV. Invectives contre les prêtres sous le titre d'hiérarchie de double linge. Asclépiade attrapé par une fille de chambre de madame de Combardavit. Les nonnains sont les perdrix du monde, & les chanoines en sont les faisans. Bonne sentence à mettre sur l'entrée de chaque maison. Conduite de Jean Dissolez, moine & voleur de poires. Origine du mot _tu autem_. Sarcasmes contre les moines, & définitions intéressantes, qu'il faut lire, sans m'obliger de les écrire. Conte de Ferrand & de Margeou, deux moines.

_Conte d'un page attrapé_, page 177.

_Jean Dissolez, voleur de poires_, p 180.

_Aventure de Ferrand & Margeou_, p. 183, continuée, p. 192.

XXVI. Raison solide des voyages de moines par deux. Le trouble se met dans la conversation. Musique plaisante d'un homme à sandales. Les deux moines en fonction: origine du proverbe de la chape à l'évêque. Bon avis à ceux qui portent soutanes dans des cas pressés. Le conte de Ferrand se reprend & se termine.

_Musique d'un moine_, page 188.

_Les deux moines en fonction_, p. 188, continuée, p. 191.

_Origine du proverbe de la_ chape à l'évêque, p. 189.

XXVII. Les femmes de sergens ne sont pas des plus sotes en amour. Jeu de gripeminaud sans rire. Conte de Jacques Adriot & de sa femme: on a crainte de le raconter, parce qu'il y a dedans un peu de prêtre. Saillie naturelle d'une présidente.

_Histoire d'une femme de sergent_, p. 194.

_Conte de Jacques Adriot_, p. 197, contin. p. 198.

_Plaisant mot d'une présidente_, p. 198.

XXVIII. Bon secret pour fixer un mari; les femmes sont anges à l'église, diables à la maison, singes au lit. Conte de la femme d'un huissier. Dissertation forte & chaude sur le joujou du ménage. Conte des religieuses de Poissi; plaisante façon de décliner un adjectif. Il n'est que femmes pour bien juger des choses.

_Conte de la femme d'un huissier_, p. 200.

_Conte des religieuses de Poissi_, p. 203.

_Conte sur le mot groseille_, p. 204.

_Résolution académique de trois nonnains_, p. 205.

XXIX. La religieuse qui croyoit être devenu bête, se corrigea bien de sa stupidité, & fut en état vingt-quatre heures après, de donner leçon. Alain Charrier, tourné en ridicule sur son style gonflé & inintelligible, reprend son conte comme il peut. Aveux indiscrets de femmes à confesse. Les noms génériques se font mieux entendre, & la preuve est dans cette section. Ronsard & Baïf se disent quelques dures vérités. Remarque sensé sur les femmes avares de beurre dans les sauces. Façon d'un curé d'imposer silence.

_Le conte de Nabuchodonosor_, p. 207, contin. p. 209.

_La confession sincere_, page 214.

_Conte d'une femme avare de beurre_, p. 218.

XXX. La premiere loi d'un état, c'est d'être soumis aux volontés de son prince. Excès de mémoire de Béroalte. Satire sur la vénalité des charges, & réflexions très-judicieuses sur les contrariétés du siecle. Conte du chaudron. Qui jure pour rien, devroit bien jurer pour quelque chose. Menot le grand prédicateur donne les principes d'une morale furieusement relâchée. Histoire du fromage mou & de l'aveugle.

_Femme soumise aux volontés du roi_, p. 220.

_Conte du chaudron_, p. 223.

_Le fromage mou & l'aveugle_, p. 228.

XXXI. Histoire de la mule de Rabelais, prise pour le cheval de l'antechrist. Le mulet de Gravereuil & ses farces. Effet horrible d'un appareil mis sur une blessure.

_Le cheval de Rabelais_, p. 229.

_Conte du mulet_, p. 231.

XXXII. Le ministre encavé, & retiré par la servante de l'hôtellerie. Proverbes sur l'inutilité de la paillardise des vieillards. Différence de putain à fille entretenue. La franchise se trouve par-tout, jusques chez les gens de cabaret. Dissertation sur les femmes de bien. Conte de la huguenote en colere. La dissertation continue de plus belle. Avicenne & Lycofron aux prises. Origine du nom de mignons aux chanoines.

_Le ministre en cave_, p. 238.

_Franchise d'un hôtelier_, p. 242.

_La huguenote en colere_, p. 244.

XXXIII. Bon avis d'un médecin. Qualités de chair d'une fille & d'une femme. Conte de l'époussetée de deux façons. La servante prudente dans ses souhaits.

_Conte de l'époussetée de deux façons_, p. 251.

_Prudence d'une servante dans ses souhaits_, p. 255.

XXXIV. Réflexion d'un curé publiant des bans. Naïveté de neuves mariées. Egrillardise du curé paillard bien puni. Conte du jardinier & des prunes.

_Bans publiés_, p. 256.

_Curé égrillard puni_, p. 257, continuée, page 259.

_Le jardinier & les prunes_, p. 258.

XXXV. Propos dissolus de moines prêchans. Conte du _thuribulum_. Quelques explications de phrases latines.

_Le conte de_ thuribulum, p. 266.

LE

MOYEN

DE

PARVENIR.

PARLEMENT.

I. Je sais qu'il y a un autre univers que Dieu a fait. Mais nous; _id est_, nos peres, les hommes & femmes, en avons fait un autre plus accompli, si Aristote dit vrai. Ne dit-il pas que les femmes sont plus parfaites que les filles, parce qu'elles sont dépucelées, & qu'ainsi elles ont une forme acquise plus notable & excellente qu'auparavant? Dieu fit la fille, & l'homme l'a faite femme. Hé bien, voilà pas les hommes qui font bien des choses plus accomplies? Ainsi est-il du monde de piperie plus accord, plus joli, plus parfait, plus délicat, & mieux sentant son bien que le premier. Et qu'y a-t-il de remarquable? Une quintessence céleste, direz-vous. Vraiment, vous avez raison, votre âne pette, & au nôtre qu'y a-t-il? Quoi, qué, qué? Une quintessence plus profitable, plus pénétrante, plus glorieuse, plus intelligible & plus vivifiante: les sages & les parvenans l'ont reconnue, & l'ont apprise à plusieurs. Ceux qui ont été plus subtils, & ont reconnu les quatre élémens de piperie, extraits ainsi de la supposition ecclésiastique, judiciaire, médecinale & trafiquante, ont tâché à y entrer pour parvenir: aussi n'y a-t-il point d'autres moyens à cet effet, outre ceux-ci, qu'un qui est la vraie quintessence, selon laquelle plus aisément, & avec moins de peine, on gagne davantage; ayant plus loisir & plus grand profit. Et c'est ceci qui se remarque en tous ordres, où le moyen de parvenir est proposé, auquel, comme en toutes vacations, ceux qui font le plus de bruit, ont le plus de soin & de peine; s'avançant en plus de travail, gagnent le moins: & par conséquent ceux qui sont les plus accommodés ont moins de sollicitude, & avec moins de difficultés emportent plus de profit. Ceci observé de siecle en siecle, parce que les vignerons ne boivent pas le bon vin, les miniers ne possedent gueres d'or, encore qu'ils le serrent en grands labeurs, sans que pour le préparer, il leur demeure ès mains. Il n'y a que maquereaux pour être aisé, d'autant qu'ils entendent aussi les matieres. Le grand Alexandre n'avança jamais qu'un voleur, un maquereau & un traître. O belle chose à imiter! Là, là, passez & touchez; (votre âne a pissé) il est avenu que les gens de bon esprit ont traité la quintessence, non comme ces tristes enfumés, qui le plus souvent ont plus de trébillons que de testons, desquels le cul paroît pour mieux souffler; mais en habiles, savans & industrieux attrapeurs de commodités. Et de fait, ils l'ont trouvée, à savoir ès finances, où se pratique, non par transpiration imperceptible, mais par emplissement naturel, le plus saint, magnifique & commode secret d'amasser. Le diantre y ait part, j'ai été de tous les honnêtes métiers du monde, hormis de cettui-là, & professeur en folie. De venir aux finances, il n'y a plus moyen à ceux qui ne les pratiquent d'heure. Quant à l'autre, j'étois hier en pensée de m'y faire passer maître, comme un de vous autres; mais encore qu'il n'y ait personne, qui eût plus d'envie d'être fou que lui, parce qu'aux fous tout est permis pour rire; si ai-je quelqu'honneur qui m'en empêche: aussi n'oserois-je sauter ce bâton de peur de perdre les bonnes graces de ma maîtresse. Toutefois je vous proteste que, s'il y avoit autant d'honneur qu'aux folies d'être chancelier ou premier président, ou de telle autre qualité de fous qui foussoient les autres fous, il n'y auroit gueres de bons esprits qui ne fissent paroître que, _quisque abundat in suo sensu_, c'est-à-dire, chacun est, sera, ou est dit, ou deviendra, s'il ne l'est, fou par la tête. Or notez, amiables freres, & dressez les oreilles, comme la queue d'une vache qui mouche, que je vous ai déclaré la vraie matiere, & la juste quintessence, dont le magnifique usage est tel, que l'on vient, en l'obtenant, à bout de toutes entreprises; on l'obtient, en l'ayant, ce qu'on pourchasse; & on fait ce qu'on veut. Parquoi, vous avez en somme succintement tout du long, proportionnément au petit pied, & sans allégories, les élémens, principes, fondemens, raisons, résolutions, évidences, puissances & causes de parvenir tout du long, à l'usage de Genève, imprimé à Rome, & sans rien requérir, comme une quille de beurre frais.

BIAS. Vous ne faites que parler de parvenir, sans possible en savoir la pratique, à quoi peut-être vous êtes stilé, comme un âne à jouer du flageolet. Voudriez-vous bien dire que vous l'eussiez de la sorte que je l'ai, qui porte tout mon avoir avec moi, de peur d'avoir bien faute de poux; & qui sais, comme me le font accroire ces Crisotechnes, cette belle science qui rend riches?

L'AUTRE. Je me suis tant amusé à vos fadaises de sagesse étant jeune, que j'ai laissé passer les oiseaux. Par mon serment, si jamais la paix est faite, j'irai à la guerre aussi-bien que les autres. Croyez que, si j'eusse su maintenant, je fusse dedans; & à cette heure que je sais le secret, on se défie de moi. Que male foire embrene le nez de ceux qui m'ont fait perdre le temps; que cent coups de cornes au cul leur déchirent le fondement; que puissent-ils devenir cocus, après le trépas de leurs femmes de bien. Je gage que vous ne savez ce que je veux dire; [ni moi aussi, dit Chipon, quand il perdit le manteau de son maître. Je gage, dit ce seigneur, que ce coquin a perdu mon manteau. Gagez, monsieur, vous gagnerez. Le paillard l'avoit détourné, pour s'en approprier.

LYCURGUS. Ce fut un moyen de parvenir.] Voilà, il y en a qui parviennent diversement; les uns, sans y penser; les autres, par artifice; aucuns, par danger; quelques-uns, rencontrant d'un en cherchant d'autre; aucuns, courant comme ils attrapent quelques autres en dépit d'eux; & s'en faut rapporter aux exemples, ainsi qu'une truie qui avorte.

BODIN. Voilà de belles maximes, & desquelles je pourrois tirer beaucoup de science; j'éplucherons, en passant, ceux qui parviennent.

VERSET.

II. Il y en a infinis qui ne savent pas leurs élémens; & s'ils les savent, c'est par grand pitié de hazard & routine, & trop souvent par fausse entente, ainsi qu'il avint à Quenaut, qui se promenant un jour vers le colombier, & voulant passer une haie pour aller au travers, il coupa une branche avec son outil, qui lui échappa dans l'enclos du jardin. Là étoit le maître du jardin avec sa femme de par le diable.

PINAUT. Qu'est-ce à dire?