Le Dictionnaire du NEF

Chapter 17

Chapter 173,426 wordsPublic domain

La société NTT DoCoMo (NTT: Nippon Telegraph and Telephone Communications) est le principal opérateur japonais de télécommunications mobiles. En octobre 2001, NTT DoCoMo lance le premier réseau de téléphonie 3G (3e génération) au monde, avec un million d'abonnés en septembre 2003, 5 millions d'abonnés en juillet 2004 et 10 millions d'abonnés en février 2005. NTT DoCoMo compte aussi 40 millions d'abonnés à ses services de téléphonie mobile 2G (2e génération). Tous opérateurs confondus, le Japon compte 90 millions d'abonnés aux services de télécommunications mobiles, soit 70% de la population. [Voir aussi: 2G, 3G, téléphonie mobile.]

= numérique =

Le terme "numérique" est un terme générique utilisé pour une oeuvre (par exemple la littérature numérique), un procédé (par exemple la photo numérique) ou une entité (par exemple la bibliothèque numérique) dans des domaines aussi divers que le texte, la musique, le son, la photographie, l'image animée ou non, la vidéo, le film, les logos, les sites web, les logiciels et les bases de données. Une description plus complète est donnée dans les notices qui suivent. [Voir aussi: image numérique, numérique (image), numérique (image fixe), numérique (son), numérique (texte), numérisation, web.]

= numérique (image) =

Les technologies numériques ont profondément modifié les procédés de création et de traitement de l'image fixe et animée. On a vu apparaître les images numérisées (à partir d'un document papier), les images numériques, les images de synthèse en 3D, les appareils photo numériques, les caméras numériques, les films disponibles en DVD, les archives de films en ligne, les téléviseurs numériques, les PDA (personal digital assistants), les smartphones avec fonction appareil photo, etc. [Voir aussi: DVD, image de synthèse, image numérique, PDA, photo numérique, smartphone, télévision.]

= numérique (image fixe) =

Une image fixe peut être une photo numérique (prise au moyen d'un appareil photo numérique) ou alors une photo ou une image numérisée à partir d'un exemplaire papier (au moyen d'un scanner). Les trois principaux standards de compression d'images fixes sont les formats JPEG (Joint Photographic Experts Group), GIF (graphics interchange format) et PNG (portable network graphics). [Voir aussi: GIF, image numérique, JPEG, numérisation, photo numérique, PNG.]

= numérique (signal) =

Le signal numérique obéit à une valeur définie traduite en bits, ce qui donne un groupe de chiffres 0 et 1 en langage binaire. En code ASCII (American standard code for information interchange), qui traduit l'alphabet en langage binaire sur sept bits, la lettre "A" devient: "1000001", la lettre "B" devient: "1000010", etc. Le signal numérique s’oppose au signal analogique qui, lui, est un signal de valeur continue, utilisé par exemple pour la transmission de la voix par la ligne téléphonique. [Voir aussi: analogique, ASCII, bit.]

= numérique (son) =

Les technologies numériques ont profondément modifié le domaine du son. On a vu apparaître la musique électronique, le son synthétique, la norme MPEG (Moving Picture Experts Group), les fichiers musicaux au format MP3, MP3pro et WMA (Windows media audio), les livres audionumériques (appelés plus simplement livres audio), les webradios, le baladeur de musique iPod, les plateformes de musique en ligne, la norme DRM (digital radio mondiale) pour la numérisation de la radio AM (amplitude modulation), etc. [Voir aussi: DRM, iPod, livre audio, MP3, MP3pro, MPEG, musique en ligne, synthèse du son, webradio, WMA.]

= numérique (texte) =

Les technologies numériques ont profondément modifié le domaine du texte (livres, journaux, revues, etc.). On a vu apparaître les textes électroniques, les sites web d’écrivains, les sites de presse, les éditeurs électroniques, les librairies en ligne, les bibliothèques numériques, les dictionnaires en ligne, les bases interactives (notamment terminologiques et textuelles), les oeuvres hypermédias, les livres numériques, les logiciels de traduction automatique, les appareils de lecture de la taille d’un livre (appelés ebooks), les logiciels de lecture pour ordinateur, PDA (personal digital assistant) et smartphone, etc. Le papier électronique est pour bientôt. [Voir aussi: base interactive, bibliothèque numérique, dictionnaire en ligne, éditeur électronique, librairie en ligne, littérature numérique, livre numérique, papier électronique, PDA, presse en ligne, texte électronique, traduction automatique.]

= numérisation =

La numérisation est la codification d’informations (textes, images, sons) en langage généralement binaire (0 ou 1) pour permettre leur traitement par voie informatique. La numérisation permet la création, l’enregistrement, la combinaison, le stockage, la recherche et la transmission de documents de manière simple et rapide. Des procédés similaires permettent le traitement du texte, du son et de l’image alors que, par le passé, ce traitement était assuré par des procédés différents et sur des supports différents (le papier pour l’écriture, la bande magnétique pour la musique, le celluloïd pour le cinéma). En ce qui concerne les livres, la numérisation peut être effectuée soit en mode texte, soit en mode image. [Voir aussi: numérique, numérisation en mode image, numérisation en mode texte.]

= numérisation en mode image =

Contrairement à la numérisation en mode texte, qui propose le texte d'un livre en continu, la numérisation en mode image correspond à la photographie du livre. La version informatique est le fac-similé numérique de la version imprimée. La présentation originale étant conservée, on peut feuilleter le texte page après page à l’écran. C’est la méthode employée pour les numérisations à grande échelle, par exemple pour la constitution de Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France (BnF). Dans le cas de Gallica, pour faciliter la recherche textuelle, les tables des matières, les sommaires et les légendes des corpus iconographiques sont numérisés en mode texte. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Gallica, numérisation, numérisation en mode texte.]

= numérisation en mode texte =

Deux méthodes sont possibles pour numériser un livre en mode texte. On peut saisir le livre de bout en bout sur le clavier de son ordinateur. On peut aussi scanner le livre page après page, ce qui donne des fichiers numérisés en mode image, puis on utilise un logiciel OCR (optical character recognition), qui permet de convertir chaque fichier image en fichier texte. Il est ensuite préférable de relire le contenu du fichier texte au regard de l’original (image scannée ou livre imprimé) en corrigeant les erreurs (dix erreurs par page en moyenne lorsque le logiciel OCR est de qualité). Dans l’un comme l’autre cas (saisie ou scannage + OCR), le texte numérisé apparaît en continu à l’écran, et la présentation de la page originale n’est pas conservée. A cause du temps passé au traitement de chaque livre, la numérisation en mode texte est assez longue. Elle est toutefois très préférable à la numérisation en mode image, puisqu’elle permet l’indexation, la recherche plein texte, l’analyse textuelle, une étude comparative entre plusieurs textes ou plusieurs versions du même texte, etc. C’est la méthode utilisée par exemple par le Projet Gutenberg, la grande bibliothèque mondiale au format texte fondée en 1971. Le format de fichier obtenu est le format TXT, et l'extension du fichier est ".txt". [Voir aussi: bibliothèque numérique, indexation, numérisation, numérisation en mode image, OCR, Projet Gutenberg, scanner, TXT.]

= numériseur =

Un numériseur est un appareil permettant de convertir des informations analogiques (textes, images, sons) en valeurs numériques (0 et 1) manipulables sur ordinateur. Il existe différents types de numériseurs: les scanners (numériseurs à balayage), les tablettes à numériser, les caméras haute définition, les magnétophones numériques et les magnétoscopes numériques. [Voir aussi: analogique, numérique, scanner.]

= Numilog =

Créée par Denis Zwirn en mars 2000, la société Numilog est spécialisée dans la fabrication et la distribution de livres numériques. Numilog lance une librairie en ligne en octobre 2000. En 2003, le catalogue comprend 3.500 titres (incluant les numéros de revues) en français et en anglais, aux formats PDF (portable document format, lisible par l'Adobe Reader), LIT (abrégé du terme anglais "literature", lisible par le Microsoft Reader) et PRC (Palm resource, lisible par le Mobipocket Reader), grâce à un partenariat avec une quarantaine d'éditeurs. Numilog devient la principale librairie francophone de livres numériques, suite à des accords avec de nombreux éditeurs (Gallimard, Albin Michel, Eyrolles, Hermès Science, Pearson Education France, etc.). Numilog propose aussi des livres audio. Une librairie anglophone est lancée suite à des accords de diffusion conclus avec plusieurs éditeurs anglo-saxons (Springer-Kluwer, Oxford University Press, Taylor & Francis, Kogan Page, etc.). Les livres numériques sont proposés dans différents formats permettant leur lecture sur tout appareil électronique (ordinateur, assistant personnel, téléphone portable, smartphone, etc.). Numilog propose aussi un système de bibliothèque en ligne (permettant de prêter des livres numériques) destiné aux bibliothèques, aux administrations et aux entreprises. Numilog est également prestataire de services pour les technologies DRM (digital rights management). En janvier 2006, Numilog met sur pied la plateforme de la Bibliothèque numérique pour le Handicap (BNH), une initiative de la ville de Boulogne-Billancourt (région parisienne). En décembre 2006, le catalogue de Numilog comprend 35.000 livres numériques et 200 éditeurs partenaires, dont 60 éditeurs francophones. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Bibliothèque numérique pour le Handicap, DRM, éditeur, librairie numérique, LIT, livre audio, livre numérique, PDF, PRC, smartphone, téléphone portable, Zwirn Denis.]

= NuvoMedia =

Basée à Palo Alto, dans la Silicon Valley (Californie), la société NuvoMedia conçoit en 1998 le Rocket eBook, premier appareil de lecture dédié à voir le jour dans un marché alors embryonnaire. NuvoMedia est en partie financé par la chaîne de librairies Barnes & Noble et le géant des médias Bertelsmann. Le Rocket eBook est commercialisé en 1999. NuvoMedia est racheté par Gemstar-TV Guide International en janvier 2000. Le successeur du Rocket eBook est le modèle REB 1100 de Gemstar eBook, construit et vendu sous le label RCA (appartenant à Thomson Multimedia), et commercialisé en novembre 2000 aux Etats-Unis. La gamme de Gemstar eBook disparaît en juin 2003. [Voir aussi: ebook (appareil de lecture), Gemstar-TV Guide International.]

*O*

= Ockerbloom, John Mark =

Alors doctorant à l’Université Carnegie Mellon (à Pittsburgh, en Pennsylvanie, Etat des Etats-Unis), John Mark Ockerbloom crée en 1993 The Online Books Page pour répertorier les textes électroniques de langue anglaise en accès libre sur le web. Fin 1998, John Mark Ockerbloom obtient son doctorat en informatique. En 1999, il rejoint l’Université de Pennsylvanie pour travailler à la R&D (recherche et développement) de la bibliothèque numérique de cette université. A la même époque, il y transfère The Online Books Page, tout en gardant la même présentation, très sobre, et il poursuit son travail d’inventaire dans le même esprit. En décembre 2006, The Online Books Page recense 25.000 textes. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Online Books Page (The), texte électronique.]

= OCLC (Online Computer Library Center) =

Fondée en 1967 dans l’Ohio (Etat des Etats-Unis), l'association OCLC (Online Computer Library Center) crée en 1971 l’OCLC Online Union Catalog, qui est d’abord le catalogue collectif des bibliothèques universitaires de l’Ohio avant de s’étendre à l’ensemble des Etats-Unis puis au monde entier, avec plus de 10.000 bibliothèques participantes dans 112 pays. Le catalogue collectif mondial WorldCat est désormais la plus grande base mondiale de données bibliographiques, avec une version web (bêta) en accès libre lancée en août 2006. OCLC propose également à ses partenaires toute une gamme de services avec deux objectifs: favoriser l’accès à l’information et réduire les coûts correspondants. Le RLG (Research Libraries Group), autre organisme fondé en 1980 et gérant un deuxième catalogue collectif mondial, est intégré à OCLC en novembre 2006. [Voir aussi: bibliothèque, catalogue collectif mondial, RLG, WorldCat.]

= OCR (optical character recognition) =

La reconnaissance optique de caractères (OCR: optical character recognition, même sigle en français et en anglais) est une technologie permettant de convertir en fichier texte un fichier numérisé en mode image. Cette conversion permet d’alléger le poids du fichier, de corriger le texte si utile et d’effectuer des recherches textuelles. En quoi consiste exactement la numérisation d’un livre en utilisant un logiciel OCR? Il consiste à scanner le livre page après page, ce qui donne des fichiers numérisés en mode image, puis à utiliser un logiciel OCR, qui permet de convertir chaque fichier "image" en un fichier texte. Il consiste ensuite à relire le contenu du fichier texte au regard de l’original (image scannée ou livre imprimé) en corrigeant les erreurs (dix erreurs par page en moyenne quand le logiciel OCR est de qualité). Deux logiciels OCR commerciaux sont les logiciels OmniPage et TextBridge de la société Nuance. [Voir aussi: numérisation, numérisation en mode image, scanner.]

= octet =

Un octet est un groupe de 8 bits représentant soit un caractère alphabétique, soit quelques points formant une image. Cette unité de mesure est utilisée pour mesurer la capacité d’une unité de stockage (fichier informatique, mémoire de l’ordinateur, disquette, disque dur, DVD, etc.), à savoir la quantité d’informations que cette unité contient ou peut contenir. Cette capacité se mesure en kilo-octets (Ko), mégaoctets (Mo), gigaoctets (Go), exaoctets (Eo) et téraoctets (To), tous multiples de 1.024. Un kilo-octet (Ko) représente un peu plus de mille octets (1.024 octets). Un mégaoctet (Mo) représente 1.024 Ko, soit un peu plus d’un million d’octets (très précisément 1.048.576 octets). Un gigaoctet (Go) représente 1.024 Mo, soit un peu plus d’un milliard d’octets (très précisément 1.073.741.824 octets). Un exaoctet (Eo) représente 1.024 Go. Un téraoctet (To) représente 1.024 Eo. [Voir aussi: bit, disque dur, disquette, DVD, mémoire, ordinateur.]

= OeB (open ebook) =

Créé en septembre 1999, l’OeB (open ebook) est un format basé sur le langage XML (extensible markup language) pour normaliser le contenu, la structure et la présentation des livres numériques. Le format OeB est défini par l’OeBPS (open ebook publication structure). Développé par l’Open eBook Forum (OeBF, remplacé en avril 2005 par l’IDPF – International Digital Publishing Forum) ) et téléchargeable gratuitement, l’OeB est un format ouvert appartenant au domaine public. Le format original est toutefois utilisé uniquement par les professionnels de la publication. Il doit être associé à une technologie normalisée de gestion des droits numériques, et donc à un système de DRM (digital rights management), qui permet de contrôler l’accès des livres numériques sous droits. La dernière version de l’OeBPS date de décembre 2006. [Voir aussi: DRM, format, livre numérique, OeBF, XML.]

= OeBF (Open eBook Forum) =

Fondé en janvier 2000, l’OeBF (Open eBook Forum) est un consortium industriel international regroupant constructeurs, concepteurs de logiciels, éditeurs, libraires et spécialistes du numérique (85 participants en 2002) pour développer le format OeB (open ebook) et définir l’OeBPS (open ebook publication structure). L’Open eBook Forum fait suite à l’Open eBook Initiative, créée en juin 1998 à l’instigation du NIST (National Institute of Standards and Technology, Etats-Unis) pour constituer un groupe de travail de 25 personnes, l’Open eBook Authoring Group, afin de normaliser le contenu, la structure et la présentation des livres numériques. En avril 2005, l'OeBF change de nom pour devenir l'IDPF (International Digital Publishing Forum). [Voir aussi: IDPF, livre numérique, OeB.]

= Office québécois de la langue française (OQLF) =

L’Office québécois de la langue française (OQLF) est un organisme gouvernemental chargé d’assurer la promotion du français. Il définit et conduit la politique québécoise en matière de linguistique et de terminologie. Il veille aussi à l'implantation et au maintien du français dans le monde de travail et des affaires, et dans les services administratifs. Il gère entre autres des bases terminologiques, notamment deux excellents outils de référence: Le Signet, qui propose 10.000 fiches bilingues français-anglais dans le secteur des technologies de l’information, et le Grand dictionnaire terminologique (GDT), qui donne accès à trois millions de termes français et anglais du vocabulaire industriel, scientifique et commercial, dans 200 domaines d’activité. Un autre outil terminologique est le Vocabulaire d'internet, avec un index des termes anglais et des termes français. [Voir aussi: base terminologique, Grand dictionnaire terminologique.]

= Oie plate (L') =

Fondée début 2005 par Roger Gaillard, Claude Aubert et André Muriel, L'Oie plate (Observatoire indépendant de l'édition pour les auteurs très exigeants) est une maison d'édition spécialisée dans les ouvrages pratiques sur "les arcanes de l'édition et les méthodes et les risques de la publication". L'Oie plate intègre "les compétences et les valeurs défendues pendant vingt-cinq ans" par le Calcre (Association d'information et de défense des auteurs, dont le sigle signifie "Comité des auteurs en lutte contre le racket de l'édition"), disparu en 2004 des suites d'un procès initié par un ancien salarié. L'Oie plate diffuse ARLIT & Cie: annuaire des revues littéraires et compagnie, de Roger Gaillard (Calcre, édition 2003). Les premières publications de L'Oie plate sont 150 questions sur l'édition, de Marc Autret, guide paru en mars 2005, et AUDACE: annuaire à l'usage des auteurs cherchant un éditeur, de Roger Gaillard, paru à la même date. Suivent La revue mode d'emploi: revue papier, revue en ligne, de Jean-Jacques Nuel (nouvelle édition, mars 2006), et Safêlivre: guide des salons et fêtes du livre, d'André Muriel (nouvelle édition, juillet 2007). [Voir aussi: Autret Marc, Calcre, édition, Gaillard Roger, presse en ligne.]

= OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) =

Fondée en 1967, l’OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) est l’une des 16 agences spécialisées des Nations Unies. Basée à Genève (Suisse), elle compte 179 états membres. L’OMPI a pour vocation de promouvoir la diffusion et la protection des oeuvres de l’esprit en défendant la notion de propriété intellectuelle, qui se présente elle-même sous deux aspects: la propriété industrielle et le droit d’auteur. L’Organisation doit administrer 23 traités internationaux relatifs à différents aspects de la protection de la propriété intellectuelle. Deux traités internationaux signés en 1996 visent à contrôler la gestion des droits numériques (DRM: digital rights management) dans le but de renforcer le respect du droit d'auteur sur l'internet, et de contrer ainsi le piratage. Ces traités sont suivis de législations nationales. Le Digital Millenium Copyright Act (DMCA) est entériné en octobre 1998 aux Etats-Unis. Son correspondant européen, la European Union Copyright Directive (EUCD), est entériné en mai 2001 par les instances de l'Union européenne, avec entrée en vigueur progressive dans tous les pays de l'Union européenne. [Voir aussi: copyright, DMCA, DRM, droit d’auteur, EUCD, propriété intellectuelle.]

= OMPI: Centre d’arbitration et de médiation =

Créé en 1994 par l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle), le Centre d'arbitrage et de médiation de l'OMPI a pour but de régler les litiges commerciaux internationaux entre particuliers ou entreprises privées. Les procédures sont adaptées aux litiges relatifs aux techniques, arts du spectacle et autres aspects de la propriété intellectuelle. Le Centre dispose d’un cadre juridique pour l'administration des litiges relatifs à l’internet et au commerce électronique, notamment par le biais de son Service de règlement des litiges relatifs aux noms de domaine, créé en décembre 1999. Le Centre est souvent consulté pour des litiges relatifs à la propriété intellectuelle sur l’internet. [Voir aussi: OMPI, propriété intellectuelle.]

= Online Books Page (The) =

The Online Books Page est créée en 1993 par John Mark Ockerbloom pour répertorier les textes électroniques de langue anglaise en accès libre sur le web. A cette date, John Mark Ockerbloom est doctorant à l’Université Carnegie Mellon (à Pittsburgh, en Pennsylvanie, Etat des Etats-Unis). En 1999, il rejoint l’Université de Pennsylvanie pour travailler à la R&D (recherche et développement) de la bibliothèque numérique de l'université. A la même époque, il y transfère The Online Books Page, tout en gardant la même présentation, très sobre, et il poursuit son travail d’inventaire dans le même esprit. En 2003, ce répertoire fête ses dix ans et recense plus de 20.000 textes électroniques, dont 4.000 textes publiés par des femmes, à savoir 20% de sa liste de liens. En décembre 2006, il recense 25.000 titres, dont 6.300 titres du Projet Gutenberg. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Ockerbloom John Mark, Projet Gutenberg, texte électronique.]

= OPAC (online public access catalogue) =

L'acronyme OPAC (online public access catalogue) définit un catalogue pouvant être librement consulté en ligne. Les OPAC sont disponibles sur le web, avec une fonction de recherche utilisant le protocole Z39.50, un standard de communication permettant de chercher et récupérer des informations bibliographiques dans des bases de données en ligne. [Voir aussi: Z39.50.]

= Open Content Alliance (OCA) =

L'Open Content Alliance (OCA) est une initiative lancée en octobre 2005 par l'Internet Archive afin de créer un vaste répertoire libre et multilingue de livres numérisés et de documents multimédia pour consultation et téléchargement sur n'importe quel moteur de recherche. Un site de démonstration, l'Open Library, présente le projet et montre quelques livres numérisés issus des fonds de l'Université de Californie. L'OPA regroupe de nombreux partenaires: bibliothèques, universités, organisations gouvernementales, associations à but non lucratif, organismes culturels, sociétés informatiques (Adobe, Hewlett Packard, Microsoft, Yahoo!, Xerox, etc.). Les premières bibliothèques participantes sont les bibliothèques des universités de Californie et de Toronto, l'European Archive, les Archives nationales du Royaume-Uni, O'Reilly Media et Prelinger Archives. En décembre 2006, l'OCA compte 100.000 livres numérisés consultables sur le site de l'Internet Archive (Text Archive). La numérisation atteint désormais un rythme de 12.000 nouveaux livres par mois. A la même date, l'Internet Archive reçoit une subvention d'un million de dollars US de la part de la Sloan Foundation pour poursuivre ce travail en numérisant plusieurs grandes collections émanant entre autres du Metropolitan Museum of Art, du Getty Research Institute et de la Boston Public Library. En mai 2007, l’OCA franchit la barre des 200.000 livres numérisés. [Voir aussi: Google Book Search, Internet Archive, numérisation, Open Library, Yahoo!]

= OpenCourseWare Consortium (OCW Consortium) =