Le dernier des commis voyageurs.
Part 10
--Excusez-moi, mon garçon, répliqua froidement le vieillard; je tenais à vérifier un fait qui vous concerne. C'est éclairci maintenant; vous êtes décidément le numéro dix.
--Le numéro dix! Qu'entendez-vous par là, monsieur?
--J'entends, mon cher, ajouta l'industriel, que vous êtes le dixième père, ou oncle, ou tuteur, qui vient ici me rabattre les oreilles des fredaines de mon fils. Est-ce que cela me regarde? Il est majeur, adressez-vous à lui.
--Monsieur....
--Trêve à ces balivernes, mon garçon; c'est du temps perdu. Je vous répéterai le mot de cet ancien; Mon coq est lâché, gardez vos poulettes.»
En prononçant ces mots, le chef de la maison Beaupertuis adressa à Potard un salut qui équivalait à un congé, et lui tourna le dos, comme un homme pressé de retourner à ses affaires. Notre héros écumait, un tremblement nerveux parcourait tous ses membres, il sentait s'élever en lui des transports de rage et avait toutes les peines du monde à se contenir. Cependant il parvint à vaincre sa colère, et, rejoignant le vieillard, il ajouta;
«Vous me renvoyez à votre fils, monsieur: soit; c'est avec lui que je m'expliquerai. Veuillez seulement me dire où je pourrai le rencontrer.
--Eh! parbleu, mon camarade, répliqua le vieillard avec vivacité; ce ne sont pas là mes affaires. Vous me brisez la tête, avec vos histoires de péronnelles.
--Ah! c'est ainsi que vous prenez! s'écria le voyageur éclatant à la fin; ah! vous croyez que je me laisserai traiter sous jambe, monsieur le marquis de l'organsin et de la trame. Attendez, nous allons changer d'antienne. Vous me direz où se cache votre fils, monsieur! vous me le direz sur-le-champ, de votre plein gré, ou je vous ferai sortir les mots de la gorge.»
A cette menace, le chef de la maison Beaupertuis comprit qu'il fallait changer de tactique; il fit quelques pas vers le magasin et s'écria; à toi, Joseph!»
Cet ordre amena sur-le-champ à ses côtés une espèce de colosse qui remplissait dans la maison les fonctions de garçon de peine. C'était un Alsacien, taillé en bloc de marbre et qui semblait avoir toutes les qualités d'un homme d'exécution. L'industriel l'avait habitué à obéir en aveugle et à deviner ses désirs. Sur un signe, cet Hercule venait de comprendre ce que son maître voulait de lui; il tenait Potard en arrêt. En même temps le bataillon entier des employés étain accouru, de sorte que le père Beaupertuis se trouvait entouré d'une sorte de garde prétorienne.
Quoique l'exaspération du voyageur fût au comble et qu'il en fût arrivé au point où la prudence n'a plus d'empire, il était impossible qu'il ne vit pas combien la partie devenait inégale. Désormais tout ceci ne pouvait aboutir qu'à un esclandre sans résultat; il le comprit à temps et s'épargna un échec inutile. Remettant brusquement son chapeau sur sa tête et jetant à la ronde des regards de défi. «Dix contre un! c'est trop, monsieur Beaupertuis, s'écria-t-il. Peste, quel état-major! Je mets bas les armes, mais je saurai bien vous retrouver, monsieur.»
Ces mots dits, il se retira lentement et gagna l'escalier. Il venait d'atteindre l'allée lorsque, dans là partie la plus obscure, il entendit une voix qui l'appelait. C'était celle d'Eustache:
«Vieux, disait-il, écoute ici.»
Potard alla vers lui; le commis le prit par la main et ajouta avec une émotion qu'il déguisait mal: «Deux mots seulement et ne me trahis pas. Il y a complot entre le père et le fils; il s'entendent comme deux larrons en foire. Et dire que je traîne le boulet dans cette baraque!
--Au fait, Eustache.
--Eh bien! mon pauvre troubadour, on te joue. Édouard Beaupertuis est parti depuis ce matin pour l'Angleterre. C'était arrangé depuis longtemps.
--Pour l'Angleterre!
--Oui, vieux, et là il s'embarquera sur le _Great-Western_. On l'envoie aux États-Unis pour les affaires de la maison. Les Américains sont de mauvais payeurs, et ils nous doivent cent mille écus. Tu comprends!
--Dis-tu vrai, Eustache? N'est-ce pas encore un piège?
--Non, Potard; fie-toi à un ancien. Édouard est sur la route de Calais; il n'a pas un instant à perdre, le paquebot part le 10.
--Le 10! Et nous sommes au 7! Et ma fille est avec lui! Dieu du ciel, inspire-moi!»
Par un geste prompt comme la pensée, le voyageur repoussa vivement le pauvre Eustache, qui s'apprêtait à lui répondre, et courut comme un fou vers le cabriolet de voyage qui l'attendait toujours à la porte.
«En route, dit-il. Par le Bourbonnais, postillon. Cinq lieues à l'heure; je paie comme un prince du sang.»
La voiture s'ébranla, et le malheureux père reprit sa course au clocher.
XIII.
UN RAYON DE SOLEIL.
La fatalité s'en mêlait. Quelque diligence qu'il mit dans sa poursuite, Potard ne, put rejoindre le ravisseur, dont les mesures étaient prises avec une précision désespérante. Sur le chemin notre héros retrouvait les traces du couple fugitif, mais à vingt heures de distance. Au terme de son douloureux itinéraire, une dernière épreuve lui était réservée. Quand il arriva sur les quais de Liverpool, le _Great-Western_ venait à peine de se laisser glisser sur les eaux de Mersey. On l'apercevait au loin agitant ses grandes nageoires, et se couronnant d'une aigrette de fumée. Potard, à cette vue, sentit ses forces l'abandonner; ce spectacle le terrassa. Le vertige s'empara de lui; il chancelait comme un homme ivre, et ce fut avec toutes les peines du monde qu'il gagna l'hôtel le plus voisin, où une fièvre ardente le retint routine pendant six semaines. Affaibli par le mal et par la douleur, il put, au bout de ce temps, repasser la Manche et reprendre le chemin de sa petite maison des Brotteaux.
Dès lors entre lui et le monde il y eut rupture complète; la solitude devint son seul abri contre le désespoir. Il ne restait plus rien du grand Potard, de ce troubadour incomparable qui avait grandi au milieu de flots de bière et de mélodie. Tout ce qui se rattachait à sa vie passée lui était devenu odieux; la pipe, cette dernière compagne de l'isolement, n'avait plus pour lui le moindre charme. Il avait brisé de ses mains tout un arsenal de ce genre, laborieusement amassé, et où il avait prodigué le souffle de sa jeunesse. C'était une abdication complète, un de ces actes décisifs qui tirent de Charles-Quint un simple profès ilu Saint-Juste, et du voluptueux de Rancé, le fondateur de l'ordre le plus sévère qui ait jamais édifié la chrétienté. Comme eux, Potard se déclara mort au monde; il renouvela les grands exemples des vallons de la Castille et des marécages du Perche; il fit voeu de silence et de misanthropie, et y persista en dépit de tous ses amis, même des Grabeausec.
Un bonheur lui restait pourtant et semblait lui suffire: sa fille, en quittant le toit paternel, n'avait pas pu y effacer les traces d'un long séjour, ni emporter avec elle ces mille riens qui acquièrent tant de prix par l'absence. C'était la joie du bon Potard de découvrir à chaque instant quelque souvenir de ce genre: tantôt un vêtement oublié, tantôt un ouvrage d'aiguille qu'un brusque départ avait interrompu. Pour ces petits détails, hochets d'un coeur aimant, la mémoire du malheureux père le servait à merveille. Il savait reconnaître dans le parfum quelles fleurs Jenny avait plantées, sur quel banc de gazon elle aimait à s'asseoir. Un oiseau, élevé par ses soins, était devenu l'hôte favori de la maison; le piano sur lequel ses doigts agiles s'étaient promenés, le couvert, le gobelet dont elle se servait à table, le fauteuil qu'elle préférait, les meubles de sa chambre, la glace qui avait souvent reflété ses traits, tout était devenu pour Potard l'objet d'un culte qui allait presque à l'idolâtrie. Il ne vivait plus que dans ces restes d'un passé évanoui, et repeuplait ainsi sa maison d'images qui lui étaient chères.
Dans les heures les plus pénibles du regret, jamais Potard n'avait songé à sa Jenny pour la maudire; il ne savait que la pleurer et la plaindre. Les torts qu'il n'imputait pas à Édouard Maupertuis, c'était sur lui-même qu'il les rejetait. Il se reprochait avec des larmes amères de n'avoir pas obéi au dernier voeu d'Agathe, d'avoir négligé cette enfant à qui il n'avait manqué, pour tourner au bien, qu'une tutelle plus éclairée et une surveillance plus attentive. Cette pensée accablait Potard; son malheur, si grand qu'il fût, ne lui semblait qu'une expiation incomplète de ses torts. Pouvait-il exiger qu'une jeune fille, à peine éclose à la vie des passions, eût le sentiment de ses devoirs, quand lui, avec sa tête grisonnante et une longue expérience des faiblesses du coeur, avait à ce point méconnu les siens? Ainsi raisonnait le vieux voyageur, s'accusant lui-même, se frappant la poitrine, et jetant sur la faute de sa Jenny un voile miséricordieux.
Huit mois s'écoulèrent sans que Potard se départit de sa règle de conduite. Il n'avait pas quitté un seul jour sa maison des Brotteaux; il n'y recevait que de rares visiteurs, et seulement pour des objets d'affaires. Une vieille servante présidait à son ménage, et respectait le silence et la mélancolie de son maître. Un jour pourtant que notre héros parcourait son jardin en donnant çà et là quelques soins à des plantes préférées, un violent coup de sonnette retentit à sa porte, et Eustache entra chez lui avec une impétuosité qui ne lui était point ordinaire.
«Potard, dit-il. Potard!
--Qu'y a-t-il donc, Eustache? te voilà bien effaré.
--Il y a, vieux, que le père Maupertuis est au plus bas; une attaque de paralysie! Il n'ira pas loin. Qui aurait imaginé? Un homme que je croyais sensible comme une pierre à fusil!
--Mais encore, Eustache.
--C'est juste, vieux; il faut commencer par le commencement. Hier donc, il nous arrive une lettre de la Nouvelle-Orléans; la maison Fichenall et compagnie, de bons correspondants que nous avons là-bas. Le père Maupertuis décachette le pli et se met à lire; je le suivais du coin de l'oeil. Te figures-tu mon étonnement quand je vois le patron se pâmer et tomber roide entre mes bras? Un homme sec comme un caillou!
--Et la cause, Eustache, la cause?
--Ah! la cause, c'est une autre histoire. N'empêche que je n'aurais jamais cru ça du père Beaupertuis. Un homme dur comme du métal!
--En finiras-tu?
--M'y voici, vieux. La lettre des Fichenall annonçait tout uniment que le petit Édouard venait d'être pincé par la lièvre jaune et qu'avant vingt-quatre heures il serait entièrement tordu. Il paraît que c'est un mal qui ne plaisante pas.»
A mesure que le commis parlait, on voyait le visage de Potard s'épanouir.
«Bonté du ciel, s'écria-t-il, me voilà donc vengé! Frappés tous deux! le père et le fils! Je savais bien que j'aurais mon tour! Et mon enfant, ajouta-t-il avec inquiétude, ma Jenny, qu'est-elle devenue, Eustache?
--Ah! pour cela, vieux, j'en ignore. Les Fichenall n'en disent rien.»
Le retour sur les dangers que courait sa fille changea à l'instant même les dispositions de Potard. Il oublia tout pour ne plus songer qu'à elle; il se demandait avec effroi si le fléau l'aurait respectée, si elle n'aurait pas succombé aux atteintes d'un climat meurtrier. Cette idée remplissait son âme d'épouvante. Il voulait partir sur-le-champ, aller arracher son enfant à ce ciel maudit, la ramener sous le toit paternel. Eustache eut beaucoup de peine à obtenir de lui qu'il attendrait l'arrivée du prochain paquebot porteur de nouvelles décisives.
Quinze jours se passèrent dans cette attente; quinze jours, c'est-à-dire un siècle. Pas du lettres, rien qui put mettre un terme aux inquiétudes de Potard. Le père Beaupertuis venait de mourir, emporté par une secousse trop rude pour son âge. Cette perte touchait peu notre héros; son oraison funèbre consista en quelques jurons qui durent réjouir la tombe du défunt. Une autre préoccupation dominait sa pensée et l'absorbai tout entier. L'impatience le gagnait, et, pressé d'aller à la recherche de sa fille, il faisait déjà ses préparatifs de départ.
L'une des habitudes du vieux voyageur était d'entrer une fois par jour dans la chambre de sa fille, et d'y tromper sa douleur par les souvenirs que cette, vue réveillait en lui. Un matin, quelle fut sa surprise, lorsqu'il aperçut, à demi voilée dans l'ombre et étendue sur le sopha, une femme vêtue d'une robe blanche. Il marcha rapidement vers la croisée, l'entr'ouvrit, et chercha à s'assurer quelle pouvait être cette apparition. Qu'on juge de ses transports! c'était sa Jenny, qui se précipita éplorée dans ses bras. Potard crut qu'il allait mourir; il tomba sans forces sur un fauteuil, et retint sa fille par une vive étreinte, comme s'il eût craint de la voir s'échapper. Pendant quelques minutes, on n'entendit dans cette chambre que des sanglots entrecoupés. Le père passait les mains sur le visage de son enfant, pour s'assurer qu'il n'était pas le jouet d'un rêve, d'une illusion; la fille, silencieuse et craintive, continuait à fondre en larmes.
«Eh! eh! vieux, je le savais bien, que je te la ramènerais.» dit une voix à leurs côtes.
C'était Eustache, l'inévitable Eustache.. Depuis le jour où Potard l'avait pris pour confident. Eustache ne songeait plus qu'à réparer ses premiers torts. Dès ce moment, il se dévoua à son ami, silencieusement, mystérieusement, et suivit cette affaire à son intention. Prévenu de l'arrivée de Jenny, il avait arrangé cette mise en scène et conduit la reconnaissance. Pour le remercier, Potard ne trouva pas un seul mot; il se contenta de lui tendre la main.
«Ce n'est pas tout, vieux, reprit le commis, il y a ici près un second coupable. Quand la tourterelle se montre, c'est que le tourtereau n'est pas loin.
--Qu'est-ce à dire, Eustache? Et la lièvre jaune?
--On en revient, à ce qu'il paraît, vieux. L'amour est un si grand médecin: demande à la fille.»
Le commis avait à peine achevé ces paroles, qu'Édouard parut sur le seuil de la chambre, et alla se jeter aux genoux de Potard. Les larmes recommencèrent à ruisseler, et l'émotion gagna jusqu'à Eustache. Le voyageur releva Beaupertuis et compléta l'amnistie.
«Ah! jeune homme, jeune homme, disait-il, quel mal vous m'avez fait!»
On s'expliqua. Édouard Beaupertuis, frappé en effet de la fièvre jaune, n'avait dû la vie qu'aux soins de Jenny; et la voix de la reconnaissance avait fini par étouffer chez lui la voix de l'intérêt. La mort de son père, en le laissant maître de ses volontés, avait achevé ce retour à de meilleurs sentiments. Il venait demander à Potard la main de sa fille.
Quand notre héros fut certain de tant de bonheur, sa physionomie changea comme par un coup de théâtre. Ce n'était plus le même homme; l'ancien Potard avait reparu; le troubadour était retrouvé.
«Ouf! s'écria-t-il, il était temps! J'en serais mort! Allons, il y a encore des coeurs sous le ciel; et répétons avec la romance:
Pas de chagrin qui ne soit oublié Entre l'amour et l'amitié.
--Bien! bien! disait Eustache en battant la mesure; tu n'as rien perdu de les moyens, vieux.
--Quelle noce! ajoutait Potard, quelle noce!
--Et quelle bosse, troubadour! Ancien style, n'est-ce pas? Les petits plats dans les grands?
--Tu verras, Eustache, cela fera du bruit dans Lyon. Je veux que ma Jenny soit parée comme une reine.
--Mon père! dit la jeune fille l'embrassant.
--Chère enfant! ajouta Potard attendri. Et vous, Édouard, je vous dois une réparation; je vous avais condamné à la légère.
--Au fait, tu es un peu vif, vieux, dit Eustache.
--Eh bien! réparation aux modernes. Mais c'est égal, Beaupertuis, reprit Potard en hochant la tête, je n'en persiste pas moins à dire que le beau temps du voyageur de commerce est passé. L'institution est en baisse, mon cher; croyez-en l'ancien des anciens.
Ah! pour un rien, Oui, pour un rien, Nous laisserions finir le monde Si nos femmes le voulaient bien.
--Adjugé, dit Eustache; je suis garçon.»
FIN
TABLE DE MATIÈRES
I. UN RELAIS. II. LA PLACE SAINT-NIZIER. III. LE DOUBLE MYSTÈRE. IV. LE CHAPITRE DES COMPLICATIONS. V. RÉVÉLATIONS. VI. RÉCIT.--LE CAPITAINE POUSSEPAIN. VII. RÉCIT.--AGATHE. VIII. RÉCIT.--LES AMOURS DE POTARD. IX. RÉCIT.--LES CATASTROPHES DE POTARD. X. L'ANCIEN ET LE MODERNE. XI. A LYON. XII. LE COUP DE GRÂCE. XIII. UN RAYON DE SOLEIL.
BIBLIOGRAPHIE
Histoire scientifique et militaire de l'expédition française en Égypte, précédée d'une introduction présentant le tableau de l'Égypte ancienne et moderne, depuis les Pharaons jusqu'aux successeurs d'Ali-Bey, et suivie du récit des événements survenus en ce pays depuis le départ des Français et sous le règne de Mohammed-Ali d'après les mémoires, matériaux, documents inédits, 10 vol., 1830-1836.
Voyage pittoresque autour du monde, résumé général des voyages de découvertes de Magellan, Tasman, Dampier, etc., 2 vol., 1834-1835.
La Syrie, l'Égypte, la Palestine et la Judée, considérées sous leur aspect historique, archéologique, descriptif et pittoresque, 2 vol., 1839.
Études sur les réformateurs contemporains ou socialistes modernes. Saint-Simon, Charles Fourier, Robert Owen, 1842.
Études sur les réformateurs ou socialistes modernes. La société et le socialisme, les communistes, les chartistes, les utilitaires, les humanitaires, 1843.
La Polynésie et les îles Marquises, voyages et marine accompagnées d'un voyage en Abyssinie et d'un coup d'oeil sur la canalisation de l'isthme de Panama, 1843.
Pierre Mouton, 2 vol., 1843.
Quelques chapitres des Mémoires de Jérôme Paturot, patenté, électeur et éligible, écrits par lui-même, 2 vol., 1843,
César Falempin, ou les Idoles d'argile, 2 vol., 1845.
Le Coq du clocher, 1846.
Jérôme Paturot à la recherche d'une position sociale, 2 vol., 1846.
Jérôme Paturot à la recherche de la meilleure des républiques, 1848.
Le Baron de Paturot à la recherche de la meilleure des monarchies, par un républicain du lendemain, 1849.
Marie Brontin, 2 vol., 1850.
Athanase Robichon candidat perpétuel à la Présidence de la République, 1851.
Les Idoles d'argile, 2 vol., 1852.
Nouvelles de Louis Reybaud. Le Dernier des commis voyageurs. Les Idoles d'argile. Le Capitaine Martin. Les Aventures d'un fifre, 1852.
Moeurs et portraits du temps, 2 vol., 1853.
La Comtesse de Mauléon, 1853.
La Vie à rebours, 1854.
La Vie de corsaire, 1854.
Marines et voyages, 1854.
Scènes de la vie moderne, 1855.
Le Dernier des commis voyageurs. Les Aventures d'un fifre, 1856.
L'Industrie en Europe, 1856.
Ce qu'on peut voir dans une rue: impressions d'un gardien de Paris, 1858.
Mémoires d'un garde de Paris, collection Meline, Leipzig, Alphonse Dûrr, libraire, 1857. Édition autorisée pour la Belgique et l'étranger, interdite en France.
Études sur le régime des manufactures. Condition des ouvriers en soie, 1859.
Mathias l'humoriste, 1860.
Édouard Mongeron, 1860.
Économistes modernes, 1862.
Rapport sur la condition morale, intellectuelle et matérielle des ouvriers qui vivent de l'industrie du coton, 1862.
Rapport sur la condition morale, intellectuelle et matérielle des ouvriers qui vivent de l'industrie de la laine, 1865.
Fourchambault et Commentry: rapport sur la condition morale intellectuelle et matérielle des ouvriers qui vivent de l'industrie du fer, 1868.
Splendeurs et infortunes de Narcisse Mistigris, 1874.
Le Fer et la houille, suivis du Canon Krupp et du Familistère de Guise, 1874.
End of Project Gutenberg's Le dernier des commis voyageurs., by Louis Reybaud