Le cycle mythologique irlandais et la mythologie celtique Cours de littérature celtique, tome II

Part 25

Chapter 253,548 wordsPublic domain

[Footnote 6: Charles Robert, _Epigraphie de la Moselle_, p. 65 et suiv. Le nom propre d'homme _Smertu-litanus_, «large comme _Smertus_,» dans une inscription de Worms (Brambach, n° 901), est un témoignage du même culte, et le nom de femme galate _Zmerto-mara_, «grande comme _Smertos_,» atteste que les Gaulois avaient porté ce culte en Asie.]

§6.

_Le dieu cornu et le serpent mythique en Gaule._

Le serpent de l'autel du musée de Cluny,--ce serpent que va frapper d'un coup de massue le dieu celtique identifié à Mercure, ce serpent qui est une [Pg 384]des personnifications du dieu méchant,--reparaît dans d'autres monuments dont il a été fait en ces derniers temps une étude approfondie[1]. Dans la plupart des monuments publiés jusqu'ici, ce serpent a une tête de bélier. Il est associé comme attribut à des divinités gauloises par des monuments trouvés à Autun, à Montluçon, à Epinal, à Vandœuvre (Indre), à La Guerche (Cher). Un des plus curieux de ces monuments est celui d'Autun. Le dieu est accroupi, tricéphale et cornu; deux serpents à tête de bélier lui font une sorte de ceinture.

Ses trois têtes nous rappellent la triade gauloise: Teutatès, Esus et Taranis ou Taranus; la triade irlandaise: Bress, Balar et Téthra. Il porte des cornes. En Irlande, le père de Bress s'appelle _Bûar-ainech_, c'est-à-dire «à la figure de vache[2].» Quant aux serpents à tête de bélier, ce sont les monstres à têtes de chèvre, _goborchind_, de l'Irlande[3]. Sur l'autel de Vandœuvre (Indre), le dieu cornu, toujours accroupi, n'est pas tricéphale; mais il est accompagné de deux autres dieux debout qui complètent la triade; et les deux serpents, au lieu de lui servir de ceinture, sont placés aux deux extrémités du bas-relief.

[Pg 385]Le dieu cornu, père de Bress, et par conséquent aussi de ses deux doublets Balar et Téthra, ne s'appelait pas, en Gaule, dieu «à figure de vache,» _Bûar-ainech_ en irlandais: on le nommait _Cernunnos_[4]. Cernunnos, suivant nous, est le premier père, le dieu fondamental de la nuit et de la mort; ses cornes sont le croissant de la lune, reine de la nuit. Teutatès, Esus et Taranis ou Taranus sont ses fils, ou, si l'on veut, ses doublets, pourrait-on dire en quelque sorte. Le nom de _Cernunnos_ est gravé sur la troisième face de l'autel n° 3 du musée de Cluny; au-dessous on distingue nettement une figure humaine cornue. La partie inférieure du corps est fruste; mais vu la hauteur du monument, il est certain que ce dieu était accroupi, comme les deux autres dieux cornus dont nous avons parlé, celui d'Autun et celui de Vandœuvre (Indre). Aucun serpent ne l'accompagne; le sculpteur a fait du mythe deux tableaux: après avoir placé Cernunnos sur la troisième face de l'autel, il a représenté sur la quatrième face le meurtre du serpent.

Dans la doctrine celtique telle que nous la trouvons en Irlande, le dieu de la mort, tué par son petit-fils, vit toujours et règne, en changeant de [Pg 386]nom; les Gallo-Romains ont préféré une autre forme du mythe. Dans le système qui a inspiré le bas-relief de Paris, le dieu du crépuscule n'a pas tué le dieu de la nuit, son père; il a tué seulement le serpent qui est le compagnon ordinaire de ce dieu redoutable. Du reste, bien qu'habituellement les Indo-Européens confondent la nuit avec l'orage, le serpent est le représentant de l'orage et de la foudre plutôt que de la nuit, et il n'y aurait pas lieu de s'étonner si cette distinction avait été encore saisie en Gaule au premier siècle de notre ère.

Aussi y a-t-il des exemples du dieu cornu sans l'emblème du serpent. Nous citerons les bas-reliefs de Beaune et de Reims. Le dieu de Reims tient une espèce de sac d'où s'échappent des glands ou des faînes que semblent attendre un bœuf et un cerf placés au-dessous. On se rappelle que les Irlandais païens, immolant leurs enfants à la grande idole _Cromm cruach_, la «courbe sanglante,» attendaient du lait et du blé en échange[5]. Cette idole n'était autre chose qu'une grossière image du dieu de la mort. Au prix d'innocentes victimes, ce dieu donnait, croyait-on, à ses cruels adorateurs la nourriture et la vie.

[Footnote 1: Alexandre Bertrand, _L'autel de Saintes et les triades gauloises_, dans la _Revue archéologique_ de juin, juillet et août 1880; _Les divinités gauloises à attitude bouddhique_, dans la _Revue archéologique_ de juin 1882.]

[Footnote 2: Voir plus haut, p. 203.]

[Footnote 3: Voir plus haut, p. 95.]

[Footnote 4: Le TARVOS TRIGARANUS du musée de Cluny est un doublet de Cernunnos. Il correspond au taureau du troupeau de Géryon dans la mythologie grecque: par un phénomène d'étymologie populaire, Géryon ou le crieur au triple corps a été changé en trois grues chez les Gaulois; du reste le thème celtique _garano_, «grue,» est presque identique étymologiquement au Géryon grec.]

[Footnote 5: Voir plus haut, p. 108.]

§7.

_Le dualisme celtique et le dualisme iranien._

Ainsi, l'étude de la mythologie irlandaise nous [Pg 387]fait connaître les points fondamentaux de la mythologie celtique continentale. La religion celtique était fondée sur la croyance en deux principes, le premier négatif et méchant, le second positif et bon, né pourtant du premier; ces deux principes sont opposés l'un à l'autre et en lutte l'un contre l'autre, comme Ormazd et Ahriman dans l'ancienne religion de l'Iran. On aurait tort cependant de croire que l'origine de ce dualisme soit iranienne, et de considérer les druides comme les élèves des mages. Le mot _dêvos_, en irlandais _dîa_, en breton _doué_, est chez les Celtes, comme dans la littérature védique, le nom des dieux bienfaisants, des dieux fils opposés au père mauvais; il n'est pas, comme dans la littérature iranienne, exclusivement réservé aux dieux ennemis. Quant au dieu père méchant, vaincu par son fils, il n'a pas ce caractère d'absolue perversité qui distingue l'Ahriman des Iraniens. Il reste un des principaux dieux, _dê[v]i_, c'est dans son empire que s'accomplit le prodige de la vie bienheureuse des morts; et le mélange singulier de cruauté et de paternité, qui le distingue constitue un des aspects les plus étranges comme les plus curieux de la religion celtique.

§8.

_Le naturalisme celtique._

A ce dualisme, les Irlandais païens associent, par une contradiction frappante, et des croyances panthéistes attestées par une longue invocation qui semble [Pg 388]un débris d'un vieux rituel, et des doctrines naturalistes qu'on retrouve également au début de la _Théogonie_ d'Hésiode. Chez Hésiode, la terre et le ciel précèdent les dieux et leur ont donné le jour. En Irlande, la terre, la mer, les forces de la nature semblent un moment, dans le _Livre des conquêtes_, être considérées comme plus puissantes que les dieux contre qui elles sont invoquées; ce sont elles aussi qu'on prend à témoin dans les serments[1].

Quel rôle le panthéisme et le naturalisme ont-ils joué dans le monde celtique?

Le panthéisme est une doctrine philosophique qui n'a probablement jamais pu avoir qu'un-petit nombre d'adeptes; mais le culte de la nature sous les divers aspects qu'elle nous offre, le culte par exemple des montagnes, des forêts, des rivières, était plus à la portée des foules. Les inscriptions romaines de la Gaule nous ont conservé des dédicaces à ces divinités secondaires: ainsi au dieu Vosge, _Vosegus_[2], qui n'est autre chose que le groupe de montagnes de ce nom; à la déesse Ardenne, _Arduinna_, dont le nom est, dans une inscription, accompagné de deux arbres, et qui est une forêt bien connue[3]; [Pg 389]à la déesse Seine, _Sequana_, dont le culte paraît s'être principalement célébré à la source de cette rivière[4]. Nous retrouvons la même idée dans le troisième poème liturgique d'Amairgen, où nous remarquons les trois invocations suivantes: «Montagne fertile, fertile! Bois vallonné! Rivière abondante, abondante en eau[5]!» Ce culte secondaire était donc commun à l'Irlande et à la Gaule. Il n'est point spécial à la race celtique, car on le trouve en Grèce et à Rome. Au même ordre d'idées se rattache le culte des villes, celui, par exemple, de la _dea Bibracte_ chez les Eduens[6], celui de la forteresse de Tara en Irlande[7].

Mais toutes ces divinités ne tiennent qu'un rang inférieur dans la pensée des Celtes. Les grands dieux sont ceux dont les luttes sanglantes ont inspiré les récits légendaires qui constituent le cycle mythologique irlandais. C'étaient eux qui, avant tous autres, recevaient les hommages des fidèles; car d'eux, de leur faveur ou de leur haine dépendait, suivant une croyance universelle chez les Celtes des Iles Britanniques [Pg 390]comme chez ceux du continent, la prospérité ou le malheur des individus, des familles et des peuples.

Tel est le résultat général auquel paraît conduire l'étude des textes classiques latins et grecs qui concernent la religion celtique, quand on combine cette étude avec l'emploi des moyens nouveaux d'information que nous possédons aujourd'hui. Je veux d'abord parler des inscriptions, toujours plus nombreuses, que, depuis quelques années surtout, le sol des contrées autrefois gauloises livre presque chaque jour aux investigations des épigraphistes; je rappellerai ensuite les monuments figurés, la plupart presque inconnus jusqu'ici, que le zèle de M. Alexandre Bertrand a réunis en quantité considérable et classés en si bon ordre dans les salles du musée de Saint-Germain. Enfin, j'insisterai sur les éditions de textes irlandais que nous devons aux labeurs si longs et si méritoires d'O'Curry et d'O'Donovan, à l'Académie d'Irlande et aux savants celtistes[8], au paléographe éminent[9], qui sont, au point de vue de nos travaux, sa principale gloire; à MM. Whitley Stokes et Windisch, auxquels d'injustes attaques n'ôteront pas l'honneur d'avoir, avec M. Hennessy, fait les premiers connaître sur le continent la littérature épique de l'Irlande.

[Footnote 1: Voyez plus haut, p. 243-252.]

[Footnote 2: Brambach, _Corpus inscriptionum rhenarum_, n° 1784. Comparez les dédicaces à la déesse Abnoba qui est aussi une montagne, _ibid._, 1626, 1690; elle est appelée _Diana Abnoba_, n° 1654, et _Deana Abnoba_, n° 1683.]

[Footnote 3: Dans cette inscription, qui est le n° 589 de Brambach, on a écrit à tort _Ardbinna_; la bonne leçon, avec un _u_ au lieu d'un _b_ à la seconde syllabe, nous est conservée par une inscription de Rome, _Corpus inscriptionum latinarum_, tome VI, n° 46, et par une inscription d'origine incertaine publiée par de Wal, _Mythologiæ septentrionalis monumenta latina_, vol. I, n° XX. Comparez la dédicace _sex arboribus_, Orelli, 2108.]

[Footnote 4: De Wal, _Mythologiæ septentrionalis monumenta latina_, vol. I, n° CCCXLII.]

[Footnote 5: Voyez plus haut, p. 250.]

[Footnote 6: Bulliot, dans la _Revue celtique_, tome I, p. 306. Comparez les dédicaces _deo Nemauso, deæ Noreiæ_, Orelli, 2032-2035.]

[Footnote 7: «Temair tor tuathach!» Troisième invocation d'Amairgen. Livre de Leinster, p. 13, col. 2, ligne 10.]

[Footnote 8: Je commettrais une ingratitude si je ne constatais pas les services que m'a rendus l'introduction mise en tête du Livre de Leinster par M. Robert Atkinson.]

[Footnote 9: M. J.-T. Gilbert.]

[Pg 391]CORRECTIONS ET ADDITIONS

P. 32, ligne 5. La syntaxe voudrait _cen-chuis_ ou _cen-chossa_, mais le composé _Gri-cen-chos_ est asyntactique, comme Tigernmas pour _Tigern-bais_. S'ils n'étaient asyntactiques, ces mots seraient indéclinables.

P. 145, ligne 1. La déesse Dana est appelée_ Ana, Anu_ dans le _Glossaire_ de Cormac, chez Whitley Stokes, _Three irish Glossaries_, p. 2, 6. Dans un texte cité par O'Davoren, _ibidem_, p. 49, on trouve _anann_ (génitif de _anu_), qui est glosé par _imbith_, c'est-à-dire «d'abondance.»

P. 153. _Nuadu_ est employé comme nom commun, au génitif _nuadat_, dans le _Festin de Bricriu_, chez Windisch,_ Irische Texte_, p. 289, ligne 12; et ce mot est glosé par _in rîg_, «du roi,» dans le _Leabhar na hUidhre_, Windisch, _Irische Texte_, p. 289, note.]

[Pg 392]

[Pg 393]INDEX ALPHABÉTIQUE

A

Abcan, fils de Becelmas, 176. Aborigènes, 291. Abraham, 40, 41. Achéloüs, 14. Achille, 121. Accroupis (dieux), 384, 385. Acrisios, roi d'Argos, 207, 208, 210, 211, 217. Adam, 67, 303. _Adsmerius (deus)_, 383. Aedilfrid, roi des Northumbriens, 334, 335. Aed Slane, roi d'Irlande, 256. _Aenach Carmain_, 6. _Æsus_, 109, 380. Agamemnon, 109. Age d'or, 199, 200. Voyez _Race d'or_. Agnoman, père de Nemed, 51, 52, 75, 88, 89. Ahi, 99. Ahriman, 15, 387. Ai (Plaine d'), 356. Aicil (Ile d') 77. Aidan mac Gabrâin, 333-336. Aïdès, 17, 18, 20, 121, 240, 371. Ailech, 14, 235. Ailill, roi de Connaught, 127, 128, 286-288, 299. Ain, fille de Partholon, 34, 35. Air, 251. Aja Ekapad, 32. _Alaunus (Mercurius)_, VI. Alcmène, 294. Alcuin, 229. Alexandre Polyhistor, 347. Amairgen Glûngel, 242-254, 256, 258-261, 389. Ambroisie, 309. Amphitryon, 294. Ange gardien, 279. Annales des Quatre Maîtres, 70. Voyez _Quatre Maîtres_. Annenn, fils de Némed, 90. Antrim, 339. Aphrodite, 186. Apollon, V, VI, 37, 99, 368. Araxe, fleuve, 81. Arbres des dieux, 274, 275, 302, 325. Voyez _Branches_. Arc, 190, 295. Ard-ladran, 74. Ardlemnacht, 265. Arduinna, déesse, 388. Arès, 186. Voyez _Mars_. Argeiphontès, 201, 202. Argès, 218, 370. Argos, ville, 207. Argos ou Argus, 201-203. Aristote, 351. Artémis, 37. Arthur, 325. Arthur, fils de Bicur, 337. Assemblées publiques d'Irlande, 6, 304. Asura, 15. _Atbalat_, «ils meurent,» 225. Athènè, 121. Athènes, 202. Atlantique (Océan), 19. Attique, 14. _Atusmerius (deus Mercurius)_, VI, 382. Auguste, empereur, 81, 139. Augustin (Saint), 336, 343. Autun, 384, 385. Avallon (Ile d'), 325.

B

Babel, 40. Badbgna, 100. Balar Balcbeimnech, chef des Fomôré, 15, 112, 137, 173, 174, 176, 182, 185-188, 197-219, 225, 294, 301, 304, 376, 379-381, 384. Balor Beimean, 208-218. Voyez _Balar_. Baltique (Mer), 83. Banba, 68, 234, 254, 372. _Bar_ «mer,» 25. Barque de verre, 119, Barques des morts, 232. Barthélémy (Saint), 25. Batailles mythologiques, 14, 15, 31, 32, 100, 101, 113-116, 121, 180-187, 260, 389. Bâth, 25, 39. Beaune, 386. Bède, 41, 153, 324. Belach Conglas, 116. _Belatucadros (Mars)_, VI, 379. _Belenus (Apollo)_, VI. Bélier, 384. _Belisama (Minerva)_, VII. Bellérophon, 97, 99, 204-206. Belténé ou Beltiné, 5, 38, 158, 180, 243. Beothach, 56. Bethach, 116 Beurre, 308, 310. _Bibracte (Dea)_, 389. Bière, 303, 309, 318, 358, 360, 361. Bière de Goibniu ou des dieux, 275, 277-279. Bilé, 225, 230, 239. Bith, fils de Noé, 67, 72-75. Blathmac, roi d'Irlande, fils d'Aed Slane, 256, 296. Blé, 102, 269, 290, 386. Boann, femme de Dagdé, 271, 283, 284, 286. Bochra, fils de Lamech et père de Fintan, 76, 81. Bodb, roi des _side_ de Munster, 285, 286. Bodhbh Dearg, 276. Bœuf, 386. Bois d'Irlande, 296. Bois divinisés, 250-252, 388. _Bolg_, «sac de cuir,» 134. _Bona dea_, 290-292. Bouclier, 358. Bouddhique (Attitude), 384. Boyne, rivière, 115, 259, 270, 271, 280, 281, 340. Bracelets d'argent, 342. Bragance, 230, 231. Bran, fils de Febal, 322-325. Branches merveilleuses, 323, 327-329, 331, 333. Voyez _Arbre_. Breas, 159-163, 168. Bregleith, 312, 314, 319, 322. Brégon, 229, 230, 233, 239. Brennus, 148, 149. Bress mac Eladan, Fomôré, roi d'Irlande, 15, 145, 153, 154, 156, 167-172, 175, 182, 183, 198, 203, 204, 307, 373, 376, 381, 384. Bress, père de Lugaid, 364. Bretagne (Ile de), 232. Voyez _Grande-Bretagne_. Bretons, 117, 134, 264, 337. Brîan, fils de Dana, 145-149, 183, 372-374. _Briareos_, 219. Bricriu le querelleur, 295, 297, 298. _Brigantia_, déesse, 146, 148. _Brigantia_, ville d'Espagne, 230. _Brigindo_, déesse, 146. Brigit, déesse, 145-148, 182, 183, 372. Brigite (Sainte), 145. Britan, 116. Brontès, 218, 370. _Brug Maic ind Oc_, 270-280. _Brug na Boinne_, 270-280. _Buar-ainech_, 202-204, 384, 385. _Buide Conaill_, 296.

C

Cacus, 212, 213. Cadmus, 10, 121. Caer, fille d'Ethal Anbual, 286-289, 312. Caillin (Saint), 82. Cailté, 338, 340-343, 345, 351. Caïn, 92, 93. Calypso, fille d'Atlas, 120, 366. _Camulus (Mars)_, VI. Caragh (Rivière de), 339, 340. Carell, 49, 57. Carlingford (Lac de), 240. Caspienne (Mer), 87, 89. Catalogues de la littérature épique de l'Irlande, 1-3. _Caturix (Mars)_, VI. Celtchar, fils de Uithechar, 295. Cenmare (Rivière de), 38. _Cenn Cruach_, 105-113 Cennfaelad, archevêque d'Armagh, 78. Cera, 375. Cercueil de pierre, 342. Cerf, 386. Cermait, 372. _Cernunnos_, 385. César, V, VII, VIII, XI, 110, 178, 304, 349, 351, 378, 382. Cessair, XII, 64-75, 84. Cetnen, 221, 222. Chaînes d'argent, 195, 288. Chaînes d'or, 288. Cham, 81, 92. Chambre funéraire de Newgrange, 273. Chanaan, 94. Chant, 283, 289, 297, 324, 325. _Charites_, 371. Charlemagne, 229. Chars, 287, 295, 298, 323, 349, 364, 365. Chasse, 295. Chevaux, des chefs gaulois, 349; cf. 365. Chèvre, 95, 97, 203, 384. Chimère, 97, 205-207. _Chronicum Scotorum_, 68, 69, 75, 228. Cîan, père de Lug, 175, 373. Cicéron, VII. Cichol Gri-cen-chos, 32, 391. Ciel, 237. _Cill Eithne_, 282. Cimbaed, fils de Fintan, 223. Cimetière de Brug na Boinné, 271-273. Cinaed hûa Artacain, 271. _Cin dromma Snechta_, 68. Claude, empereur, 381. Clément, grammairien irlandais, 228, 229. Clothru, mère de Lugaid, 364, 374. Cluny (Musée de), 383, 385. Cnamros, 100. Cochons de Manannân, 330, 331. Cochons des dieux, 275, 277-279, 330, 331. Collier d'argent, 342. Colmân, fils de hûa Clûasaig, 256, 257, 296. Columba (Saint) ou Colum Cille, 47, 57, 59, 137, 154, 164, 175. Colum Cuaellemeach, 176. Comyn (Michel), 362, 363, 366. Conairé, roi suprême d'Irlande, 322. Conall Cernach, 295, 297, 298. Conann, fils de Fébar, 14, 86, 101-122, 135, 209, 230. Conchobar, roi d'Ulster, 4, 193, 224, 289, 295, 297-299, 304, 312, 323, 355, 374. Connaught, 126, 127, 158, 165, 264, 286, 288, 356, 360. Conn Cêtchathach, 301, 304, 326, 327. Connlé, fils de Conn, 119, 192. Corbeaux, 194, 195, 381. Corco Duibné, 73, 233. Cormac mac Airt, 81, 326-333. Corneilles, 195, 196. Cornes à boire, 358, 361. Cornus (Dieux), 105, 203, 383-387. Corpré, _filé_, fils d'Etan, 171, 172, 198. Corse, 81. Coupe enchantée, 332, 333. Courses de chevaux, 139. Creidné, 169, 177, 179, 181-184, 307. Crépuscule, 202, 204, 386. Crète (Ile de), 103. Crimthann Cas, roi de Connaught, 356, 360, 361. Crimthann Nîa Nair, roi suprême d'Irlande, 272, 364. Crimthan Sciathbel, 264, 265. Croissant de la lune, 104, 385. Crom Conaill, 296. Cromm Crûach, 105-113, 386. Crûachan, 272, 288. Cruithnich ou Pictes, 7, 12, 264. Cûan hûa Lothchain, 137, 139. Cûchulainn, 4, 127, 128, 193, 195, 224, 289, 294, 299, 300, 312, 324-326, 355, 365, 366, 374. Cuil Cesra, 74. _Cumal_, 314. Curcog, fille de Manannân, 278-280. Cycle mythologique irlandais, 6-15. Cycles épiques irlandais, 4, 5. Cyclopes, 218, 219, 272, 370, 371. Cygnes, 288, 289, 321.

D

Dagan, 269. Voyez _Dagdé_. Dagdé, 15, 129, 145, 175, 178, 179, 182, 183, 190, 191, 221, 224, 233, 267-292, 294, 305, 306, 372, 375. Dana, mère des Tûatha Dê Danann, 145, 147, 391. Danaé, 207, 208, 211, 214. Danois, 132. Danube, 225. Dasyu, 131, 174. Dechtéré, 204, 295, 298, 299, 304. _Dêe Donand_, 145. Dee (Rivière de), 340. Degsa Stân, 334, 335. _Dêi Dana_, 145. _Dêi Danann_, 149. Delbaeth, 145, 221, 222. Delphes, 147, 149. Démons, 142, 143, 188, 253, 387. Denys d'Halicarnasse, 380. Dergrêné, fille de Fiachna, 359, 361. Dettes après la mort, 349. Deucalion, 14. _Dêva_, 15. _Dêvos_, 387. _Dîa_, 387. Dîancecht, 169, 175, 177, 307, 308. Diane scythique, 109-111. Diarmait, roi d'Irlande, fils d'Aed Slane, 256, 296. Diarmait, roi d'Irlande, fils de Cerball, 47, 74, 77, 78, 82. Dieux cornus, 99, 103, 203, 383-387. Dingle (Baie de), 339. _Dinn-senchus_, 107, 108. Diodore de Sicile, 347, 377. Dis pater, 104, 226, 381. Divitiacus, 226. Dodone, 14. Domna (Dieux de), 128-131, 173. Voyez _Fomôré_. Domna (hommes de). Voyez _Fir-Domnann_. Dona, mère des Tûatha Dê Danann, 145, 147. Dond mac Nera, 357. Donegore, 339. Douaire, 314. _Doué_, 387. Dowth, 272. Druides, 177, 210, 214, 255, 258, 262, 302, 321, 322, 326. Druim Cain, 255. Duald mac Firbis, 129, 165. Dualisme, 386, 387. Dub, 179. Dubtar en Leinster, 338. Dûn Maige Mell, 356, 359, 361. Dûn na m-barc, 73. Dûn tulcha, 78.

E

Eau, 251. Eber Dond, fils de Milé, 254-256, 258-261. Eber Find, fils de Milé, 112, 261. Echecs, 139, 315, 316, 319, 358, 364. Echiquier, 316. Echu Buadach, 223. Eclair, 370. Voyez _Mauvais œil_. Ecosse, 138. Ecriture ogamique, 306. Egypte, 40, 227. Egyptiens, 229. Eithné, fille de l'intendant d'Elcmar, 278, 282. Elada, 306. Elcmar, 277, 278. Elloth, 130. _Elusion_, 19. Emer, 324, 326. En, fils d'Ethoman, 176. Enée, 291, 292. Enloch, 356 Ennosigaios, 371. Eochaid Airem, 274, 314-322. Eochaid, fils de Sal Sreta, 357. Eochaid hûa Flainn, 22, 30, 31, 36, 39, 41, 68, 69, 102, 116, 142, 152, 174, 230. Eochaid mac Duach, 136, 139. Eochaid mac Eirc, 136, 137, 139, 163-165, 175. Epée de Téthra, 188-190. Ephore, 352, 353. Epidémie, 256, 257. _Epil_, «il meurt,» 225. Epinal, 384. Erémon, fils de Milé, 111, 260, 261, 264, 265, 280. Erglann, 114. Eris, 76. Eriu, 68, 234, 254, 255, 259, 372. Eschyle, 202, 207. Esclaves gaulois, 349. Espagne, 7, 12, 19, 26, 29, 76, 85, 87, 117, 119, 133, 134, 137, 227, 228, 230, 231, 241. Esru, 40. Esus, 375, 380, 381, 384, 385. Etâin, femme d'Eochaid Airem, 274, 312-322, 346. Etair, 213. Etan, mère de Corpré, 171, 307. Ethal Anbual, 286-288. Ethné ou Ethniu, fille de Balar ou Balor, et mère de Lug, 174, 200, 210, 214, 216, 218, 222, 300, 303. Ethné Ingubai, 324, 325. Etoiles, 201. Evandre, 291, 292.

F

Faînes, 386. _Fal_, 301. Fand, fille d'Aed Abrat, 324-326. Fauna, 290, 291. Faunus, 291. Fées, 71, 214. Voyez _Sîde_. Femmes (Succession par les), 265. Fêné, 39, 173, 228. Fenius Farsaid, 39, 88, 89, 228. Fer, fils de Partholon, 34, 35. Fercertné, 193. Ferdiad, 127. Fergnia, fils de Partholon, 34, 35. Fergus Leth-derg, 114, 115. Fergus mac Roig, 295. _Fer legind_, 256. Festin de Goibniu, 277, 308, 309. Festins irlandais, 170. Feth fiada, 277, 278, 280. Fiachach Findgil, fils de Delbaeth, 221, 222. Fiachna, fils de Delbaeth, 222. Fiachna, fils de Reta, 356-361. Fiachna Lurgan, 333-337, 343. Fial, femme de Lugaid, 253, 254. Fidchell, 139. Fidga (hommes de), 264, 265. _File_, 6, 244-247. Find mac Cumaill, 4, 337-339, 341, 342, 345, 346, 348. Finnên (saint), 47-49, 56-59. Fintan, fils de Bochra, 64-84, 157. Fir Bolg, 12, 54, 60, 75, 77, 117, 123-166, 173, 175, 262, 307. Fir Domnann, 54, 60, 76, 123-166, 173, 262. _Fir Fidga_, 264, 265. Flann Manistrech, 130, 151, 152, 175, 180, 185, 221, 222, 267, 268, 373. Foires d'Irlande, 138. Fomôré, 14-16, 31, 32, 91-122, 128-131, 134, 137, 143, 166-219, 284, 355, 373, 376-381. _Forbais fer Fidga_, 265. Forêts divinisées, 250-282, 388, 389. Forgerons, 176, 179, 181, 183, 184, 308-310. Forgoll, _file_, 337-341. Fors, fils d'Electra, 81. Fossés 295. Fothad Airgtech, 337, 338, 341, 342. Fotla, 234, 254, 372. Foudre, X, 205, 206, 379, 380. Fronde, 187, 364. Fuamnach, 212. Funérailles celtiques, 349.

G