Chapter 41
Pendant toute la route, Bathilde ne dit pas un mot. Elle était muette, froide et inanimée comme une statue. Ses yeux étaient fixes et sans larmes. Seulement, en arrivant en face de la forteresse elle tressaillit; il lui semblait avoir vu s'élever dans l'ombre, à la place même où avait été exécuté le chevalier de Rohan, quelque chose comme un échafaud. Un peu plus loin la sentinelle cria: Qui vive! Puis on entendit la voiture rouler sur le pont-levis. Les herses se levèrent, la porte s'ouvrit, et le carrosse s'arrêta à la porte de l'escalier qui conduisait chez le gouverneur.
Un valet de pied sans livrée vint ouvrir la portière et Lafare aida Bathilde à descendre. À peine si elle pouvait se soutenir; toute sa force morale s'était évanouie du moment où l'espoir l'avait quittée. Lafare et le valet de pied furent presque obligés de la porter au premier étage. Monsieur de Launay soupait. On fit entrer Bathilde dans un salon, tandis qu'on introduisait immédiatement Lafare près du gouverneur.
Dix minutes à peu près s'écoulèrent pendant lesquelles Bathilde demeura anéantie sur le fauteuil où elle s'était laissée tomber en entrant. La pauvre enfant n'avait qu'une idée, c'était celle de cette séparation éternelle qui l'attendait; la pauvre enfant ne voyait qu'une chose, c'était son amant montant sur l'échafaud.
Au bout de dix minutes, Lafare rentra avec le gouverneur. Bathilde leva machinalement la tête et les regarda d'un oeil égaré. Lafare alors s'approcha d'elle, et lui offrant le bras:
--Mademoiselle, dit-il, l'église est préparée, et le prêtre vous y attend.
Bathilde, sans répondre, se leva pâle et glacée; puis comme elle sentit que les jambes lui manquaient, elle s'appuya sur le bras qui lui était offert. Monsieur de Launay marchait le premier, éclairé par deux hommes qui portaient des torches.
Au moment où Bathilde entrait par une des portes latérales, elle aperçut, entrant par l'autre porte, le chevalier d'Harmental, accompagné de son côté par Valef et par Pompadour. C'étaient les témoins de l'époux, comme monsieur de Launay et Lafare étaient les témoins de l'épouse. Chaque porte était gardée par deux gardes françaises, l'arme au bras et immobiles comme des statues.
Les deux amants s'avancèrent au-devant l'un de l'autre, Bathilde pâle et mourante, Raoul calme et souriant. Arrivés en face de l'autel, le chevalier prit la main de la jeune fille et la conduisit aux deux sièges qui étaient préparés; et là tous deux tombèrent à genoux sans s'être dit une seule parole.
L'autel était éclairé par quatre cierges seulement, qui jetaient dans cette chapelle, déjà naturellement sombre et si peuplée encore de sombres souvenirs, une lueur funèbre qui donnait à la cérémonie quelque chose d'un office mortuaire. Le prêtre commença la messe. C'était un beau vieillard à cheveux blancs, dont la figure mélancolique indiquait que ses fonctions journalières laissaient de profondes traces dans son âme. En effet, il était chapelain de la Bastille depuis vingt-cinq ans, et depuis vingt-cinq ans il avait entendu de bien tristes confessions et vu de bien lamentables spectacles.
Au moment de bénir les époux, il leur adressa quelques paroles selon l'habitude consacrée; mais, au lieu de parler à l'époux de ses devoirs de mari, à l'épouse de ses devoirs de mère; au lieu d'ouvrir devant eux l'avenir de la vie, il leur parla de la paix du ciel, de la miséricorde divine et de la résurrection éternelle. Bathilde se sentait suffoquer. Raoul vit qu'elle allait éclater en sanglots, il lui prit la main et la regarda avec une si triste et si profonde résignation, que la pauvre enfant fit un dernier effort, étouffant ses larmes, qu'elle sentait retomber une à une sur son coeur. Au moment de la bénédiction, elle pencha sa tête sur l'épaule de Raoul. Le prêtre crut qu'elle s'évanouissait, et s'arrêta.
--Achevez, achevez, mon père, murmura Bathilde.
Et le prêtre prononça les paroles sacramentelles, auxquelles tous deux répondirent par un oui dans lequel semblaient s'être réunies toutes les forces de leur âme.
La cérémonie terminée, d'Harmental demanda à M. de Launay s'il lui était permis de demeurer avec sa femme pendant le peu d'heures qu'il lui restait à vivre; M. de Launay répondit qu'il n'y voyait pas d'inconvénient, et qu'on allait le reconduire à sa chambre. Alors Raoul embrassa Valef et Pompadour, les remercia d'avoir bien voulu servir de témoins à son funèbre mariage, serra la main à Lafare, rendit grâces à monsieur de Launay des bontés qu'il avait eues pour lui pendant son séjour à la Bastille, et jetant son bras autour de la taille de Bathilde qui, à chaque instant, menaçait de tomber de toute sa hauteur sur les dalles de l'église, l'entraîna vers la porte par laquelle il était entré. Là ils retrouvèrent les deux hommes armés de torches, qui les précédèrent et les conduisirent jusqu'à la porte de la chambre de d'Harmental. Un guichetier attendait, qui ouvrit cette porte.
Raoul et Bathilde entrèrent, puis la porte se referma, et les deux époux se trouvèrent seuls.
Alors Bathilde, qui jusque-là avait contenu ses larmes, ne put résister plus longtemps à sa douleur, un cri déchirant s'échappa de sa poitrine, et elle tomba, en se tordant les bras et en éclatant en sanglots, sur un fauteuil où sans doute, pendant ses trois semaines de captivité, d'Harmental avait bien souvent pensé à elle. Raoul se jeta à ses genoux et voulut la consoler, mais lui-même était trop ému de cette douleur si profonde pour trouver autre chose que des larmes à mêler aux larmes de Bathilde. Ce coeur de fer se fondit à son tour, et Bathilde sentit à la fois sur ses lèvres les pleurs et les baisers de son amant.
Ils étaient depuis une demi-heure à peine ensemble qu'ils entendirent des pas qui s'approchaient de la porte, et qu'une clef tourna dans la serrure. Bathilde tressaillit et serra convulsivement d'Harmental contre son coeur. Raoul comprit quelle crainte affreuse venait de lui traverser l'esprit et la rassura. Ce ne pouvait être encore celui qu'elle craignait de voir, puisque l'exécution était fixée pour huit heures du matin, et que onze heures venaient de sonner. En effet, ce fut monsieur de Launay qui parut.
--Monsieur le chevalier, dit le gouverneur, ayez la bonté de me suivre.
--Seul? demanda d'Harmental en serrant à son tour Bathilde entre ses bras.
--Non, avec madame, reprit le gouverneur.
--Oh! ensemble, ensemble! entends-tu Raoul? s'écria Bathilde. Oh! où l'on voudra, pourvu que ce soit ensemble! Nous voici, monsieur, nous voici!
Raoul serra une dernière fois Bathilde dans ses bras, lui donna un dernier baiser au front, et, rappelant tout son orgueil, il suivit monsieur de Launay avec un visage sur lequel il ne restait plus la moindre trace de l'émotion terrible qu'il venait d'éprouver.
Tous trois suivirent pendant quelque temps des corridors éclairés seulement par quelques lanternes rares, puis ils descendirent un escalier en spirale et se trouvèrent à la porte d'une tour. Cette porte donnait sur un préau entouré de hautes murailles et qui servait de promenade aux prisonniers qui n'étaient point au secret. Dans cette cour était une voiture attelée de deux chevaux, sur l'un desquels était un postillon, et l'on voyait reluire dans l'ombre les cuirasses d'une douzaine de mousquetaires.
Une même lueur d'espoir traversa en même temps le coeur des deux amants. Bathilde avait demandé au régent de commuer la mort de Raoul en une prison perpétuelle. Peut-être le régent lui avait-il accordé cette grâce. Cette voiture tout attelée pour conduire sans doute le condamné dans quelque prison d'État, ce peloton de mousquetaires destinés sans doute à les escorter, tout cela donnait à cette supposition un caractère de réalité. Tous deux se regardèrent en même temps, et en même temps levèrent les yeux au ciel pour remercier Dieu du bonheur inespéré qu'il leur accordait. Pendant ce temps, monsieur de Launay avait fait signe à la voiture de s'approcher, le postillon avait obéi, la portière s'était ouverte et le gouverneur, la tête découverte, tendait la main à Bathilde pour l'aider à monter, Bathilde hésita un instant, se retournant avec inquiétude pour voir si l'on n'entraînait pas Raoul d'un autre côté mais elle vit que Raoul s'apprêtait à la suivre, et elle monta sans résistance. Un instant après, Raoul était près d'elle. Aussitôt la portière se referma sur eux; la voiture s'ébranla, l'escorte piétina aux portières. On passa sous le guichet puis sur le pont-levis, et enfin on se retrouva hors de la Bastille.
Les deux époux se jetèrent dans les bras l'un de l'autre; il n'y avait plus de doute, le régent faisait à d'Harmental grâce de la vie, et de plus, c'était évident, il consentait à ne point le séparer de Bathilde. Or, c'était ce que Bathilde et d'Harmental n'eussent jamais osé rêver. Cette vie de réclusion, supplice pour tout autre, était pour eux une existence de délices, un paradis d'amour: ils se verraient sans cesse, et ne se quitteraient jamais! Qu'auraient-ils pu désirer de plus, même lorsque, maîtres de leur sort, ils rêvaient un même avenir? Une seule idée triste traversa en même temps leur esprit, et tous deux, avec cette spontanéité du coeur qui ne se rencontre que dans les gens qui s'aiment, prononcèrent le nom de Buvat.
En ce moment, la voiture s'arrêta. Dans une semblable circonstance tout était pour les pauvres amants un sujet de crainte. Tous deux tremblèrent d'avoir trop espéré et tressaillirent de terreur. Presque aussitôt la portière s'ouvrit: c'était le postillon.
--Que veux-tu? lui demanda d'Harmental.
--Dame! notre maître, dit le postillon, je voudrais savoir où il faudrait vous conduire, moi.
--Comment! où il faut me conduire! s'écria d'Harmental. N'as-tu pas d'ordres?
--J'ai l'ordre de vous mener dans le bois de Vincennes entre le château et Nogent-sur-Marne, et nous y voilà!
--Et notre escorte? demanda le chevalier, qu'est-elle devenue?
--Votre escorte? elle nous a laissés à la barrière.
--Ô mon Dieu, mon Dieu! s'écria d'Harmental, tandis que Bathilde, haletante d'espoir, joignait les mains en silence; ô mon Dieu! est-ce possible?
Et le chevalier sauta en bas de la voiture, regarda avidement autour de lui, tendit les bras à Bathilde qui s'élança à son tour; puis tous deux jetèrent ensemble un cri de joie et de reconnaissance.
Ils étaient libres comme l'air qu'ils respiraient!
Seulement le régent avait donné l'ordre de conduire le chevalier juste à l'endroit où ce dernier avait enlevé Bourguignon, croyant l'enlever lui même.
C'était la seule vengeance que se fût réservée Philippe le Débonnaire.
Quatre ans après cet événement, Buvat, réintégré dans sa place et payé de son arriéré, avait la satisfaction de mettre la plume à la main d'un beau garçon de trois ans. C'était le fils de Raoul et de Bathilde.
Les deux premiers noms qu'écrivit l'enfant furent ceux d'Albert du Rocher et de Clarice Gray.
Le troisième fut celui de Philippe d'Orléans, régent de France.
Post-Scriptum
Peut-être quelques personnes ont-elles pris assez d'intérêt aux personnages qui jouent un rôle secondaire dans l'histoire que nous venons de leur raconter, pour désirer savoir ce qu'ils devinrent après la catastrophe qui perdit les conjurés et sauva le régent. Nous allons les satisfaire en deux mots.
Le duc et la duchesse du Maine, dont on voulait briser à tout jamais les complots à venir, furent arrêtés, le duc à Sceaux et la duchesse dans une petite maison qu'elle avait rue Saint-Honoré. Le duc fut conduit au château de Doullens, et la duchesse à celui de Dijon, d'où elle fut transférée à la citadelle de Châlons. Tous deux en sortirent au bout de quelques mois, désarmant le régent, l'un par une dénégation absolue, l'autre par un aveu complet.
Mademoiselle Delaunay fut conduite à la Bastille, où sa captivité, comme on peut le voir dans les Mémoires qu'elle a laissés, fut fort adoucie par ses amours avec le chevalier de Mesnil, et plus d'une fois, après sa sortie, il lui arriva, en pleurant l'infidélité de son cher prisonnier, de dire comme Ninon ou Sophie Arnould, je ne sais plus laquelle: «Oh! le bon temps où nous étions si malheureux!»
Richelieu fut arrêté, comme l'en avait prévenu mademoiselle de Valois, le lendemain même du jour où il avait introduit Bathilde chez le régent, mais sa captivité fut un nouveau triomphe pour lui. Le bruit s'étant répandu que le beau prisonnier avait obtenu la permission de se promener sur la terrasse de la Bastille, la rue Saint-Antoine s'encombra des voitures les plus élégantes de Paris, et devint en moins de vingt-quatre heures la promenade à la mode. Aussi le régent, qui avait, disait-il entre les mains assez de preuves contre monsieur de Richelieu pour lui faire couper quatre têtes, s'il les avait eues, ne voulut-il pas risquer de se dépopulariser à tout jamais dans l'esprit du beau sexe, en le retenant plus longtemps en prison. Après une captivité de trois mois, Richelieu sortit plus brillant et plus à la mode que jamais. Seulement il trouva l'armoire aux confitures murée, et la pauvre mademoiselle de Valois devenue duchesse de Modène.
L'abbé Brigaud, arrêté, comme nous l'avons dit, à Orléans, fut retenu quelque temps dans les prisons de cette ville, au grand désespoir de la bonne madame Denis, de mesdemoiselles Émilie et Athénaïs, et de monsieur Boniface. Mais, un beau matin, au moment où la famille allait se mettre à table pour le déjeuner, on vit entrer l'abbé Brigaud, aussi calme et aussi régulier que d'habitude. On lui fit grande fête et on lui demanda une foule de détails; mais, avec sa prudence habituelle, il renvoya les curieux à ses déclarations juridiques, disant que cette affaire lui avait déjà donné tant de contrariétés, qu'on l'obligerait fort en ne lui en parlant jamais. Or, comme l'abbé Brigaud avait, ainsi qu'on l'a vu, des droits tout à fait autocratiques dans la maison de madame Denis, son désir fut religieusement respecté, et à partir de ce jour il ne fut pas plus question de cette affaire rue du Temps Perdu, n° 5, que si elle n'avait jamais existé.
Quelques jours après lui, Pompadour, Valef, Laval et Malezieux, sortirent de prison à leur tour, et recommencèrent à faire leur cour à madame du Maine, comme si de rien n'était. Quant au cardinal de Polignac, il n'avait pas même été arrêté: il avait été exilé simplement à son abbaye d'Anchin.
Lagrange-Chancel, l'auteur des Philippiques, fut appelé au Palais-Royal. Il y trouva le régent qui l'attendait.
--Monsieur, lui demanda le prince, est-ce que vous pensez de moi tout ce que vous avez dit?
--Oui, monseigneur, lui répondit Lagrange-Chancel.
--Eh bien! c'est fort heureux pour vous, monsieur, reprit le régent; car si vous aviez écrit de pareilles infamies contre votre conscience, je vous aurais fait pendre.
Et le régent se contenta de l'envoyer aux îles Sainte-Marguerite, où il ne resta que trois ou quatre mois. Les ennemis du régent, ayant répandu le bruit que le prince l'y avait fait empoisonner, le prince ne trouva pas de meilleur moyen de démentir cette nouvelle calomnie que celui d'ouvrir les portes de sa prison au prétendu mort qui en sortit plus gonflé de haine et de fiel que jamais.
Cette dernière preuve de clémence parut à Dubois si hors de saison, qu'il courut chez le régent pour lui faire une scène; mais, pour toute réponse à ses récriminations le prince se contenta de lui chanter le refrain de la chanson que Saint-Simon avait faite sur lui:
_Je suis débonnaire, moi,_ _Je suis débonnaire._
Ce qui mit Dubois dans une si grande colère, que le régent, pour se réconcilier avec lui, fut obligé de le faire nommer cardinal.
Cette nomination inspira à la Fillon une telle fierté qu'elle déclara ne vouloir plus, dorénavant, recevoir chez elle que des gens qui auraient fait leurs preuves de 1399.
Au reste, sa maison avait, dans cette catastrophe, perdu une de ses pensionnaires les plus illustres. Trois jours après la mort du capitaine Roquefinette, la Normande était entrée aux Filles-Repenties.
Bibliographie--OEuvres complètes
Tiré de _Bibliographie des Auteurs Modernes (1801-1934)_ par Hector Talvart et Joseph Place, Paris, Editions de la Chronique des Lettres Françaises, Aux Horizons de France, 39 rue du Général Foy, 1935 Tome 5.
1. =Élégie sur la mort du général Foy.= Paris, Sétier, 1825, in-8 de 14 pp.
2. =La Chasse et l'Amour.= Vaudeville en un acte, par MM. Rousseau, Adolphe (M. Ribbing de Leuven) et Davy (Davy de la Pailleterie: A. Dumas). Représenté pour la première fois, à Paris, au théâtre de l'Ambigu-Comique (22 sept.1825).Paris, Chez Duvernois, Sétier, 1825, in-8 de 40 pp.
3. =Canaris.= Dithyrambe. Au profit des Grecs. Paris, Sanson, 1826, in-12 de 10 pp.
4. =Nouvelles contemporaines.= Paris, Sanson, 1826, in-12 de 4 ff., 216 pp.
5. =La Noce et l'Enterrement.= Vaudeville en trois tableaux, par MM. Davy, Lassagne et Gustave. Représenté pour la première fois, à Paris, au théâtre de la Porte-Saint-Martin (21 nov.1826).Paris, Chez Bezou, 1826, in-8 de 46 pp.
6. =Henri III et sa cour.= Drame historique en cinq actes et en prose. Représenté au Théâtre-Français (11 fév.1829).Paris, Vezard et Cie, 1829, in-8 de 171 pp.
7. =Christine ou Stockholm, Fontainebleau et Rome.= Trilogie dramatique sur la vie de Christine, cinq actes en vers, avec prologue et épilogue. Représenté à Paris sur le Théâtre Royal de l'Odéon (30 mars 1830).Paris, Barba, 1830, in-8 de 3 ff. et 191 pp.
8. =Rapport au Général La Fayette sur l'enlèvement des poudres de Soissons.= Paris, Impr. de Sétier, s.d. (1830), in-8 de 7 pp.
9. =Napoléon Bonaparte, ou trente ans de l'histoire de France.= Drame en six actes. Représenté pour la première fois, sur la Théâtre Royal de l'Odéon (10 janv.1831).Paris, chez Tournachon-Molin, 1831, in-8 de XVI-219 pp.
10. =Antony.= Drame en cinq actes en prose. Représenté pour la première fois sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin (3 mai 1831).Paris, Auguste Auffray, 1831, in-8 de 4 ff. n. ch., 106 pp. et 1 f.n. ch. (post-scriptum).
11. =Charles VII chez ses grands vassaux.= Tragédie en cinq actes. Représentée pour la première fois sur le Théâtre Royal de l'Odéon (20 oct. 1831).Paris, Publications de Charles Lemesle, 1831, in-8 de 120 pp.
12. =Richard Darlington.= Drame en cinq actes et en prose, précédé de =La Maison du Docteur=, prologue par MM. Dinaux. Représenté pour la première fois sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin (10 déc. 1831).Paris, J.-N. Barba, 1832, in-8 de 132 pp.
13. =Teresa.= Drame en cinq actes et en prose. Représenté pour la première fois sur le Théâtre Royal de l'Opéra-Comique (6 fév. 1832). Paris, Barba; Vve Charles Béchet; Lecointe et Pougin, 1832, in-8 de 164 pp.
14. =Le Mari de la veuve.= Comédie en un acte et en prose, par M.***. Représentée pour la première fois sur le Théâtre-Français (4 avr. 1832). Paris, Auguste Auffray, 1832, in-8 de 63 pp.
15. =La Tour de Nesle.= Drame en cinq actes et en neuf tableaux, par MM. Gaillardet et ***. Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin (29 mai 1832). Paris, J.-N. Barba, 1832, in-8 de 4 ff., 98 pp.
16. =Gaule et France.= Paris, U. Canel; A. Guyot, 1833, in-8 de 375 pp.
17. =Impressions de voyage.= Paris, A. Guyot, Charpentier et Dumont, 1834-1837, 5 vol. in-8.
18. =Angèle.= Drame en cinq actes. Paris, Charpentier, 1834, in-8 de 254 pp.
19. =Catherine Howard.= Drame en cinq actes et en huit tableaux. Paris, Charpentier, 1834, in-8 de IV-208 pp.
20. =Souvenirs d'Antony.= Paris, Librairie de Dumont, 1835, in-8 de 360 pp.
21. =Chroniques de France. Isabel de Bavière= (Règne de Charles VI). Paris, Librairie de Dumont, 1835, 2 vol. in-8 de 406 pp. et 419 pp.
22. =Don Juan de Marana ou la chute d'un ange.= Mystère en cinq actes. Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin (30 avr.1836). Paris, Marchant, Éditeur du Magasin Théâtral, 1836 in-8 de 303 p.
23. =Kean.= Comédie en cinq actes. Représentée pour la première fois aux Variétés (31 août 1836). Paris, J.-B. Barba, 1836, in-8 de 3 ff. et 263 pp.
24. =Piquillo.= Opéra-comique en trois actes. Représenté pour la première fois sur le Théâtre Royal de l'Opéra-Comique (31 oct. 1837). Paris, Marchant, 1837, in-8 de 82 pp.
25. =Caligula.= Tragédie en cinq actes et en vers, avec un prologue. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre-Français (26 déc. 1837). Paris, Marchant, Editeur du Magasin Théâtral, 1838 in-8 de 170 p.
26. =La Salle d'armes.= I.= Pauline= II. =Pascal Bruno= (précédé de =Murat=). Paris, Dumont, Au Salon littéraire, 1838, 2 vol. in-8 de 376 et 352 pp.
27. =Le Capitaine Paul= (La main droite du Sire de Giac). Paris, Dumont, 1838, 2 vol. in-8 de 316 et 323 pp.
28. =Paul Jones.= Drame en cinq actes. Représenté pour la première fois, à Paris (8 oct. 1838). Paris, Marchant, 1838, gr. in-8 de 32 pp.
29. =Nouvelles impressions de voyage.= =Quinze jours au Sinaï,= par MM. A. Dumas et A. Dauzats. Paris, Dumont, 1839, 2 vol. in-8 de 358 et 406 pp.
30. =Acté.= Paris, Librairie de Dumont, 1839, 2 vol. in-8 de 3 ff., 242 et 302 pp.
31. =La Comtesse de Salisbury.= Chroniques de France. Paris, Dumont, (et Alexandre Cadot), 1839-1848, 5 vol. in-8.
32. =Jacques Ortis.= Paris, Dumont, 1839, in-8 de XVI pp. (préface de Pier-Angelo-Fiorentino) et 312 pp.
33. =Mademoiselle de Belle-Isle.= Drame en cinq actes, en prose. Représenté pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre-Français(2 avr. 1839). Paris, Dumont, 1839, in-8 de 202 pp.
34. =Le Capitaine Pamphile.= Paris, Dumont, 1839, 2 vol. in-8 de 307 et 296 pp.
35. =L'Alchimiste.= Drame en cinq actes en vers. Représenté pour la première fois, sur le Théâtre de la Renaissance (10 avr. 1839). Paris, Dumont, 1839, in-8 de 176 pp.
36. =Crimes célèbres.= Paris, Administration de librairie, 1839-1841, 8 vol. in-8.
37. =Napoléon=, avec douze portraits en pied, gravés sur acier par les meilleurs artistes, d'après les peintures et les dessins de Horace Vernet, Tony Johannot, Isabey, Jules Boily, etc. Paris, Au Plutarque français; Delloye, 1840, gr; in-8 de 410 pp.
38. =Othon l'archer.= Paris, Dumont, 1840, in-8 de 324 pp.
39. =Les Stuarts.= Paris, Dumont, 1840, 2 vol. in-8 de 308 et 304 pp.
40. =Maître Adam le Calabrais.= Paris, Dumont, 1840, in-8 de 347 pp.
41. =Aventures de John Davys.= Paris, Librairie de Dumont, 1840, 4 vol. in-8.
42. =Le Maître d'armes.= Paris, Dumont, 1840-1841, 3 vol. in-8 de 320, 322 et 336 pp.
43. =Un Mariage sous Louis XV.= Comédie en cinq actes. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre-Français (1er juin 1841). Paris, Marchant; C. Tresse, 1841, in-8 de 140 pp.
44. =Praxède,= suivi de =Don Martin de Freytas= et de =Pierre-le-Cruel.= Paris, Dumont, 1841, in-8 de 307 pp.
45. =Nouvelles impressions de voyage. Midi de la France.= Paris, Dumont, 1841, 3 vol. in-8 de 340, 326 et 357 pp.
46. =Excursions sur les bords du Rhin.= Paris, Dumont, 1841, 3 vol. in-8 de 328, 326 et 334 pp.
47. =Une année à Florence.= Paris, Dumont, 1841, 2 vol. in-8 de 340 et 343 pp.
48. =Jehanne la Pucelle.= 1429-1431. Paris, Magen et Comon, 1842, in-8 de VII-327 pp.
49. =Le Speronare= Paris, Dumont, 1842, 4 vol. in-8.
50. =Le Capitaine Arena.= Paris, Dolin, 1842, 2 vol. in-8 de 309 et 314 pp.
51. =Lorenzino.= Magasin théâtral. Théâtre français. Drame en cinq actes et en prose. Paris, Marchant; Tarride, s. d. (1842), gr. in-8 de 36 pp.
52. =Halifax.= Magasin théâtral. Choix de pièces nouvelles, jouées sur tous les théâtres de Paris. Théâtre des Variétés. Comédie en trois actes et un prologue. Paris, Marchant; Tarride, s. d. (1842), gr. in-8 de 36 pp.
53. =Le Chevalier d'Harmental.= Paris, Dumont, 1842, 4 vol. in-8.
54. =Le Corricolo.= Paris, Dolin, 1843, 4 vol. in-8.