Part 8
Il ne souffrait pas particulièrement. Mais il éprouvait ce sentiment d'exil et de fatigue totale qui n'exige plus d'autre remède que l'inconscience. Il se coucha rapidement éteignit sa lampe et chercha d'instinct la place, contre le mur, où ses peines de petit garçon, ses fièvres de croissance, avaient trouvé la nuit protectrice, l'abri du drap mieux bordé, du papier fleuri contre lequel déferlaient les songes, apportés par la pleine lune, les grandes marées ou les orages de juillet. Il s'endormit aussitôt, mais pour être assailli par les plus intolérables précisions du rêve, et les plus traditionnelles. Ici Camille Dalleray portait le visage de Vinca; là Vinca, autoritaire, régnait sur lui avec une froideur impure et prestidigitatrice. Mais ni Camille Dalleray, ni Vinca, dans son rêve, ne voulaient se souvenir que Philippe n'était qu'un petit garçon tendre, pressé seulement de poser sa tête sur une épaule, un petit garçon de dix ans...
Il s'éveilla, vit que sa montre marquait minuit moins le quart et que sa nuit gâchée se consumerait, fiévreuse, au centre d'une maison endormie; il chaussa ses sandales, serra sur ses reins la cordelière de son peignoir de bains et descendit.
La lune en son premier quartier rasait la falaise Courbe et rougeâtre, elle ne versait pas de lumière au paysage, et le phare tournant du phare de Granville semblait, à chaque feu rouge, à chaque feu vert, l'éteindre. Mais la nuit, à cause d'elle, ne submergeait pas les masses de verdure, et le crépi blanc de la villa, entre les poutres apparentes, semblait faiblement phosphorescent. Philippe laissa ouverte la porte vitrée, et entra dans cette nuit douce comme en un refuge sûr et triste. Il s'assit à même la terrasse rebelle à l'humidité, foulée et tassée par seize étés de vacances, d'où la pelle de Lisette exhumait parfois, antique et oxydé, un fragment de jouet enterré depuis dix douze, quinze années...
Il se sentait désolé, sage, à l'écart de tous. «Devenir un homme, c'est peut-être cela», songea-t il. L'inconscient besoin de dédier sa tristesse et sa sagesse le tourmentait vainement, comme tous les honnêtes petits athées à qui l'éducation laïque n'a pas donné Dieu pour spectateur.
—-C'est toi, Phil?
La voix descendit jusqu'à lui comme une feuille sur le vent. Il se leva, marcha sans bruit jusqu'à la fenêtre à balcon de bois.
—-Oui, souffla-t-il. Tu ne dors donc pas?
—-Naturellement non. Je descends.
Elle le rejoignit sans qu'il l'eût entendue. Il ne vit venir à lui qu'un visage clair, suspendu au-dessus d'une silhouette confondue avec la nuance même de la nuit.
—-Tu vas avoir froid.
—-Non. J'ai mis mon kimono bleu. D'ailleurs il fait doux. Ne restons pas là.
—-Pourquoi ne dors-tu pas?
—-Je n'ai pas sommeil. Je pense. Ne restons pas là. Nous réveillerions quelqu'un.
—-Je ne veux pas que tu descendes à la plage à cette heure ci, tu t'enrhumeras.
—-Ce n'est guère mon genre, de m'enrhumer. Mais je ne tiens pas du tout à la plage, tu sais. On n'a qu'à se promener un peu en remontant, au contraire.
Elle parlait d'une voix insaisissable et pourtant Philippe ne perdait pas une de ses paroles. L'absence de timbre lui causait un plaisir infini. Ce n'était plus la voix de Vinca, ce n'était la voix d'aucune femme. Une petite présence, presque invisible, au ton familier, une petite présence, sans acrimonie, sans dessein sauf la promenade, sauf la veille tranquille...
Il buta contre un obstacle et Vinca le retint par la main.
—-Ce sont les pots de géraniums, tu ne les vois donc pas?
—-Non.
—-Moi non plus. Mais je les vois comme les aveugles, je sais qu'ils sont là... Fais attention qu'il doit y avoir un empotoir par terre, à côté.
—-Comment le sais-tu?
—-J'ai dans l'idée qu'il est là. Et ça ferait du bruit comme une pelle à charbon... Boum!... qu'est-ce que je te disais?
Ce chuchotement malicieux charmait Philippe. Il eût pleuré de détente et de plaisir, à trouver Vinca si douce, toute pareille dans l'ombre à une Vinca d'autrefois qui n'avait que douze ans et qui chuchotait ainsi, penchée sur le sable mouillé où la pleine lune dansait sur le ventre des poissons, pendant les pêches de minuit...
—-Tu te rappelles, Vinca, la nuit où nous avons pêché, à minuit, le plus gros carrelet...
—-Et ta bronchite. Ça nous a valu une bonne défense de pêcher la nuit... Écoute!... Tu as refermé la porte vitrée?
—-Non...
—-Vois-tu que le vent se lève et que la porte tape? Ah! si je ne pensais pas à tout...
Elle disparut, revint comme un sylphe, sur des pieds si légers que Phil devina son retour au parfum que le vent portait devant elle...
—-Qu'est-ce que tu sens donc, Vinca? Comme tu es parfumée!
—-Parle moins haut. J'avais chaud, je me suis fait une friction avant de descendre.
Il ne répliqua rien, mais son attention réveillée enregistra, en effet, combien Vinca pensait à tout.
—-Passe, Phil, je tiens la porte. Ne marche pas dans les salades.
Dans l'encens maraîcher qui montait de la terre travaillée, on pouvait oublier le voisinage de la mer. Une basse muraille de thym compact râpa les jambes nues de Philippe et il tâta au passage les museaux de velours des mufliers.
—-Tu sais, Vinca, qu'au potager on n'entend pas les bruits qui viennent de la maison, à cause du bouquet de bois?
—-Mais il n'y a pas de bruit dans la maison, Phil. Et nous ne faisons pas de mal.
Elle venait de ramasser une petite poire tombée, mûrie précocement et musquée par le ver intérieur.
Il l'entendit mordre dans le fruit, puis le jeter.
—-Qu'est-ce que tu fais? tu manges?
—-C'est une des poires jaunes. Mais elle n'était pas assez bonne pour que je te la donne.
Une telle liberté d'esprit ne dissipa pas tout à fait la défiance vague de Philippe. Il trouvait Vinca un peu trop douce, légère et sereine comme un esprit, et il songea soudain à cette gaité étrange, comme échappée de la tombe, cette gentillesse insensée qui tinte dans le rire des religieuses. «Je voudrais voir son visage», se dit-il. Et il frissonna à imaginer que la voix sans timbre, les paroles de fillette joueuse, pouvaient sortir du masque convulsé, étincelant de sa colère et de ses belles couleurs, qui avait affronté le sien dans le nid de rochers...
—-Vinca, écoute... Rentrons.
—-Si tu veux. Encore un moment. Accorde-moi un moment. Je suis bien. Et toi? Nous sommes bien. Comme c'est facile de vivre, la nuit! Mais pas dans les chambres. Oh! je déteste ma chambre depuis quelques jours. Ici, je n'ai pas peur... Un ver luisant! Si tard dans la saison! Non, il ne faut pas le prendre... Bête, qu'est ce que tu as à tressaillir! C'est un chat qui a passé, voyons. La nuit, les chats attrapent les mulots...
Il distingua un petit rire, et le bras de Vinca lui serra la taille. Il tendait l'oreille à tous les souffles, à tous les craquements, séduit, malgré son inquiétude, par ce chuchotement nuancé qui ne cessait pas. Loin d'appréhender l'ombre, Vinca s'y guidait comme dans un pays ami et connu, l'expliquait à Philippe, lui faisait les honneurs de minuit et le promenait ainsi qu'un hôte aveugle.
—-Vinca chérie, reviens...
Elle jeta un tout petit «oh!» de crapaud.
—-Tu m'as appelée Vinca chérie! Ah! pourquoi ne fait-il pas nuit tout le temps! En ce moment-ci, tu n'es pas le même qui m'a trompée, je ne suis pas la même qui a eu tant de peine... Ah! Phil, ne rentrons pas tout de suite, laisse-moi être un peu heureuse, un peu amoureuse, sûre de toi comme je l'étais dans mes rêves, Phil... Phil, tu ne me connais pas.
—-Peut-être que non, Vinca chérie...
Ils trébuchèrent sur une sorte de foin dur, qui craqua.
—-C'est le sarrasin battu, dit Vinca. Ils l'ont battu au fléau aujourd'hui.
—-Comment le sais-tu?
--Pendant que nous étions à nous disputer, tu n'entendais pas le battement des deux fléaux? Moi, je l'entendais. Assieds-toi, Phil.
«Elle, elle l'entendait... Elle était forcenée, elle m'a frappé au visage, elle m'a dit des paroles sans suite;--mais elle entendait le battement des deux fléaux...»
Involontairement il compara, à cette vigilance de tous les sens féminins, le souvenir d'une autre habileté féminine...
—-Ne t'en va pas, Phil! Je n'ai pas été méchante, je n'ai ni pleuré, ni reproché...
La ronde tête de Vinca, ses cheveux soyeux et égaux roulèrent sur l'épaule de Philippe et la chaleur d'une joue chauffa sa joue.
—-Embrasse-moi, Phil, je t'en prie, je t'en prie...
Il l'embrassa, mêlant à son propre plaisir la mauvaise grâce de l'extrême jeunesse qui ne vise à combler que ses propres désirs, et la mémoire trop précise d'un autre baiser, qu'on lui avait pris sans le lui demander. Mais il connut contre ses lèvres la forme de la bouche de Vinca, le goût qu'elle gardait du fruit entamé tout à l'heure, l'empressement que mit cette bouche à s'ouvrir, à découvrir et à prodiguer son secret,--et il chancela dans l'ombre. «J'espère, pensa-t-il, que nous sommes perdus. Oh! soyons vite perdus, puisqu'il le faut, puisqu'elle ne voudra plus, jamais, qu'il en soit autrement... Mon Dieu, que la bouche de Vinca est inévitable et profonde, et savante dès le premier choc... Oh! soyons perdus, vite, vite...»
Mais la possession est un miracle laborieux. Un bras furieux, qu'il n'arrivait pas à dénouer, liait la nuque de Philippe. Il secouait la tête pour s'en délivrer, et Vinca, croyant que Philippe voulait rompre leur baiser, serrait davantage. Il saisit enfin le poignet raidi près de son oreille, et rejeta Vinca sur la couche de sarrasin. Elle gémit brièvement et ne bougea plus, mais lorsqu'il se pencha, honteux, sur elle, elle le reprit et l'étendit contre elle. Là ils eurent une trêve charmante et quasi-fraternelle, où chacun eut, pour l'autre, un peu de pitié et l'affabilité, la discrétion des amants éprouvés. Philippe tenait sur son bras, renversée, une Vinca invisible, mais sa main libre lissait une peau dont il n'ignorait ni la douceur ni les marques, écrites en relief par la pointe de l'épine et la corne du rocher. Elle essaya de rire un instant, en priant tout bas:
—-Laisse ma belle écorchure... Avec ça que c'est doux, déjà, le sarrasin égrené...
Mais il entendait son souffle trembler dans sa voix, et il tremblait aussi. Il retournait sans cesse à ce qu'il connaissait le moins d'elle, sa bouche. Il résolut, pendant qu'ils reprenaient haleine, de se relever d'un bond et de regagner la maison en courant. Mais il fut saisi, en s'écartant de Vinca, d'une crise de dénuement physique, d'une horreur de l'air frais et des bras vides, et il revint à elle, avec un élan qu'elle imita et qui mêla leurs genoux. Il trouva alors la force de la nommer «Vinca chérie» avec un accent humble qui la suppliait en même temps de favoriser et d'oublier ce qu'il essayait d'obtenir d'elle. Elle comprit, et ne manifesta plus qu'un mutisme exaspéré, peut-être excédé, une hâte où elle se meurtrit elle-même. Il entendit la courte plainte révoltée, perçut la ruade automatique, mais le corps qu'il offensait ne se déroba pas, et refusa toute clémence.
XVII
Il dormit peu et profondément et se leva avec l'impression que toute la maison était vide. Mais en bas, il vit le gardien et son chien taciturne, et ses engins de pêche, et il entendit, au premier étage, la toux quotidienne de son père. Il se dissimula entre la haie de fusains et le mur de la terrasse et épia la fenêtre de Vinca. Une brise active chassait des nuages qui fondaient à son souffle; en détournant la tête, Phil apercevait les voiles cancalaises couchées sur un flot court et dur. Toutes les fenêtres de la maison dormaient encore.
«Mais elle, est-ce qu'elle dort? On assure qu'elles pleurent, après. Peut-être que Vinca pleure, à présent. C'est maintenant qu'il faudrait qu'elle se reposât sur mon bras, comme nous faisions sur le sable. Alors, je lui dirais: «Ce n'est pas vrai. Il ne s'est rien passé! Tu es ma Vinca de toujours. Tu ne m'as pas donné ce plaisir, qui ne fut pas un très grand plaisir. Rien n'est vrai, pas même ce soupir et ce chant commencé, aussitôt suspendu, qui t'ont faite tout à coup lourde et longue comme une morte dans mes bras. Rien n'est vrai. Si, ce soir, je disparais au haut du chemin blanc, vers _Ker-Anna_, si je rentre seul avant l'aurore de demain, je m'en cacherai si bien que tu l'ignoreras... Allons nous promener sur la côte, et emmenons Lisette.»
Il n'imaginait pas qu'un plaisir mal donné, mal reçu est une œuvre perfectible. La noblesse du jeune âge l'entraînait seulement au sauvetage de ce qu'il fallait ne pas laisser périr: quinze années de vie enchantée, de tendresse unique, leurs quinze années de jumeaux amoureux et purs.
«Je lui dirai: «Tu penses bien que notre amour, l'amour de Phil-et-Vinca, aboutit ailleurs que là, là, cette couche de sarrasin battu, hérissé de fétus. Il aboutit ailleurs qu'au lit de ta chambre ou de la mienne. C'est évident, c'est sûr. Crois-moi! Puisqu'une femme que je ne connais pas m'a donné cette joie si grave, dont je palpite encore, loin d'elle, comme le cœur de l'anguille arraché vivant à l'anguille, que ne fera pas, pour nous, notre amour? C'est évident, c'est sûr... Mais si je me trompais, il ne faut pas que tu saches que je me trompe...
«Je lui dirai: «C'est un rêve prématuré, un délire, un supplice pendant lequel tu mordais ta main, pauvre petit compagnon, auxiliaire courageux de ma cruelle besogne. C'était pour toi un rêve, peut-être affreux; pour moi, une humiliation pire, une volupté moins bonne que les surprises de la solitude. Mais rien n'est perdu, si tu oublies, et si moi-même j'efface un souvenir miséricordieusement voilé déjà par la nuit... Non, je n'ai pas serré tes côtes flexibles entre mes genoux; mais prends moi à califourchon sur tes reins, et courons sur le sable...»
Quand il entendit, sur leur tringle, glisser les rideaux, il appela à lui son courage et réussit à ne pas détourner la tête...
Vinca parut, entre les contrevents qu'elle rabattit sur le mur. Elle cligna fortement des paupières à plusieurs reprises, et regarda devant elle avec une fixité passive. Puis elle enfonça ses mains dans l'épaisseur de ses cheveux, et retira, de leur désordre, une brindille sèche... Le sourire et la rougeur éclatèrent ensemble sur son visage qu'elle pencha entre ses cheveux mêlés, cherchant sans doute Philippe. Bien éveillée, elle prit dans la chambre un pichet de terre vernissée, et arrosa avec soin un fuchsia pourpré qui fleurissait le balcon de bois. Elle consulta le ciel frais et bleu, qui promettait le beau temps, et se mit à chanter une chanson qu'elle chantait tous les jours. Entre les fusains, Philippe veillait, comme un homme venu là pour un attentat.
«Elle chante... Il faut bien que j'en croie mes yeux et mes oreilles, elle chante. Et elle vient d'arroser le fuchsia.»
Il ne songea pas un seul instant qu'une telle apparition, conforme à son voeu le plus récent, devait lui rendre la joie. Il ne s'arrêta qu'à sa déception et, trop novice pour l'analyse, s'obstina à comparer:
«Une nuit, je suis venu m'abattre sous cette fenêtre, parce qu'une révélation venait de tomber, foudroyante, entre mon enfance et ma vie d'aujourd'hui. Elle chante, elle chante..»
Les yeux de Vinca luttaient d'azur avec la mer matinale. Elle peignait ses cheveux et recommençait, à bouche fermée, sa petite chanson, son vague sourire...
«Elle chante. Elle sera jolie au déjeuner. Elle criera: «Lisette, pince-le au sang!» Ni grand bien, ni grand mal... la voilà indemne...»
Il vit que Vinca, penchée, écrasait sa gorge sur le balcon de bois et se tendait vers la chambre de Philippe.
«Que je paraisse à la fenêtre voisine, que j'enjambe la balustrade pour la rejoindre et elle me jettera ses bras au cou...
«Ô toi que j'appelais «mon maître», pourquoi m'as-tu semblé plus émerveillée, quelquefois, que cette petite fille neuve, qui a l'air si naturel? Tu es partie sans m'avoir tout dit. Si tu n'as tenu à moi que par l'orgueil des donateurs, tu aurais pitié de moi, pour la première fois, aujourd'hui...»
De la fenêtre vide venait un fredon faible et heureux, qui ne le toucha pas. Il ne songea pas non plus que dans quelques semaines l'enfant qui chantait pouvait pleurer, effarée, condamnée, à la même fenêtre. Il cacha son visage au creux de son bras accoudé et contempla sa propre petitesse, sa chute, sa bénignité. «Ni héros, ni bourreau... Un peu de douleur, un peu de plaisir... Je ne lui aurai donné que cela... que cela...»
FIN
OUVRAGES DU MÊME AUTEUR
_Chez le même Éditeur_:
L'envers du music-hall.
L'entrave (mile à la vagabonde) roman.
_Chez d'autres Éditeurs_:
SEPT DIALOGUES DE BÊTES.
LES VRILLES DE LA VIGNE.
LA RETRAITE SENTIMENTALE, _roman._
L'INGÉNUE LIBERTINE, _roman._
LA VAGABONDE, _roman._
LA PAIX CHEZ LES BÊTES.
LES HEURES LONGUES.
DANS LA FOULE.
MITSOU, OU COMMENT L'ESPRIT VIENT AUX FILLES, _roman._
PRROU, POUCETTE ET QUELQUES AUTRES.
CHÉRI, _roman._
LE VOYAGE ÉGOISTE.
RÊVERIE DE NOUVEL AN.
CELLE QUI EN REVIENT.
LA MAISON DE CLAUDINE.
_En «collaboration» avec M. Willy._
CLAUDINE À L'ÉCOLE.
CLAUDINE À PARIS.
CLAUDINE EN MÉNAGE.
CLAUDINE S'EN VA.
_Théâtre_
_En collaboration avec M. Léopold Marchand._
CHÉRI, _pièce en 4 actes._
LA VAGABONDE, _pièce en 4 actes._