Le Banian, roman maritime (2/2)
Part 13
Le capitaine Lanclume, celui d'entre nous que cette brusque retraite devait le plus contrarier, se montra cependant d'une résignation parfaite et d'une philosophie charmante, en apprenant la fuite du Banian. «Notre indigne ennemi, nous dit-il, vient de nous abandonner le champ de bataille et la victoire; car voilà bien, si je m'y connais, un mariage tout-à-fait manqué; et quand je pense que c'est à la manière dont j'ai commandé la manoeuvre, que nous devons un tel succès, je ne puis que me féliciter de vous avoir si bien menés au feu.» Puis, s'adressant au maire encore tout ébahi, et aux curieux qui composaient l'assistance, il leur raconta, en leur montrant les pièces authentiques qui lui étaient restées dans les mains, l'histoire abrégée du Banian, et les motifs qui nous avaient engagés à mettre opposition à son hymen. Puis, s'adressant à nous après avoir terminé sa narration, il nous dit: «Vous avez tous bien mérité de la patrie dans cette conjoncture difficile, en empêchant, à force de scandale, un mauvais garnement de cette sorte, d'aller, paré d'un faux nom et couvert d'un titre usurpé, se pavaner sur les bancs de la chambre des députés de la nation. De bons et loyaux Français, comme nous, n'auraient pu, sans abdiquer toute espèce de sentiment national, laisser un aussi grand vaurien insulter avec impunité à la dignité législative du pays. Adieu, monsieur le maire; vous pouvez vous vanter d'avoir manqué, grâce à nous, de faire aujourd'hui une fameuse balourdise dans l'exercice de vos honorables fonctions. Je vous salue de tout mon coeur, et nous autres, retournons dans la rue du Bouloy, dîner à mon hôtel, en chantant comme les bonnes gens d'autrefois:
Allons-nous-en, gens de la noce, Allons-nous-en chacun chez nous.
--Que veut dire, s'il vous plaît, tout cela, maître? me demanda plusieurs fois Supplicia pendant le chemin qu'il nous fallut faire pour regagner le logis. M. Gustave, ajoutait-elle, n'a pas seulement regardé son petit enfant ni moi, et le capitaine paraît s'être mis bien en colère contre lui... Que lui a donc fait ce pauvre M. Gustave?
--Il lui a fait de très vilaines choses, répondais-je à Supplicia pour lui faire comprendre de mon mieux la conduite de son ancien amant. Il a refusé de reconnaître ton enfant pour son fils.
--Voyez-vous! ajoutait avec candeur la bonne et simple négresse. C'est bien pourtant à lui et à moi ce joli petit garçon. Ah! je le vois bien à présent, M. Gustave est devenu riche, et son enfant et moi nous lui ferions honte au milieu de tout ce beau monde de Paris. Que voulez-vous, maître, ce n'est pas ma faute à moi pourtant si je suis restée négresse et s'il m'a fait ce pauvre petit mulâtre!
--Et c'est encore moins la faute de ce pauvre petit diable, s'il a été fait par un tel père, ajoutait le capitaine. Mais c'est égal, il y aurait injustice à faire retomber sur son innocente tête, la responsabilité des torts du vaurien d'auteur de ses jours: on trouvera peut-être moyen d'élever le fils dans de meilleurs principes que ceux que lui aurait inculqués monsieur son père. C'est qu'au surplus, il n'est pas trop mal au moins, ce petit mal blanchi; et puis il promet d'être aussi bon que sa mère est ingénue, pour ne pas dire autre chose. Seulement il est bien dommage que, du côté du physique, il ressemble autant à monsieur son papa.»
Une fois rendus à l'hôtel du capitaine, nous nous occupâmes des préparatifs de notre dîner, en nous rappelant, et non sans beaucoup rire, tous les incidens de notre entrevue avec les gens de la noce manquée du Banian. Nous nous mîmes à table avec les plus belles dispositions, et à peine avions-nous mangé le potage, qu'un des garçons de l'hôtel monta précipitamment pour remettre à Lanclume une lettre fort pressée, qu'un laquais en livrée venait d'apporter de la part de madame la comtesse... «La comtesse de qui et de quoi?» demanda tout de suite Lanclume au garçon de l'hôtel. «Le laquais n'en a pas dit davantage,» répondit celui-ci. Le capitaine ouvrit la dépêche qui lui était adressée, se leva de table et nous lut, à haute voix, les mots suivans:
«Monsieur le capitaine,
»Vous m'avez bien cruellement rappelée à mes devoirs, en m'arrachant ma dernière et ma plus chère illusion. Mais ces devoirs que vous m'avez fait si inhumainement comprendre, je saurai les remplir, quelque chose qu'il en coûte au coeur que vous venez de déchirer. _Le malheureux que je n'ose plus nommer_, ne doit plus exciter votre haine, car je vous crois encore trop généreux pour poursuivre de votre vengeance celui qui ne mérite plus que la pitié de tout le monde. Il s'est fait lui-même justice, en renonçant à un titre qui n'est plus fait pour lui et à des espérances que je ne lui aurais jamais laissé concevoir si je l'eusse connu mieux... Pour moi, c'est au monde, au bonheur et presque à la vie que je dois dire adieu, maintenant... Je vais expier dans la retraite la plus cachée, le tort d'avoir été trompée par trop de confiance, et la honte d'avoir été désabusée trop tard par votre inflexible justice. Je vous pardonne, monsieur, tout le mal que vous m'avez fait, et pour réparer autant que possible le mal involontaire que je puis avoir fait moi-même à des infortunés que je n'ai connus qu'en devenant plus à plaindre qu'eux, je vous prie de recevoir pour la pauvre négresse et son fils, les trente mille francs que je vous envoie en billets dans ma lettre. Ce faible dédommagement mettra la mère et l'enfant à même, peut-être, d'être plus heureux dans leur obscurité, que moi je ne l'ai été dans mon opulence.
»La malheureuse: A. VELASCA,
»Comtesse de l'Annonciade.»
«Eh bien! que dites-vous de ce revirement de bord? me demanda le capitaine presque attendri de la lecture de la lettre qu'il venait de nous faire connaître.
--Je dis, répondit d'abord notre vieux créole, en se coupant une tranche de boeuf, que cette petite comtesse est une folle qui ne sait comment dépenser son argent, et que je pense qu'il y aura pour moi moyen de lui faire payer mes effets protestés.
--Et vous? demanda ensuite Lanclume en s'adressant à moi.
--Moi, je pense, dis-je à mon tour, que de toutes les folies de la comtesse, celle-ci est au moins la meilleure. Et vous, capitaine, quelle est votre opinion sur son compte?
--Mon opinion est, ma foi, que c'est une brave femme depuis qu'elle a renoncé à son sot et stupide mariage. Et toi, Supplicia, à présent que te voilà riche, que feras-tu de ton argent?
--Riche, moi, capitaine? répondit Supplicia.
--Oui, riche! grosse hébêtée!... qu'en dis-tu?
--Moi je vous dis merci à vous, capitaine, ainsi qu'à toute la compagnie.»
Ici Supplicia nous fit la plus belle et la plus sérieuse révérence.
«Mais que feras-tu de ton argent, de tes trente mille francs, dis-moi, ma grosse commère? Voilà ce que je te demande depuis une heure, au lieu d'une grande révérence.
--Combien ça fait-il, s'il vous plaît, capitaine, trente mille francs?
--Ça fait de quoi acheter trente négresses comme toi, au prix où en est la marchandise à la Martinique.
--Eh bien, je dis que je donnerai mon argent à M. Gustave s'il a besoin d'être riche, actuellement que vous lui avez fait de la peine.
--Donner ton argent à M. Gustave! j'aimerais cent fois mieux le jeter à l'eau et te casser les reins après à toi et à ton fils!... Mais Dieu aidant, nous y mettrons bon ordre, et avec de belles rentes sur l'État, nous veillerons _à frapper un plan de retenue_ sur ta stupide générosité. Allons, messieurs, versons-nous chacun un verre de Bordeaux, et buvons à la santé de la comtesse de l'Annonciade. A sa santé! à sa santé! et n'en parlons plus. C'est une affaire réglée.
--Oui, quand je serai rentré dans ma créance,» répondit le vieil habitant en sablant un verre de Laffitte.
Pendant quelques heures, le petit drame que nous venions de jouer dans la cour de la mairie, occupa tout Paris. Il obtint même dans les salons une certaine vogue de scandale. Plusieurs journaux en parlèrent en se demandant si un homme comme le Banian oserait se présenter à la chambre, et si l'honneur que lui avaient fait les électeurs en le nommant député, ne devait pas être effacé par la flétrissure qu'il avait reçue à l'étranger. L'opinion publique parut croire que quelque légale que fût l'élection du nouveau député, sa conduite passée était encore plus ignominieuse que son élection n'était honorable pour lui et humiliante pour ses commettans.
Le lendemain ou le surlendemain de toute cette vilaine affaire, nous apprîmes que M. le comte de Camposlara, député de l'arrondissement de ..., avait adressé à la chambre une lettre dans laquelle il priait ses honorables collègues de vouloir bien accepter sa démission, que tous ses collègues s'étaient empressés de lui accorder à l'instant même.
A la séance suivante, on aurait demandé à M. le président, ou à l'un de MM. les secrétaires de la chambre, ce que c'était que M. le comte de Camposlara; et que M. le président et M. le secrétaire auraient été obligés de fouiller dans leurs papiers, pour savoir de qui on aurait voulu leur parler. Il n'y a que les erreurs des plus honnêtes gens dont on garde bonne mémoire en France. L'opinion oublie, du jour au lendemain, les fripons et les intrigans qu'elle a élevés un moment au faîte de la prospérité ou de la faveur. L'opinion publique est en vérité bien indulgente pour ses propres bévues.
Le capitaine partit bientôt pour le Hâvre. Le vieil habitant de la Martinique ne rentra jamais dans sa créance. Supplicia trouva à devenir, avec ses trente mille francs, aide-de-cuisine dans la maison d'une des maîtresses d'un riche père de famille. Son petit mulâtre apprit à se rendre digne d'être un jour le jockey d'un marchand tailleur; moi, je restai à Paris, cherchant à jouir de ma petite fortune, de mon oisiveté et des travaux des autres.
LE DERNIER CHAPITRE.
Fin du Banian et de son histoire.
Ceux de mes lecteurs qui auront suivi, avec quelque curiosité, sur les mers, dans les colonies et au milieu des pirates, les errantes destinées du Banian, me demanderont peut-être ce que devint le misérable héros de la prosaïque épopée que je viens de dérouler sous leurs yeux. Peu de mots me suffiront pour tracer dans la simple narration d'un seul fait, la dernière page de cette mémorable histoire.
Un jour, monsieur le préfet de police me fit, à mon extrême surprise, l'honneur de m'inviter à passer dans son cabinet particulier, pour une affaire qui me concernait. «Monsieur, me dit en me voyant arriver à lui, le grand inquisiteur des opinions politiques de la cité, vous vous êtes permis de tenir contre le gouvernement établi, des propos que je ne pourrais tolérer sans manquer aux devoirs que me prescrivent mes fonctions. Votre imprudence est d'autant plus répréhensible, que c'est dans un lieu public que vous n'avez pas craint de vous exprimer avec la plus impardonnable véhémence sur le compte des augustes personnes pour lesquelles tout bon citoyen doit professer un respect sans bornes...
--Et quelles sont les paroles imprudentes que vous avez à me reprocher? demandai-je aussitôt au préfet de police, sans lui donner le temps d'arrondir plus élégamment sa phrase investigatrice.
--Les voici, monsieur, me répondit Son Excellence, car dans ce temps-là, le préfet de police était encore une _Excellence_. Et le magistrat, en prononçant solennellement ces mots, me remit un rapport dans lequel je reconnus, malgré l'exagération des faits, les détails d'une conversation que je me rappelai fort bien avoir eue, quelques jours auparavant, avec un de mes amis, au Palais-Royal ou aux Tuileries.
--Eh bien! me demanda l'Excellence, après m'avoir donné le temps de lire cette espèce d'acte d'accusation: qu'avez-vous à dire maintenant pour votre justification?
--Rien, monsieur; on ne doit jamais descendre jusqu'à se justifier d'une dénonciation aussi vile: ce serait accepter un combat indigne d'un honnête homme. Les faits qui vous ont été révélés dans ce rapport de police, ne peuvent vous avoir été signalés que par celui à l'honneur duquel je me suis confié, ou par un de ces hommes que vous êtes dans la triste nécessité d'employer, et à qui on n'accorde que le mépris qu'inspire leur infâme métier.
--La vivacité avec laquelle vous vous exprimez en ce moment même, reprit le préfet, suffirait seule pour confirmer à mes yeux la vraisemblance de ce rapport, si j'étais assez injuste pour mettre en doute la véracité de l'homme qui me l'a adressé.
--Et quel est encore cet homme? m'écriai-je; nommez-le-moi, je vous en conjure, pour ne pas m'exposer à faire planer sur l'honneur d'un ami, des soupçons qui ne doivent retomber que sur la tête d'un...
--Avancez!» dit alors le préfet, en portant ses regards sur le fond de l'appartement, et en s'adressant à quelqu'un que je n'avais pas encore aperçu.
Et en obéissant à cet ordre, un individu graisseux, chauve, le visage garni d'épais favoris, sortit d'un cabinet contigu au salon, la tête baissée et les yeux timidement fixés sur ceux de son illustre supérieur.
Je ne saurais bien vous dire, aujourd'hui que l'impression que j'éprouvais alors s'est un peu affaiblie, le sentiment d'horreur et de dégoût dont je fus subitement saisi, en reconnaissant dans le mouchard avec lequel j'allais être confronté, cet immonde Banian que j'avais perdu de vue depuis plus d'un an! Son aspect inattendu me souleva tellement le coeur, que je pus à peine trouver sur mes lèvres contractées, la force d'adresser quelques mots au préfet de police, pour lui exprimer la répugnance que m'inspirait la vue nauséabonde d'un pareil homme. Le préfet de police, chose étonnante! parut comprendre tout ce qui se passait d'honnête en moi, et tout ce qu'il y avait d'abject dans le rôle de mon accusateur. «Cela suffit, dit-il en ordonnant du bout du doigt à son espion de nettoyer l'appartement de sa présence. C'est une leçon de prudence que je voulais vous donner, ajouta-t-il en s'adressant à moi avec un certain air de bienveillance; et je souhaite qu'elle vous serve à l'avenir.
--Une leçon de prudence, monsieur! lui répondis-je vivement: dites plutôt une leçon d'endurcissement dont je saurai profiter, je vous le jure. Cet être à qui je ne saurais donner un nom assez bas, est un misérable que deux ou trois fois j'ai arraché à l'infamie, à la mort la plus ignominieuse, et qui, pour prix de ma sotte générosité, n'a trouvé rien de mieux dans son âme de boue, que de me dénoncer lâchement à votre sévérité pour gagner sans doute sa journée et se procurer la portion d'ordures dont il vit.
--Je vous crois, me répondit mon grave interlocuteur. Mais trouvez-moi des gens qui n'en aient pas fait autant que lui, et qui veuillent bien faire, au même prix, le métier qu'il exerce! Si la police d'une grande ville est une chose nécessaire, et que le métier ne puisse être fait que par des hommes de cette espèce, pourquoi s'étonner que nous n'en employions pas d'autres! Je ne demanderais pas mieux que d'avoir de braves gens pour espions. Mais ces braves gens feraient-ils mon affaire, ou mon affaire ferait-elle le compte de ces braves gens!»
En descendant, pour regagner le plus vite possible le grand air de la rue, l'escalier tortueux de l'hôtel, qu'éclairait à peine un sale et pâle quinquet, je trouvai à l'ouverture de l'antre, un individu qui, le chapeau à la main et le bras collé sur la canne qu'il avait attachée à la boutonnière, m'attendait à ma sortie, dans l'attitude la plus humiliante que puisse prendre en face d'un autre homme, l'homme le plus dépravé. Il était presque à genoux, je crois.
«Mille et mille excuses, mon noble bienfaiteur, grommela-t-il d'une voix enrouée et caverneuse: je ne vous ai dénoncé, soyez-en bien persuadé, que pour acheter le morceau de pain sans lequel je serais mort aujourd'hui de besoin avec toute ma famille. C'est encore un service que vous m'avez rendu indirectement, et ma révélation ne pouvait vous compromettre en rien... Une pauvre petite pièce de cinq francs, s'il vous plaît, pour nourrir un jour de plus, ma pauvre femme et mes malheureux petits enfans! Une seule petite aumône, je vous en supplie, vous qui êtes si bon, et vous ne me verrez jamais plus de votre vie, je vous le jure!»
C'était encore lui, le misérable!
Je me jetai dans le premier cabriolet qui vint à passer. Le coeur me manquait et la tête me tournait: j'éprouvai cette sorte de vertige et d'évanouissement que donne quelquefois l'excès du dégoût, comme l'émétique ou l'ipécacuanha. Je ne repris l'usage complet de mes sens que lorsque je pus respirer un air plus pur, loin du lieu fétide que je venais de quitter.
J'appris, un mois après, que le nommé Gustave Létameur était mort presque subitement sur un lit d'hôpital, à moitié ivre et tout-à-fait rongé de débauche.
FIN.
TABLE DU TOME SECOND.
XVI. Discipline du bord;--délibération en mer;--le navire pseudonyme. Page 5 XVII. Félicité diplomatique d'un consul;--travestissement du capitaine d'armes;--ivresse d'une fête;--changement à vue. 17 XVIII. Galante tentative des corsaires auprès des captives; --aversion de celles-ci pour leurs vainqueurs;--invitation à dîner;--frugalité et continence de _l'Invisible_. 45 XIX. Rencontre de nuit;--mort de _l'Invisible_;--délivrance des prisonnières. 71 XX. Saint-Thomas;--la prison de l'île;--le concierge Barnabé, sa fille Acacie;--une rencontre imprévue;--philosophie militaire d'un geôlier;--négociation muette; délivrance; fuite. 99 XXI. Nouvelle rencontre;--autre embarras;--seconde évasion par mer;--adieux à Saint-Thomas. 135 XXII. Un capitaine caboteur des Antilles;--le brick _la Mandragore_;--retour à Saint-Pierre-Martinique;--correspondance de femmes;--la journée du sentiment;--la devineresse. 163 XXIII. Dernier retour en France;--une élection et un député; --soupçon, méprise et nouveau soupçon. 207 XXIV. Double rencontre au café;--conversation;--plan à former. 235 XXV. Scandale, perplexité d'un des douze maires de Paris; --retraite de deux fiancés;--triomphe du capitaine Lanclume. 261 Dernier chapitre. Fin du Banian et de son histoire. 277
FIN DE LA TABLE.
PUBLICATIONS NOUVELLES.
IL VIVERE, par _Samuel Bach_. 1 vol. in-18.
UN ÉTÉ A MEUDON, par _Frédéric Soulié_. 2 vol. in-18.
LETTRES AUTOGRAPHES DE Mme ROLAND, adressées à Bancal-des-Issarts. 1 vol. in-18.
MARCO VISCONTI, traduit de l'italien, de _Thomas Grossi_. 2 vol. in-18.
LA FOLLE D'ORLÉANS, par _le bibliophile Jacob_. 2 vol. in-18.
LE DOUBLE RÈGNE, par le _vicomte d'Arlincourt_. 2 vol. in-18.
ANNETTE ET LE CRIMINEL, par _De Balzac_. 2 v. in-18.
HEMBYSE, Histoire gantoise du seizième siècle, par le _baron Jules de St-Genois_. 3 vol. in-18.
FLEUR DES POIS, par _De Balzac_, formant le t. VI des _Scènes de la vie privée_.
LA BÉDOUINE, par _Poujoulat_. 1 vol. in-18.
DICTIONNAIRE DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE, 6me édit., 2 beaux vol. très grand in-8º, imprimés en caractères neufs, papier vélin.
JOURNAL D'UN DÉPORTÉ NON JUGÉ, par _Barbé Marbois_. 2 vol. in-18.
SIMON LE BORGNE, par _Michel Raymond_. 2 v. in-18.
VIERGE ET MARTYRE, par _Michel Masson_. 1 v. in-18.
ROBERT LE MAGNIFIQUE, Histoire de la Normandie au onzième siècle, par _Lottin de Laval_. 2 vol. in-18.
CHANTS DU CRÉPUSCULE, par _Victor Hugo_. 1 v. in-18.
CORISANDE DE MAULÉON ou LE BÉARN AU XVe SIÈCLE, par l'auteur de _Natalie_. 2 vol. in-18.
NI JAMAIS NI TOUJOURS, par _Paul de Kock_. 2 v. in-18.
COQUETTERIE, par l'auteur de _Tryvelyan_. 2 vol. in-18.
SERVITUDE ET GRANDEUR MILITAIRES, par _Alfred de Vigny_. 1 vol. in-18.