Lautrec; ou, Quinze ans de mœurs Parisiennes, 1885-1900

Part 8

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Mais si nous avons insisté sur le côté acéré, amer, de son dessin, de son écriture, il est capable, aussi, ce complet dessinateur, de traduire toute la grâce d'un profil d'enfant, toute la délicatesse de certaines têtes de femmes. Il a tellement de ressources, ce dessin singulier, qu'il peut être tour à tour cruel ou caressant, anguleux ou arrondi; il peut flageller ou flatter, effrayer ou attirer. Même, quelquefois, ce dessin pare de je ne sais quelle morbidesse telle tête de fille, qui, en maison, laisse rêver sa bêtise. Mais, cependant, à tout bien considérer, nous pensons que Lautrec a bien fait de suivre plutôt son penchant vers l'amertume, et vers le pessimisme. Nous aimons, sans doute, les accès de tendresse de Lautrec; et il y a maints et maints dessins faits dans cette douceur de caractère qui sont d'une grâce heureuse; mais nous préférons le dessin incisif, douloureux, le ravinement d'une face, une bouche plissée, des narines ouvertes, un regard d'oiseau de proie somnolent, un chignon en bataille;--tous les stigmates, enfin, dont il accable le plus souvent les femmes, qui retiennent son caprice!

Pour tout résumer, nous aimons infiniment mieux Lautrec-Goya que Lautrec-Fragonard!

AFFICHES

De l'estampe à l'affiche, ce ne fut, pour Lautrec, qu'une simple nouvelle curiosité.

Dès l'année 1892, il envoya, au Salon des Indépendants, le second état de l'_Affiche pour le Moulin-Rouge_.

Tout de suite, il vit l'affiche par des à-plats, violents mais peu compliqués. Le trait généralement en vert. Le fond blanc du papier. Une tonalité bleue, jaune, rouge ou noire.

Parmi ses affiches les plus connues, on peut citer:

L'_Affiche du Moulin-Rouge_. (La Goulue dansant, et, au premier plan, Valentin, de profil);

_Le Pendu_;

_Le Divan japonais_ (75, rue des Martyrs. Jane Avril, de profil, assise; et, derrière elle, un type d'anglais);

_Reine de joie_ (pour l'annonce d'un livre de Victor Joze, de son vrai nom: Victor Dobrski);

_Aristide Bruant aux Ambassadeurs_;

_Jane Avril au Jardin de Paris_;

_Caudieux_;

_Bruant au Mirliton_;

_Babylone d'Allemagne_, par Victor Joze;

_La Revue Blanche_ (bi-mensuelle, 1, rue Laffitte);

_La chaîne Simpson_ (réclame pour une chaîne de bicyclette); etc., etc.

Aujourd'hui encore, nous nous souvenons de notre émoi quand nous vîmes, pour la première fois, sur un mur, une affiche de Lautrec. A cette époque-là, l'affiche en couleurs, si galvaudée depuis, ne s'étalait point. On n'était réjoui, de temps à autre, que par les affiches de Chéret, cette «exquise dînette d'art!»; et, de fait, c'était un vrai régal que ces Arlequins, ces Colombines, ces Pierrots, ces bals masqués, ces jolies filles et toute cette éblouissante volée de multicolores confetti que Chéret placardait sur les murs. Cela enchantait la rue et l'emplissait de soleil. Tout Paris pour Chéret avait alors des yeux enthousiastes. Et voilà que, tout à coup, un inconnu surgissait qui nous frappait de stupeur, qui nous troublait par un dessin insolite et volontaire, par une sobriété de couleurs à tons plats et acides! et c'était signé: Lautrec; et, chose étrange, le nom devenait vite populaire, mais à la façon d'un nom qui apporterait avec lui de l'inquiétude et de l'angoisse. On était mal à l'aise, mais on frémissait de plaisir. Une affiche surtout: _Babylone d'Allemagne_, nous causa une bizarre et inextinguible joie!

Ah! vraiment, c'était la première fois qu'on voyait une telle mise en scène: des cavaliers, puis un officier, hobereau roide, orgueilleux, paon ou dindon féroce, toute sa morgue à cheval sur un cheval blanc, et, avec ses hommes, défilant tout «emmonoclé» et tout empaillé, devant une lourde brute des champs, costumé en soldat prussien, qui lui présente les armes!

Et, là-haut, dans un coin de la page, à droite, un couple passait; l'homme à peine vu, mais dont on devinait les transes; tandis que la femme, maniérée, faisait de l'oeil à cet impassible greluchon tout brandi, qui aurait fait sans doute si bien frémir son cher ventre de Dorothée en folie!

Ah! cette affiche comme vénéneuse malgré sa toute puissance! Comme son temps est loin!...

Nous, maintenant, nous ne regardons plus sur les murs les affiches de tous les nigauds de la publicité financière, commerciale ou guerrière!

ILLUSTRATIONS DE LIVRES

Ce Lautrec, si chercheur, une fois devenu lithographe, fut amené, sans y trop penser, à illustrer, par la lithographie, des livres. J'entends les livres qu'il pouvait aimer.

On l'a vu illustrant des articles ou des contes de ses amis Tristan-Bernard et Romain Coolus; on l'a vu illustrant deux albums consacrés à Yvette Guilbert; il s'éprit de la même ardeur pour quelques livres, dont il orna les couvertures ou les pages de texte.

C'est ainsi qu'il illustra les _Histoires naturelles_ de Jules Renard, éditées par Floury. Il dessina la couverture, 22 planches et 6 culs-de-lampe. Il représenta les coqs, la pintade, la dinde, le paon, le cygne, les canards, les pigeons, l'épervier, la souris, l'escargot, l'araignée, le crapaud, le chien, les lapins, le boeuf, l'âne, le cerf, le bouc, les moutons, le taureau, le cochon et le cheval.

Toutefois, et c'est bien la première fois, ces lithographies-là ne sont point d'une entière réussite. Leur attrait n'est pas renouvelé. Sans doute, dans ces dessins se creuse encore la griffe de Lautrec; mais tous ces animaux n'ont pas un caractère inattendu. Lautrec les a dessinés avec adresse, avec virtuosité, parce qu'il pouvait tout dessiner; mais il n'est pas allé au delà d'un honnête succès. Les animaux, en général si niaisement dédaignés par les peintres, ont des attitudes et des visages autrement étonnants, autrement insoupçonnés, autrement éloquents. Lautrec, comme presque tous les autres dessinateurs, a vu ces animaux-là en passant, il les a dessinés, mais il n'a rien fait de plus. C'est souvent un peu japonais d'aspect; et cela ne va pas plus loin que tant d'estampes trop vantées d'animaliers du Nippon.

Assurément, il convient de préférer cet autre livre, intitulé: _Au pied du Sinaï_, que Lautrec illustra, d'après un texte de M. Georges Clémenceau, le vieux «coeur-léger». Ce livre, c'est une histoire de juifs à Carlsbad et à Busk. L'illustration, cette fois, est très pittoresque et très colorée. Elle met en scène de bizarres types, crochus et aux cheveux cotonneux, des types de ces juifs polonais qui vieillissent si mal! Et, M. Georges Clémenceau, lui-même dessiné, a une ronde tête de notaire finaud et un peu maquignon. Aujourd'hui, c'est-à-dire vingt ans plus tard, nous le voyons avec une parfaite tête de Chinois.

Lautrec dessina aussi maintes couvertures de livres. Voici les plus connus de ces livres: _L'étoile rouge_, par Paul Leclerq; _L'exemple de Ninon de Lenclos, amoureuse_, par Jean de Tinan; _Les courtes joies_, poésies de Julien Sermet; _La Tribu d'Isidore_, roman de moeurs juives, par Victor Joze; _Le fardeau de la Liberté_, par Tristan-Bernard; _Le chariot de terre-cuite_, par Victor Barrucand; _Les jouets de Paris_, par Paul Leclerq; _Babylone d'Allemagne_, roman de moeurs berlinoises, par Victor Joze, etc., etc.

Ces couvertures sont toutes légèrement traitées, à peine effleurées souvent; et certaines de ces lithographies rappellent encore, par leur sobriété, les délicates lithographies que crayonna Whistler. Mais, bien entendu, nous ne visons une fois de plus que la finesse du trait, que le peu de surcharge de l'arabesque.

Notons ici que ces rares lithographies ont fait un heureux sort aux livres qu'elles illustrent. Le texte importe peu, quand on a le plaisir d'avoir un si personnel dessin sur la couverture; et l'on trouve, du reste, toutes les bonnes raisons de ne pas lire le livre, pour ne pas salir, pour ne pas défraîchir le beau dessin qui le garde.

Éditeurs, croyez-nous, ayez toujours de beaux dessins sur les couvertures de vos livres!

D'ENSEMBLE

Au bout de cet examen si superficiel et si incomplet de l'oeuvre de Lautrec, pouvons-nous nous demander quelle place est la sienne dans l'enchaînement de l'art moderne?

Assurément, si l'on veut considérer Lautrec seulement comme un autre dessinateur de moeurs de la vie moderne, un nouveau Constantin Guys, par exemple, avec infiniment plus de ressources, toutefois, sa place est très enviable. Car il a possédé--et sa vie très brève n'est nullement comparable à celle si longue et si robuste du dessinateur du Second Empire!--il a possédé un dessin plus souple, plus divers, plus affirmatif que celui de Constantin Guys; ce qui lui a permis d'entrer, avec une plus indéniable maîtrise, dans tous les mondes. A l'opposé, Guys a dessiné presque sans répit de la même façon; c'est un dessin bien à lui, également, original et pittoresque, mais qui se recommence dans l'expression des voitures, des chevaux, des filles ou des soldats. Dessinateur avéré d'une époque, Guys vivra longtemps dans les collections, c'est-à-dire dans ces sortes de nécropoles, que l'on appelle petits et grands musées.

Mais si l'on peut ajouter que Guys _date_, expressément, il faut remarquer que la situation est pour l'instant la même pour Lautrec. Ce clairvoyant dessinateur a su dégager du transitoire assez de belle éternité pour vivre; mais, lui aussi, en ce moment, il apparaît comme le plus éloquent interprète d'une époque historique, qui se fixe, celle-là, de l'année 1885 à l'année 1900. Et, par là, nous ne cherchons nullement à diminuer Lautrec, mais seulement à le considérer tel qu'il est, c'est-à-dire tel qu'un merveilleux truchement de moeurs pendant une période de quinze années. La Goulue, le Moulin-Rouge, les cabarets de Montmartre, Bruant et Palmyre, les acteurs et les actrices en vogue à ce moment-là, tout cela, pour nous, qui vivons en cette année 1921, classe Lautrec, le barricade, le retient captif dans cette époque visée. Un Georges Rouault, au contraire, qui a fixé la fille dans le temps illimité et imprécis, se présente à nous comme un peintre d'accent plus actuel.

Mais, dans cent ans, tous ceux qui connurent, vers la vingtième année, ce bal du Moulin-Rouge, étant disparus, Lautrec reprendra toute sa place dans la suite des âges; et il ne datera plus, au sens péjoratif du terme. Faisons donc à sa mémoire ce léger crédit. D'ailleurs, il conviendrait peut-être mieux de se demander ce que Lautrec, dans sa curiosité sans cesse en éveil, eût pu faire demain, même en ne vivant que jusqu'à la soixantième année, âge raisonnable que tant d'imbéciles et d'impuissants atteignent sans honte; âge même que dépassent, toujours malfaisants, fatigants et inutiles, les Cormon et les Flameng!...

En effet, où Lautrec nous eût-ils conduits avec sa curiosité, son tenace amour du travail, sa fécondité sans cesse renouvelée?... Je sais bien, parbleu, et il faut toujours y revenir, que, dans l'espace de sept années, cette incroyable courte durée! Van Gogh nous a encore davantage étonnés, encore davantage stupéfiés; mais, voilà, n'est-ce pas, un incompréhensible phénomène, un inexplicable miracle de la Peinture? Avec Lautrec, nous avions, à la base, plus de sagesse, plus de mesure, plus d'ordre. L'oeuvre aurait suivi une route plus régulière. Le peintre lui-même, à en juger par son dernier tableau: _Un examen à la Faculté de Médecine_, fût certainement devenu plus libre; il aurait enveloppé, dans une manière plus grasse, les visages; il aurait davantage dessiné dans la pâte, et non par les contours; il aurait, peu à peu, sans doute, préféré les taches épaisses de couleurs aux hachures restées obstinément, chez lui, des tailles de peintre-lithographe; il aurait, peut-être, quitté son monde habituel, les Filles, ses goûts de ribote et de maison close, pour aller vers un autre ou vers d'autres milieux; et, qui sait? il aurait, alors, composé des tableaux d'ordre plus général, et de plus certaine pénétration dans le temps!

Mais, aussi bien, pourquoi ratiociner sur tout cela? Qu'importe le futur? Plus sagement, prenons Lautrec tel qu'il est; et considérons-le ainsi qu'un peintre doué d'une observation aiguë et penché sur un coin d'humanité, sur un milieu parisien qui fut pour lui certainement tout le bout du monde; et rappelons-nous par delà le temps que toute sa noblesse, toute son intelligence et tous ses dons, rappelons-nous que tout cela fut dépensé sans compter pour Montmartre et ses filles, pour le Théâtre et le Café-Concert, où d'autres filles évoluent en pleins rabâchages de sottises! Mort à 37 ans, Lautrec laisse de tout cela une oeuvre magnifique. Un peintre de moeurs, bien! mais s'il est moins haut que les plus hauts peintres, il n'y en a pas un plus imprévu et plus original!...

APPENDICE

ESSAI DE CATALOGUE

Voici un essai de catalogue d'oeuvres authentiques, la plupart non datées, de Lautrec.

Nous avons mentionné, année par année, quelques-uns de ses tableaux et dessins; en citant également, sans date, le plus grand nombre de ses autres notoires tableaux. Pour les lithographies, le catalogue a été établi par M. Loys Delteil, dans les tomes X et XI du Peintre-graveur illustré.

I

PEINTURES, AQUARELLES ET DATES DE QUELQUES EXPOSITIONS

1881.--_Faucon_.

_Tête de cheval_.

_La promenade_.

1882.--_Cheval de trait_.

_Buveur_.

_Moines_.

1884.--_Crieur_.

_Scène de théâtre_.

1885.--_Marcelle_.

_Bal masqué_.

1886.--_Deux portraits du peintre Gauzi_.

_Portrait de Vincent Van Gogh_.

_Une loge_.

1887.--_Portrait de M. Samary, de la Comédie-Française_.

1888.--_La rousse au caraco blanc_.

1889.--Exposa au Salon des Indépendants les peintures suivantes:

_Bal du Moulin de la Galette_.

_Portrait de M. Fourcade_.

_Etude de femme_.

_L'Anglaise, au Star du Havre_.

1890.--_Portrait (Madrid-Neuilly)_.

_Femme fumant une cigarette_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_Dressage des Nouvelles, par Valentin le désossé_.

_Portrait de Mlle Dihau, au piano_.

1891.--_Une opération par le Docteur Péan_.

_Gabrielle la danseuse_.

_Fille à la fourrure_.

_La tresse_.

_Vieil homme en blouse sur un banc_.

_La femme au chien_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_A la mie_.

_Portrait du jovial M. Dihau_.

_En meublé_.

_Portrait de M. G. B_.

_Etude_.

_Portrait du Docteur Bourges_.

_Portrait de M. Louis Pascal_.

_Truc for live_.

1892.--_Les Valseuses_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_La Goulue et sa soeur_.

_La Goulue entre deux tours de valse_.

_La Goulue entrant au Moulin-Rouge_.

_Celle qui se peigne_.

_Femme Brune, numéros 1 et 2_.

_Affiche pour le Moulin-Rouge (2e état)_._

1893.--_Jane Avril (esquisse pour l'affiche)._

Exposa au Salon des Indépendants:

_Un coin du Moulin de la Galette_.

_Menu du dîner des Indépendants_.

_Portrait de M. Georges-Henry Manuel_.

_Portrait de M. Boileau_.

1894.--Exposa au Salon des Indépendants:

_Alfred la Guigne_.

_Du 5 au 12 mai, galeries Durand-Ruel, exposition de lithographies récentes_.

1895.--_Décoration pour la baraque foraine de la Goulue._

_May Belfort avec son chat_.

_Femme en clownesse_.

_Femmes au repos_.

_Valentin et la Goulue, au Moulin-Rouge_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_Couverture pour l'album de l'Estampe originale_.

_Matin_.

_Invitation et menu_.

_Comme il vous plaira_.

1896.--_La clownesse_.

_Portrait de M. Maxime Dethomas_.

1897.--_Femme nue accroupie_.

_Portrait de M. Henry Nocq_.

_Jeu de femme_.

_Rousse nue devant sa glace_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_Blanche et noire_.

_Femme couchée_.

_Elles_. }

_Elles_. } (Lithographies)

_Elles_. }

(Ces trois lithographies font partie d'une série de dix planches).

_La cage_.

_Arton en correctionnelle_.

1898.--_Barmaid (Londres)_.

_La leçon de chant (Portraits de Mlle Dihau et de Mlle Jeanne F.)_.

_A table, chez Mme Thadée Natanson_.

_Tête d'Anglaise_.

14, Avenue Frochot, Lautrec présenta des tableaux réservés pour une exposition à Londres.

1899.--_Tête de femme (Mlle Nys)_.

_Aux Courses_.

_Eventail_.

_Chanteuse anglaise, au Star du Havre_.

_Etude pour la lithographie: «Di-ti-fellow.»_

_En cabinet particulier_.

1900.--_Messaline, au théâtre de Bordeaux_.

_La toilette_.

_Portrait de Mme Marthe X..._

_Enfant avec la chienne Paméla_.

_Mme Margouin, modiste_.

1901.--_Portrait de M. Maurice Joyant_.

_Portrait de M. Octave Raquin_.

_Portrait de l'«amiral» Viaud_.

_Un examen à la Faculté de médecine_.

* * *

Voici, maintenant, quelques notoires tableaux peints par Lautrec, sans dates:

_Portrait de Mme la Comtesse Alphonse de Toulouse-Lautrec_.

_Portrait de M. Emile Davoust, à la barre de son bateau (Bassin d'Arcachon_).

_Portrait de M. Delaporte_.

_Portrait de M. Paul Leclercq_.

_Portrait de M. André Rivoire_.

_Femme rousse dans un jardin_.

_Danseuse_.

_Une table au Moulin-Rouge_.

_Le quadrille au Moulin-Rouge_.

_L'écuyère au cirque Fernando_.

_Jane Avril sortant du Moulin-Rouge_.

_Portrait de Mme Pascal, au piano_.

_Portrait de M. Tristan-Bernard_.

_Au Moulin de la Galette_.

_Jane Avril dansant_.

_Départ de quadrille_.

_Portrait de M. de Lauradour_.

_Portrait de Mme Korsikoff_.

_Portrait de M. Louis Bouglé_.

_May Milton_.

_Mlle Marcelle Lender dansant le pas du «boléro» (Chilpéric, au théâtre des Variétés)_.

_Femme au boa noir_.

_La blanchisseuse_.

_Etude de femme en peignoir_.

_Femme à l'ombrelle_.

_Danseuse au maillot rose_.

_Portrait de Mme E. Tapié de Celeyran, au Bosc_.

_Portrait de M. Gabriel Tapié de Celeyran_.

_Le lit_.

_Portrait de M. Romain Coolus_.

_Scène de ballet_.

_Pierreuse_.

_Les deux amies_.

_Tommy_.

_Soldat anglais fumant sa pipe_.

_Rue des Moulins, l'escalier_.

_Femme au chignon roux_.

_Bull-dog_.

_Follette_.

_Clown au cirque Médrano_.

_Au lit_.

_La Goulue, vue de profil_.

_Au Nouveau Cirque: le ballet de Lotus_.

_A Armenonville_.

_Scène de bal masqué_.

_Le réfectoire_.

_Miss Bedson_.

_Le violoniste_.

_La lettre_.

_L'assommoir_.

_Femme à l'ombrelle_.

_Couple de danseurs_.

_La toilette_.

_Femme en clownesse_.

_Au café (Portrait de Mme Suzanne V.)_.

_La promenade (La Goulue au Moulin-Rouge)_.

_Au Moulin de la Galette_.

_Le couple_.

_Femmes au repos_.

_Etc., etc._

II

QUELQUES LITHOGRAPHIES ET QUELQUES DESSINS (_en noir et en couleurs_).

1882.--_Paysanne (fusain)_.

_Homme assis_ (_dº_).

1884.--_Femme assise_ (_dº_).

1885.--_A Saint-Lazare (dessin lithographié)_.

{1886.--_Dessins au_ Courrier français _et_ { {1887.--_au_ Mirliton.

1892.--_La Goulue et sa soeur (première oeuvre proprement dite dans l'_ Estampe. _Lithographie en couleurs_).

_L'Anglais au Moulin-Rouge_.

1893.--_Dessins au_ Figaro illustré.

_Le Café-Concert (Lithographies de Lautrec et de H.-G. Ibels)_.

_La modiste Renée Vert_.

_Le coiffeur_.

_Un Monsieur et une dame_.

_La loge au mascaron doré_.

_Couverture de l'_Estampe originale.

_Ducarre, le patron des Ambassadeurs_.

_Etc., etc_.

1894.--_Dessins à la_ Revue Blanche.

_Programmes de théâtre_.

_Réjane et Galipaux_.

_Bartet et Mounet-Sully_.

_Leloir et Moreno_.

_Judic_.

_Marcelle Lender_.

_Ida Heath au bar_.

_Brandès et Le Bargy_.

_Une redoute au Moulin-Rouge_.

_La Goulue_.

_Adolphe ou le jeune homme triste_.

_Eros vanné_.

_Babylone d'Allemagne_.

_Yvette Guilbert (album Marty)_.

_Etc._

1895.--_Un nib_ (Revue Blanche).

_Dessins au_ Rire.

_Foottit et Chocolat_.

_Anna Held_.

_Dessins au_ Figaro illustré.

_Marcelle Lender_.

_Yahne_.

_May Belfort_.

_Zimmerman et le petit Michaël_.

_Portraits d'acteurs et d'actrices_.

_Oscar Wilde (dessin)_.

_Etc._

1896.--_Dessins au_ Rire.

_Ida Heath_.

_Lender et Lavallière_.

_Souper à Londres_.

_Anna Held et Baldy_.

_L'entraîneur_.

_Au bar Achille_.

_Mary Hamilton_.

_Elles (dix lithographies en couleurs)_.

_Procès Arton_.

_Procès Lebaudy_.

_La loge (Faust)_.

_Oscar Wilde et Romain Coolus_.

_L'automobiliste_.

_Etc._

1897.--_Dessins au_ Rire.

_La grande loge._

_La clownesse au Moulin-Rouge_.

_Clara Ward et Rigo_.

_La danse au Moulin-Rouge_.

_A la Souris (Mme Palmyre)_.

_Attelage en tandem_.

_Etc._

1898.--_Le vieux cheval_.

_Chez la gantière_.

_Au lit_.

_Polaire_.

_Au pied du Sinaï_.

_Yvette Guilbert (2e album, publié à Londres)_.

_Jane Hading_.

_Au Hanneton_.

_Guy et Méaly_.

_Sept pointes sèches (Portraits d'amis. Editées par Manzi)_.

_Etc._

1899.--_Jeanne Granier_.

_Réjane_.

_Le jockey_.

_Le paddock_.

_L'entraîneur et son jockey_.

_Jockey se rendant au poteau_.

_Amazone et tonneau_.

_L'amazone et le chien_.

_Le cheval et le chien à la pipe_.

_Tilbury_.

_Promenoir_.

_Le Cirque (dessins rehaussés de couleurs, édités par Manzi, en un album)_.

_Etc._

1900.--_Programme de l'Assommoir (dessin)_.

_Au café de Bordeaux, Antoine, un amer! (dessin)_.

_Sur les quais de Bordeaux (dessin)_.

_Dans le monde!_

_Invitation à une tasse de lait_.

_Etc._

1901.--_Zamboula-polka_.

_Le marchand de marrons_.

_Couple au Café-Concert_.

_Etc._

* * *

Voici quelques dessins et aquarelles sans date:

_Au bal des Quat'z-Arts (Portrait de M. Maxime Dethomas, aquarelle)_.

_Cortège indien (aquarelle)_.

_La clownesse et les cinq plastrons (aquarelle)_.

_Aristide Bruant_ (_dº_).

_May Belfort_ (_dº_).

_Au café_ (_dº_).

_Etc._

Des dessins:

_Arrivée aux Courses_.

_Le motosphère_.

_Dans les coulisses_.

_Elsa, la Viennoise_.

_Une habituée de la Souris_.

_Au palais de glace_.

_Scène de cirque_.

_Portrait de Berthe Bady_.

_Les frères Marco (clowns)_.

_Etc._

III

AFFICHES

1892.--_La Goulue au Moulin-Rouge_.

_Le Divan japonais_.

_Reine de joie (roman par Victor Joze)_.

_Aristide Bruant, aux Ambassadeurs_.

1893.--_Jane Avril, au Jardin de Paris_.

_Caudieux_.

_Au pied de l'échafaud (mémoires de l'abbé Favre)_.

_Aristide Bruant dans son cabaret_.

1894.--_Bruant au_ Mirliton.

_L'artisan moderne_.

_Babylone d'Allemagne (roman par Victor Joze)_.

_Confetti_.

_Le photographe Sescau_.

1895.--_May Belfort_.

_La_ Revue Blanche (_1, rue Laffitte_).

_May Milton_.

_Napoléon (concours d'affiches)_.

1896.--_Cycle Michaël_.

_La chaîne Simpson_.

_La troupe de Mlle Eglantine_.

_Irish and American bar, rue Royale_.

_L'Aube (revue illustrée_).

_La Vache enragée (journal mensuel illustré. Fondateur: A. Willette)_.

1899.--_Jane Avril_.

1900.--_La_ Gitane (_drame, de Jean Richepin. Théâtre Antoine_).

ICONOGRAPHIE

Portrait de Lautrec, par Anquetin.

(Collection de Mme la Comtesse de Toulouse-Lautrec).

Portrait de Lautrec, par Javal, de Birmingham (Angleterre).

Tête seule, nue, entièrement de face, pince-nez, grosses lèvres. (Peinture reproduite au frontispice du catalogue de l'exposition rétrospective de l'oeuvre de Lautrec. Galerie Manzi, 1914).

Portrait de Lautrec, par Léandre.

(Dessin portrait-charge, reproduit dans _Henri de Toulouse-Lautrec_, publié en 1913, par Gustave Coquiot, chez Blaizot).

Portrait de Lautrec, par Charles Maurin.

(Eau-forte reproduite au frontispice de ce présent livre).

Portrait de Lautrec, par Henri Rachou.

(Peinture. Année 1883. Collection de Mme la Comtesse Alphonse de Toulouse-Lautrec).

Portrait-charge de Lautrec, par lui-même.

(Dessin au crayon, reproduit au frontispice du livre consacré à Lautrec par M. Théodore Duret).

Portrait de Lautrec, par Maxime Dethomas.

(Fusain reproduit dans: _Henri de Toulouse-Lautrec_, par Gustave Coquiot, Blaizot, éditeur).

Portrait de Lautrec, par Maxime Dethomas.

(Fusain. La tête seule, coiffée d'une casquette de la marine marchande. Collection Gustave Coquiot).

Portrait de Lautrec, par Adolphe Albert.

(Décembre 1897. Crayon. Lautrec, coiffé d'un chapeau de paille, tête baissée, est assis, en train de dessiner sur la pierre lithographique).

QUELQUES HOMMAGES POSTHUMES

«Henri de Toulouse-Lautrec», par André Rivoire. _Revue de l'Art ancien et moderne_. Paris. Décembre 1901, avril 1902.