La Vita Nuova (La Vie Nouvelle)
Chapter 10
J'ai déjà signalé cet aveu du Poète, qu'il avait aperçu plus d'une fois sur le visage de Béatrice cette même pâleur (couleur d'amour) qu'il retrouve sur le visage de cette femme. Qu'il s'agisse de la voix de Béatrice ou de sa physionomie, ce n'est ainsi que comme pur surprise et comme dans un moment d'oubli qu'il laisse échapper les témoignages qu'il a pu recevoir de sentimens correspondans aux siens.
Il y a quelque chose de bien touchant dans le soin qu'il prend de tenir l'image de sa bien-aimée enveloppée d'un nuage où l'oeil ne découvre que de rares éclaircies, presque imperceptibles. Ce nuage ne se déchirera que lorsque, dans les régions célestes, l'enfant habillée de rouge et la jeune fille «couronnée de bonté et de modestie» sera transfigurée en une sainte auréolée d'un nimbe éblouissant. Mais alors la tendresse de Béatrice sera devenue toute maternelle.
CHAPITRE XXXVIII
L'amaro lagrimar che voi faceste....
_Ce sonnet a deux parties: dans la première, je parle à mes yeux comme je parlais à mon coeur en dedans de moi-même; dans la seconde, je n'ai aucun doute en montrant à qui je m'adresse, et cette partie commence à_: ainsi parle.... _On pourrait bien encore admettre d'autres divisions, mais ce serait inutile parce que ce qui précède est très clair_.
CHAPITRE XXXIX
Gentil pensiero che parla di vui....
_Dans ce sonnet, je fais deux parties de moi-même, suivant que mes pensées étaient partagées en deux. J'appelle l'une le_ coeur, _c'est-à-dire l'appétit, j'appelle l'autre l'_âme, _c'est-à-dire la raison. Et je dis comment l'une parle à l'autre. Et, que le coeur doive s'appeler l'appétit et l'âme la raison, ceci paraîtra manifeste à ceux par gui il me plaît que ce soit compris_.
_Il est vrai que dans le sonnet précédent j'opposais le rôle du coeur à celui des yeux; et cela paraît contraire à ce que je dis présentement_.
_C'est pourquoi je dis également ici que c'est le coeur que j'entends par l'appétit, parce qu'il entrait encore plus de désir à me rappeler ma charmante Dame qu'à voir celle-ci, quoique j'en eusse déjà quelque appétit, mais qui paraissait léger. D'où il est visible que l'un de mes dires n'est pas contraire à l'autre_.
_Ce sonnet a trois parties: dans la première, je commence par dire de cette femme comment mon désir se tourne tout entier vers elle. Dans la deuxième, je dis comment l'âme, c'est-à-dire la raison, parle au coeur c'est-à-dire à l'appétit. Dans la troisième, je dis comment celui-ci lui répond. La seconde commence à_: mon âme lui dit ... _la troisième à_: et mon coeur lui répond....
* * * * *
Sous sa forme subtile et enveloppée, cette canzone met ici en présence et en opposition le coeur et l'âme, c'est-à-dire, suivant son langage, l'appétit et la raison. Et l'interprétation que le Poète nous en donne est cette fois plus intéressante encore, peut-être, que la canzone elle-même.
L'appétit, c'est ici le désir, et la raison c'est l'amour. Ne vaudrait-il pas mieux dire la volonté que la raison? Car l'amour ne s'identifie pas toujours avec la raison, et dans le langage philosophique la raison n'est pas précisément un attribut de l'âme.
Il faut remarquer avec quelle délicatesse le Poète fait allusion au désir, au désir sensuel, qu'il appelle appétit, n'ayant employé qu'une fois le mot désir.
Cette canzone et les explications du Poète ne peuvent laisser aucun doute touchant l'existence réelle de celle qu'on a appelée la dame compatissante, ou la dame à la fenêtre, à laquelle on a si souvent attribué un caractère purement idéal et symbolique; aucun doute non plus au sujet des sentimens, ou pour mieux dire des sensations, qu'elle avait éveillés en lui.
La révolution qui s'est alors opérée dans l'esprit comme dans l'âme de l'auteur d'_Il Convito,_ alors qu'il écrivait celui-ci, se peint d'une manière poignante dans les vers dictés par «l'angoisse de ses soupirs», et dans l'emportement avec lequel il s'acharne à entrer en communion avec sa nouvelle maîtresse, la Philosophie. C'est à elle que, par une fiction indéfiniment poursuivie, il demandera l'oubli des émotions passées et les ivresses de sensations nouvelles. Mais ce ne sera pas sans lutte et sans déchirement qu'il quittera ce deuil auquel il avait convié l'univers tout entier. Et c'est aux péripéties de cette bataille qu'il consacre les vers sibyllins d'une canzone où, sous des voiles d'une transparence énigmatique, il nous initie aux évolutions de son âme et aux transports contraires qui l'agitent.[1]
Et, chose curieuse, en regard de l'ineffable pureté qui fait le charme inaltérable de son premier amour, ce nouvel amour, en s'adressant à un pur symbole, atteint dans son expression une couleur proprement sensuelle. C'est bien alors les attraits et les charmes d'une femme qu'il adore et qu'il célèbre. Et l'on ne peut s'empêcher ici de penser aux symboles brûlans du Cantique des Cantiques.
Le combat que se livre son âme torturée, cédant à une séduction nouvelle et irrésistible, les déchiremens que laisse une passion désertée et les élans qui entraînent dans une passion naissante, sont reproduits avec des accens vibrans et douloureux qu'aucune plainte amoureuse n'a jamais dépassés. Et tout ceci laisse à la figure de Béatrice, délaissée pour une rivale un instant victorieuse, un relief de vie plus saisissant peut-être et plus suggestif encore que les adorations platoniques de la _Vita nuova_, et demeure un témoignage non moins éloquent de l'existence réelle de cette figure énigmatique.
Cependant il faut bien constater que tous ces élans passionnés n'ont en réalité pour sujet que le regret, ou le remords, de voir les préoccupations philosophiques prendre dans son esprit et ses pensées la place qu'y avait occupée exclusivement d'abord l'image de Béatrice.
NOTE:
[1] _Il Convito. Canzone_ du Tratt. ii.:
CHAPITRE XL
_J'ai dit_ lasso (hélas) _dans ce sens que je me sentais honteux de ce que mes yeux s'étaient ainsi égarés. Il n'y a pas de division à établir dans ce sonnet, le sens en étant très clair_.
Que faut-il donc penser en définitive de cet épisode de la dame à la fenêtre? Le repentir que le Poète témoigne «du désir dont il s'est lâchement laissé posséder» ne permet aucun doute sur le caractère qu'on doit lui assigner. Mais ce n'est là, je le répète, qu'un épisode, comme d'autres qui sont apparus dans le courant du poème. Il a définitivement rejeté tout désir coupable, «_volendo che cota desiderio malvagio e vana tentazione siano distrutti_». Il ne s'occupera plus d'elles mais seulement de cette femme bénie «dont il dira des choses qui n'ont été dites d'aucune autre femme».
En effet, plus tard apparaîtra une nouvelle image qui viendra encore s'élever à son tour entre lui et l'image de Béatrice. Mais cette fois elle sera uniquement symbolique: ce sera la _Philosophie_. Ici nous quittons la vie et ses réalités pour entrer dans le domaine de la fantaisie pure. Et de même que Béatrice avait été l'héroïne de la _Vita nuova_, la Philosophie sera l'héroïne de _Il Convito_, en attendant que la _Donna gentile_ recouvre plus tard son empire dans le monde céleste.
CHAPITRE XLI
Deh peregrini che pensosi andate....[1]
_Je dis pèlerins_(peregrini) _suivant la plus large acception de ce mot. Car pèlerin peut s'entendre de deux manières, l'une large et l'autre étroite. Dans le sens large, quiconque se trouve hors de sa patrie est_ peregrino; _dans le sens étroit pèlerin s'entend seulement de celui qui s'en va à la maison de Saint-Jacques[2] et en revient.
Il faut donc savoir qu'on appelle de trois manières ceux qui vont au service du Très haut. On les appelle_ palmieri _quand ils vont dans les pays d'outremer, d'où ils rapportent souvent des palmes. On les appelle_ peregrini _quand ils vont à la maison de Galice parce que la sépulture de Saint-Jacques fut plus éloignée de son pays que cette d'aucun autre des apôtres. On les appelle_ romei _quand ils vont à Rome, là où allaient ceux que j'appelle pèlerins. Il n'y a pas de divisions dans ce sonnet parce que la signification en est manifeste_.
NOTES:
[1] _Peregrino_ ou _Pellegrino_, veut dire voyageur, il ne doit se traduire par pèlerin qu'en raison de l'objet particulier du voyage.
[2] Allusion au pèlerinage solennel au tombeau de Saint-Jacques de Compostelle, le seul des apôtres qui ait été enseveli loin de son pays.
CHAPITRE XLII
Oltre la sfera che più larga gira....
_Ce sonnet comprend en lui-même cinq parités_.
_Dans la première, je dis dans quel endroit va ma pensée en nommant cet endroit dans quelqu'un de ses effets. Dans la seconde, je dis pourquoi elle y monte, et qui l'y pousse. Dans la troisième, je dis ce qu'elle y voit c'est-à-dire une femme honorée. Et je l'appelle un_ esprit voyageur, _parce qu'elle va là-haut en esprit voyageur, qui est hors de sa patrie. Dans la quatrième, je dis qu'elle la voit telle, c'est-à-dire dans une telle condition, que je ne peux le comprendre, c'est-à-dire que mon esprit monte dans sa condition à un tel degré (d'élévation) que mon intelligence ne peut le comprendre: attendu que notre intelligence n'est à ces âmes bénies que ce que nos yeux sont au soleil, comme le dit Aristote dans le deuxième chap. de la_ Métaphysique. _Dans la cinquième partie, je dis que si je ne puis voir là où m'emmène ma pensée, c'est-à-dire à une telle hauteur, du moins, je comprends ceci: que telle est la pensée de ma Dame, puisque je la sens dans ma propre pensée_.
_Et puis à la fin de cette cinquième partie, je dis_: mes chères dames, _pour donner à entendre que c'est bien à des femmes que je m'adresse. La deuxième partie commence à_: une nouvelle intelligence ... _la troisième à_: quand il est arrivé ... _la quatrième à_: il la voit si grande ... _la cinquième à_: je sais qu'il parle....
_On pourrait encore diviser ce sonnet plus subtilement pour le faire mieux comprendre: mais on peut se contenter de ces divisions, et je ne m'en occupe pas davantage_.
CHAPITRE XLIII
Après la mort de Béatrice, le roman est terminé. Mais le Poète a voulu clore par un épilogue, la Dame compatissante, l'histoire de sa vie nouvelle.
Cette histoire suit une évolution complète. Elle commence le jour où Dante rencontre pour la première fois celle dont il devait faire sa Béatitude. Elle finit le jour où, après avoir cédé à une séduction passagère, grâce à l'obsession même de souvenirs encore vivans, il se promet de ne plus parler que de Béatrice et de dire d'elle ce qui n'a jamais été dit d'aucune autre femme.
C'est encore une vie nouvelle qui commence (_incipit vita nuova_), partagée entre les _angoisses_ de l'étude et les orages de la vie publique, pour aboutir aux rêves héroïques d'un patriotisme indomptable et aux songes fantastiques d'une imagination effrénée.
Il poursuivra donc sa carrière, marquée d'abord d'une note d'infamie[1], puis empreinte du sceau de la gloire et de l'immortalité. Et il fera participer à celle-ci Béatrice, qu'il nous avait montrée d'abord parée des grâces de l'enfance, et qu'il nous laissera nimbée de l'auréole paradisiaque
NOTE:
[1] C'est sur l'accusation de Baraterie, c'est-à-dire trafic des choses de l'État, comme la Simonie est le trafic des choses de l'Église, qu'avait été basée sa condamnation à l'exil, au feu s'il reparaissait dans sa patrie, et à la confiscation de ses biens.
FIN DES COMMENTAIRES
PÉRENNITÉ DE L'IMAGE DE BÉATRICE
Le théâtre et le roman ont créé des êtres de pure imagination auxquels nous avons prêté tous les attributs de la vie.
Nous les avons doués de formes et de couleurs auxquelles nos yeux se sont attachés, de pensées auxquelles nos pensées se sont associées, de joies et de douleurs que nous avons partagées.
Avec quelles émotions ne devons-nous pas suivre le poète de la _Vita nuova_, alors que, sous l'enveloppe romanesque dont il a recouvert son récit, nous sentons tressaillir la vie dans toute son intensité! Il ne nous montre pas les traits qui l'ont séduit, il ne nous fait pas entendre la voix dont il s'est enchanté. Mais nous savons quel jour Béatrice est née et quel jour elle est morte. Et nous savons quel jour elle est apparue pour la première fois à celui qui devait l'immortaliser.
Qu'importe le reste si nous savons aussi que c'est l'âme de Béatrice dont nous percevons le reflet dans l'âme du poète?
L'oeuvre de l'Alighieri viendrait à disparaître tout entière comme ont été anéantis, par le feu du ciel ou des hommes, tant de chefs-d'oeuvre enfouis dans la bibliothèque d'Alexandrie, qu'il nous resterait encore l'image de la divine Béatrice.
C'est que si parmi les oeuvres humaines il en est d'impérissables, c'est sans doute l'image de la Grâce et de la Beauté.
TABLE DE LA VITA NUOVA
Préface.
Introduction.
I.--Esquisse de la vie de Dante.
II.--La jeunesse de Dante.
III.--La littérature du moyen âge.
IV.--Construction de la _Vita Nuova_.
V.--Caractère de la traduction.
LA VITA NUOVA
Chapitre premier.
Chap. II.
Chap. III.--Sonnet: _A ciascun alma presa e gentil cuore_ ... A toute âme éprise et à tout noble coeur.
Chap. IV.
Chap. V.
Chap. VI.
Chap. VII.--Sonnet: _O voi che per la via d'Amore passate_ ... O vous qui passez par le chemin de l'Amour.
Chap. VIII.--Sonnet: _Piangete amanti, perchè piange Amore_ ... Pleurez, amans, parce que l'Amour pleure....
Chap. IX.--Sonnet: _Cavalcando l'altr'ier per un cammino_ ... Chevauchant avant-hier sur un chemin....
Chap. X.
Chap. XI.
Chap. XII.--Ballade: _Ballata io vo' che tu ritruori Amore_ ... Ballade: je veux que tu ailles retrouver l'Amour.
Chap. XIII.--Sonnet: _Tutti li miei pensier parlan d'Amore_ ... Toutes mes pensées parlent d'Amour....
Chap. XIV. _--Sonnet: Coll'altre donne mia vista gabbate ..._ Vous avez ri de moi avec, ces autres femmes....
Chap. XV.--Sonnet: _Cio che m'incontra nella mente muore_ ... Tout ce que j'ai dans mon coeur expira....
Chap. XVI.--Sonnet: _Spesse fiate vennemi alla mente ..._ Souvent me revient à l'esprit....
Chap. XVII.
Chap. XVIII.
Chap. XIX.--Canzone: _donna ch' avete intelletto d'Amore_ ... Femmes qui comprenez l'amour....
Chap. XX.--Sonnet: _Amor e cor gentil sono una cosa_ ... Amour et noblesse de coeur sont une même chose....
Chap. XXI.--Sonnet: _Negli occhi porta la mia donna Amore_ ... Ma Dame porte l'Amour dans ses yeux....
Chap. XXII.--Sonnets: _Voi che portate la sembianza umile_ ... Vous dont la contenance affaissée ... _Se tu colui c'hai trattato sovente_ ... Es-tu celui qui a parle si souvent....
Chap. XXIII.--Canzone: _Donna pietosa e di novella etate ..._ Une femme jeune et compatissante....
Chap. XXIV.--Sonnet: _Io mi sentii svegliar dentro allo core_ ... J'ai senti se réveiller dans mon coeur....
Chap. XXV.
Chap. XXVI.--Sonnet: _Tanto gentile e tanto onesta pare ..._ Ma Dame se montre si aimable....
Chap. XXVII.--Sonnet: _Vette perfettamente ogni salute ..._ Celui qui voit ma dame au milieu des autres femmes.
Chap. XXVIII.--Canzone: _Si lungamente m'ha trattato Amore_ ... L'amour m'a possédé si longtemps....
Chap. XXIX.
Chap. XXX.
Chap. XXXI.
Chap. XXXII.--Sonnet: _Gli occhi dolenti per pietà del core_ ... Mes yeux exhalent les souffrances de mon coeur.
Chap. XXXIII.--Sonnet: _Venite a intendere li sospiri miei_ ... Venez entendre mes soupirs....
Chap. XXXIV.--Canzone: _Quantunque volte, lassa! mi rimembra_ ... Toutes les fois, hélas! que me revient....
Chap. XXXV.--Sonnet: _Era venuto nella mente mia ..._ A mon esprit était venue....
Chap. XXXVI---Sonnet: _Videro gli occhi miei quanta pietate_ ... Mes yeux ont vu combien de compassion....
Chap. XXXVII.--Sonnet: _Color d'amore e di pietà sembianti_ ... Couleur d'amour et signes de compassion....
Chap. XXXVIII.--Sonnet: _L'amaro lagrimar che voi faceste_ ... Les larmes amères que vous versiez....
Chap. XXXIX.--Sonnet: _Gentil pensiero che mi parla di vui_ ... Une pensée charmante s'en vient souvent....
Chap. XL.--Sonnet: _Lasso! per forza de' molti sospiri ..._ Hélas, par la forre des soupirs....
Chap. XLI.--Sonnet: _Deh! peregrini che pensosi amiate ..._ O pèlerins, qui marchez en pensant....
Chap. XLII.--Sonnet: _Oltre la spera che più larga gira ..._ Bien au delà de la sphère....
Chap. XLIII....
Épilogue.
La vie amoureuse de Dante. Légende et tradition.
Apparition de Béatrice dans le Purgatoire.
TABLE DES COMMENTAIRES
Chapitre premier.--Sur le titre de la _Vita Nuova_.
Sur le _mot Gentile_. Sur le mot _Donna_.
Chap. II.--La réalité de l'existence de Béatrice.
Première rencontre de Dante avec Béatrice, d'après Boccace. Conditions sociales à Florence. Pourquoi Dante ne s'approchait pas de Béatrice. Doutes et suppositions.
Chap. III.--Argument du sonnet _A ciascun alma_.
Réponses au sonnet de Dante. Sonnet de Cino da Pistoja. Sonnet de Guido Cavalcanti. Interprétation du sonnet de Dante. Interprétation du sonnet de Guido Cavalcanti. La voix de Béatrice. Hésitations et scrupules du Poète.
Chap. VII.--Argument du sonnet: _O voi che_. Ballade: _in abito di saggia messagera_.
Chap. VIII.--Argument du sonnet: _Piangete amanti_ Argument du sonnet: _Morte villana_. Hantise de la mort. Leopardi (_Amore e morte_).
Chap. IX.--Argument du sonnet: _Cavalcando l'altr'ier ..._ Perplexités de Dante. Organisation militaire à Florence.
Chap. XI.--Rapprochement d'une pensée de Vauvenargues.
Chap. XII.--Argument de la ballade: _Ballata, io vo' ..._ Interprétation de la ballade.
Chap. XIII.--Argument du sonnet: _Tutti li miei pensieri_.
Chap. XIV.--Argument du sonnet: _Coll' altre donne ..._ Phénomènes de névrosisme.
Chap. XV.--Argument du sonnet: _Cio che m'incontra_.
Chap. XVI.--Argument du sonnet: _Spesse fiate_.
Chap. XVIII.--La publicité des vers et des correspondances rimées an trecento.
Chap. XIX.--Argument de la canzone: _Donne ch'avete ..._ Interprétations diverses de ce sonnet. Sur les habitudes de politesse du Poète.
Chap. XX.--Argument du sonnet: _Amar e cor gentil ..._ L'amour en puissance, et l'amour en acte.
Chap. XXI.--Argument du sonnet: _Negli occhi_.
Chap. XXII.--Argument du sonnet: _Voi che portate ..._ Le testament de Folco Portinari.
Chap. XXIII.--Argument de la canzone: _Donna pietosa ..._ La soeur de Dante.
Chap. XXIV.--Argument du sonnet: _Io mi sentii svegliar ..._ Réconciliation de Dante et de Béatrice. Sonnet compris dans les _Rime spettanti alla Vita Nuova_.
Chap. XXVI.--Argument du sonnet: _Tanto gentile ..._ Portrait idéal de Béatrice.
Chap. XXVII.--Argument du sonnet: _Vede perfettamente ..._ Les amplifications poétiques et les hyperboles de la _Vita nuova_ répondent toujours à des sentiments humains et à des sensations réelles.
Chap. XXIX.--Le plan de la _Divine Comédie_ n'existait pas dans l'esprit du Poète quand il composait la _Vita Nuova_. Pour quelles raisons il ne nous entretient pas de la mort de Béatrice.
Chap, XXX.--Dissertation sur le nombre 9.
Chap. XXXI.--Qui étaient les _princes de la terre_ à qui il adresse ses lamentations?
Chap. XXXII.--Argument de la canzone: _Gli occhi dolenti_.
Chap. XXXIII.--Argument du sonnet: _Venite a intender_.
Chap. XXXIV.--Argument du sonnet: _Quantunque volte_. Cette canzone est adressée à deux personnes, lui et le frère de Béatrice.
Chap. XXXV.--Argument du sonnet: _Era venuta...._
Chap. XXXVI.--Sur la dame compatissante. Le repentir de Dante. Son nouvel amour pour la Philosophie symbolique.
Chap. XXXVII.--Grande délicatesse du Poète pour tout ce qui concerne Béatrice.
Chap. XXXVIII.--Argument du sonnet: _L'amaro lagrimar_.
Chap. XXXIX.--Argument du sonnet: _Gentil pensiero ..._ Dissertation sur l'appétit ou le désir, et la raison ou l'amour.
Chap. XL.--Argument du sonnet: _Lasso_ ... Que faut-il penser de la dame à la fenêtre (la dame compatissante)?
Chap. XLI.--Argument du sonnet _: Deh peregrini_.
Chap. XLII.--Argument du sonnet: _Otre la spera_.
Chap. XLIII.--Fin de la _Vita Nuova_.
PÉRENNITÉ DE L'IMAGE DE BÉATRICE.