Part 8
Mais revenons à notre Sphex et à nos Chalicodomes et remarquons d’abord qu’il s’agit ici d’insectes solitaires, dont l’existence, somme toute, est assez simple et suit une ligne droite que rien, normalement, ne vient couper ou ne fait bifurquer. Il n’en va pas de même quand il est question d’insectes sociaux dont la carrière s’enchevêtre à celle de milliers d’autres. L’imprévu surgit à chaque pas et la routine inflexible ferait naître sans cesse d’insolubles et désastreux conflits. Une souplesse, une perpétuelle adaptation aux circonstances qui changent à chaque instant y sont donc indispensables; et ici, comme en nous-mêmes, il devient tout de suite fort difficile de retrouver la démarcation hésitante qui sépare l’instinct de l’intelligence. C’est d’autant plus difficile que les deux facultés ont vraisemblablement la même origine, descendent de la même source et sont de même nature. La seule différence est que l’une peut parfois s’arrêter, se reployer sur elle-même, prendre conscience, se rendre compte du point où elle se trouve, au lieu que l’autre va tout droit et aveuglément devant soi.
II
Ces questions sont encore bien obscures et les observations les plus rigoureuses se contredisent fréquemment. Ainsi nous voyons les abeilles merveilleusement s’affranchir de routines séculaires. Elles ont par exemple compris tout de suite le parti qu’elles peuvent tirer des rayons de cire mécaniquement gaufrée que l’homme leur fournit. Ces rayons où les cellules sont simplement esquissées bouleversent de fond en comble leurs méthodes de travail et leur permettent d’édifier en quelques jours ce qui normalement exige plusieurs semaines de sueurs, d’angoisse et de prodigieuses dépenses de miel. Nous remarquons encore que transportées en Australie ou en Californie, dès la seconde ou la troisième année, ayant constaté que l’été y est perpétuel, que les fleurs n’y font jamais défaut, elles vivent au jour le jour, se contentent de récolter le miel et le pollen nécessaires à la consommation quotidienne, et leurs observations récentes et raisonnées l’emportant sur l’expérience héréditaire, elles ne font plus de provisions pour l’hiver; de même qu’à la Barbade, au milieu de raffineries où durant toute l’année elles trouvent le sucre en abondance, elles cessent complètement de visiter les fleurs.
D’autre part, qui de nous observant les fourmis au travail, n’a été frappé de l’imbécile incohérence des efforts qu’elles font en commun? Elles se mettent douze tirant à hue et à dia pour déplacer une proie que deux d’entre elles, si elles s’entendaient, porteraient facilement au nid. La fourmi Moissonneuse (_Messor barbarus_), d’après les observations des myrmécologues V. Cornetz et Ducellier, offre des exemples d’incohérence et de stupidité encore plus nets et plus topiques. Alors que certaines ouvrières sont occupées sur un épi à couper à la base les glumes enveloppant les grains de blé, on peut voir une grande ouvrière cisailler la tige même un peu au-dessous de l’épi, ignorant qu’elle accomplit un long et pénible travail tout à fait superflu. Ces mêmes moissonneuses engrangent dans leur nid bien plus de grains qu’il n’est nécessaire, ces grains germent à la saison des pluies et les touffes de blé qui surgissent révèlent l’emplacement de la fourmilière aux cultivateurs qui s’empressent de la détruire. Voilà des siècles que se répète le même phénomène fatal et l’expérience n’a pas modifié les habitudes du _Messor barbarus_ et ne lui a rien appris.
Le _Mirmécocystus cataglyphis bicolor_, autre fourmi de l’Afrique du Nord, est très haut sur pattes, ce qui lui permet de sortir au soleil et de braver les brûlures d’un sol dont la température dépasse quarante degrés, alors que d’autres insectes moins bien enjambés y succombent. Il s’élance à une vitesse folle qui atteint douze mètres à la minute (tout est relatif), si bien que ses yeux qui ne portent pas au delà de cinq ou six centimètres, ne voient rien dans le tourbillon de la course. Il passe sur des morceaux de sucre, dont il est très friand, sans les apercevoir, et rentre au logis n’y rapportant rien de ses longues et folles randonnées. Depuis des millions d’années, des millions de fourmis de cette espèce recommencent chaque été les mêmes explorations héroïques et dérisoires et ne se sont pas encore rendu compte qu’elles sont inutiles.
La fourmi serait-elle moins intelligente que l’abeille? Ce que nous en savons d’autre part ne permet guère de l’affirmer. Est-ce nous qui attribuons à la raison de simples réflexes de nos mouches à miel ou qui comprenons mal les fourmis; et toutes nos interprétations ne sont-elles que des phantasmes de notre imagination? Est-ce l’_Anima Mundi_ qui se trompe plus souvent que nous n’osons le supposer? Les bévues de ces insectes lui sont-elles imputables? Et les nôtres? Je sais bien que l’une des plus irritantes énigmes de la nature, ce sont les erreurs souvent manifestes, les actes irrationnels qu’on y rencontre. On en arrive à croire qu’elle a du génie mais pas de bon sens et qu’elle n’est pas toujours intelligente. Mais de quel droit, du haut de notre petit cerveau qui n’est qu’une moisissure de cette même nature, estimons-nous que ses actes sont irrationnels? Le rationnel de la nature, si jamais nous le découvrons, ce qui est possible, écrasera peut-être notre minuscule raison. Nous jugeons tout du sommet de notre logique dressée sur ses ergots, comme s’il était indubitable qu’il n’en puisse exister d’autre ni rien qui soit au rebours de celle qui est notre seul guide. Cela n’est pas du tout certain. Dans les champs immenses de l’infini, ce n’est peut-être qu’une erreur d’optique. Il se peut que la nature ait tort plus d’une fois, mais avant de le proclamer trop haut, n’oublions point que nous vivons encore dans une ignorance, dans des ténèbres dont nous ne nous ferons une idée que dans un autre monde.
III
Pour revenir à nos insectes, ayons soin d’ajouter que l’observation de la fourmilière est un peu moins aisée que celle de la ruche et que celle de la termitière, où tout est voué aux ténèbres, est encore plus difficile. La question qui nous occupe est néanmoins plus importante qu’elle n’en a l’air; car si nous connaissions mieux l’instinct des insectes, ses limites et ses rapports avec l’intelligence et l’_Anima mundi_, nous apprendrions peut-être à connaître, les données étant identiques, l’instinct de nos organes où se cachent vraisemblablement presque tous les secrets de la vie et de la mort.
Nous n’examinerons pas ici les diverses hypothèses émises au sujet de l’instinct. Les plus savants s’en tirent par des mots techniques qui, regardés de près, ne disent rien du tout. Ce ne sont qu’«impulsions inconscientes, automatismes instinctifs», «dispositions psychiques innées, résultant d’une longue période d’adaptation, attachées aux cellules du cerveau, gravées dans la substance nerveuse comme une sorte de mémoire, ces dispositions désignées sous le nom d’instinct seraient transmises d’une génération à l’autre selon les lois de l’hérédité à la manière des dynamismes vitaux en général», «habitudes héréditaires, raisonnement automatisé», affirment les plus clairs et les plus raisonnables; car j’en pourrais citer d’autres qui comme Richard Semon, un Allemand, expliquent tout par «des engrammes de la mnème individuelle, comprenant aussi leurs ecphories».
Ils admettent presque tous, ne pouvant guère faire autrement, que la plupart des instincts ont à l’origine un acte raisonné et conscient, mais pourquoi s’obstinent-ils à transformer en actes automatiques tout ce qui suit ce premier acte raisonné? S’il y en a eu un, il est tout naturel qu’il y en ait plusieurs, et c’est tout ou rien.
Je ne m’arrêterai pas davantage à l’hypothèse de Bergson pour qui l’instinct ne fait que continuer le travail par lequel la vie organise la nature, ce qui est une vérité évidente ou une tautologie, car la vie et la nature sont au fond les deux noms de la même inconnue; mais cette vérité trop évidente, dans les développements que lui donne l’auteur de «Matière et Mémoire» et de l’«Évolution Créatrice», est souvent agréable.
IV
Mais, en attendant mieux, ne pourrait-on provisoirement rattacher l’instinct des insectes et particulièrement des fourmis, des abeilles et des termites à l’âme collective, et, par suite, à la sorte d’immortalité ou plutôt d’indéfinie durée collective dont ils jouissent? La population de la ruche, de la fourmilière ou de la termitière, comme je l’ai dit plus haut, paraît être un individu unique, un seul être vivant, dont les organes, formés d’innombrables cellules, ne sont disséminés qu’en apparence, mais restent toujours soumis à la même énergie ou personnalité vitale, à la même loi centrale. En vertu de cette immortalité collective, le décès de centaines, voire de milliers de termites auxquels d’autres succèdent immédiatement, n’atteint pas, n’altère pas l’être unique, de même que, dans notre corps, la fin de milliers de cellules que d’autres remplacent à l’instant, n’atteint pas, n’altère pas la vie de notre moi. Depuis des millions d’années, comme un homme qui ne mourrait jamais, c’est toujours le même termite qui continue de vivre; par conséquent, aucune des expériences de ce termite ne peut se perdre, puisqu’il n’y a pas d’interruption dans son existence, puisqu’il n’y a jamais morcellement ou disparition de souvenirs; mais que subsiste une mémoire unique qui n’a cessé de fonctionner et de centraliser toutes les acquisitions de l’âme collective. Ainsi s’expliquerait, entre autres mystères, que les reines des abeilles, qui depuis des milliers d’années n’ont fait que pondre, n’ont jamais visité une fleur, récolté le pollen, ou pompé le nectar, puissent donner naissance à des ouvrières qui, à leur sortie de l’alvéole, sauront tout ce que leurs mères, depuis des temps préhistoriques, ont ignoré; et dès leur premier vol, connaîtront tous les secrets de l’orientation, du butinage, de l’élevage des nymphes et de la chimie compliquée de la ruche. Elles savent tout parce que l’organisme dont elles font partie, dont elles ne sont qu’une cellule, sait tout ce qu’il doit savoir pour se maintenir. Elles semblent se disperser librement dans l’espace, mais si loin qu’elles aillent, elles demeurent liées à l’unité centrale, à laquelle elles ne cessent de participer. Elles baignent à la façon des cellules de notre être, dans le même fluide vital qui est pour elles beaucoup plus étendu, plus élastique, plus subtil, plus psychique ou plus éthérique que celui de notre corps. Et cette unité centrale est sans doute reliée à l’âme universelle de l’abeille et probablement à l’âme universelle proprement dite.
Il est à peu près certain qu’autrefois nous étions bien plus étroitement qu’aujourd’hui reliés à cette âme universelle avec laquelle notre subconscient communique encore. Notre intelligence nous en a séparés, nous en sépare chaque jour davantage. Notre progrès serait donc l’isolement? Ne serait-ce pas là notre erreur spécifique? Voilà qui contredit naturellement ce que nous avancions à propos de la souhaitable hypertrophie de notre cerveau; mais, en ces matières, rien n’étant assuré, les hypothèses nécessairement se combattent; et puis, parfois, il arrive qu’en poussant à l’extrême une regrettable erreur, elle se transforme en profitable vérité; de même qu’une vérité qu’on regarde longtemps, se trouble, ôte son masque et n’est plus qu’une erreur ou un mensonge.
V
Est-ce un modèle d’organisation sociale, un tableau futur, une sorte «d’anticipation» que nous offrent les termites? Est-ce vers un but analogue que nous allons? Ne disons pas que ce n’est pas possible, que jamais nous n’en viendrons là. On en vient beaucoup plus facilement et plus vite qu’on ne pense à des choses qu’on n’osait pas imaginer. Il suffit souvent d’un rien pour changer toute la morale, toute la destinée d’une longue suite de générations. L’immense rénovation du christianisme ne repose-t-elle pas sur une pointe d’aiguille? Nous entrevoyons, nous espérons une existence plus haute, une existence plus intelligente de beauté, de bien-être, de loisirs, de paix et de bonheur. Deux ou trois fois, au cours des siècles, peut-être à Athènes, peut-être dans l’Inde, peut-être à certains moments du christianisme, nous avons failli, sinon l’atteindre, du moins nous en rapprocher. Mais il n’est pas certain que ce soit de ce côté que l’humanité se dirige réellement, fatalement. Il est tout aussi raisonnable de prévoir qu’elle marchera dans un sens diamétralement opposé. Si un dieu jouait aujourd’hui à pile ou face, avec d’autres dieux éternels, les probabilités de notre sort, que gageraient les plus prévoyants? «Par raison, dirait Pascal, nous ne pouvons défendre nul des deux.»
Évidemment, nous ne trouverons un bonheur complet et stable que dans une vie toute spirituelle, de ce côté ou de l’autre côté de la tombe, car tout ce qui tient à la matière est essentiellement précaire, changeant et périssable. Une telle vie est-elle possible? Oui, théoriquement, mais en fait, nous ne voyons partout que matière, tout ce que nous percevons n’est que matière, et comment espérer que notre cerveau qui lui-même n’est que matière puisse comprendre autre chose que la matière? Il essaye, il s’évertue, mais au fond, dès qu’il la quitte, il s’agite dans le vide.
La situation de l’homme est tragique. Son principal, peut-être son seul ennemi, et toutes les religions l’ont senti et sur ce point sont d’accord, car sous le nom de mal ou de péché, c’est toujours d’elle qu’il s’agit, c’est la matière; et d’autre part, en lui, tout est matière, à commencer par ce qui la dédaigne, la condamne et voudrait à tout prix s’en évader. Et non seulement en lui, mais en tout, car l’énergie, la vie n’est sans doute qu’une forme, un mouvement de la matière; et la matière même, telle que nous la voyons dans son bloc le plus massif, où elle nous paraît à jamais morte, inerte et immobile, suprême contradiction, est animée d’une existence incomparablement plus spirituelle que celle de notre pensée, puisqu’elle doit à la plus mystérieuse, à la plus impondérable, à la plus insaisissable des forces, fluidique, électrique ou éthérique, la formidable, la vertigineuse, l’infatigable, l’immortelle vie de ses électrons qui depuis l’origine des choses tourbillonnent comme des planètes folles autour d’un noyau central.
Mais enfin, de quelque côté que nous allions, nous arriverons quelque part, nous atteindrons quelque chose; et ce quelque chose sera autre chose que le néant, car de toutes les choses incompréhensibles qui tourmentent notre cerveau, la plus incompréhensible est assurément le néant. Il est vrai que pratiquement, pour nous, le néant c’est la perte de notre identité, des petits souvenirs de notre moi, c’est-à-dire l’inconscience. Mais ce n’est là, somme toute, qu’un point de vue de clocher, qu’il faut outrepasser. De deux choses l’une: ou bien notre moi deviendra tellement grand, tellement universel qu’il perdra ou négligera complètement le souvenir du petit animal dérisoire qu’il fut sur cette terre; ou bien il restera petit et traînera cette misérable image à travers des éternités sans nombre et aucun supplice de l’enfer des chrétiens ne sera comparable à une telle malédiction.
Arrivés n’importe où, conscients ou inconscients, et y trouvant n’importe quoi, nous nous en accommoderons jusqu’à la fin de notre espèce; puis une autre espèce recommencera un autre cycle et ainsi indéfiniment, car n’oublions pas que notre mythe essentiel n’est point Prométhée, mais Sisyphe ou les Danaïdes. En tout cas, disons-nous, tant que nous n’aurons pas de certitudes, que l’idéal de l’âme de ce monde n’est pas tout à fait conforme à l’idéal étranger à tout ce que nous voyons autour de nous, à toute réalité, que nous avons très lentement et très péniblement tiré d’un silence, d’un chaos, d’une barbarie épouvantables.
Il est donc recommandable de n’attendre aucune amélioration; mais d’agir comme si tout ce que nous promet on ne sait quel vague instinct, quel optimisme héréditaire, était aussi certain, aussi inévitable que la mort. L’une hypothèse est somme toute aussi vraisemblable, aussi invérifiable que l’autre; car tant que nous nous trouvons dans notre corps, nous sommes presque complètement exclus des mondes spirituels dont nous présumons l’existence et incapables de communiquer avec eux. Dans le doute, pourquoi ne pas choisir la moins décourageante? Il est vrai qu’on peut se demander si la plus décourageante est bien celle qui n’espère rien, car il est probable qu’un espoir trop assuré, nous ne tarderions pas à le trouver trop petit, à le prendre en dégoût, et c’est alors que nous désespérerions tout de bon. Quoi qu’il en soit, «ne prétendons pas changer la nature des choses, nous dit Épictète, cela n’est ni possible ni utile; mais les prenant telles qu’elles sont, sachons y accommoder notre âme». Près de deux mille ans écoulés depuis la disparition du philosophe de Nicopolis ne nous ont pas encore apporté de plus riantes conclusions.
BIBLIOGRAPHIE
H. SMEATHMANN: _Mémoires pour servir à l’histoire de quelques insectes connus sous le nom de Termites_ (Trad. par Rigaud La Rochelle), 1786.
H. SMEATHMANN: _Termites_ (Philo. Tran., 1781).
H. HAGEN: _Monographie der Termiten_ (Lin., Entomolo., Stettin., Vol. X, 1855).
B. GRASSI et A. SANDIAS: _The constitution and development of termites, etc._ (Quarterly Journal of Microscopic Science, vol. XXXIX et XL, London).
G. D. HAVILAND: _Observations on termites_ (J. Lin. Soc. Zool., 1898, XXVI).
CH. LESPÈS: _Mémoire sur le termite Lucifuge_ (An. des sciences nat., t. V)
FILIPPO SILVESTRI: _Nota preliminar. S. Termitidi e Termitofili sud-americani_ (Bol. Zool., éd. Anat. comp., nº 419, vol. XVII, 1902).
Y. SJÖSTEDT: _Monographie der Termiten Africas_ (K. Svenska vet. Handl., 1900, XXXIV).
W. W. FROGGATT: _Australian Termitidæ_ (Proc. Linn. soc. N. Wales, 1895, 96-97).
W. SAVILLE-KENT: _The Naturalist in Australia_ (London, t. IV, 1897).
FRITZ MULLER: _Contrib. towards the nat. hist. of the termites_ (An. Mag. Nat. hist., vol. XIII, 1874).
FRITZ MULLER: _Beiträge zur Kenntnis der Termiten_ (Jenaische Zeit. nat., 1873, 75-87).
FRITZ MULLER: _Recent researches on Termites and Honey Bees_ (Nat. Febr., 19, B. 9, 1874).
E. WASMANN: _Einige neue Termiten aus Ceyland, Madagascar_ (Ent. Zeit., XII, Wien, 1893).
E. WASMANN: _Die Ameisen und Termiten Gäste von Brasilien_ (Verh. d. Zool. Bot. Gesel., Wien, 1896).
E. WASMANN: _Neue Termitophilen und Termiten, aus India_ (Ann. Mus. Genova, XXXVI, 1896).
G. R. OSTEN-SACKEN: _Obser. on Termites found in California_ (Proc. Boston Soc., XIX, 1877).
P. H. DUDLEY et J. BEAUMONT: _Observations on the Termites or White Ants of the Isthmus of Panama_ (Trans. New-York acad. of science, vol. VII, 1887).
HG. HUBBARD: _Notes on the tree nests of termites in Jamaica_ (Proc. Bost. Soc., XIX, 1878).
MAYNARD: _Notes on the White Ants in the Bahamas_ (Psyche, V, 1888).
Dr PACKARD: _Notes on the external anatomy_ (Third Report, U. S. Entom. Comm., 1883).
H. Mc E. KNOWER: _The development of the Termites_ (John’s Hopkins University Circulars, vol. XII, nº 126, 1883).
J. D. E. SCHMELZ: _Ueber Termiten und Termitenbauten_ (Verh. V. F. Nat., Unterhaltung Hamburg, II, 1875).
CH. DARWIN: _Recent researches on Termites and stungless honey bees_ (Amer. Nat., VIII, 1874).
T. J. SAVAGE: _Annals and Magazine of Natural History_ (1850).
A. DE QUATREFAGES: _Souvenirs d’un Naturaliste_ (Rev. des Deux-Mondes (1853).
T. PETCH: 1906. _The fungi of certain termite nests_ (Ann. Roy. Botan. Garden Peradenya, 3: 185-270.)
J. PETCH: _Insects and Fungi_ (Scien. and Progress, oct. 1907).
E. HEGH: _Les Termites_ (Bruxelles 1922).
H. W. BATES: _Naturalist on the River Amazon_ (London, 1863, _and Proc. Linn. soc._, vol. II, 1854).
H. G. FORBES: _A naturalist’s Wanderings in the eastern Archipelago_.
DAVID LIVINGSTONE: _Missionary travels and Researches in South Africa_ (1857).
E. BUGNION: _La guerre des fourmis et des termites_, etc. (Genève, Librairie Kundig, 1923).
E. BUGNION: _Observations sur les termites. Différenciation des castes._ (Comp. rend. Soc. Biol., Paris, 1, 1091-94.)
E. BUGNION: _La différenciation des castes chez les termites_ (Bull. Soc. Entom., France, 213-18).
Dr IMMS: _On the structure and Biology of Archotermopsis_.
KURT VON ROSEN: _Die fossilen Termiten_ (Transact. 2d entom. Congress, 1912),
L. R. CLEVELAND: _Symbiosis among animals with special Reference to Termites and their intestinal Flagellates_. (Quat. rev. of Biol., vol. I, nº 1, janvier 1926).
L. R. CLEVELAND, 1923: _Correlation between the food and Morphology of termites and the presence of intestinal protozoa_ (Amer. Journ. Hyg., 3, 444-461).
L. R. CLEVELAND, 1924: _The physiological and symbiotic relationships between the intestinal protozoa of termites and their host, with special reference to Reticulitermes flavipes Kollar_ (Biol. Bull., 46, 177-225).
L. R. CLEVELAND, 1925 a.: _The ability of termites to live perhaps indefinitely on a diet of pure cellulose_ (Biol. Bull., 48, 289-293).
L. R. CLEVELAND, 1925 b.: _The effects of oxygenation and starvation on the symbiosis between the termite, Termopsis, and its intestinal flagellates_ (Biol. Bull., 48, 309-327).
L. R. CLEVELAND, 1925 c.: _The toxicity of oxygen for protozoa in vivo and vitro: animals defaunated without injury_ (Biol. Bull., 48, 455-468).
L. R. CLEVELAND: _The Method by which Trichonympha Campanula, a protozoon in the intestine of Termites, ingest solid particles of wood for food_ (Biol. Bull, vol., nº XLVIII, avril 1925).
ANT. DE BARY, 1879: _Die Erscheinung der Symbiose_.
F. DOFLEIN, 1906: _Die Pilzkulturen der Termiten_ (Verhandl. d. Deutsch. Zool. Ges., 15, 140-149).
C. FULLER, 1920: _Annals Natal Museum_, 4, 235-295.
C. FULLER, 1921: _The fungus food of certain termites. S. Afr._ (Journ. Nat. Hist., 3, 139-144).
H. PRELL: _Biologische Beobachtungen an Termiten und Ameisen_ (Zool. Anz. Marburg. B. 38, nº 9 et 10 sept. 1911).
N. HOLMGREN: _Studien über südamerikanische Termiten_ (Zool. Jahrb. Abt. System XXIII (1906).
N. HOLMGREN: _Termitenstudien_ (Upsala et Stockholm. 1909-1912).
J. DESNEUX: _Termites du Sahara_ (Alger, Ann. Soc. entom. belge, XLVI, 1902).
K. ESCHERICH: _Eine Ferienreise nach Erythrea_ (Leipzig 1908).
K. ESCHERICH: _Aus dem Leben der Termiten oder weissen Ameisen._ (Leipzig III. Zeit V. 24, 1908.)
K. ESCHERICH: _Die Termiten oder weissen Ameisen. Eine biologische Studie_ (Werna-Klinkhardt Leipzig 1909).
K. ESCHERICH: _Termiten auf Ceylan_, etc. (Fischer Iéna 1911).
Dr J. BEQUAERT: _Termites du Katanga_.
TABLE
Pages. INTRODUCTION 9
La Termitière 27 L’Alimentation 55 Les Ouvriers 65 Les Soldats 73 Le Couple royal 97 L’Essaimage 105 Les Ravages 125 La Puissance occulte 135 La Morale de la Termitière 151 Les Destinées 163 L’Instinct et l’Intelligence 189
BIBLIOGRAPHIE 213
ACHEVÉ D’IMPRIMER LE 20 NOVEMBRE 1926 PAR L. MARETHEUX 1, RUE CASSETTE, PARIS (6e)