La Russie en 1839, Volume IV

Chapter 27

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Élisabeth lui répondit avec larmes: «Dieu nous préserve, nous qui venons de recevoir une si grande grâce, d'être ingrats. Croyez-moi, dit-elle avec fermeté, nous ne nous opposerons jamais à la volonté de Sa Majesté; elle est notre mère et notre protectrice. Nous n'espérons qu'en elle, nous serait-il possible d'oser fâcher Sa Majesté en quelque chose, et de nous exposer à perdre pour toujours ses bonnes grâces?» Ensuite elle demande à Melgunof: «Notre tante nous prend-elle chez elle, ou nous laissera-t-elle dans quelque ville? Nous désirerions plutôt vivre dans une petite ville quelconque, car jugez vous-mêmes comment nous serions à la cour. Nous ne savons pas du tout comment nous conduire avec les gens et de plus nous ne comprenons pas leur langue.» Melgunof lui répondit qu'ils pourraient à leur arrivée en Danemark demander cela à leur tante, et il promit de tâcher de son côté que leurs désirs pussent s'accomplir.

Ayant ainsi tranquillisé la princesse, Melgunof fut extrêmement satisfait de les trouver tous, contre son attente, consentant à ce qu'il avait proposé et regardant d'un air joyeux les préparatifs de départ. Le trajet par eau les effraya pourtant, surtout les princesses qui depuis leur naissance n'avaient jamais été sur mer et qui n'avaient même jamais vu comment se mouvait un bateau. Quoique Melgunof les assurât qu'il n'y avait aucun danger et que lui-même les accompagnerait à la distance de cent verstes, cependant elles montrèrent de la crainte à ce sujet et dirent: «Vous êtes des hommes et n'avez peur de rien, mais si votre femme venait avec nous, nous irions volontiers dans le bateau.»

Melgunof fut obligé de leur donner sa parole qu'il amènerait sa femme. Elles reçurent cette promesse avec une satisfaction d'autant plus grande que la veuve Lilienfeld et ses fils n'avaient non plus jamais voyagé par eau et n'éprouvaient pas moins de crainte que les princesses.

VIII.

Au jour fixé pour le départ, Melgunof, accompagné de sa femme, fit monter les princes et les princesses dans une barque de rivière avec toutes les personnes destinées à les accompagner et les domestiques attachés à leur service, et fit voile pour la forteresse de Nowodwinskoï dans la nuit du 26 au 27 juin (nouv. st. 8 ou 9 juillet 1780), à une heure. Avec un vent favorable ils arrivèrent à la forteresse de Nowodwinskoï le 28 juin (10 juillet) à 3 heures du matin, ayant fait 90 verstes en 24 heures.

Dans le même temps les princes et les princesses s'éveillèrent et furent saisis d'une grande frayeur en voyant la forteresse. Ils s'imaginèrent que ce devait être là leur demeure et que toutes les assurances de Melgunof n'étaient que des mensonges. L'arrivée d'un courrier de cabinet[47] qui eut lieu dans le même moment, les confirma encore davantage dans cette pensée. Ils crurent que le courrier apportait l'ordre de les laisser dans la forteresse de Nowodwinskoï, tandis qu'au contraire il était envoyé à Melgunof avec la confirmation des ordres précédents à leur égard. Pour les rassurer, Melgunof les ayant logés dans la maison du commandant, leur donna la permission de se promener sur les remparts et de venir chez lui en bateau.

Le jour de leur arrivée à Nowodwinskoï était le jour anniversaire du commencement du règne de l'Impératrice. Sur leur demande, le prêtre qui les accompagnait dit la messe dans l'église de la forteresse; il lut ensuite la liturgie et des prières en actions de grâces.

La frégate _l'Étoile polaire_ était déjà prête à mettre à la voile: les princes et les princesses montèrent à bord avec leur suite. En prenant congé d'eux, Melgunof leur fit de nouvelles recommandations, et leur dit à la fin _qu'ils seraient toujours malheureux, s'ils se montraient ingrats_. En entendant ces mots ils fondirent en larmes, et tombèrent à genoux. La princesse Élisabeth, au nom de tous, dit: «Que Dieu nous punisse si nous oublions la grâce que nous fait notre mère. Nous serons toujours les esclaves de Sa Majesté et jamais nous ne désobéirons à sa volonté. Elle est notre mère et notre protectrice. Nous n'espérons qu'en elle et en personne autre.» Ensuite elle pria Melgunof de porter aux pieds de Sa Majesté leurs remerciements. En se séparant d'eux, Melgunof ordonna de lever l'ancre, de hisser le pavillon et de partir.

La frégate partit à deux heures après minuit, le 30 juin, sous pavillon marchand. Melgunof les suivit des yeux jusqu'à ce que la frégate fût hors de vue.

IX.

Après le renvoi des princes et des princesses l'Impératrice les soutint encore de sa main Impériale. (Suit l'inventaire des habits, fourrures, services à thé, montres, bagues, etc., donnés à chacun des princes); à Bergen, le colonel Ziegler leur remit pour argent de poche 2,000 ducats de Hollande. L'article finit par la phrase suivante: En Danemark on fut étonné de la générosité et de la magnificence avec lesquelles avait été traitée la famille de Brunswick. La Reine elle-même en parla avec reconnaissance.

L'article X n'a rien d'intéressant si ce n'est la phrase suivante: l'Impératrice fut extrêmement satisfaite de la manière dont Melgunof avait exécuté ses ordres. Cependant elle lui fit observer qu'il avait eu tort d'outre-passer ses instructions en amenant sa femme sur le vaisseau où était la famille de Brunswick.

XI.

La navigation de la frégate _l'Étoile polaire_ fut retardée par des vents contraires et de fortes tempêtes. L'Impératrice ne recevant depuis longtemps aucune nouvelle sur le sort des voyageurs, commença à craindre pour eux. À la fin, on reçut la nouvelle de l'arrivée de la frégate à Bergen, le 10 septembre (nouveau style). Un vaisseau de guerre danois, _le Mars_, commandé par le capitaine Lutchen, depuis longtemps l'attendait à Bergen. Le lendemain la famille de Brunswick fut remise au grand bailli de Bergen, M. Schulen, et là, elle fut embarquée à bord du vaisseau de guerre. Les vents contraires arrêtèrent le vaisseau à 4 milles de Bergen jusqu'au 23 septembre. Après quoi il eut encore à lutter contre une violente tempête qui dura sans interruption du 30 septembre au 1er octobre à; ce ne fut que le 5 octobre qu'on put arriver à Hunstrand. Les princes et princesses de Brunswick fatigués de cette navigation difficile, furent mis à terre à Aalbourg où ils restèrent trois jours pour se reposer; et ils arrivèrent à Gorsens le 13 octobre en santé et fort gais, bénissant l'Impératrice qui leur donnait une nouvelle existence. Pendant ce temps-là, la frégate _l'Étoile polaire_ resta à Bergen pour y passer l'hiver. En arrivant à ce port, la princesse Élisabeth avait distribué 3,000 roubles pris sur les 500 ducats à elle alloués. Des 3,000 roubles, le capitaine Assenief en reçut 1,000.

Le choix des personnes qui accompagnèrent la famille de Brunswick fut heureux. Le colonel Ziegler et la veuve Lilienfeld, quoiqu'ils n'eussent demeuré que fort peu de temps avec les princes et princesses, surent cependant se concilier leur amitié et leur respect. La plus jeune des princesses fut particulièrement contente des attentions de Ziegler, etc...

XII.

L'Impératrice et la Reine continuèrent longtemps leur correspondance touchant la famille de Brunswick. La Reine parlait toujours avec satisfaction de la conduite des princes et des princesses, et faisait l'éloge de leur bon cœur et de leur politesse.

La Reine voulut voir les princes et les princesses; _elle en écrivit à Catherine. L'Impératrice laissa cela à son choix_; mais dans la suite la Reine changea d'avis, quoique les princes eux-mêmes désirassent lui être présentés.

Entre autres choses la Reine demanda à l'Impératrice comment il fallait se conduire avec les princes et les princesses, et quel titre on pouvait leur donner. L'Impératrice répondit que depuis le moment où ils étaient sous la protection de la cour de Danemark, elle les regardait comme des personnes indépendantes, d'une naissance illustre; que pour la conduite à tenir avec eux, il fallait penser à leur tranquillité et à leur bonheur; que leur simplicité d'esprit, leur manque d'éducation et d'autres circonstances leur interdisaient de vivre dans le grand monde; qu'elle pensait qu'une vie éloignée de tous les tracas de la cour était ce qui leur convenait le mieux. Quant aux titres, l'Impératrice pensait que rien ne pouvait les priver d'un titre que Dieu leur avait donné et qui leur appartenait par droit de naissance; c'est-à-dire le titre de princes et de princesses de la maison de Brunswick.

La Reine trouva qu'il serait mieux d'éloigner des princes et des princesses leurs domestiques russes pour qu'ils s'accoutumassent plus vite à leur nouveau genre de vie. L'Impératrice y consentit; tous les Russes, excepté le confesseur et les chantres, retournèrent en Russie, et auprès de la famille de Brunswick il y eut alors une petite cour composée de Danois seulement. Ce changement fut amer et pénible pour les princes et les princesses, et ce n'est pas étonnant: ils avaient grandi et avaient été élevés dans le même lieu que leurs serviteurs; en eux ils étaient accoutumés à voir leurs seuls compagnons et confidents. Les princes et les princesses en se séparant d'eux versèrent quelques larmes de regret, même sur Cholmogory.

Pour l'établissement de la famille de Brunswick à Gorsens, pour l'acquisition des maisons et autres frais, il fallait 60,000 thalers. La cour de Danemark proposa de prendre cette somme sur la pension accordée à la famille de Brunswick, et par ce moyen, elle en paya 20,000 thalers. Mais l'Impératrice, ayant appris cela, ne voulut pas que les princes et les princesses jouissent imparfaitement de sa générosité; elle ne voulut pas davantage être à charge à la cour de Danemark, et elle fit payer les 40,000 thalers restants sur sa propre cassette.

XIII.

Les princes et les princesses vécurent à Gorsens dans la paix et en bonne amitié les uns avec les autres. Ils ne donnèrent jamais aucun sujet de plainte aux personnes que la cour de Danemark avait mises auprès d'eux; mais ils ne furent pas toujours contents de ces dernières.

Comme à Cholmogory Élisabeth était la conductrice de ses frères et de sa sœur; elle ne faisait cependant rien sans leur consentement. Au reste, dans toutes les circonstances, tant qu'elle vécut, ils se soumirent à ses pensées et à ses conseils.

Le prince Ferdinand de Danemark vint voir la famille de Brunswick à Gorsens. Cette visite fut triste pour eux. Dès que les princes et les princesses surent qu'il venait, ils se hâtèrent d'aller dans la maison qui leur était destinée pour le rencontrer. Le prince embrassa d'abord l'aînée des princesses, et au même instant les trois autres l'entourèrent, lui baisèrent les mains et pleurèrent de joie en le serrant dans leurs bras.

Il resta là deux jours, déjeuna et dîna avec eux. Le troisième jour il leur promit de venir prendre congé d'eux; mais pour épargner à lui et à eux de nouvelles larmes, il partit à sept heures du matin, après leur avoir envoyé pour souvenir deux tabatières et deux bagues.

XIV.

Élisabeth ne jouit pas longtemps de sa nouvelle situation. Une maladie cruelle qui dura deux semaines abrégea ses jours, le 20 octobre 1782, à l'âge de 39 ans.

Cinq ans après elle, mourut le plus jeune des princes, Alexis, le 22 octobre 1787. Peu de temps avant sa fin, il se sentit affaibli, mais il se remit promptement. Après cela il s'imagina qu'il ne survivrait pas à l'anniversaire du jour où sa sœur était morte. Cette pensée s'enracina si fort dans son imagination qu'elle lui devint fatale. Quelques jours avant le temps fixé par lui, il se plaignit de n'être pas bien. Il lui survint un évanouissement; il se fit mettre au lit et ne se releva plus.

Le prince Pierre mourut le 30 janvier de l'an 1798.

On peut facilement se figurer la triste position de Catherine. Privée de tous ses proches, entourée de gens pour lesquels elle était un objet d'ennui, elle n'avait pas même la consolation d'avoir auprès d'elle aucune âme sensible. Sa tante ne vivait plus. Ceux qui l'entouraient, à ce qu'il semblait, pensaient plus à leurs aises qu'à lui procurer les soins auxquels elle avait droit par la grâce de la cour de Russie qui lui avait donné pour cela tous les moyens nécessaires. Jusqu'à sa mort la pension accordée aux princes et aux princesses fut continuée sans qu'on se prévalût de la diminution de la famille de Brunswick.

Le séjour de Gorsens ennuya tellement Catherine qu'elle désira retourner en Russie et se faire religieuse. Elle ne trouvait de consolation que dans le service divin et dans les prières. Avant sa mort elle oublia les chagrins qu'on lui avait faits, et écrivit à l'Empereur Alexandre pour le prier d'accorder des pensions aux gens qui l'entouraient. Sa requête fut écoutée. On donna à tous les employés et domestiques qui avaient été longtemps à la cour de Gorsens des pensions sur le trésor russe, et après leur mort à leurs femmes; et à ceux qui n'avaient été que peu de temps auprès de Catherine, on donna des marques de satisfaction.

Elle laissa après elle un testament par lequel elle léguait au prince héréditaire de Danemark Frédéric et à sa postérité tous ses biens meubles et immeubles.

La princesse Catherine mourut le 9 avril 1807, et fut enterrée à Gorsens dans le même endroit que ses frères et sa sœur. Avec elle s'éteignit la postérité du Tsar Jean Alexiewitsch, qui mérite une mention particulière par les revers de fortune qu'elle a subis.

_Signé_, B. POLENOF.

EXTRAIT DE LA DESCRIPTION DE MOSCOU,

PAR G. LE COINTE DE LAVEAU.

Prisons de Moscou, en 1836.

«Parmi les gens arrêtés par la police, 1,110 l'ont été pour n'avoir pas de passe-port, 78 pour avoir déserté; puis 8,354 escrocs, 586 voleurs, 2,328 pour invectives, 866 pour querelle, 117 comme recéleurs de gens enfuis et 2,475 pour différentes légères infractions. Sur ce nombre on a emprisonné à l'Ostrog 122 hommes pour sacrilége et 45 femmes pour le même crime; 2 individus pour des propos injurieux contre le gouvernement; 24 meurtriers, 31 filous, 34 faux monnayeurs et 4 fausses monnayeuses; 10 incendiaires et voleurs pendant l'incendie, et 2 femmes accusées du même crime; 12 hommes pour avoir fait des blessures mortelles, 25 _pour tentatives de suicide_!!!! 7 pour cause de mort donnée sans préméditation, 33 pour avoir occasionné des blessures devenues graves; 177 hommes et 83 femmes pour dévergondage; 112 hommes et 23 femmes pour ivrognerie et vie déréglée, 95 faussaires; 376 hommes et 364 femmes pour vagabondage; 46 hommes et 27 femmes pour avoir donné refuge à des gens suspects; 824 voleurs et recéleurs, et 310 recéleuses et voleuses; 46 hommes poux avoir dénoncé injustement; 75 hommes et 12 femmes portant du faux noms; 2 usuriers; 5 hommes pour avoir détourné l'argent de la couronne; 143 hommes et 8 femmes pour avoir quitté leur service et s'être sauvés de chez leur seigneur; 558 hommes et 105 femmes pour avoir mendié; 199 hommes et 31 femmes qui se servaient de faux passe-ports.» (Pages 335 et 336, vol. I; _Description de Moscou_ par G. Le Cointe de Laveau, 2me édition. Moscou, de l'imprimerie d'Auguste Semen, 1836.)

+----------------------------------+--------+--------+-----------------+ | DÉTENUS DE LA PRISON | | |SE SONT JUSTIFIES| | TEMPORAIRE EN 1834, ACCUSÉS: | HOMMES | FEMMES | HOMMES | FEMMES | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De sacrilége | 3 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir pris part à une émeute | 1 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'assassinat | 5 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir pris part à un assassinat | 2 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir causé volontairement un | | | | | |incendie | 10 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De concussion | 8 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De viol de mineures | 1 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir dérobé un enfant | 1 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De rixe | 1 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De s'être estropiés | 4 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ | de vivres | 2 | | | | | de chevaux | 56 | | | | |De vol d'habillements | 2 | | | | | de différents objets | 561 | 22 | 42 | 5 | | d'effets et d'argent | 13 | 1 | 3 | | | d'argent | 10 | 2 | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De s'être emparé d'une propriété | | | | | |étrangère | 4 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir reçu des objets volés | 23 | | 4 | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De recélage | 4 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir donné un asile à des gens | | | | | |suspects | 11 | | 6 | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir fait un faux | 16 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir fait usage de faux | | | | | |passe-ports | 14 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De s'être livré à l'ivrognerie, | | | | | |et d'avoir mené une vie dissolue | 126 | 4 | 27 | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir commis un adultère | | 1 | | 1 | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir fait un faux rapport | 6 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir détourné l'argent de la | | | | | |couronne | 4 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir pris un autre nom que le | | | | | |sien | 6 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir aidé des détenus à se | | | | | |sauver | 3 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir laissé échapper des | | | | | |détenus | 1 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De s'être absenté de son service | 2 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De s'être échappé | | | | | | de chez leur seigneur | 327 | 28 | 77 | 2 | | de la Sibérie | 15 | | | | | de leur régiment | 43 | | | | | d'une arrestation | 5 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De vagabondage | 15 | | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De n'avoir pas de passe-port | 441 | 4 | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir perdu leur passe-port | 12 | 1 | | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |D'avoir laissé passer le terme de | | | | | |changer leur passe-port | 52 | | 13 | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De filouterie | 13 | | 2 | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De mendicité illégale | 112 | 2 | 18 | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ |De fautes non prouvées | 674 | 22 | 65 | | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+ | | 2617 | 87 | 286 | 8 | +----------------------------------+--------+--------+--------+--------+

_Détenus entrés en 1834 dans la prison du gouvernement de Moscou, vulgairement nommée l'Ostrog[48]._