La religieuse

Chapter 20

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«Au reste, si je pense que pour l'intérêt même de la gloire de Diderot, il fallait jeter au feu les trois quarts de _Jacques le Fataliste_, et que les règles inflexibles du goût et de l'honnête en imposaient même impérieusement la loi à l'anonyme qui a publié le premier ce roman, je n'aurais supprimé de _la Religieuse_ que la peinture très-fidèle, sans doute, mais aussi très-dégoûtante des amours infâmes de la supérieure. Les divers moyens qu'elle emploie pour séduire, pour corrompre une jeune enfant, dont tout lui faisait un devoir sacré de respecter la candeur et l'innocence; cette description vive et animée de l'ivresse, du trouble et du désordre de ses sens à la vue de l'objet de sa passion criminelle; en un mot, ce tableau hideux et vrai d'un genre de débauche, d'ailleurs assez rare, mais vers lequel la seule curiosité pourrait entraîner avec violence une âme mobile, simple et pure, ne peut jamais être sans danger pour les moeurs et pour la santé; et quand il ne ferait qu'échauffer l'imagination, éveiller le tempérament, de tous les maîtres le plus impérieux, le plus absolu, et le mieux obéi, et hâter, dans quelques individus plus sensibles, plus irritables, ce moment d'orgasme marqué par la nature, où le désir, le besoin général et commun de jouir et de se propager, précipite avec fureur un sexe vers l'autre, ce serait encore un grand mal. J'en ai souvent fait l'observation à Diderot; et je dois dire ici, pour disculper à cet égard ce philosophe, que, frappé des raisons dont j'appuyais mon opinion, il était bien déterminé à faire à la décence, à la pudeur et aux convenances morales, ce sacrifice de quelques pages froides, insignifiantes et fastidieuses pour l'homme, même le plus dissolu, et révoltantes ou inintelligibles pour une femme honnête. Il est certain que l'ouvrage ainsi épuré n'aurait rien perdu de son effet. Alors la mère la plus réservée, la plus sévère, en eût prescrit sans crainte la lecture à sa fille[50]; et le but de l'auteur eût été pleinement rempli.

«Ces retranchements, que _Jacques le Fataliste_ et _la Religieuse_ semblent exiger, et dont, si je ne me trompe, on sentira d'autant plus la nécessité, qu'on aura soi-même un goût plus sûr, un tact plus fin et plus exquis des convenances et du beau, seraient aujourd'hui très-inutiles. La première impression, toujours si difficile à effacer, est faite; et tout l'art, tout le talent de Diderot, appliqués à la correction, au perfectionnement de ces deux contes, ne pourraient ni la détruire, ni même l'affaiblir dans l'esprit de la plupart des lecteurs. Les uns, par cette étrange manie[51] d'avoir sans exception tous les ouvrages d'un philosophe, d'un poëte, ou d'un littérateur illustre; les autres, par humeur ou par envie, et par ce besoin plus ou moins vif qu'ont tous les hommes médiocres de se consoler de leur nullité, en dépréciant les plus grands génies, et en recherchant curieusement leurs fautes, s'obstineraient à redemander _la Religieuse_ et _Jacques le Fataliste_ tels qu'on les avait d'abord publiés; et bientôt ces presses, aujourd'hui si multipliées, et qui semblent avoir pris pour leur devise commune, _Rem, rem, quocumque modo, rem_, rouleraient de toutes parts pour reproduire ces romans dans l'état informe où Diderot, atteint tout à coup d'une maladie chronique qui l'a conduit lentement et par un affaiblissement successif au tombeau, a été forcé de les laisser.

«Ces différentes considérations, sur lesquelles il suffit de s'arrêter un moment pour en sentir la force, m'ont déterminé à ne rien retrancher des deux romans dont il est question. Je les publie seulement ici plus corrects et plus complets qu'ils ne le sont dans la première édition, et revus partout avec une attention scrupuleuse sur les manuscrits de l'auteur, ou sur des copies très-exactes corrigées de sa main. Enfin, pour tranquilliser ceux qui se sont plu aux peintures lascives, aux détails licencieux, et quelquefois orduriers que Diderot s'est trop souvent permis dans _Jacques le Fataliste_, je leur déclare que ces passages mêmes que l'auteur trouvait très-plaisants, et qui ne sont que sales, n'ont pas même été adoucis; de sorte qu'ils pourront dire de cette édition ce que l'abbé Terrasson disait de celle du _Nouveau Testament_ du P. Quesnel[52], que c'était _un bon livre, où le scandale du texte était conservé dans toute sa pureté_.»

* * * * *

Cette conclusion de Naigeon ne détruit-elle pas toute son argumentation précédente, et n'est-on pas tenté de ne voir, dans ses scrupules, qu'une revanche d'éditeur devancé?

NOTES

[1] Ce décret fut promulgué le 27 février 1790.

[2] Par C.-F. Kramer, in-8º; Riga, 1797.

[3] C'est ce qui est arrivé pour l'édition de la _Religieuse_ de M. Génin, dans les _OEuvres choisies_ de Diderot (in-18, Firmin Didot, 1856). Les points qui remplacent certains passages, ces points mystérieux, paraissent gros d'horreurs et de monstruosités, et, certes, font plus rêver les jeunes gens que ne le ferait le texte même. Il en est de ces réticences maladroites comme des questions inconsidérées des confesseurs.

[4] Nous supposons que cet A cache Andrieux, alors un des principaux rédacteurs de la _Décade_; mais, en retrouvant la conclusion de l'article dans la _Nouvelle Bibliothèque d'un homme de goût_ (1810, t. V, p. 84), nous devons nous demander si son véritable auteur ne serait pas A.-A. Barbier, qui n'aurait modifié, sous l'Empire, sa première rédaction qu'en la condensant et en écrivant «hommes sages» à la place de «philosophes.»

[5] Célèbre maître de danse, déjà nommé.

[6] VARIANTE: Toussé.

[7] VARIANTE: J'allais les porter.

[8] VARIANTE: Que la nuit qui précéda fut terrible pour moi!

[9] Dans un _Essai sur les Fêtes nationales_, an II (1794), Boissy-d'Anglas dit que Diderot n'a jamais pu voir sans attendrissement, sans un sentiment de respect, d'admiration, la procession de la Fête-Dieu.

[10] VARIANTE: Que je n'osais la regarder.

[11] L'abbaye de Longchamp attirait les Parisiens les mercredi, jeudi et vendredi de la semaine sainte par ses offices chantés. La supérieure, qui mettait de la coquetterie à avoir les plus belles voix, n'hésitait pas à emprunter, pour ces circonstances, les choeurs de l'Opéra. La Le Maure, dont parle Diderot dans les _Bijoux indiscrets_, avait fait profession dans cette maison, et y revoyait ainsi une fois par an ses anciennes compagnes.

[12] Air de Telaïre, dans _Castor et Pollux_, tragédie lyrique de Bernard, musique de Rameau (1737). Il était chanté par M^lle Arnould.

[13] Au cachot qu'on nommait _in pace_.

[14] Avocat célèbre de l'époque.

[15] L'ennemi intime de Bordeu.

[16] De cet endroit jusqu'à: «On est très-mal avec ces femmes-là...» M. Génin met des points.

[17] M. Génin supprime la suite de cet épisode, sauf deux fragments insignifiants, jusqu'à la confession de la supérieure, qui n'a plus, naturellement, de raison d'être. Il eût mieux valu supprimer tout ce qui concerne le couvent de Sainte-Eutrope. Mais le sentiment de la justice ne perd jamais entièrement ses droits, et après avoir fait remarquer qu'il suit, dans son expurgation, les avis de Naigeon, M. Génin ne peut s'empêcher d'ajouter: «Il faut cependant faire observer l'art prodigieux avec lequel Diderot a sauvé l'innocence de son héroïne. L'intérêt du roman était à ce prix. Soeur Sainte-Suzanne traverse donc cet horrible bourbier sans être maculée, sans se douter même du danger qu'elle a couru.» Et nous ajouterons: Sans que les lecteurs vraiment innocents puissent eux-mêmes s'en douter.

[18] Ce mot si heureux, dont l'effet est si dramatique, et qu'on peut même appeler un de ces mots _trouvés_, que l'homme de génie regarde avec raison comme une bonne fortune, et pour ainsi dire comme une espèce d'inspiration, toutes les fois qu'il le rencontre, n'est pas de l'invention de Diderot. Il lui a été donné par M^me d'Holbach, qu'il consultait sur la manière dont il commencerait la confession de la supérieure, et qui, surprise de son embarras et de le voir ainsi arrêté depuis plus d'un mois dans une route où elle n'apercevait pas le plus léger obstacle, lui dit, sur le simple exposé des faits précédents: «Il n'y a pas ici à choisir entre plusieurs débuts, également heureux. Il n'y a qu'une seule manière d'être vrai. Votre supérieure n'a qu'un mot à dire, et ce mot, le voici: _Mon père, je suis damnée._» Ce mot, qui, dans la circonstance donnée, paraît être, en effet, le véritable accent de la passion, le mot de la nature, devait plaire à Diderot par sa justesse et sa simplicité. Il en fut fortement frappé, et il se plaisait à citer cet exemple de l'extrême finesse de tact et d'instinct de certaines femmes: il croyait même, et avec raison, ce me semble, que ce mot, dont il n'oubliait jamais de faire honneur à son auteur, était un de ceux que l'homme qui connaîtrait le mieux la nature humaine chercherait peut-être inutilement, et qui ne pouvaient être trouvés que par une femme. Cette anecdote, peu connue, m'a paru curieuse sous plusieurs rapports, et j'ai cru devoir la consigner ici. (Note de Naigeon.)

[19] Les lettres attribuées ici au marquis de Croismare, le seul de tous les acteurs de ce drame qui ne fût pas dans le secret de la plaisanterie, sont véritablement de cet homme honnête, sensible et bienfaisant. Ceux qui l'ont connu y retrouveront partout la candeur et la simplicité de son âme. Les autres lettres, où l'on remarque de même un grand caractère de vérité, mais qui n'est que l'heureux effet de l'art et du talent, sont de Diderot, à l'exception de quelques lignes que lui ont fournies Grimm et M^me d'Épinay. C'est chez cette femme, amie des lettres, et qui les cultivait, que s'ourdissait gaiement, et par un motif d'une honnêteté très-délicate, toute la trame de cet ingénieux roman, où le bon et vertueux Croismare joue un si beau rôle. Ses amis, dont il embellissait la société par les grâces et l'originalité de son esprit, le voyaient avec peine confiné depuis deux ans dans sa terre, et presque résolu à s'y fixer tout à fait. Cette longue absence et ce projet d'une retraite totale les affligeaient également; et ils imaginèrent ce moyen de le tirer d'une solitude pour laquelle, d'ailleurs, son âme aimante, active et douce n'était point fait. Mais l'intérêt qu'ils lui inspirèrent pour la jeune religieuse devenant très-vif, ils furent obligés de la faire mourir, et de terminer ainsi un roman qui n'avait pour but que de le ramener au milieu d'eux, en lui offrant une occasion de secourir la vertu malheureuse, et de faire une bonne action de plus. Voyez, dans cette première lettre, qui est de Grimm, d'autres détails relatifs au marquis de Croismare et à la prétendue religieuse. (Note de Naigeon.) Voyez aussi notre _Notice préliminaire_ de la _Religieuse_.

[20] Pour cet EXTRAIT, nous avons suivi le texte que nous ont fourni les deux volumes de passages supprimés de la _Correspondance_ de Grimm, dont nous avons déjà parlé (t. I, p. LXVI, note), et qui se trouvent à la bibliothèque de l'Arsenal. Il nous a paru de beaucoup préférable à la version reproduite jusqu'à présent, en ce qu'il comporte, outre des changements heureux dans la forme, des passages nouveaux qui ont leur importance. Nous engageons les lecteurs qui voudraient constater ces différences, que nous n'avons pas voulu toutes indiquer dans nos notes, pour ne pas les multiplier outre mesure, à comparer les deux rédactions.

[21] _Mélanie_, drame de La Harpe, dont le sujet est aussi les malheurs d'une religieuse malgré elle, fut représentée en 1770. À cette époque, la _Religieuse_ de Diderot n'était connue que par les manuscrits qui pouvaient courir clandestinement. Si La Harpe en avait connaissance, c'est ce que nous n'oserions décider. Mais il est bizarre de voir ce critique, dans son étude sur Diderot, qu'il combat à propos de tout ce qu'il a fait et surtout de ce qu'il n'a pas fait, rester muet sur ce roman, quoiqu'il n'oublie pas _Jacques le Fataliste_, publié à la même époque.

[22] Cabaretier, aux Porcherons, qui fut le héros d'une assez singulière aventure. Il avait signé un engagement avec un entrepreneur de spectacle forain, quand il lui vint des scrupules religieux. Procès; et intervention du clergé, qui prétendit qu'on ne pouvait forcer un homme à se damner malgré lui. Cette prétention en matière de contrats ne fut pas admise, et Ramponeau, pour ne pas être damné, dut financer.

[23] Voyez, t. IV, _Cinqmars et Derville_, dialogue; et ci-après: le _Neveu de Rameau_ et la _Correspondance_.

[24] Dans la rédaction que nous suivons, _M. Diderot_ est partout substitué au _Nous_ des éditions précédentes. Il devient l'âme de cette intrigue, comme de celle qu'il a mise en scène dans: _Est-il bon, est-il méchant?_

[25] Nous retrouverons M. d'Alainville dans la _Correspondance_. L'anecdote est inédite.

[26] Cette parenthèse (inédite et peu claire) serait-elle de Suard?

[27] Manque dans les précédentes éditions.

[28] Cette double erreur, d'orthographe et de qualification, est expliquée quelques lignes plus bas.

[29] Les éditions connues mettent: _un Savoyard_.

[30] Ceci et la plus grande partie de ce qui suit ne se trouvent pas dans le manuscrit de l'Arsenal, mais on y lit en note: «Cette lettre se trouve plus étendue à la fin du roman, où M. Diderot l'inséra lorsque après un oubli de vingt et un ans, cette ébauche informe lui étant tombée sous la main, il se détermina à la retoucher.»

[31] Les éditions connues écrivent: SUZANNE DE LA MARRE.

[32] Les éditions connues mettent: Fleury. Ici, nous devons supposer, _Tencin_.

[33] VARIANTE: «Castries, qui est Fleury de son nom...» Lisons, comme ci-dessus, _Tencin_.

[34] VARIANTE: «Cette dame, qu'on dit compatissante, eût agi auprès de son mari ou de M. le duc de Fleury son frère, et...»

[35] VARIANTE: «... ni M. le marquis de Castries, ni madame son épouse...»

[36] VARIANTE: «... auprès de M^me de Castries ou de monsieur son mari.»

[37] VARIANTE: «de Castries.»

[38] VARIANTE: «... M. le marquis de Castries fera la campagne, et qu'on part, que M^me de Castries ira dans ses terres, et que dans sept ou huit mois d'ici...» En remplaçant _Castries_ par _Tencin_, le secrétaire, «fier du titre d'académicien,» si longtemps sollicité, devient l'abbé Trublet, reçu en 1761.

[39] À broder.

[40] VARIANTE: «de Castries.»

[41] Les deux derniers alinéas sont inédits.

[42] Nous avons dit que Naigeon avait placé cet avis avant l'extrait de la _Correspondance_ de Grimm.

[43]

......... Pol, me occidistis, amici, Non servastis, ait, cui sic extorta voluptas, Et demptus per vim mentis gratissimus error.

HORAT. _Epist._ lib. II, epist. II, vers. 138 et seq.

(Note de Naigeon.)

[44] Elles ne pouvaient en faire partie, puisque l'assemblage des divers morceaux de cet _échafaud_, pour parler comme Naigeon, est dû à Grimm et non à Diderot.

[45] Avec cette règle, il n'y aurait que des morceaux choisis suivant le goût de l'éditeur, et il n'y aurait ni respect du public, qu'on n'a pas le droit de supposer incapable de faire un choix de lui-même, ni exact portrait de l'auteur, auquel l'un des commentateurs enlèverait le nez (_Bijoux indiscrets_, t. IV, p. 297), tandis que l'autre lui mettrait une perruque, comme le fit M^me Geoffrin pour un buste de Diderot (par Falconet) qui décorait son salon.

[46]

Vir bonus et prudens versus reprehendet inertes; Culpabit duros; incomptis allinet atrum Transverso calamo signum: ambitiosa recidet Ornamenta; parum claris lucem dare coget; Arguet ambiguè dictum; mutanda notabit. Fiet Aristarchus; nec dicet: Cur ego amicum Offendam in nugis? hae nugae seria ducent In mala derisum semel, exceptumque sinistrè.

HORAT. _De Art. poet._, vers. 445 et seq.

(Note de Naigeon.)

[47] Voyez les _Mémoires historiques et philosophiques sur la vie et les ouvrages de Diderot_. Ce volume, qui pourra servir d'introduction à l'édition que je publie de ses ouvrages, sera très-incessamment sous presse[48]. (Note de Naigeon.)

[48] Des circonstances indépendantes de la volonté de Naigeon l'ont empêché de publier ces Mémoires. (Note de l'édition BRIÈRE.)--Ils font partie de l'édition Brière.

[49] Ce qui veut dire qu'étant donné un fumier où il y a des perles, il vaut mieux tout détruire, perles et fumier, et défendre à Virgile de fouiller dans Ennius.

[50] Nous croyons que Naigeon s'illusionne ici, et peut-être volontairement. Jamais _la Religieuse_ n'a été, dans la pensée de Diderot, destinée à devenir le bréviaire des mères de famille. Ce qu'il avait en vue était la réforme des voeux perpétuels, et il s'adressait à ceux qui pouvaient l'accomplir: aux hommes, aux législateurs, et non aux femmes qui, par leur faiblesse, ne font que subir la loi sans avoir même, comme il le montre, les moyens de protester utilement contre elle.

[51] Voyez combien cette manie a grossi la collection des OEuvres de Piron, de J.-J. Rousseau, de Mably, de Condillac, de Voltaire même, qui leur est si supérieur sous tous les rapports: et jugez par ces divers exemples combien la même manie grossira un jour le recueil des ouvrages de Diderot, dont on ne voudra pas perdre une feuille, quoique assurément il y en ait beaucoup dans cette collection, d'ailleurs très-riche, qui, ne méritant pas d'être écrites, ne sont pas dignes d'être lues. (Note de Naigeon.)--Cette accusation de manie ne nous émeut en aucune façon. Nous faisons tous nos efforts pour «grossir le recueil des ouvrages de Diderot,» et nous ne regrettons qu'une chose, c'est que le temps et les circonstances en aient trop détruit.

[52] L'édition la plus complète du _Nouveau Testament_ du P. Quesnel est celle de Paris, 1698, 4 vol. in-8º. (Note de l'édition BRIÈRE.)