La Prisonnière (Sodome et Gomorrhe III)
Part 34
Mais nous avons trop anticipé, car tout ceci ne se passa qu'après la soirée Verdurin que nous avons interrompue et qu'il faut reprendre où nous en étions. «Je ne me serais jamais douté, soupira Morel, en réponse à Mme Verdurin.» «Naturellement on ne vous le dit pas en face, ça n'empêche pas que vous êtes la fable du Conservatoire, reprit méchamment Mme Verdurin, voulant montrer à Morel qu'il ne s'agissait pas uniquement de M. de Charlus, mais de lui aussi. Je veux bien croire que vous l'ignorez et pourtant on ne se gêne guère. Demandez à Ski ce qu'on disait l'autre jour chez Chevillard à deux pas de nous quand vous êtes entré dans ma loge. C'est-à-dire qu'on vous montre du doigt. Je vous dirai que pour moi je n'y fais pas autrement attention, ce que je trouve surtout c'est que ça rend un homme prodigieusement ridicule et qu'il est la risée de tous pour toute sa vie.» «Je ne sais pas comment vous remercier, dit Charlie du ton dont on le dit à un dentiste qui vient de vous faire affreusement mal sans qu'on ait voulu le laisser voir, ou à un témoin trop sanguinaire qui vous a forcé à un duel pour une parole insignifiante dont il vous a dit: «Vous ne pouvez pas empocher ça.» «Je pense que vous avez du caractère, que vous êtes un homme, répondit Mme Verdurin, et que vous saurez parler haut et clair quoiqu'il dise à tout le monde que vous n'oseriez pas, qu'il vous tient.» Charlie, cherchant une dignité d'emprunt pour couvrir la sienne en lambeaux, trouva dans sa mémoire, pour l'avoir lu ou bien entendu dire, et proclama aussitôt: «Je n'ai pas été élevé à manger de ce pain-là. Dès ce soir je romprai avec M. de Charlus. La Reine de Naples est bien partie, n'est-ce pas?... Sans cela, avant de rompre avec lui, je lui aurais demandé...» «Ce n'est pas nécessaire de rompre entièrement avec lui, dit Mme Verdurin, désireuse de ne pas désorganiser le petit noyau. Il n'y a pas d'inconvénients à ce que vous le voyiez ici, dans notre petit groupe, où vous êtes apprécié, où on ne dira pas de mal de vous. Mais exigez votre liberté, et puis ne vous laissez pas traîner par lui chez toutes ces pécores qui sont aimables par devant; j'aurais voulu que vous entendiez ce qu'elles disaient par derrière. D'ailleurs n'en ayez pas de regrets, non seulement vous vous enlevez une tache qui vous resterait toute la vie, mais au point de vue artistique, même s'il n'y avait pas cette honteuse présentation par Charlus, je vous dirais que de vous galvauder ainsi dans ce milieu de faux monde, cela vous donnerait un air pas sérieux, une réputation d'amateur, de petit musicien de salon qui est terrible à votre âge. Je comprends que pour toutes ces belles dames, c'est très commode de rendre des politesses à leurs amies en vous faisant venir à l'œil, mais c'est votre avenir d'artiste qui en ferait les frais. Je ne dis pas chez une ou deux. Vous parliez de la Reine de Naples,--qui est partie, car elle avait une soirée,--celle-là, c'est une brave femme, et je vous dirai que je crois qu'elle fait peu de cas de Charlus et que c'est surtout pour moi qu'elle venait. Oui, oui, je sais qu'elle avait envie de nous connaître, M. Verdurin et moi. Cela c'est un endroit où vous pourrez jouer. Et puis je vous dirai qu'amené par moi que les artistes connaissent, vous savez, pour qui ils ont toujours été très gentils, qu'ils considèrent un peu comme des leurs, comme leur Patronne, c'est tout différent. Mais gardez-vous surtout comme du feu d'aller chez Mme de Duras! N'allez pas faire une boulette pareille! Je connais des artistes qui sont venus me faire leurs confidences sur elle. Ils savent qu'ils peuvent se fier à moi, dit-elle du ton doux et simple qu'elle savait prendre subitement, en donnant à ses traits un air de modestie, à ses yeux un charme appropriés, ils viennent comme ça me raconter leurs petites histoires; ceux qu'on prétend le plus silencieux, ils bavardent quelquefois des heures avec moi et je ne peux pas vous dire ce qu'ils sont intéressants. Le pauvre Chabrier disait toujours: Il n'y a que Mme Verdurin qui sache les faire parler. Eh! bien vous savez, tous, mais je vous dis exception, je les ai vus pleurer d'avoir été jouer chez Mme de Duras. Ce n'est pas seulement les humiliations qu'elle s'amuse à leur faire faire par ses domestiques, mais ils ne pouvaient plus trouver d'engagement nulle part. Les directeurs disaient: «Ah! oui c'est celui qui joue chez Mme de Duras.» C'était fini. Il n'y a rien pour vous couper un avenir comme ça. Vous savez les gens du monde ça ne donne pas l'air sérieux, on peut avoir tout le talent qu'on veut, c'est triste à dire, mais il suffit d'une Mme de Duras pour vous donner la réputation d'un amateur. Et pour les artistes, vous savez, moi, vous comprenez que je les connais, depuis quarante ans que je les fréquente, que je les lance, que je m'intéresse à eux, eh! bien, vous savez, pour eux, quand ils ont dit un amateur, ils ont tout dit. Et au fond on commençait à le dire de vous. Ce que de fois j'ai été obligée de me gendarmer, d'assurer que vous ne joueriez pas dans tel salon ridicule! Savez-vous ce qu'on me répondait: «Mais il sera bien forcé, Charlus ne le consultera même pas, il ne lui demande pas son avis». Quelqu'un a cru lui faire plaisir en lui disant: Nous admirons beaucoup votre ami Morel. Savez-vous ce qu'il a répondu avec cet air insolent que vous connaissez: «Mais comment voulez-vous qu'il soit mon ami, nous ne sommes pas de la même classe, dites qu'il est ma créature, mon protégé.» À ce moment s'agitait sous le front bombé de la Déesse musicienne la seule chose que certaines personnes ne peuvent pas conserver pour elles, un mot qu'il est non seulement abject, mais imprudent de répéter. Mais le besoin de le répéter est plus fort que l'honneur, que la prudence. C'est à ce besoin que, après quelques mouvements convulsifs du front sphérique et chagrin, céda la patronne: «On a même répété à mon mari qu'il avait dit: mon domestique, mais cela je ne peux pas l'affirmer» ajouta-t-elle. C'est un besoin pareil qui avait contraint M. de Charlus, peu après avoir juré à Morel que personne ne saurait jamais d'où il était sorti, à dire à Mme Verdurin: «C'est le fils d'un valet de chambre.» Un besoin pareil encore, maintenant que le mot était lâché, le ferait circuler de personnes en personnes qui se le confieraient sous le sceau d'un secret, qui serait promis et non gardé, comme elles avaient fait elles-mêmes. Ces mots finiraient, comme au jeu du furet, par revenir à Mme Verdurin, la brouillant avec l'intéressé qui aurait fini par l'apprendre. Elle le savait, mais ne pouvait retenir le mot qui lui brûlait la langue. «Domestique» ne pouvait d'ailleurs que froisser Morel. Elle dit pourtant «domestique» et si elle ajouta qu'elle ne pouvait l'affirmer, ce fut à la fois pour paraître certaine du reste, grâce à cette nuance et pour montrer de l'impartialité. Cette impartialité qu'elle montrait, la toucha elle-même tellement, qu'elle commença à parler tendrement à Charlie: «Car voyez-vous, dit-elle, moi je ne lui fais pas de reproches, il vous entraîne dans son abîme, c'est vrai, mais ce n'est pas sa faute, puisqu'il y roule lui-même, puisqu'il y roule, répéta-t-elle assez fort, ayant été émerveillée de la justesse de l'image qui était partie si vite que son attention ne la rattrapait que maintenant et tâchait de la mettre en valeur. Non, ce que je lui reproche, dit-elle d'un ton tendre,--comme une femme ivre de son succès--, c'est de manquer de délicatesse envers vous. Il y a des choses qu'on ne dit pas à tout le monde. Ainsi tout à l'heure, il a parié qu'il allait vous faire rougir de plaisir, en vous annonçant (par blague naturellement, car sa recommandation suffirait à vous empêcher de l'avoir) que vous auriez la croix de la Légion d'honneur. Cela passe encore, quoique je n'aie jamais beaucoup aimé, reprit-elle d'un air délicat et digne, qu'on dupe ses amis, mais vous savez il y a des riens qui nous font de la peine. C'est, par exemple, quand il nous raconte en se tordant que, si vous désirez la croix, c'est pour votre oncle et que votre oncle était larbin.» «Il vous a dit cela», s'écria Charlie croyant, d'après ces mots habilement rapportés, à la vérité de tout ce qu'avait dit Mme Verdurin! Mme Verdurin fut inondée de la joie d'une vieille maîtresse qui, sur le point d'être lâchée par son jeune amant, réussit à rompre son mariage. Et peut-être n'avait-elle pas calculé son mensonge ni même menti sciemment. Une sorte de logique sentimentale, peut-être, plus élémentaire encore, une sorte de réflexe nerveux, qui la poussait, pour égayer sa vie et préserver son bonheur, à «brouiller les cartes» dans le petit clan, faisait-elle monter impulsivement à ses lèvres, sans qu'elle eût le temps d'en contrôler la vérité, ces assertions diaboliquement utiles, sinon rigoureusement exactes. «Il nous l'aurait dit à nous seuls que cela ne ferait rien, reprit la Patronne, nous savons qu'il faut prendre et laisser de ce qu'il dit, et puis il n'y a pas de sot métier, vous avez votre valeur, vous êtes ce que vous valez, mais qu'il aille faire tordre avec cela Mme de Portefin (Mme Verdurin la citait exprès parce qu'elle savait que Charlie aimait Mme de Portefin) c'est ce qui nous rend malheureux: mon mari me disait en l'entendant: «J'aurais mieux aimé recevoir une gifle.» Car il vous aime autant que moi vous savez, Gustave (on apprit ainsi que M. Verdurin s'appelait Gustave). Au fond c'est un sensible.» «Mais je ne t'ai jamais dit que je l'aimais, murmura M. Verdurin faisant le bourru bienfaisant. C'est le Charlus qui l'aime.» «Oh! non, maintenant je comprends la différence, j'étais trahi par un misérable et vous, vous êtes bon, s'écria avec sincérité Charlie.» «Non, non, murmura Mme Verdurin pour garder sa victoire car elle sentait ses mercredis sauvés, sans en abuser, misérable est trop dire; il fait du mal, beaucoup de mal, inconsciemment; vous savez cette histoire de Légion d'honneur n'a pas duré très longtemps. Et il me serait désagréable de vous répéter tout ce qu'il a dit sur votre famille», dit Mme Verdurin qui eût été bien embarrassée de le faire. «Oh! cela a beau n'avoir duré qu'un instant, cela prouve que c'est un traître», s'écria Morel. C'est à ce moment que nous rentrâmes au salon. «Ah! s'écria M. de Charlus en voyant que Morel était là et en marchant vers le musicien avec le genre d'allégresse des hommes qui ont organisé savamment toute la soirée en vue d'un rendez-vous avec une femme et qui tout enivrés ne se doutent guère qu'ils ont dressé eux-mêmes le piège où vont les saisir et devant tout le monde les rosser, des hommes apostés par le mari. «Eh! bien, enfin, ce n'est pas trop tôt; êtes-vous content, jeune gloire et bientôt jeune chevalier de la Légion d'honneur? Car bientôt vous pourrez montrer votre croix» dit M. de Charlus à Morel d'un air tendre et triomphant, mais par ces mots mêmes de décoration contresignant les mensonges de Mme Verdurin, qui apparurent une vérité indiscutable à Morel. «Laissez-moi, je vous défends de m'approcher, cria Morel au Baron. Vous ne devez pas être à votre coup d'essai, je ne suis pas le premier que vous essayez de pervertir!» Ma seule consolation était de penser que j'allais voir Morel et les Verdurin pulvérisés par M. de Charlus. Pour mille fois moins que cela j'avais essuyé ses colères de fou, personne n'était à l'abri d'elles, un roi ne l'eût pas intimidé. Or il se produisit cette chose extraordinaire. On vit M. de Charlus muet, stupéfait, mesurant son malheur sans en comprendre la cause, ne trouvant pas un mot, levant les yeux successivement sur toutes les personnes présentes, d'un air interrogateur, indigné, suppliant, et qui semblait leur demander moins encore ce qui s'était passé que ce qu'il devait répondre. Pourtant M. de Charlus possédait toutes les ressources, non seulement de l'éloquence, mais de l'audace, quand, pris d'une rage qui bouillonnait depuis longtemps contre quelqu'un, il le clouait de désespoir, par les mots les plus sanglants, devant les gens du monde scandalisés et qui n'avaient jamais cru qu'on pût aller si loin. M. de Charlus, dans ces cas-là, brûlait, se démenait en de véritables attaques nerveuses, dont tout le monde restait tremblant. Mais c'est que dans ces cas-là il avait l'initiative, il attaquait, il disait ce qu'il voulait (comme Bloch savait plaisanter des Juifs et rougissait si on prononçait leur nom devant lui). Peut-être, ce qui le rendait muet, était-ce,--en voyant que M. et Mme Verdurin détournaient les yeux et que personne ne lui porterait secours--la souffrance présente et l'effroi surtout des souffrances à venir; ou bien, que ne s'étant pas d'avance par l'imagination monté la tête et forgé une colère, n'ayant pas de rage toute prête en mains, il avait été saisi et brusquement frappé, au moment où il était sans ses armes; (car sensitif, nerveux, hystérique, il était un vrai impulsif, mais un faux brave; même, comme je l'avais toujours cru, et ce qui me le rendait assez sympathique, un faux méchant: les gens qu'il haïssait, il les haïssait parce qu'il s'en croyait méprisé; eussent-ils été gentils pour lui, au lieu de se griser de colère contre eux, il les eût embrassés et il n'avait pas les réactions normales de l'homme d'honneur outragé); ou bien, que dans un milieu qui n'était pas le sien, il se sentait moins à l'aise et moins courageux qu'il n'eût été dans le Faubourg. Toujours est-il que dans ce salon qu'il dédaignait, ce grand seigneur (à qui n'était pas plus essentiellement inhérente la supériorité sur les roturiers qu'elle ne le fut à tel de ses ancêtres angoissés devant le tribunal révolutionnaire) ne sut, dans une paralysie de tous les membres et de la langue, que jeter de tous côtés des regards épouvantés, indignés par la violence qu'on lui faisait, aussi suppliants qu'interrogateurs. Dans une circonstance si cruellement imprévue, ce grand discoureur ne sut que balbutier: «Qu'est-ce que cela veut dire, qu'est-ce qu'il y a?» On ne l'entendait même pas. Et la pantomime éternelle de la terreur panique a si peu changé, que ce vieux Monsieur, à qui il arrivait une aventure désagréable dans un salon parisien, répétait à son insu les quelques attitudes schématiques dans lesquelles la sculpture grecque des premiers âges stylisait l'épouvante des nymphes poursuivies par le Dieu Pan.
L'ambassadeur disgracié, le chef de bureau mis brusquement à la retraite, le mondain à qui on bat froid, l'amoureux éconduit examinent parfois pendant des mois l'événement qui a brisé leurs espérances; ils le tournent et le retournent comme un projectile tiré on ne sait d'où ni on ne sait par qui, pour un peu comme un aérolithe. Ils voudraient bien connaître les éléments composants de cet étrange engin qui a fondu sur eux, savoir quelles volontés mauvaises on peut y reconnaître. Les chimistes au moins disposent de l'analyse; les malades souffrant d'un mal dont ils ne savent pas l'origine peuvent faire venir le médecin; les affaires criminelles sont plus ou moins débrouillées par le juge d'instruction. Mais les actions déconcertantes de nos semblables, nous en découvrons rarement les mobiles. Ainsi, M. de Charlus, pour anticiper sur les jours qui suivirent cette soirée à laquelle nous allons revenir, ne vit dans l'attitude de Charlie qu'une seule chose claire. Charlie qui avait souvent menacé le Baron de raconter quelle passion il lui inspirait, avait dû profiter pour le faire de ce qu'il se croyait maintenant suffisamment «arrivé» pour voler de ses propres ailes. Et il avait dû tout raconter par pure ingratitude à Mme Verdurin. Mais comment celle-ci s'était-elle laissé tromper (car le Baron décidé à nier était déjà persuadé lui-même que les sentiments qu'on lui reprocherait étaient imaginaires)? Des amis de Mme Verdurin, peut-être ayant eux-mêmes une passion pour Charlie, avaient préparé le terrain. En conséquence, M. de Charlus les jours suivants écrivit des lettres terribles à plusieurs «fidèles» entièrement innocents et qui le crurent fou; puis il alla faire à Mme Verdurin un long récit attendrissant, lequel n'eut d'ailleurs nullement l'effet qu'il souhaitait. Car d'une part Mme Verdurin répétait au Baron: «Vous n'avez qu'à ne plus vous occuper de lui, dédaignez-le, c'est un enfant.» Or le Baron ne soupirait qu'après une réconciliation. D'autre part, pour amener celle-ci, en supprimant à Charlie tout ce dont il s'était cru assuré, il demandait à Mme Verdurin de ne plus le recevoir; ce à quoi elle opposa un refus qui lui valut des lettres irritées et sarcastiques de M. de Charlus. Allant d'une supposition à l'autre, le Baron ne fit jamais la vraie, à savoir que le coup n'était nullement parti de Morel. Il est vrai qu'il eût pu l'apprendre en lui demandant quelques minutes d'entretien. Mais il jugeait cela contraire à sa dignité et aux intérêts de son amour. Il avait été offensé, il attendait des explications. Il y a d'ailleurs presque toujours, attachée à l'idée d'un entretien qui pourrait éclaircir un malentendu, une autre idée qui, pour quelque raison que ce soit, nous empêche de nous prêter à cet entretien. Celui qui s'est abaissé et a montré sa faiblesse dans vingt circonstances, fera preuve de fierté la vingt et unième fois, la seule où il serait utile de ne pas s'entêter dans une attitude arrogante et de dissiper une erreur qui va s'enracinant chez l'adversaire faute de démenti. Quant au côté mondain de l'incident, le bruit se répandit que M. de Charlus avait été mis à la porte de chez les Verdurin au moment où il cherchait à violer un jeune musicien. Ce bruit fit qu'on ne s'étonna pas de voir M. de Charlus ne plus reparaître chez les Verdurin, et quand par hasard il rencontrait quelque part un des fidèles qu'il avait soupçonnés et insultés, comme celui-ci gardait rancune au Baron qui lui-même ne lui disait pas bonjour, les gens ne s'étonnaient pas, comprenant que personne dans le petit clan ne voulût plus saluer le Baron.