La philosophie zoologique avant Darwin

Chapter 32

Chapter 322,739 wordsPublic domain

Pour le savant français, les organismes se transforment pour ainsi dire passivement, à la suite des transformations du milieu dont ils ne font que subir le contre-coup; pour le naturaliste anglais, l'active multiplication des individus, la lutte pour la vie qui en résulte, oblige les animaux et les plantes à profiter de toutes les conditions d'existence qui leur sont offertes. Le milieu peut rester immuable, dans son infinie variété; mais l'espèce est plastique, elle jouit d'une force expansive illimitée et vient prendre d'elle-même les empreintes qui lui donnent ses aspects si variés. Dès lors, le champ des modifications possibles n'a plus de bornes, car, d'une part, les individus d'une même espèce gardent indéfiniment de leur origine commune quelque chose qui les distingue au milieu des autres êtres vivants, et, d'autre part, la postérité de chacun d'eux a toujours devant elle, à mesure qu'elle s'accroît, la possibilité de s'établir dans l'un des innombrables domaines que le globe tout entier offre à l'activité des espèces fécondes. Isidore Geoffroy nous montre des agents modificateurs fonctionnant en quelque sorte d'une façon intermittente; Charles Darwin nous signale, à côté de ces agents et au-dessus d'eux, une cause modificatrice d'une puissance infinie et qui détermine en quelque sorte ces agents à entrer en scène: c'est la force expansive que les espèces tiennent du pouvoir reproducteur des individus qui les composent. Dans cette nouvelle hypothèse, les espèces n'ont cessé de se modifier depuis l'époque où la vie s'est montrée sur la terre, et l'on comprend sans peine comment les formes vivantes sont parvenues à la prodigieuse diversité que nous révèle l'étude de la botanique, de la zoologie et de la paléontologie, Il n'est plus nécessaire, pour expliquer les modifications dont les espèces sont susceptibles, de faire appel à des phénomènes exceptionnels, inconnus à notre époque et dont l'homme n'aurait jamais été le témoin; il n'est même pas nécessaire de supposer dans le milieu où vivent les organismes des changements plus ou moins profonds; les modifications des formes vivantes sont, comme tous les phénomènes physiques et chimiques que nous observons, les effets de causes encore agissantes et déterminables.

* * * * *

On arrive bien vite, sur cette pente, à poser le problème de la zoologie et de la botanique tout autrement que ne l'avaient fait jusque-là les naturalistes. Chaque forme vivante apparaît comme le résultat d'une série d'actions successives du milieu sur les ancêtres de l'être qui la présente, et l'on conçoit la possibilité de déterminer quelles ont été ces actions, quels effets elles ont produits, dans quel ordre elles se sont succédé.

Ce n'est plus, cette fois, un simple tableau de la Nature qu'il s'agit de tracer, ce n'est plus le mystère de ses intentions qu'il s'agit de dévoiler, ce ne sont plus même les lois auxquelles elle s'astreint dans la production des organismes qu'il s'agit d'énoncer; c'est une véritable explication de chaque être vivant qu'il faut trouver, une explication au sens où les physiciens et les chimistes entendent ce mot, au sens où le prennent déjà les physiologistes. La méthode des sciences naturelles se trouve ramenée à la méthode commune aux sciences physiques. La vraie supériorité de la doctrine de l'évolution est dans cette conséquence, encore incomplètement dégagée par Darwin, mais qui devait nécessairement s'imposer et qui a déterminé une incontestable renaissance dans toutes les branches de l'histoire naturelle. Sans doute, nous sommes encore loin d'avoir obtenu les brillants résultats dont notre imagination se plaît à espérer la réalisation; mais n'est-ce rien que de s'être dégagé de l'anthropomorphisme étroit qui pendant de si longs siècles a pesé sur les plus belles conceptions des naturalistes, d'avoir compris que l'explication des êtres vivants devait se trouver dans le monde où ils vivent et non pas hors de lui, de s'être convaincu que la biologie ne serait faite que le jour où l'on pourrait dire de chaque forme organique quelle est la cause qui l'a produite, où la classification zoologique ne serait autre chose que l'histoire des adaptations successives que les êtres vivants ont subies?

Si les naturalistes ont longtemps considéré ce but comme au-dessus de leurs forces, si, jusque dans la première moitié de ce siècle, las de chercher dans la nature une explication qu'ils ne trouvaient pas, ils croyaient devoir rattacher chaque forme vivante à l'intervention d'une volonté surnaturelle, nous espérons avoir démontré dans les pages qui précèdent que leur ambition nouvelle est pleinement justifiée par les résultats déjà obtenus. À la vérité, des difficultés d'un autre ordre se dressent devant eux. L'ancienne doctrine, en faisant de la nature l'œuvre immédiate d'un créateur tout-puissant, semblait en quelque sorte mettre l'homme en commerce incessant avec Dieu. On a redouté que, en montrant les êtres vivants livrés comme les corps inanimés à l'action aveugle des forces physiques, le transformisme ne fît oublier le Créateur. Mais c'est encore là de l'anthropomorphisme. À ceux que tourmenteraient de tels scrupules, il convient de rappeler que la chimie, la physique, l'astronomie, en expliquant les faits qui appartiennent à leurs domaines respectifs, n'ont nullement atteint la cause première. La biologie moderne n'atteint pas davantage cette cause; elle ne supprime pas Dieu; elle le voit plus loin et surtout plus haut.

NOTES

[1: Ce sont nos vertébrés.]

[2: Aristote a surtout en vue les arthropodes et les vers.]

[3: Lucrèce, _De natura rerum_, livre V, vers 781 à 875.]

[4: Liv. VIII, ch. XLII, § 27 et 28.]

[5: Cette phrase est attribuée à Pascal par Ét. Geoffroy Saint-Hilaire, et sa contexture semble bien celle d'une phrase de l'auteur des _Provinciales_; mais les recherches faites par M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, celles faites par M. Jules Soury n'ont pas permis de la retrouver; nous n'avons pas été plus heureux, et il reste par conséquent quelque doute sur son authenticité.]

[6: Ch. Bonnet, _Contemplations de la nature_, Amsterdam, 1764, t. Ier, p. 29.]

[7: _Ibid._, p. 21.]

[8: _Ibid._, p. 25.]

[9: _Ibid._, t. II, p. 74.]

[10: _Ibid._, p. 77.]

[11: Charles Bonnet, _Palingénésie philosophique, ou idées sur l'état passé et sur l'état futur des êtres vivants_, 1768.]

[12: Bonnet, _Palingénésie philosophique, Œuvres complètes_, t. VII, p. 65, éd. de Neufchâtel, 1783.]

[13: Bonnet, _Considérations sur les corps organisés, Œuvres complètes_, t. III, p. 37 et 38.]

[14: Bonnet, _Œuvres_, t. VII, p. 68.]

[15: _Ibid._, p. 67.]

[16: Ch. Bonnet, _Palingénésie philosophique; Œuvres_, t. VII, p. 152.]

[17: _Ibid._, p. 163.]

[18: _Ibid._, t. III, p. 152.]

[19: _Zoonomie_, vol. I, p. 507.]

[20: Nous devons à notre vénérable ami, M. Victor Considérant, la communication de ces passages des œuvres de Maupertuis.]

[21: M. le conseiller d'État du Mesnil et M. Victor Considérant nous ont signalé l'un et l'autre les opinions transformistes, plusieurs fois exprimées, de Diderot.]

[22: Diderot, _Pensées sur l'interprétation de la nature_, LI, 1754.]

[23: _Histoire naturelle des animaux, Animaux communs aux deux continents_.]

[24: _Dégénération des animaux_.]

[25: _Réflexions sur les expériences de Leuwenhoek_.]

[26: _Histoire des animaux_, chapitre II.]

[27: _Philosophie zoologique_, éd. 1809, t. I, p. 76.]

[28: _Ibid._, t. I, p. 98.]

[29: _Ibid._, t. I, p. 80.]

[30: _Ibid._, t. I, p. 58.]

[31: _Ibid._, t. I, p. 92.]

[32: _Ibid._, t. I, p. 118.]

[33: _Histoire de la création naturelle_, traduction française, Reinwald, édit., 1874, p. 102.]

[34: _Philosophie zoologique_, t. I, p. 101.]

[35: _Ibid._, t. I, p. 265.]

[36: _Ibid._, t. I, p. 349.]

[37: _Ibid._, t. I, p. 357.]

[38: _Histoire naturelle des animaux sans vertèbres_.]

[39: On lit, on effet, dans l'_Optique_ de Newton, question 31: «On peut en dire autant de cette uniformité que nous montre la structure des animaux. Tous les animaux ont, en effet, deux côtés semblables, le droit et le gauche; en arrière correspondent à ces deux côtés deux pieds; en avant, deux bras, deux pieds ou deux ailes fixés aux épaules; entre les épaules, un cou, faisant suite à l'épine dorsale et auquel est fixée la tête; sur cette tête, deux oreilles, deux yeux, un nez, une bouche, une langue sont semblablement placés chez presque tous les animaux.»]

[40: Voir _Vie, travail et doctrine d'Étienne Geoffroy Saint-Hilaire_, par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, p. 143.]

[41: _Philosophie anatomique_, Introduction, p. xxx, 1818.]

[42: _Mémoires de l'Académie des sciences_, t. XII.]

[43: _Annales des sciences naturelles_, t. I, p. 116.]

[44: _Ibid._, 1820, p. 462 et 539.]

[45: Voir sur cette parenté des vertébrés et des animaux segmentés notre ouvrage _Les colonies animales et la formation des organismes_, p. 662 à 700.]

[46: _Recherches sur les Sauriens fossiles_, p. 4.]

[47: _Influence du monde ambiant sur les formes animales_, p. 76.]

[48: Geoffroy condamne surtout le choix des _preuves particulières_ sur lesquelles Lamarck a appuyé sa doctrine; quant à l'influence des habitudes sur les modifications organiques, aucun physiologiste ne voudrait, pensons-nous, la mettre en doute. Il serait facile de réunir un grand nombre de formes organiques qui ont été figées, en quelque sorte, par l'hérédité dans l'attitude qui leur est le plus habituelle, attitude qui est devenue le point de départ de modifications organiques importantes.]

[49: _Mémoire sur l'influence du monde ambiant pour modifier les formes animales_, p. 82, 1831.]

[50: Il s'agit ici de William Edwards, frère de M. Henri Milne Edwards, le doyen actuel de la Faculté des sciences de Paris.]

[51: _De l'influence des circonstances extérieures sur les corps organisés_, p. 26.]

[52: Page xi, note.]

[53: Voir, par exemple, à ce sujet, Credner, _Traité de géologie_, trad. française, p. 255.]

[54: Ed. 1829, p. 9.]

[55: _Discours sur les révolutions du globe_, édit. Didot, p. 62.]

[56: _Règne animal_, 2e édit., 1829, t. I, p. 46.]

[57: _Annales du Muséum d'histoire naturelle_, t. XIX, p. 76, 1812.]

[58: Ce sont les poulpes, les seiches, les calmars et les animaux analogues.]

[59: _Principes de philosophie zoologique_, p. 70, 1830.]

[60: Article Nature du _Dictionnaire des sciences naturelles_.]

[61: _Vie, travaux et doctrine scientifique d'Étienne Geoffroy Saint-Hilaire_, par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, p. 376.]

[62: _Mémoire sur l'Hectocotyle_. Par une bizarre coïncidence, dans ce même, mémoire, où des faits positifs sont seuls censés devoir trouver place, Cuvier s'arrête à une conclusion étrangement erronée, à savoir que l'hectocotyle, qu'on sait être aujourd'hui un simple bras de poulpe, est une sorte de ver parasite.]

[63: _Mémoire sur l'oreille osseuse des crocodiles et des téléosaures_, p. 136, 1831.]

[64: _Notions de philosophie naturelle_, 1837, p. 111. Geoffroy venait d'être dépouillé au profit de Frédéric Cuvier de la direction de la ménagerie du Muséum, qu'il avait fondée.]

[65: _Études progressives d'un naturaliste_, 1835, p. 84.]

[66: Johannes Müller, _Handbuch der Physiologie des Menschen_, II Band, p. 522: «Die wichtigsten Wahreiten in den Naturwissenchaften sind weder allein durch Zergliederung der Begriffe der Philosophie, noch allein durch blosses Erfahren gefunden worden, sondern durch eine denkende Erfahrung welche das Wesentliche von dem Zenfälligen unterscheidet, und dadurch Grundsätze findet, aus welchen viele Erfahrungen abgeleitet werden. Dies ist mehr als blosses Erfahren; und wen Man will, eine philosophische Erfahrung.»]

[67: _Leçons de physiologie et d'anatomie comparées_, t. I, p. 2, 1857.]

[68: Linné, _Philosophie botanique_, édit. Gleditsch, p. 361.]

[69: Linné, _Aménités académiques_, vol. VI, p. 324.]

[70: Gœthe, _Essai sur la métamorphose des plantes_, propositions 87-90, 1790.]

[71: De l'existence d'un os intermaxillaire à la mâchoire supérieure de l'homme, aussi bien qu'à celle des animaux (_Acta naturæ curiosorum_, t. XV, 1786).]

[72: _Mémoire sur la conformité organique_, p. 31.]

[73: _Les origines animales de l'homme_, 1 vol. in-8, Germer Baillière, 1871.]

[74: _Mémoire sur la conformité organique_, p. 19.]

[75: Voir: _De l'âme du monde, hypothèse de haute physique pour expliquer l'organisme universel_, 1798; et _Premier plan d'un système de philosophie de la nature_, 1799.]

[76: _Colonies animales_, 1881, p. 710.]

[77: Les premières vues théoriques de Richard Owen sur la constitution du squelette remontent à 1838 (_Geological Transactions_, p. 518). Mais on consultera surtout ses _Principes d'ostéologie comparée_, publiés en français, en 1855, et ses _Lectures on physiology and comparative anatomy of the vertebrata_.]

[78: R. Owen, _Principes d'ostéologie comparée_, 1855, p. 11.]

[79: Rathke, _Ueber die Bildung und Entwickelung des Flusskrebses_, 1829, in-folio, Leipzig.]

[80: H. Milne Edwards, _Mémoire sur les changements de forme que les Crustacés éprouvent pendant leur jeune âge_ (_Annales des sciences naturelles_, t. XXX, 182)].

[81: On en connaît aujourd'hui, les _Penæus_, par exemple, qui n'ont à leur naissance, comme les crustacés inférieurs, que trois paires d'appendices.]

[82: H. Milne Edwards, _Histoire naturelle des Crustacés_, t. I, p. 197, 1834.]

[83: _Histoire naturelle des Crustacés_, t. I, p. 14, 1834.]

[84: Voir notre ouvrage sur _Les colonies animales_, p. 505, 1881.]

[85: Milne Edwards, _Observations sur le développement des annélides_ (_Annales des sciences naturelles_, 3e série, t. III, 1843, p. 174).]

[86: Milne Edwards, _Considérations sur quelques principes relatifs à la classification naturelle des animaux_ (_Annales des sciences naturelles_, 3e série, t. I, p. 65, 1844.)]

[87: Thompson, _Zoological researches and illustrations, or natural history of non descript or imperfectly known animals_, 1831.]

[88: Nordmann, _Mikrographische Beiträge zur Naturgeschichte der wirbellosen Thiere_, 1832.]

[89: _Histoire naturelle des Crustacés_, t. I, p. 50.]

[90: _Dictionnaire classique d'histoire naturelle_, t. XII, article Organisation, p. 339, août 1827.]

[91: _Histoire naturelle des crustacés_, t. I, p. 5, 1834.]

[92: _Ibid._, p. 126.]

[93: _Ibid._, p. 147.]

[94: _Ibid._, p. 20.]

[95: Émile Blanchard, _Recherches anatomiques et zoologiques sur le système nerveux des animaux sans vertèbres_ (_Annales des sciences naturelles_, 3e série, t. V, 1846).]

[96: Lacaze-Duthiers, _Recherches sur l'armure génitale femelle des insectes_ (_Annales des sciences naturelles_, 3e série, t. XII à XIX, 1829 et années suivantes).]

[97: Louis Agassiz, _Contributions to the natural history of United States_, 1857; _Essay on classification_, Londres, 1859; _De l'espèce et de la classification en zoologie_, Paris, 1862.]

[98: L. Agassiz, _De l'espèce et de la classification_, p. 8.]

[99: _Ibid._, p. 14.]

[100: _Ibid._, p. 9.]

[101: _Ibid._, p. 8.]

[102: _Ibid._, p. 12.]

[103: _Ibid._, p. 10.]

[104: _Ibid._, p. 43.]

[105: _Ibid._, p. 218.]

[106: _Les colonies animales_, notamment page 714.]

[107: L. Agassiz, _De l'espèce et des classifications_, page 262.]

[108: _Recherches sur l'organisation et les mœurs des Planaires_ (_Annales des sciences naturelles_, 1re série, t. XV, 1828), et _Aperçu de quelques observations nouvelles sur les Planaires et plusieurs genres voisins_ (_Annales des sciences naturelles_, 1re série, t. XXI, 1850).]

[109: S. Lovén, _Observations sur le développement et les métamorphoses des genres Campanulaire et Syncoryne_ (_Annales des sciences naturelles_, 2e série, vol. XIV, 1841).]

[110: _Biblia naturæ_, p. 75, fig. 7 et 8 de la pl. 9, 1752.]

[111: _Isis_, Bd. I,1818, p. 729.]

[112: _Nova acta Academiæ Leopoldinæ_, t. V, p. 2, 1826.]

[113: Même recueil, vol. IX, p. 75, 1835.]

[114: _Naturforscher Stuck_, 25, p. 72.]

[115: _Göze's Naturgeschichte der Eingeweidervürmern_, Suppl., 1800.]

[116: _Considérations sur les corps organisés_ (_Œuvres d'histoire naturelle et de philosophie_, éd. Fauche, 1779, t. III, p. 37).]

[117: _Ueber den Generationsvechsel, oder die Fortpflanzung und Entwickelung durch abwechselneden Generationen, eine eigenthumlehre Form der Brutpflege in den niederen Thierclassen._ Copenhague, 1842.]

[118: E. Perrier, _Les Colonies animales_, p. 726 et suivantes.]

[119: Van Beneden, _Mémoire sur les cestoïdes_ (_Bulletin de l'Académie de Bruxelles_, 1847, p. 106).]

[120: Leuckart, _Ueber den Polymorphismus der Individuen oder die Erscheinungen der Arbeitstheilung in der Natur_. Giessen, 1851.]

[121: Richard Owen, _On parthenogenesis_, 1849.]

[122: Voir notre ouvrage _Les colonies animales et la formation des organismes_, p. 701.]

[123: A. de Quatrefages, _Métamorphoses de l'homme et des animaux_ (_Revue des Deux-Mondes_ de 1855 et 1856 et 1 vol. in-12, 1862).]

[124: _Ibid._, p. 268.]

[125: _Anatomie générale_, Introduction, p. lxvj. Ed. Blandin, 1831.]

[126: Nous possédons de nombreux traités d'embryogénie humaine; un seul traité d'embryogénie comparée a été publié jusqu'à ce jour, celui de Balfour, paru en 1881, et l'on y trouverait encore plus d'une preuve de ce que nous avançons. En même temps paraissaient nos _Colonies animales_, où nous avons tâché de nous rapprocher autant que possible de la méthode que nous indiquons ici.]

[127: Bonnet, _Considérations sur les corps organisés_, _Œuvres_, t. III, p. 226.]

[128: _Ibid._, proposition 255.]

[129: Tome II, p. 284 (1859).]

[130: _Ibid._, p. 295.]

[131: Le texte de ces leçons, publiées dans la _Revue des cours scientifiques_, n'est pas revêtu de la signature du professeur; mais nous avions l'honneur d'être à cette époque, à l'École normale supérieure, l'un des élèves les plus attentifs de l'éminent auteur de l'_Histoire naturelle du corail_, et, si nos souvenirs sont exacts, la rédaction de la _Revue des cours_ rend bien, sinon dans la forme, au moins dans le fond, la pensée de M. de Lacaze-Duthiers.]

[132: De πρωτον, première, et μερος, partie.]

[133: Voir nos _Colonies animales_, pages 403 et 705.]

[134: Voir notamment le _Précis d'anatomie transcendante appliquée à la physiologie_, 1842.]

[135: Serres, _loc. cit._, t. I, p. 95.]

[136: _Loc. cit._, page 91.]

[137: _Loc. cit._, p. 19.]

[138: _De l'espèce et de la race chez les êtres organisés_, t. I, p. 217.]

[139: Ch. Naudin, _Nouvelles recherches sur les hybrides végétaux_ (_Nouvelles archives du Muséum d'histoire naturelle_, tome 1, p. 169, 1863).]

[140: Godron, _De l'espèce et des races chez les êtres organisés_, t. I, p. 51, 1859.]

[141: _Ibid._, p. 144.]

[142: _Ibid._, t. I, p. 332.]

[143: _Ibid._, t. I, p. 463.]

[144: _Ibid._, t. II, p. 46.]

[145: Ch. Naudin, _Nouvelles recherches sur l'hybridité dans les végétaux_ (_Nouvelles archives de Muséum d'histoire naturelle_, 1re série, vol. I, 1863, p. 162). Bien que ce mémoire soit daté de 1863, M. Ch. Naudin avait déjà exprimé des idées analogues en 1832, dans la _Revue horticole_, plusieurs années, par conséquent, avant l'apparition du livre de C. Darwin sur l'origine des espèces.]

[146: A. Sanson, _Traité de zootechnie_, t. II, p. 62, 2e édition.]

[147: M. Sanson prend ici le mot _spécifique_ dans le sens des zootechnistes qui comptent autant d'espèces de chevaux, de bœufs, de moutons, de chiens qu'il y a de races solidement fixées de ces animaux.]

[148: Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, _Histoire générale des règnes organiques_, t. II, p. 431, 1839.]