Chapter 31
[244] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 42, 261, 391. Nous avons vu que le Temps n'est pas un être, mais une condition d'existence et d'activité pour tous les êtres créés.
[245] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 203.
[246] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 137, 154, 376.
[247] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 28.
[248] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 107, 108.
[249] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 108.
[250] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 109.
[251] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 58.
[252] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 130.
[253] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. p. 115 et suiv.
[254] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 122.
[255] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 121.
[256] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. 122.
[257] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 58.
[258] «Quelque chose a grandi (dans l'élan originel), quelque chose s'est développé par une série d'additions qui ont été autant de créations. C'est ce développement même qui a amené à se dissocier des tendances qui ne pouvaient croître au-delà d'un certain point sans devenir incompatibles entre elles.» (BERGSON, _Ibid._, p. 57, 58.)
[259] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 123, 124.
[260] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 126.
[261] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 140.
[262] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 138.
[263] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 139.
[264] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 140, 141.
[265] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 138-144.
[266] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. p. 137, 284.
[267] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 144.
[268] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 146, 147.
[269] Cf. FARGES, _le Cerveau, l'Ame et les Facultés_, p. 420-460.
[270] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. p. 147 et suiv.
[271] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 151, 152.
[272] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. p. 153.
[273] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 155.
[274] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 155, 156.
[275] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 139.
[276] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 156.
[277] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 158.
[278] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 188 et suiv.
[279] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 191.
[280] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 190.
[281] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 185.
[282] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 286, 287.
[283] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. p. 56, 114, 128, 148.
[284] «C'est la même inversion du même mouvement qui crée à la fois l'intellectualité de l'esprit et la matérialité des choses.» _(L'Evolution créatrice,_ p. 225.)
[285] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 182.
[286] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 50.
[287] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 50; cf. p. 182.
[288] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 57.
[289] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 182.
[290] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 204.
[291] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 210.
[292] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 200, 201.
[293] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 220.
[294] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p, 201.
[295] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 243.
[296] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 237.
[297] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 257, 258.
[298] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 266, 267.
[299] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 217, 220-221, 238, 226, 299; cf. p. 271.
[300] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 293, 294.
[301] «Un création de la matière ne serait ni incompréhensible ni inadmissible.» (BERGSON, _l'Evolution créatrice,_ p. 260.)
[302] Cf. FARGES, _Théorie fondamentale_, p. 180-192.
[303] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 299.
[304] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. p. 348, 350, 377, 381, 385.
[305] «Il n'y a pas de choses, il n'y a que des actions.... J'exprime cette similitude probable quand je parle d'un centre d'où les mondes jailliraient comme les fusées d'un immense bouquet,--pourvu toutefois que je ne donne pas ce centre pour une _chose_, mais pour une continuité de jaillissement. Dieu, ainsi défini, n'a rien de tout fait; il est vie incessante, action, liberté.» (BERGSON, _Ibid._, p. 270.)
[306] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 209. (C'est nous qui soulignons.)
[307] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 49; cf. p. 367, 373.
[308] Au fond, c'est la confusion de l'_essence_ et de l'_existence_ que les scolastiques avaient si bien distinguées. L'existence n'est identique à l'essence que dans un seul être, l'_Etre parfait_. Dire que le monde existe parce qu'il dure, qu'il est la durée même, c'est dire qu'il est l'Etre parfait, alors que son imperfection et sa contingence éclatent de toute part.
[309] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 341.
[310] LE ROY, _Revue de Méta. et de Morale_, juill. 1907, p. 482.
[311] _Semper prius est quod melius est. ᾽Αει τὸ βέλτιον πρότερον. ARISTOTE, _Méta_., l. II, c. iii, § 12.--. Ούκ οϋν βέλτιον τὸ πρὦτον. _Méta_., l. XI, c. vi, § 11.
[312] BOUTROUX, _Etudes d'hist. et de philosophie_, p. 202.
[313] RENAN, _Averrhoès_, p. 7.
[314] «La formule maîtresse de ces novateurs est précisément le contraire de la nôtre, et toute leur doctrine se résume dans cette phrase: _le non-être prime l'être_. Aussi, de là, ces belles conclusions que l'on sait: tout a commencé par le néant;--le devenir est la seule existence véritable;--le plus sort du moins;--ce qui passe est réel; ce qui demeure, une abstraction;--l'Etre infini est la dernière et la plus vide des abstractions. Toujours et partout, c'est la primauté du néant affirmée impudemment; le dernier mot de tout ceci est la formule: _le non-être prime l'être_.» (DE RÉGNON, _la Métaph. des causes_, p. 116.)
[315] «Dieu, ainsi défini, n'a rien de tout fait.»--Il est «une continuité de jaillissement».--(Il est donc en train de se faire et d'évoluer avec l'univers.) (BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 270.)
[316] PLATON, _Sophiste_, trad. Cousin, p. 261.--ARISTOTE, _Méta._, l. XII, c. ix.
[317] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 299.
[318] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, Introd., p. vii; cf. p. 96, 111.--«La doctrine des causes finales ne sera jamais réfutée définitivement. Si l'on écarte une forme, elle en prendra une autre.» (p. 43.)
[319] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 347.
[320] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 67-83.
[321] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 75, 83.
[322] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. p. 84.
[323] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 95.
[324] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 111.
[325] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 112.
[326] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. p. 97.
[327] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 114.
[328] HAMELIN, _Essai sur les éléments de la représentation_, 1907, p. 321.
[329] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 104, 110, 200, 283.
[330] Τὸ γαρ ὅλον πρότερον άναγκαιον είναι του μέρους. (_Polit._. l. I, c. ii.)
[331] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 184.
[332] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 96.
[333] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 105.
[334] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 113.
[335] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 268.
[336] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 269.
[337] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 270.
[338] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 272.
[339] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 283.
[340] SULLY-PRUD'HOMME, _le Problème des causes finales_, p. 157.
[341] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, Introd., p. vi.
[342] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 193, 194, cf. p. 201.
[343] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 399.
[344] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 226.
[345] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 3.--Cf. _l'Evolution créatrice_, p. 316.
[346] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 37.
[347] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 39.--Cf. p. 53, 56, 151, 262, etc.
[348] Elles ont même le maximum possible d'objectivité, parce que «la perception des qualités sensibles est beaucoup plus indépendante du besoin et présente par là même une réalité objective supérieure». (BERGSON, «Réponse à Pitkin», _Journal of Philosophy_, 7 juill. 1910.)
[349] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 225; cf. 228, 66.
[350] La qualité sensible consisterait dans une espèce de contraction du réel opéré par un état variable de tension ou de relâchement, p. 21, 232.
[351] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 40, 56.
[352] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 60, 61.--Cf. p. 145, 147, 150, 264.--«De là l'illusion qui consiste à voir dans la sensation un état flottant et inextensif, lequel n'acquerrait l'extension et ne se consoliderait dans le corps que par accident: illusion qui vicie profondément la théorie de la perception extérieure.... Il faut en prendre son parti: la sensation est, par essence, extensive et localisée.» (_Ibid._, p. 151.)
[353] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 147, 267.
[354] Cf., sur ce double jeu, notre étude _l'Objectivité de la perception,_ p. 229 et suiv.
[355] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 239.
[356] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 267.
[357] «Les états cérébraux qui accompagnent la perception n'en sont ni la cause ni le duplicat.» (_Matière et Mémoire_, p. 263. Cf. p. 52, 68.) «Le cerveau est un instrument d'action, non de représentation.» (p. 69.)
[358] Cette théorie profonde d'Aristote et des scolastiques trouve un écho dans _l'Evolution créatrice_, p. 182, où la vision est appelée «un toucher rétinien».
[359] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 227.
[360] HAMILTON, _Lec. on Met._, t. I, p. 288.
[361] B. SAINT-HILAIRE, _De Anima_, préf., p. 117.
[362] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 59, 37, 61, 257, 244.
[363] Voir notre étude I. _Théorie fondamentale_, p. 370 à 402.
[364] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 263, 245, 143, 260, 19.
[365] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 105, 106.
[366] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 245.--Cf. p. 263.
[367] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 244, 256, 36.
[368] «Elle (la vraie philosophie) doit nous ramener, par l'analyse des faits et la comparaison des doctrines, aux conclusions du sens commun.» (_Ibid._ Avant-propos, p. iii.) Un aveu si précieux est à retenir pour juger la philosophie nouvelle. On ne saurait trop le répéter.
[369] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 70; cf. p. 49, 52, 261.
[370] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 20, 21, 63.
[371] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 65, 60, 67.
[372] BERGSON, _Matière et mémoire_, p. 255. Les besoins des animaux et ceux de l'homme étant différents, on peut en conclure que leur perception du monde est différente de la nôtre, dans une certaine mesure, mais le fond est le même.
[373] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 197, 62.
[374] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 257.
[375] «Pourvu que l'on ne considère de la Physique que sa forme générale et non pas le détail de sa réalisation, on peut dire qu'elle touche à l'absolu.» BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 217, 216; cf. p. 52, 225, 251, 387, 389, etc. On voit par là combien M. Bergson est loin de ne voir dans les sciences--avec nos pragmatistes--que des définitions nominales ou conventionnelles plus ou moins déguisées, auxquelles _le succès_ tiendrait lieu de _vérité_.
[376] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 390, 391.
[377] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 54.
[378] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 177.
[379] «Originellement, nous ne pensons que pour agir. C'est dans le moule de l'action que notre _intelligence_ a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité.» (BERGSON, _l'Evolution créatrice,_ p. 47.) Le même reproche est adressé au _Sens commun_: p. 48, 49, 166, 167, 306, 322, etc. On le traite d'«intéressé»; d'«utilitaire», et partant de «suspect».
[380] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 168, 169.
[381] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 169.
[382] ARISTOTE, _Phys_., l. III, c. i, § 6; _Méta_, l. X, c. ix, § 2, 4.
[383] ARISTOTE, _Phys_., l. III, c. i, § 9.
[384] BARTHÉLÉMY SAINT-HILAIRE, Phys., Préf., p. 38; et l. III, c. ii, § 4, note.
[385] «Progrès qui est le mouvement même.» (BERGSON, _l'Evolution créatrice,_ p. 168.)
[386] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 179; cf. p. ii, 175, 193.
[387] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, introd., p. ii; cf. p. 53.
[388] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 225.
[389] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, introd., p. i, ii; cf. p. 173, 175, 213, 289, 398.
[390] Cf. BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 151, 157, 166, 190, 198.--«(L'intelligence) est la faculté de fabriquer des objets artificiels, en particulier des outils à faire des outils, et d'en varier indéfiniment la fabrication.» (_Ibid._, p. 151.)
[391] FOUILLÉE, _la Pensée_, p. 79.
[392] FOUILLÉE, _Ibid._, p. 161.
[393] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 137, 105, 148, 130, 125.
[394] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 11, 17, 22, 29.
[395] Cette confusion de l'étendue abstraite avec la matière a été relevée plus haut. Ni l'anatomiste ni le chimiste ne peuvent décomposer les corps à leur fantaisie. Ils doivent en respecter les «articulations» naturelles.
[396] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 167.
[397] On peut voir ces trois notions dans Aristote, _VI Phys_., c. i;--_Continua_, quorum extrema sunt unum: Συνεχῆ, ὦν τά ἔσχατα ἓν.--_Contigua_, quorum extrema sunt simul: 'απτόμενα δʹὦν τά ἔσχατα αμα. --_Dissita_, ea interquæ nihil est medium, quod sit ejusdem rationis: 'εφεξῆς δʹὦν μηδἑν μεταξυ συχχενές.
[398] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 13, 160, etc.
[399] BERGSON, _Matière et mémoire_, p. 218.
[400] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 10, 366.
[401] «Moi et non-moi, moi et vous, moi et tous, forment une discontinuité primitive qu'aucun artifice ne saurait supprimer.» (FOUILLÉE, _la Pensée_, p. 16.)--«Si nous _découpons_ le réel, c'est qu'il est _découpable_, c'est qu'il est jusqu'à un certain point découpé, c'est que nous y sommes découpés nous-mêmes; c'est, par exemple, qu'un homme n'est pas un autre homme, qu'un homme n'est pas un cheval ... bref que nos idées, nos concepts et nos lois ont un fondement dans le réel.» (_Ibid._. p. 74.)
[402] «Multitudinem esse et divisibile, magis est sensibile quam esse indivisibile. Quare multitudo ratione prior quam indivisibile per sensum est.» Τὸ μαλλον αισθητὸν τὸ πλἦθος εϊναι και τὸ διαιρετὸν ἢ τὸ άδιαίρετον, ὤστε τῷ λόγῳ πρότερον τὸ πλἦθος τοϋ άδιαιρέτου δια τῆν αϊσθησιν. (_Méta._, l. IX, c. iii, § 2.)
[403] FOUILLÉE, _la Pensée_, p. 223.
[404] S. THOMAS, I°, q. LXXXV, a. 3.
[405] ARISTOTE, _Phys_., l. I, c. ii, § 15.
[406] PLATON, _Phèdre_, 265 E.--Voir aussi contre l'unité de l'être _Parménide_ et le _Sophiste_, surtout, p. 248, trad. Cousin.
[407] ARISTOTE, _Méta_., l. XII, c. iii, § 8, 9.
[408] ARISTOTE, _Phys_., l. II, c. ii, § 3;--_Méta_., l. XII, c. iii, § 8.
[409] S. THOMAS, I°, q. LXXXV, a. 4.
[410] SAINT THOMAS, _Contra Gent_., l. II, c. xcv.
[411] «Quocirca idem erit bonum et non bonum, idem homo et equus: nec de hoc erit illius disputatio, an omnia entia sint unum, sed eo potius an nihil sint: item tale esse et tantum esse, idem erunt.» ὥστε ταύτον ἔσται άγαθὸν και ούκ άγαθὸν, και άνθρωπος και ίππος, και ού περι τοϋ ἓν εϊναι τα ὄντα ὁ λόγος ἔσται αύτοϊς, άλλα περι τοϋ μηδέν, και τὸ τοιῳδι εϊναι και τοσᾡδι ταύτόν (_Phys.,_ l. I, c. ii, § 14.)
[412] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 170.
[413] LE ROY, _Revue de Méta. et de Morale_, sept. 1899, p. 517.
[414] M. Fouillée l'a très bien vu: «La tentative pour expliquer _entièrement_ l'origine des idées et leur vérité par la biologie constitue une immense pétition de principe.» (_La Pensée_, p. 80.)
[415] «_In quantum dicit verbum anima cognoscit objectum_.» S. THOMAS, _de Verit._, q. iv, a. 2. Après l'intuition de son objet, l'esprit se l'exprime et se le dit à lui-même.
[416] «_Omnis scientia est universalium_.... _Quodam modo scientia est universalis_» (dans ses principes); «_quodam modo autem minime_» (dans ses applications particulières). (ARISTOTE, _Méta_., l. XII, c. x, § 8.) «Un joueur d'échecs, par exemple, ne crée pas une science en gagnant une partie. Il n'y a de science que du général.» (POINCARÉ, _la Science et l'hypothèse_, p. 13.)
[417] «Loin de faire fi des principes, nous croyons qu'ils sont l'essentiel. Y substituer la pure étude des faits biologiques, c'est vouloir faire marcher une montre sans y introduire le grand ressort.... Vainement on nous invite à délaisser pour les questions pratiques du jour «la paix des questions éternelles»--dites plutôt le tournant des questions éternelles. Les problèmes du jour ne peuvent vraiment se résoudre qu'en vertu de raisons qui les dépassent: l'actuel dépend du perpétuel.» (FOUILLÉE, _Morale des idées-forces,_ p. XXVII, XXIX.)
[418] Φανερὸν τοινυν έκ τουτων ὄτι ἔστι τὸ πρώτος κινοϋν άκίνητον (ARISTOTE, _Phys_., l. VIII, c. v.)
[419] Pour Aristote, c'est quelque chose de _divin_, τὸ θείον; pour saint Thomas et pour nous, c'est la pensée même de Dieu reflétée par ses créatures.
[420] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 340.
[421] «Concevoir (le concept) est un pis aller (!!) dans les cas où l'on ne peut pas percevoir (!!).... Une conception ne vaut que par les perceptions éventuelles qu'elle représente (!!).» (BERGSON, _Conférences d'Oxford_, p. 5.) Le lecteur appréciera si ce n'est pas là une inintelligence totale.
[422] «Persistance inextinguible d'un reste: c'est la tare essentielle du concept.» _(Revue néo-scolastiq.,_ nov. 1910, p. 489.)
[423] SAINT THOMAS, _in Il Cœlor_., l. XVIII.
[424] _Quidquid esse potest intelligi potest_. S. THOMAS, _Contra Gent_., l. II, c. 98.--La raison en est que tout ce qui vient à l'existence est la réalisation d'un possible et partant d'une idée.
[425] BERGSON, _Revue de Méta. et de Morale_, 1903, p. 8.
[426] Nominaliste pour tous les concepts, excepté pour celui de Temps, où M. Bergson est ultra-réaliste, puisqu'il en fait la substance des choses dans le grand Tout. En faisant du Temps non pas un fluide, mais la _fluidité_ même, il hypostasie une abstraction.
[427] _L'universel_ veut dire essence commune à plusieurs individus. Ainsi la rondeur est une essence commune à toutes les choses rondes. La première vue de l'esprit découvre une essence, v.g. la rondeur de ce cercle: c'est l'universel _direct_. La seconde vue la considère comme étant commune à tous les autres cercles, existants ou possibles, c'est-à-dire comme infiniment imitable: c'est l'universel _réflexe_.
[428] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 56, 114, 128, 136, 148.
[429] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, introd., p. iii.
[430] En général, l'intuition désigne l'acte de connaître un objet immédiatement, sans raisonnement ni passage par des idées intermédiaires. Elle s'oppose à l'acte discursif.
[431] «Une faculté tout autre que celle d'analyser. Ce sera, par définition même, l'intuition.» (BERGSON, _Revue de Méta. et de Morale_, 1903, p. 35.)
[432] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, introd., p. iv; cf. p. 216.
[433] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 31, 47, 49, 164, 323, etc.
[434] Voici un aveu: «Même quand elle se lance dans la théorie, la science est tenue d'adapter sa démarche à la configuration générale de la pratique (et du réel). Si haut qu'elle s'élève, elle doit être prête à retomber dans le champ de l'action et à s'y retrouver tout de suite sur ses pieds. Ce ne lui serait pas possible si son rythme différait absolument de celui de l'action elle-même.» (_L'Evolution créatrice_, p. 356.) Bien loin de s'opposer, le théoricien et le praticien se complètent.
[435] Il s'agit «d'une connaissance par le dedans, qui les saisit (les faits) dans leur jaillissement même au lieu de les prendre une fois jaillis, qui creuserait ainsi au-dessous de l'espace et du temps spatialisé....» (BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 390.)
[436] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 50; cf. p. 216.
[437] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 53.
[438] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 210, 211.
[439] Même hésitation chez M. Le Roy qui écrit: «La tâche propre du philosophe serait de résorber l'intelligence dans l'instinct, ou plutôt de réintégrer l'instinct dans l'intelligence.» (_Revue des Deux Mondes_, février 1912.)
[440] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 179.
[441] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, cf. p. 197.
[442] «La première (connaissance) implique qu'on tourne autour de cette chose; la seconde, qu'on entre en elle.» (BERGSON, _Revue de Méta. et de Morale_, 1903, p. i.)
[443] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 290.
[444] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 209.
[445] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 258, cf. p. 259.--«En les rapprochant les unes des autres (les formes de l'instinct), en les faisant ensuite fusionner avec l'intelligence, n'obtiendrait-on pas cette fois une conscience coextensive à la vie et capable, en se retournant brusquement contre la poussée vitale qu'elle sent derrière elle, d'en obtenir une vision intégrale, quoique sans doute évanouissante?» (_Ibid._, introd., p. v.)
[446] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 272.--«On appelle intuition cette espèce de _sympathie intellectuelle_ par laquelle on se transporte à l'intérieur d'un objet pour coïncider avec ce qu'il a d'unique et partant d'inexprimable.» (_Rev. de Méta. et de Morale_, 1903, p. 3.)
[447] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 209.
[448] BERGSON, Discours de Bologne, 10 avril 1911, dans la _Revue de Méta. et de Morale_, nov. 1911, p. 826, 827.
[449] BERGSON, _Ibid._, p. 813, 824.
[450] Pour Kant, c'est le concept qui recoud le décousu informe de l'intuition sensible. Pour Bergson, c'est, au contraire, l'intuition sensible qui recoud le morcelage du concept. Opposition curieuse qui trahit le caractère artificiel de ces systèmes!
[451] Aristote avait déjà dit: «Sentir n'est pas encore savoir.» (_Anal._ Post.)
[452] FOUILLÉE, _la Pensée_, p. 363.
[453] «Concevoir est un pis-aller dans le cas où l'on ne peut pas percevoir.» (BERGSON, conf. d'Oxford, _la Perception du changement_, p. 5.)
[454] Cf. S. AUG. _De Genes. ad litt_., IV, 32, 50.--S. Thomas ajoute que la vision dans le Verbe est la connaissance la plus parfaite, soit du général, soit du particulier. _Perfectius (res) cognoscitur per Verbum quam per se ipsam, etiam in quantum est talis_, (De verit. q. 8, a. 16, ad II; cf. q. 4, a. 6.)
[455] BERGSON, _Revue de Méta. et de Morale_, janv. 1903, p. 13.
[456] FOUILLÉE, _la Pensée_, p. 353.
[457] BERGSON, _Revue de Méta. et de Morale_, janv. 1903, p. 9, 15, 27. Voici quelques jolis exemples de ces concepts «fluides». Définition de l'_idée_: «Une certaine assurance de facile intelligibilité.» Définition de l'_âme_: «Une certaine inquiétude de vie.» (_Ibid._, p. 31.) On comprend que de tels concepts soient perpétuellement changeants.
[458] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 393.
[459] Cf. notre étude I sur _le Mouvement_, p. 142 et suiv.
[460] BERGSON, _Revue de Méta. et de Morale_, 1903, p. 32, 33.
[461] Aristote, lui aussi, a voulu revenir «de la sécheresse et de l'insuffisance logique à la richesse féconde de l'expérience, de l'artificiel au naturel.» (RAVAISSON, _Testament philosophique_, p. 7.)
[462] LE ROY, _Revue de Méta. et de Morale_, 1907, p. 488, 495.
[463] BERGSON, _l'Evolution créatrice_, p. 389.
[464] BERGSON, _Matière et Mémoire_, p. 54.