La Perse, la Chaldée et la Susiane
Part 67
KURDES, peuple de l'Asie occidentale qui habite en Turquie et en Perse le pays montagneux situé à l'est des rives du Tigre appelé par les Persans «Kurdistan». La race kurde est forte et d'humeur très belliqueuse. L'insurrection contre leurs maîtres turcs ou persans paraît être l'objet des constants efforts de ces tribus nomades.
L
LADJVERDI, couleur gros bleu.
LAHAF, couvre-pied ouaté utilisé tour à tour comme matelas ou comme couverture.
LALÈ (tulipe), chandelier dans lequel la bougie, supportée par un ressort, monte à mesure qu'elle brûle. Un globe de verre en forme de sphère permet de conserver les lalès allumés au grand air.
LE NÔTRE, architecte et dessinateur des jardins de Louis XIV. Anobli par le roi, et créateur des jardins de Marly, Trianon, Chantilly, Saint-Cloud, des Tuileries et de la terrasse du château de Saint-Germain (1613-1700).
LESGHÉES, tribu nomade campée au nord de la Géorgie, p. 123.
LINTEAU, traverse de bois ou de pierre placée sur une baie, p. 399.
LISTEL, petite moulure carrée et unie, p. 472.
LOFTUS, SIR KENNETT, diplomate et naturaliste anglais, p. 664.
LOULE KÉBAB (kébab en tuyau), viande de mouton hachée en très menus morceaux, pressée autour d'une brochette de fer et grillée sur des charbons ardents, p. 21.
LOUTI (vaurien). Le louti inspire une si grande terreur, que personne n'ose porter plainte contre lui. Il règne par la frayeur qu'il inspire à tous ses voisins, p. 222.
LYCIE, pays de l'Asie Mineure qui confine avec la Méditerranée et la mer Égée, p. 368.
M
MACHALLAH! grand Dieu!
MAÇT, lait fermenté.
MADAKHEL. Les gens à conscience large traduiraient ce mot par «bénéfice»; les scrupuleux écriraient «vol».
MADIAN, jument.
MADJMOUA, plateau circulaire dans lequel on apporte en même temps tous les plats d'un dîner.
MAFRECHS, sacoches taillées en forme de malle, dans lesquelles on emporte en voyage les literies et les vêtements. Les mafrechs sont toujours vendues par paires et forment la charge d'un mulet.
MAHMOUD, général afghan, fils de Mir Weis. Envahit la Perse et se fit proclamer roi à Ispahan, p. 241.
MAHOMET, en arabe Mohammed, fondateur de la religion musulmane. Voir sa doctrine, p. 113.
MAHOMET II, prend Constantinople (1453), p. 300.
MAL, «bien» dans le sens de possession, p. 435.
MALCOLM, général anglais qui fut envoyé à Fattaly chah pour contre-balancer l'influence du général Gardanne, p. 126.
MALEK, docteur de Médine (795), p. 572.
MAMNOUN, nom d'un pont jeté sur le Zendèroud au devant d'Ispahan.
MAMOUNIEH, village sur la route de Téhéran à Saveh. État particulier du pays, p. 166.
MANDANE, mère de Cyrus, p. 382.
MANZEL, lieu où l'on s'arrête quand l'étape est terminée.
MARANDE, ville d'Arménie, ancienne Mandagarana de Ptolémée, p. 35.
MARGÈMOUCH (mort aux rats), arsenic, p. 437.
MAROC. Empire composé des provinces de Fez, de Maroc, de Sous, de Tafilet, de Sedjelmesse et de Darah. L'empereur est indépendant de la Turquie. La population est formée de Maures, d'Arabes et de Berbers. La religion est le mahométisme, mais les chrétiens et les juifs sont tolérés dans les provinces septentrionales.
MASDJED CHAH, mosquée du Chah.
MASDJED DJOUMA, mosquée où l'imam djouma dit, au nom du roi, la prière du vendredi.
MAYAN, village situé sur la route d'Ispahan à Chiraz, p. 341.
MAZENDÉRAN, province du nord de la Perse, limitée par la mer Caspienne, le Gilan, l'Irak Adjémi et le Khorassan. Pays montagneux, forêts de noyers, mines de cuivre, de manganèse, p. 102.
MECHHED, capitale du Khorassan. Tombeau de l'imam Rezza. Pèlerinage, université, p. 65 et _passim_.
MECHHED ECH-CHEMS (mosquée du Soleil), près d'Hillah, p. 614.
MECHHED MOURGAB, gros bourg situé à une forte étape de Persépolis. Fabrique de tapis, p. 367.
MECQUE (LA), ville sainte des musulmans, où se trouve la Kaabah. La Mecque et la Kaabah sont très antérieures à l'islamisme et furent imposées au Prophète par les vieilles traditions locales, p. 293 et _passim_.
MÉDIE, royaume de l'ancienne Asie, compris entre l'Assyrie, la Perse et la mer Caspienne. Capitale Ecbatane, p. 375.
MÉDINE, deuxième ville sainte de l'Islam, au nord de la Mecque. Elle renferme le tombeau de Mahomet, p. 306.
MÉDRESSÈ, école presque toujours placée dans le voisinage d'une mosquée si ce n'est à l'intérieur.
MEHMAN KHANÈ (maison d'hôte), située à Kazbin sur la route qui conduit de Recht à Téhéran. Réservée aux agents diplomatiques et aux rares personnes autorisées à y descendre, p. 103.
MÉIDAN, place.
MÉKITARISTES, ordre religieux. Ses principaux couvents sont à Venise et à Vienne, p. 218.
MENBER, chaire dans laquelle montent les mollahs pour prêcher, p. 299.
MERDACH, rivière qui coule dans la plaine située au-dessous des ruines de Persépolis, p. 387.
MERLON. Dans un crénelage on désigne sous le nom de merlon les parties de maçonnerie pleine derrière lesquelles s'abritent les défenseurs et, par créneau, les vides compris entre les merlons, p. 389.
MÉRODACH, divinité chaldéenne, p. 619.
MESCAL, environ 5 grammes, p. 496.
MÉSOPOTAMIE, région de l'ancienne Asie comprise entre le Tigre et l'Euphrate, p. 576.
MIANDJANGAL, village situé près de Sarvistan sur la route de Darab, p. 472.
MIANEH, village situé sur la route de Tauris à Téhéran. Punaises redoutables, p. 70.
MIHRAB, niche dont les revêtements sont plus ou moins ornés et qui, dans la mosquée, indique la direction de la Mecque.
MINARS DJONBOUNS, minarets tremblants, p. 278.
MIR WEIS, chef afghan, p. 241.
MIRZA. Placé avant le nom propre ou seul, le titre de _mirza_ signifie «secrétaire, lettré». Après le nom propre il équivaut à Altesse royale et n'est porté que par les princes du sang.
MIRZA ALI MOHAMMED, fondateur de la religion baby. Voir BABYSME.
MIRZA YAYA. _Bab_ actuel, qui vit hors de Perse, p. 83.
MITRE, turban et coiffure en feutre mou connue d'Hérodote, p. 400.
MOALLEM, savant, p. 210.
MOGOLS. Ils envahissent la Perse au treizième siècle sous la conduite de Djengis khan. Après la mort du conquérant, son empire, qui s'étendait depuis la mer de Chine et la mer des Indes jusqu'à la mer Glaciale et aux frontières de la Pologne, est démembré (1227). Timour Lang subjugue de nouveau l'Asie. Babour, un de ses descendants, fonde aux Indes, en 1519, l'empire du Grand Mogol.
MOHAMMED ALI, apôtre du babysme, successeur de Mollah Houssein, p. 80.
MOHAMMED CHAH, père de Nasr ed-din chah, p. 710.
MOHAMMÉREH, petite ville située à l'embouchure du Karoun sur le Chat el-Arab, p. 522.
MOHARREM, mois pendant lequel les Chiites donnent des représentations dramatiques en l'honneur des martyrs de leur foi, Hassan et Houssein, p. 273.
MOKATTAM, dernier contrefort de la chaîne libyque tout voisin du Caire, p. 1.
MOLLAH, membre du clergé subalterne.
MOSSOUL, ville musulmane construite sur la rive droite du Tigre vis-à-vis de l'emplacement de l'antique Ninive, p. 581.
MOTAVELLI, titre donné au gardien de tombeaux vénérés; notamment au gardien du tombeau de Daniel, p. 660.
MOUÇA (Imam), tombeau à Kâzhemeine, près Bagdad, p. 589.
MOUCHARABIEH, fenêtre en saillie et close au moyen de légères dentelles de bois derrière lesquelles se placent les femmes musulmanes afin de voir sans être vues, p. 325.
MOUCHTEÏD, chef religieux nommé par acclamation, p. 55.
MOUKIR. Voir NAKIR.
MOUSTOFI DE KAZBIN, auteur d'une chronologie musulmane, p. 708.
MOUTESSAREF, sous-préfet turc, p. 636.
MOUTESSARAFIEH, sous-préfecture.
MOUTONS, Turkomans de l'Asie Mineure partagés en deux tribus, celle du Mouton Noir et celle du Mouton Blanc, en raison des figures de ces animaux qui étaient peintes ou brodées sur leurs étendards respectifs, p. 708.
N
NABUCHODONOSOR, un des derniers rois de Babylone, p. 619.
NADIR CHAH, né en 1688, général de chah Tamasp, qu'il détrône en 1732. Après de nombreux succès militaires sur les Afghans, il est battu par les Arabes à Samara. Nadir revient à la charge l'année suivante, tue le général ottoman, investit Bagdad et signe une paix avantageuse qui, après une nouvelle prise d'armes, lui assure la Géorgie et l'Arménie. A la mort de chah Tamasp il prend le titre de chah (1736). Il conduit une expédition dans l'Inde et meurt assassiné en 1747, p. 320.
NAÏEB SALTANÈ (lieutenant du royaume), troisième fils de Nasr ed-din chah, p. 158.
NAKHCH, dessin.
NAKHCHÈ ROUSTEM (dessin de Roustem), bas-reliefs achéménides et sassanides sculptés sur des rochers voisins de Persépolis et au-dessous des tombes des princes achéménides, p. 388.
NAKIR, ange noir, qui interroge les morts sur l'unité de Dieu et la mission de Mahomet, p. 114.
NAMAT, tapis de feutre, p. 493.
NAPOULIOUN BEZEURG, Napoléon le Grand, p. 505.
NARCHIVAN, ancienne ville persane, aujourd'hui comprise dans les possessions russes. Ruines de mosquées et de tombeaux anciens, bazars animés, p. 24.
NASRABAD, caravansérail sur la route de Koum à Kachan, p. 193.
NASR ED-DIN (CHAH), fils de Mohammed chah, né en 1828, monte sur le trône en 1848. Souverain régnant, p. 132 et 710.
NATEINS, mosquée renommée pour ses émaux à reflets métalliques, p. 211.
NAZER, intendant.
NÉBO, divinité chaldéenne, p. 619.
NÉCHANÈ (signal), laissé par les muletiers sur les routes de caravane, p. 477.
NEDJ, province de l'Arabie turque, p. 572.
NEDJEF, ville de l'Arabie située au sud de Kerbéla. C'est à Nedjef que se trouve le tombeau d'Ali, neveu et gendre de Mahomet. Lieu de pèlerinage très célèbre chez les Chiites. Université, p. 55.
NÉGARISTAN, palais construit à Téhéran par Fattaly chah, p. 127.
NEMOUDEN, paraître, p. 435.
NESTORIENS. Ils séparent la nature divine et la nature humaine de Jésus-Christ. Nestorius, patriarche de Constantinople, mort en 439, est le chef de cette hérésie, p. 547.
NIAVARAND, palais royal aux environs de Téhéran.
NICOLAS DE DAMAS, historien grec, né en 64 avant J.-C, p. 380.
NIET, mot russe qui signifie «il n'y a rien».
NIMROU, œufs au plat.
NISIBIN, ville forte située entre le Tigre et l'Euphrate. Elle passa tour à tour aux mains des Perses et des Romains. Prise par Chapour après la conquête de l'Arménie, p. 408.
NITOCRIS. Il semble que Nitocris ait été la femme de Nabou-pal-Oussour, prédécesseur de Nabuchodonosor II, p. 613.
NIZAMÉ, auteur de l'_Iskender Nameh_ et du poème intitulé _Kosro et Chirin_, p. 706.
NOIRE (MER), le Pont-Euxin des anciens; située entre la Russie, la Turquie d'Europe, celle d'Asie et les régions caucasiennes. Elle reçoit de grands fleuves, entre autres le Danube, le Dniester, le Dnieper et le Kouban, p. 7.
NOOUKAR (domestique). Ce nom s'applique non seulement aux serviteurs, mais encore à tout individu placé sous les ordres d'un autre. Le premier ministre est le premier _nooukar_ du roi.
NOROUZ (fête du nouvel an), dont l'origine paraît remonter à la plus haute antiquité perse. Elle donne lieu à de grandes réjouissances et se célèbre toujours avec solennité, p. 22.
NOUBAÏN, serviteur d'Isdoubar qui aida son maître à purger la terre de tous les monstres qu'elle nourrissait, p. 396.
O
OBARÈ, outarde que l'on chasse au faucon, p. 510.
OCÉAN INDIEN, ou mer des Indes, compris entre l'Afrique, l'Asie et la Nouvelle-Hollande.
OKHTMA, caravansérail bâti à Bagdad, p. 603.
OMAR KHAYYAM, précurseur de Gœthe et de Henri Heine, suivant l'appréciation de M. Barbier de Meynard, p. 707.
OPIUM, p. 229.
ORMUZD. Voir AOURAMAZDA.
OURF, loi coutumière, p. 145.
OURMIAH, ville de l'Azerbeïdjan, bâtie sur les bords du lac du même nom. Siège d'un évêché, p. 52.
OUSTA, titre donné à tous les chefs ouvriers.
OVOÏDE, qui a la forme d'un œuf, p. 471.
P
PADAROJNA, passeport donnant droit de requérir des chevaux dans toutes les maisons de poste russes, p. 12.
PANKA, éventail rectangulaire suspendu au plafond et mis en mouvement à bras d'homme au moyen d'un système de poulies très simple. Les serviteurs chinois le manœuvrent avec une habileté toute particulière. Le panka est indispensable dans les pays chauds. Les casernes anglaises, à Aden et aux Indes, en sont pourvues, p. 5.
PAPACH, coiffure tronconique formée d'une peau de mouton montée sur une carcasse d'osier, p. 17.
PARSIS, nom donné aux Guèbres des Indes, p. 408.
PARTHÉNON, temple consacré à Minerve, bâti sur le point le plus élevé du rocher de l'Acropole. Détruit par les Perses, il fut reconstruit par Périclès. La statue de la déesse, chef-d'œuvre de Phidias, était d'or et d'ivoire. Les Turcs, les Vénétiens et enfin les Anglais ont travaillé de leur mieux à la ruine de cet édifice, p. 5.
PARTHES, tribu scythe établie dans la Parthie ou Parthiène, au sud de l'Hyrcanie. La Parthie forma sous Arsace (250 av. J.-C.) un royaume qui s'étendit de la mer Caspienne à l'Indus et à l'Euphrate, lutta contre Rome et ses empereurs et succomba devant les Sassanides (226 ap. J.-C), p. 554.
PASAGADE, montagne située entre Maderè Soleïman et Persépolis. Ville bâtie par Cyrus sur l'emplacement où il vainquit Astyage, p. 381.
PASARGADE, vieille capitale achéménide dont on doit retrouver un jour les ruines à Darab ou à Fœsa, p. 381.
PASSANGAN, caravansérail sur la route de Koum à Kachan, p. 192.
PAUL, monnaie d'or russe, p. 30.
PEDER CAG, litt. «père chien» (sous-entendu «fils de»). En réalité l'insulte doit s'entendre «fils de père chien».
C'est aux ascendants que les plus grossières injures sont adressées. _Passim_.
PEDER SOUKHTA, litt. «père brûlé» (sous-entendu «fils de»), et doit s'entendre «fils de père qui brûle aux enfers». _Passim_.
PEHLVI, langue perse parlée du temps des Sassanides, p. 212.
PEÏGHAMBAR (prophète), p. 663.
PENDENTIF, surface courbe qui raccorde une portion de la base d'une coupole avec des arceaux jetés au-dessus des piliers placés aux angles d'une salle carrée.
PERSE, nom donné par les Européens au royaume gouverné par le chah. Les Persans désignent leur patrie sous le vieux nom d'Iran, et réservent les dérivés du mot Fars pour qualifier leur langue et une province du sud dont Chiraz est la capitale. Cette distinction est exacte: le nom d'Iran appartenant dans l'antiquité au pays lui-même, tandis que les Persans sont des Aryens qui conquirent le sud de l'Iran avant de régner sur la totalité du pays. Les Arabes désignent les Persans sous le nom d'Adjémis. _Passim_.
PERSÉPOLIS, nom donné par les Grecs à l'une des anciennes capitales des Perses située dans le nord du Fars. Le nom véritable paraît avoir été Parsa. Palais et tombeaux achéménides, bas-reliefs sassanides, p. 383.
PERSIDE, vêtement fourré de peau de bête, connu d'Aristophane, p. 400.
PERSIQUE (Golfe), situé entre la Perse à l'est et l'Arabie à l'ouest, se terminant auprès de l'embouchure du Tigre et de l'Euphrate. Sa longueur est d'environ 250 lieues, sur une largeur variant de 90 à 22. Sa profondeur ne dépasse en aucun point 200 mètres. Tempêtes fréquentes; groupe des îles Baharin, p. 2, 507.
PETITS-RUSSIENS, habitants de la Russie méridionale, p. 17.
PHASE, rivière qui prend sa source dans le Caucase et se jette dans la mer Noire. Les anciens prétendent que l'expédition des Argonautes s'arrêta à la ville d'Oca, construite près de son embouchure. Les rives du Phase sont peuplées d'oiseaux qui lui doivent son nom: les faisans, p. 8.
PHILIPPE II de Macédoine (359 à 336 av. J.-C.), fils d'Amyntas III, soumit la Thrace, vainquit à Chéronée les Athéniens et les Thébains réunis contre lui à la voix de Démosthène, et périt assassiné par Pausanias. Père d'Alexandre le Grand, p. 408.
PIALEH, petite coupe en métal de la forme d'une sébile.
PICHKHEDMET, valet de chambre, p. 68.
PICHKIACH, cadeau que l'on fait avec l'intention d'obtenir une faveur ou une étrenne supérieure à la valeur de l'objet offert, p. 487.
PICK, gros village situé sur la route de Téhéran à Saveh, p. 165.
PILAU. _Recette._--Prenez deux livres de riz à grains très fins; mettez à tremper dans de l'eau froide pendant trois heures; changez l'eau et faites crever le riz pendant vingt minutes; posez le riz sur une claie d'osier et lavez-le à l'eau froide, de façon à enlever toutes les parties amidonnées et à ne conserver que le gluten. Laissez sécher sur la claie pendant une demi-heure. Prenez une marmite ou une grande casserole de cuivre; jetez-y le riz assaisonné de sel et de poivre, ajoutez-y une demi-livre de beurre très frais divisé en petits morceaux. Fermez le récipient, entretenez du charbon ardent dessus et dessous pendant une heure ou une heure et demie et n'ouvrez qu'au moment de servir. La croûte dorée qui s'attache au fond de la marmite doit être retournée et posée au sommet du plat de riz. C'est la partie du pilau préférée par les Persans. Si le pilau est bien réussi, le riz, après entière cuisson, doit se détacher grain par grain, comme s'il était cru. Le pilau se sert à part et se mêle dans l'assiette de chaque convive avec toutes sortes de plats de viande préparés en sauce, des crèmes, de la confiture, en un mot avec des mets assez liquides pour humecter le riz.
PIR-BODAK KHAN, premier kadjar qui joue un rôle actif dans l'histoire de la Perse, p. 708.
PISÉ, mortier de terre mêlé de paille, p. 399.
PLINE L'ANCIEN, écrivain latin, auteur d'une _Histoire naturelle_. Périt en voulant voir de trop près une éruption du Vésuve (23-79 ap. J.-C), p. 412.
PLUTARQUE, historien et moraliste grec, né à Chéronée, en Béotie (50-120 ap. J.-C). Précepteur d'Adrien. Créé consul par Trajan. Il nous reste de lui des œuvres morales et les _Vies des hommes illustres_, grecs et romains, p. 407.
POCHTÈBOUN, terrasse qui recouvre les maisons ou les édifices, p. 288.
POLVAR-ROUD, rivière torrentueuse qui prend sa source dans les montagnes des Bakhtyaris et court vers Persépolis, p. 365.
POLYBE, historien grec, né à Mégalopolis (Arcadie) vers 204 av. J.-C. Son père était chef de la ligue Achéenne. Élève de Philopœmen. De ses ouvrages il ne reste plus que l'_Histoire universelle_, s'étendant depuis le commencement des guerres puniques jusqu'à la fin des guerres de Macédoine, p. 42.
PORT-SAÏD, ville de formation récente, construite à l'entrée du canal de Suez. Son accroissement est constant, p. 2.
POSADA, mot espagnol qui signifie «hôtellerie».
POSEIDON, nom grec du dieu que les Romains appelèrent Neptune, p. 5.
POTI, petit port de mer russe, d'un accès très difficile durant la plus grande partie de l'année, situé à l'embouchure du Phase, sur la mer Noire. Une ligne de chemin de fer, construite actuellement jusqu'à Tiflis, réunira dans peu d'années la mer Noire à la mer Caspienne, p. 7.
POUL (argent), p. 435.
PTOLÉMÉE (306-285 av. J.-C), roi d'Égypte, après la mort d'Alexandre.
PUR SANG, p. 635.
PYRAHAN, courte chemise descendant à peine plus bas que la ceinture, p. 358.
PYRÉE, autel du feu. Voir ATECHGA.
Q
QUINTE-CURCE, historien latin dont la vie et l'époque sont inconnues. Auteur d'une _Vie d'Alexandre_. Il est probable qu'il vivait sous Trajan, p. 407-614.
QUILLAGE (mot dérivé de quille); se dit en architecture de tous les systèmes de supports verticaux, p. 472.
R
RADIER, maçonnerie placée en travers d'une rivière et formant une fondation indiscontinue sur laquelle sont bâties les piles d'un pont ou tout autre ouvrage d'art, p. 326.
RAMAZAN ou RAMADAN, suivant qu'on adopte la forme persane ou arabe, mois de jeûne ordonné aux musulmans en souvenir du saint temps où l'ange Gabriel apporta le Koran à Mahomet, p. 115.
RACHID ED DIN, historien, p. 708.
RAWLINSON, général, diplomate et célèbre assyriologue anglais, p. 619.
RECHT, port persan sur la mer Caspienne, mis en communication avec Téhéran par une route de caravane jusqu'à Kazbin et par un fossé rarement carrossable de Kazbin à Téhéran, p. 497.
REÏ, l'antique Ragès, s'élevait non loin de l'emplacement actuel de Téhéran. Fortifications antiques. Deux tours de la période musulmane, p. 138.
REÏS, titre arabe donné au capitaine d'un bateau, p. 536.
REZZA (IMAM), enterré à Mechhed, dans le Khorassan. Pèlerinage en grande vénération, p. 65.
ROKHCH (CHAH), p. 273.
ROMAIN DIOGÈNE, époux de l'impératrice Eudoxie et tuteur de ses fils, p. 706.
ROOUGAN, mélange de beurre et de graisse de queue de mouton avec lequel on fait la cuisine.
ROUBANDI (lien de figure), voile de toile blanche porté par les femmes persanes dès qu'elles franchissent le seuil de leur maison, p. 110.
ROUGE (MER), grand golfe de la mer des Indes connu des anciens sous le nom de mer Érythrée. Cette mer est peu profonde, semée d'îlots et de rochers et sujette à des coups de vent violent; ses chaleurs suffocantes sont redoutables. Le canal de Suez la met aujourd'hui en communication avec la mer Méditerranée.
ROUSTEM, personnage légendaire sur lequel l'épopée persane s'est plu à accumuler la gloire de plusieurs générations de guerriers redoutables. Lire dans le _Chah Nameh_ de Firdouzi l'admirable passage où le héros vainqueur reconnaît son propre fils Sohrab dans l'ennemi étendu à ses pieds, ainsi que le navrant tableau du désespoir et de la folie de la mère de Sohrab. _Passim_.
S
SAADI, poète et philosophe persan né à Chiraz au XIIe siècle. Auteur du _Gulistan_ (Roseraie), du _Bostan_ (Verger) et du _Pend Nameh_ (Livre des conseils). On doit à l'éminent professeur au Collège de France, M. Barbier de Meynard, une traduction du _Bostan_ aussi élégante qu'exacte.
SABÉENS ou SOUBAS, désignés dans la Turquie d'Asie sous le nom de chrétiens de saint Jean; ils considèrent saint Jean comme le véritable Messie, p. 547.
SABLIÈRE, pièce de bois longitudinale sur laquelle reposent les chevrons de la charpente, p. 506.
SALAMINE, île de l'Archipel située vis-à-vis d'Éleusis, en Attique, dont elle n'est séparée que par un canal. La baie de Salamine est surtout célèbre par la grande victoire que Thémistocle y remporta sur la flotte de Xerxès (480 av. J.-C.), p. 666.
SAMOVAR, récipient chauffé par un réchaud à charbon et dans lequel on conserve de l'eau en ébullition destinée à faire le thé.
SARDES, capitale de la Lydie, p. 193.
SARGON ou SARIOUKIN II (721-704 av. J.-C.), roi d'Assyrie, successeur de Salmanazar. Il construisit le palais retrouvé par M. Place dans le village de Khorsabad, p. 395-581.
SARTIP (général), p. 246.
SARVISTAN (Terre des Cyprès), bourg de la province du Fars au sud de Chiraz, p. 465.
SASSANIDES, dynastie perse qui succéda aux Arsacides. Sassan, son fondateur, monta sur le trône vers l'an 200 de J.-C. Chapour Ardéchir, Kosroès Anouchirvan sont au nombre des principaux rois sassanides, p. 388-703.
SAUX, village entre Korout et Ispahan. Station télégraphique, p. 213.
SAVEH, ville située au sud-ouest de Téhéran, p. 171.
SÉFÉVIE, dynastie persane connue aussi sous le nom de Sofi. Son fondateur, chah Ismaïl, prétendait descendre du septième imam (1478). Le dernier roi sofi, chah Houssein, est renversé par l'invasion afghane. Voir Chah ABBAS.
SEÏD (en persan prononcez Seïed), descendant de Mahomet. Se distingue du commun des mortels par le turban ou la ceinture de couleur verte s'il est sunnite, de couleur bleu noir s'il est chiite, p. 115.
SÉLEUCIE, ville de l'ancienne Babylonie, bâtie sur le Tigre. Capitale des Séleucides, p. 559.
SELJOUCIDES, dynastie turque qui régna sur l'Asie au XIIe siècle et disparut devant Djengis khan, p. 707.
SÉMIRAMIS, reine, peut-être légendaire, au compte de laquelle les historiens grecs ont mis tous les hauts faits des princes de la Babylonie et de l'Assyrie. Son nom ne se trouve dans aucun texte, mais une des femmes de Binmirari, qui régnait sur l'Assyrie au commencement du VIIIe siècle, se nommait Sammourramit. Comme ce nom est le type original du nom de Sémiramis, on a proposé de reconnaître dans la femme de Binmirari la Sémiramis d'Hérodote. Cette reine, fait anormal chez les Assyriens, fut associée au trône par son royal époux, p. 613.
SENNACHÉRIB, en assyrien Sin-akhè-irib (704-681 av. J.-C.), un des plus puissants rois qui aient régné sur l'Assyrie, p. 395-581.
SERDAB, appartement creusé dans le sol, où se réfugient pendant l'été les habitants de Bagdad, p. 567.
SERDAR (celui qui tient la tête), titre porté autrefois par les gouverneurs persans de la province d'Érivan, p. 22.