La nuit de Noël dans tous les pays

Chapter 9

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Le 24 décembre, une vaste salle avait été mise gracieusement à la disposition de l'École foraine; la réunion fut très belle. Un public nombreux voulut prendre part à la joie des pupilles de Mlle Bonnefois.

M. Gaston Lacoin, avocat à la Cour d'appel, dans un à-propos très brillant sur l'École foraine et sa fondatrice, fit savoir qu'elle n'avait pas été oubliée par le bonhomme Noël, puisque le Conseil général, sur la proposition de M. Duval-Arnoult, lui allouait une subvention de 500 francs.

Cette heureuse nouvelle fut accueillie avec joie.

Mmes L. Vaillant et J. Jucquot ont ouvert le concert par un charmant morceau à quatre mains. Mme Raucet-Banès a charmé l'auditoire par son talent de fine diseuse. Mme Benoiste a brillamment exécuté une Étude de Liszt et accompagné tous les artistes avec un réel talent. Deux jeunes élèves de Mlle Caroline Brun ont fait entendre de ravissantes mélodies avec des voix bien posées, une diction parfaite et un style impeccable.

La distribution des présents de toutes sortes suspendus à un splendide arbre du Noël eut ensuite lieu au milieu de la joie générale; tous les petits forains paraissaient être au comble du bonheur.

Mlle Bonnefois peut être heureuse et Mlle Giraud fière de ses petits élèves. Puissent-elles longtemps encore assister à cette fête de famille!

_L'arbre de Noël des Alsaciens-Lorrains, à Paris_

Il n'est pas un journal, en France et surtout en Alsace-Lorraine, qui n'ait raconté, au moins une fois, cette cérémonie si particulièrement touchante et patriotique.

Tout le monde connaît l'Association des Alsaciens-Lorrains, à Paris. Cette oeuvre a distribué, depuis son origine, des millions de secours et procuré du travail et des moyens d'existence à des milliers de familles émigrées.

Comme l'arbre de Noël est en grand honneur dans toutes les familles alsaciennes, on pensa, dès l'année qui suivit la guerre de 1870, à une fête qui rappelât aux petits émigrés les joies du foyer natal.

Jules Claretie a raconté l'origine de cette fête, dans une salle de café-concert, à l'Alcazar, où les petits Alsaciens étaient accourus. On en attendait quelques centaines; il en était venu plus d'un millier.

«Les fillettes et les gamins, dit Jules Claretie montaient, tout émus, les marches de l'estrade. Même après avoir pillé les épiciers du voisinage, on n'allait bientôt plus avoir rien à leur donner. Il fallut briser par fragments les tablettes de chocolat, pour que les derniers emportassent quelque chose. C'est Gambetta qui les cassait en deux, ces tablettes de chocolat, et les passait à Mme Floquet qui les distribuait à ces petites mains tendues.»

Cette fête de famille, très modeste à l'origine, reçut dans la suite un développement considérable; entourée de la sympathie universelle, elle devint une manifestation charitable vraiment grandiose.

Qu'on en juge par le récit que nous en fait un journal de la capitale [120]:

[Note 120: _Le Monde illustré_, 26 déc. 1881.]

«Le 25 décembre 1881, a eu lieu, dans l'après-midi, à l'Hippodrome, la Noël des Alsaciens-Lorrains.

«De patriotiques souvenirs planaient sur cette fête. Une foule émue et sympathique se pressait dans l'immense vaisseau, admirablement décoré pour la circonstance.

«Des Alsaciens, au nombre de six mille, et environ quatre mille enfants, avaient été convoqués dans cette vaste enceinte, afin de participer aux libéralités que leur réservaient les Dames patronnesses de l'Oeuvre, sous la forme d'agréables et utiles dons, consistant en vêtements chauds, objets de toute espèce, jouets et bonbons.

«Au centre de l'arène se dressait un énorme sapin, provenant des forêts d'Alsace [121], dont les gigantesques rameaux, ornés de rubans aux couleurs nationales, ployaient sous une charge coquette de joujoux et de Lanternes.

[Note 121: Avant de l'expédier, ses racines avaient été soigneusement enveloppées d'une grosse motte de _terre alsacienne_.]

«Des mâts, autour desquels s'enroulaient des oriflammes et des drapeaux tricolores, étaient plantés de place en place. Ils portaient tous, au centre, les armes des villes des pays annexés, ainsi que l'écusson de la ville de Paris.

«Sur des tables placées au pied de ces mâts, s'amoncelaient des piles de cadeaux, qui attiraient les regards de la troupe enfantine, assise au milieu de l'ellipse.

«Le reste de l'assistance s'étageait sur les gradins de l'amphithéâtre.

«On y remarquait bon nombre de sénateurs, de députés, des élèves de l'École polytechnique, de l'École centrale...

«La musique de la Garde républicaine et plusieurs sociétés chorales ont fait entendre, comme intermèdes, des morceaux très applaudis.

«Des pièces de vers et des chants patriotiques ont été chaleureusement acclamés.

«Ensuite a commencé le défilé des enfants qui sont venus, accompagnés de leurs parents, recevoir, des mains charitables, les dons destinés à chacun d'entre eux.

«Les bienfaiteurs se sont retirés avec la conscience d'un doux et cher devoir de commisération accompli en faveur de frères malheureux.

«Les Alsaciens pauvres ont mieux compris qu'ils faisaient toujours partie du territoire français, et que, en dépit des efforts faits pour les séparer de nous, la charité supprimait les frontières nouvelles.»

Ce spectacle charmant de l'arbre de l'Hippodrome fait retrouver aux pauvres exilés, dans la douce fête de l'arbre de Noël, le souvenir vivant de la patrie absente, et ceux qui veulent être généreux pour l'enfance proclameront hautement «qu'elles sont bonnes et touchantes, les traditions qui permettent ainsi de faire le bien et la charité, en les parant de cette poésie émue et naïve qui, depuis dix-neuf siècles, s'attache à la plus populaire de nos fêtes [122]».

[Note 122: _Le Journal de Rouen_, loc. cit.]

Rückert, le plus poétique révélateur, dit Baur, de l'amour divin manifesté dans la grotte de Bethléem, nous a laissé une poésie très aimée des enfants. C'est comme une perce-neige toute pure et toute délicate qui s'est épanouie sur le bord de la Crèche; nous ne ferons que résumer le poète allemand:

_L'arbre de Noël et l'enfant pauvre_

«Un petit enfant étranger parcourt les rues superbes d'une ville inconnue: il admire les jouets exposés aux vitrines, la lumière des palais et les étincelants sapins entrevus dans les salles bien chauffées.

«Tout enfant, dit-il, a son petit arbre et sa bougie: tout enfant, chez ses parents, a sa douce surprise, et, moi seul, je n'ai rien. Et il frappe tristement à toutes les portes, et personne n'a pitié de lui et ne l'invite à entrer.

«O saint Enfant-Jésus, s'écrie-t-il, je n'ai ni père, ni mère, je n'ai que vous; puisque personne ne m'écoute, venez à mon secours.» Il joint ses petites mains glacées par le froid, et, tout grelottant, il attend, anxieux, dans la rue.

«Et voici que descend vers lui un autre petit enfant, entouré d'une lumière étrange et qui lui dit:

«Je suis le divin Jésus... tout le monde te repousse, moi je viens à toi... tu auras aussi ton arbre de Noël, regarde!»

«De la main, l'Enfant-Jésus lui montre alors le ciel dans lequel brille un gigantesque arbre de Noël tout scintillant d'étoiles.

«L'enfant, dont l'âme est inondée de joie et de paix, se sent soulevé lentement, doucement par mille petits anges qui se détachent de l'arbre merveilleux.

«.....Il est retourné dans sa vraie patrie, et là il oublie toutes les souffrances d'ici-bas!»

Il faut lire cette ravissante poésie dans le texte allemand pour en savourer toute la suavité.

Après avoir célébré tous les charmes de l'arbre de Noël, parlons de la coutume si française du _soulier_ ou du _sabot_ de Noël, mis dans l'âtre pendant la Messe de minuit, pour le plus grand bonheur de nos naïfs enfants.

II. LE SOULIER DE NOËL

L'heure de la veillée est déjà avancée; les plus petits enfants consentent à assister à la Messe de minuit dans la _chapelle blanche_, c'est-à-dire à dormir sous leurs blancs rideaux, pendant que leurs parents iront à l'église. Mais auparavant, tout émus, ils déposent, avec grand soin, leur soulier au pied des chenets de fonte. Pendant leur sommeil, ils rêvent de sucre de pomme, de polichinelles, de bonbons et de jouets de toutes sortes...

Maman attend que bébé soit bien endormi; puis, elle s'avance discrètement et remplit l'escarpin mignon, largement ouvert, des objets qu'elle sait que son cher petit désire le plus,--elle le lui a fait dire tant de fois!...

Le lendemain, dès son réveil, l'enfant accourt, pieds nus, le cour battant, l'oeil encore gros de sommeil et déjà brillant de plaisir, pour contempler les trésors, objets de toutes ses espérances.

Malgré la nuit plus courte, avec quel empressement le père et la mère sont debout, dès le jour naissant, pour guetter le réveil de leur fils, pour être les heureux témoins de sa surprise, de sa joie exubérante, quand il aperçoit les jouets, friandises et cadeaux de toutes sortes, que lui envoie le petit Jésus par son fidèle messager _le bonhomme Noël_[123].

[Note 123: _Lectures pour tous_, déc. 1903. Extrait d'un article de François Veuillot.]

Quelquefois, quand les enfants n'ont pas été sages, quand ils ont été espiègles, menteurs, gourmands, désobéissants ou colères, le petit Jésus n'envoie, en souvenir... qu'une poignée de verges.

Qui de nous n'a été la naïve et heureuse victime de cette supercherie toute imprégnée d'affection maternelle? Une petite fille disait à sa maman: «Je ne sais pas pourquoi ma petite soeur Luce trouve toujours dans son soulier de Noël précisément ce qu'elle désire?»

--«Ah! ma chère Lise, c'est qu'elle est toujours plus sage que toi!»

«Oh! que papa et maman vont être surpris et contents, disait un charmant bébé, quand ils verront tout ce que le petit Jésus m'a apporté!»

Aussi, quand à notre raison plus complètement éveillée s'est dévoilé le mystère, quelle amère déception, quel trouble dans nos joies enfantines!

Il n'y a rien de plus gracieux que cette fiction du soulier de Noël, utilisée par les mamans pour rendre _raisonnables_ leurs bébés capricieux.

Un critique connu la recommandait, et nous voulons reproduire le tableau plein de fraîcheur que sa plume traçait il y a quelques années.

C'était aux environs de Noël, la scène se passait au bazar de la rue d'Amsterdam; nous citons les paroles de l'éminent écrivain[124]:

[Note 124: Fr. Sarcey. _Annales polit. et littér._, du 22 déc. 1889.]

«Je suivais une jeune mère qui tenait par la main une petite fille. L'enfant s'extasiait sur les poupées et les joujoux. Elle voulait qu'on lui achetât le bazar tout entier.

--Non, lui disait doucement sa mère: c'est bientôt Noël et le petit Jésus t'apportera dans ton soulier ce qu'il aura choisi pour toi.

--C'est ici, répond la petite, que l'Enfant Jésus vient acheter des joujoux?

--Oui, sans doute, pour les enfants bien sages.

--Pour les petits enfants bien sages?

--Oui, le petit Jésus tient à leur faire une surprise pour les récompenser.

--Alors, je serai bien sage!

«... Qu'est-ce que ce petit Jésus qui achète des jouets chez les marchands... et qui s'introduit mystérieusement dans les cheminées? Les enfants ne s'en rendent pas bien compte.

«Ce qu'il y a de certain, c'est que le petit Jésus n'est pas pour eux une abstraction, un symbole. Ils le voient qui traverse l'air, qui presse sur sa poitrine des mains pleines de gâteaux et de jouets, ils le sentent au-dessus d'eux très bon et très juste: ils se disent qu'avec Lui il faut marcher droit, ou sinon... les souliers resteront vides. Quels cris de joie ils vont jeter quand ils verront que le petit Jésus a justement choisi ce qu'ils désiraient le plus, ce qu'ils avaient demandé dix fois à leur mère.»

Quelquefois l'Enfant-Jésus réserve aux pauvres et aux affligés ses meilleurs cadeaux, comme le prouve la _légende des bigorneaux_.

Jadis vivait à Saint-Malo une pauvre femme dont presque tous les garçons s'étaient noyés en mer. Un seul avait survécu. Sa mère le garda auprès d'elle...

Un jour de décembre, elle tombe gravement malade.

Son fils l'entend qui pleure. Il se souvient qu'on est à la _veille de Noël_. Donc, doucement il se déchausse et vient poser son sabot usé auprès des cendres froides; puis il ouvre la fenêtre et se met à prier en regardant le ciel. Soudain, au moment où les cloches annoncent la Messe de minuit, il aperçoit un nuage lumineux qui s'arrête juste au-dessus de la maison.

Ce n'était pas un nuage ordinaire, ou, pour mieux dire, c'était un essaim de ces escargots de mer que l'on appelle des _bigorneaux_ et, que l'on mange sur la côte bretonne. _Les premiers remplirent les sabots_, les suivants couvrirent le plancher, et quand la place manqua dans la pauvre chambre, ils rampèrent sur les panneaux de bois de la façade, ou s'accrochèrent aux ardoises du toit.

Cependant la pauvre veuve émerveillée se sentait mieux... Elle remplit en hâte plusieurs paniers qu'elle alla vendre le lendemain: jamais elle n'avait fait de si belles recettes, car personne n'avait jamais vu d'escargots de mer si beaux et si appétissants.

On sut bientôt, dans le pays, le prodige qui s'était opéré et l'on appela la vieille maison le _château des bigorneaux_[125].

[Note l25: _Lectures pour Tous_, loc. cit.]

Nos poètes ont souvent traité ce sujet si touchant et si naïf du _soulier de Noël_:

Ainsi qu'ils le font chaque année, En papillotes, les pieds nus, Devant la grande cheminée Les bébés roses sont venus. A minuit chez les enfants sages Le joli Jésus qu'à genoux On adore sur les images Va, les mains pleines de joujoux, Du haut de son ciel bleu descendre; Et, de crainte d'être oubliés, Les bébés roses, dans la cendre, Ont tous mis leurs petits souliers. Derrière une bûche ils ont même, Tandis qu'on ne les voyait pas, Mis, par précaution suprême, Leurs petits chaussons et leurs bas. Puis, leurs paupières se sont closes A l'ombre des rideaux amis. Les bébés blonds, les bébés roses, En riant se sont endormis Et jusqu'à l'heure où l'aube enlève Les étoiles du firmament Ils ont fait un si joli rêve Qu'ils riaient encore en dormant[126].

[Note 126: Rostand.]

Nos enfants savent par coeur ces beaux vers d'André Theuriet:

Il est minuit, l'étable est sombre, La Vierge rêve et Joseph dort; L'Enfant repose dans cette ombre Ayant au front l'étoile d'or.

Vêtu de satin et de moire, Le front ceint d'un rayon vermeil, A travers la grande nuit noire, Jésus passe comme un soleil.

Glissant sur un rayon de lune, Il pénètre dans les foyers. Seul le grillon, dans la nuit brune, _Voit remplir les petits souliers_.

Noël! Jésus vient de naître. _Souliers et sabots de hêtre Sont rangés dans l'âtre noir._ Noël! Enfants, venez voir Les merveilles qu'à la ronde, Jésus, pour le petit monde, Du haut des cieux fait pleuvoir!

Non moins gracieuse est la poésie suivante que nous envoie un de nos bons amis du Canada[127].

[Note 127: Le rév. Père B***, qui, bien des fois, dans notre belle église de Pithiviers, a su intéresser et charmer ses auditeurs.]

Hier au soir, à l'Angélus, Quand la nuit étendait son voile, J'ai vu, de la plus belle étoile Descendre le petit Jésus.

Sur le toit de chaque demeure, Il s'arrêtait pour écouter! Car à l'enfant méchant qui pleure Il ne viendra rien apporter.

Celui qui manque sa prière, Ou qui déchire ses habits, N'aura qu'une verge sévère, Avec un morceau de pain bis.

Mais Jésus, aux enfants bien sages, Apportera de beaux joujoux, Des livrets tout remplis d'images, Et des bébés aux grands yeux doux.

Avec une plume éternelle, En caractères triomphants, Un ange écrivait sur son aile Le nom des bons petits enfants.

Que ceux-là, dans la cheminée, Mettent sans crainte _leur soulier_ Petit Jésus, dans sa tournée, Saura ne pas les oublier.

TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE.

CHAPITRE PREMIER.

La veillée de Noël et les légendes qu'on y raconte. La veillée de Noël.

I.--Le REPAS MAIGRE. En Auvergne. En Provence. Dans le Comtat-Venaissin. A Marseille. Le gros souper du musée d'Arles. En Bretagne.

II.--LES DIVERTISSEMENTS. La fête de la pelote en Anjou. La fête de la pelote en Normandie. La fête des flambarts en Champagne. Une veillée de Noël dans le Rouergue. Une veillée de Noël au pays lorrain. Une veillée de Noël à Paris. Une pieuse coutume à Montsecret (Orne).

III--LES LÉGENDES

_Êtres inanimés_. En Franche-Comté. Dans les Vosges. Au pays de Caux. En Bretagne.

_Animaux_. Dans les Vosges. Dans les Landes. En Berry.

_Démons et croyances superstitieuses_. En Limousin. Opinion d'un poète anglais. A Saint-Michel-en-Grève. En Franche-Comté. Dans les Vosges. En Normandie. En Corse. En Bretagne.

_Récits édifiants_. La rose de Marienstein. La Marguerite de Bethléem. La Noël des trépassés. La veillée de Noël (dom Guéranger).

CHAPITRE II

La Bûche de Noël. Origine de la bûche de Noël. En Berry. En Normandie. En Provence. En Bretagne.

CHAPITRE III

Les particularités de la Messe de minuit. Les trois messes de Noël. Les trois messes de Noël à Rome. La Messe de minuit au village. En allant à la Messe de minuit. Une Messe de minuit pendant la Révolution. Une Messe de minuit manquée. Une Messe de minuit en Normandie. Une Messe de minuit en Picardie. Les agneaux de Sainte-Agnès à Rome. Une Messe de minuit en Champagne. Une Messe de minuit au pays d'Armagnac. Une Messe de minuit dans le Rouergue. Une Messe de minuit en Provence. Une Messe de minuit à Saint-Victor-l'Abbaye. Une Messe de minuit en Vendée. Une Messe de minuit à l'Isle-sur-Sorgue. Une Messe de minuit en Bretagne. Une Messe de minuit à Paris. Une Messe de minuit à Ferrières. La fête des Ânes à Rouen. La _Scala_ de Noël.

CHAPITRE IV

Le réveillon et les gâteaux de Noël Origine du réveillon.

I.--Les quêteurs. L'Aguilloné au pays d'Armagnac. Les Aguignettes en Normandie. A Ploërmel. Dans les Pyrénées. Dans les Landes.

II.--Le repas. Dans l'Orléanais. Dans l'Anjou. Dans le Rouergue. Dans le Poitou. Dans le Dauphiné. Dans l'Armagnac. Dans le Béarn. Dans l'Auvergne. En Corse. En Franche-Comté. Dans le pays de Caux. L'oie de Noël. Le réveillon de Mme de Sévigné. Le réveillon à Paris.

III.--LES GÂTEAUX. Dans les Vosges. En Lorraine. En Flandre. Dans le pays chartrain. En Normandie. En Berry. Le réveillon des animaux.

CHAPITRE V

Les cadeaux de Noël (l'Arbre de Noël et le Soulier de Noël) Origine des étrennes. I.--L'ARBRE DE NOEL. II.--LE SOULIER DE NOEL.