La Marquise de Boufflers et son fils, le chevalier de Boufflers

Part 32

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Le résultat fut qu'on ne donna aucune suite aux idées de Mme Durival et que les œuvres littéraires de Panpan demeurèrent dans l'éternel oubli.

Quand l'Institut fut constitué, Boufflers fut appelé à en faire partie. En 1805 il prononça l'éloge de son oncle le maréchal de Beauvau et aussi celui de l'abbé Barthélemy. Il s'empressa d'envoyer ses discours à Mme Durival et il lui disait en même temps les attaques injustes et violentes auxquelles ses opinions l'exposaient. Il lui écrivait très noblement:

«Vous avez paru contente de l'éloge de M. Barthélemy?. J'aime bien mieux que vous en jugiez d'après vous que d'après quelques journalistes, qui pourraient ou trop l'exalter ou trop le dépriser, selon qu'ils auront le noble courage de soutenir les hommes accusés de philosophie, ou l'audace honteuse de les insulter; ce n'est pas que je sois d'aucun parti, car tout parti a un projet, et je n'en ai point d'autre que de vieillir tranquillement; mais, dût-il m'en coûter le repos de ma vie, je m'en tiens à penser selon ma raison et à parler selon ma pensée, également éloigné de vouloir maîtriser l'opinion d'autrui, ou asservir la mienne; du reste, je ne me mêle d'aucune querelle, quoiqu'on m'en fasse beaucoup, et je n'y réponds que par le mépris qui est dû à des ennemis qu'on ne connaît pas. Souvent même je jouis intérieurement de l'absurdité de presque toutes les injures que je reçois et je me persuade au moins que ceux de qui elles me viennent n'en pensent rien.»

Jamais le chevalier ne laisse parler son cœur comme avec Mme Durival. Elle était la grande amie de sa mère, elle est pour lui la dernière survivante d'une époque adorable à jamais disparue. Il aime à lui raconter sa vie, à lui parler de son intérieur, de sa femme, et il le fait en termes délicieux:

«Cet intérieur est plus heureux que s'il était plus brillant. En perdant mes avantages, mes biens et mes espérances, j'ai vu que je n'avais perdu que des apparences et que la réalité me restait. Tout notre véritable avoir consiste dans la pensée et le sentiment, et à cet égard chaque homme est au dedans de lui une vraie mine, plus ou moins riche...

«Toutes mes affections sont à peu près concentrées dans une personne que vous feriez l'héritière de votre passion pour ma mère, comme j'en ai fait l'héritière de son nom. Vous retrouveriez presque à chaque instant la même âme, les mêmes goûts, le même esprit, la même égalité dans le fonds, la même variété dans la forme, et ces caprices innocents, et ces traits inattendus, et cette grâce indéfinissable, et en même temps cette simplicité incorruptible que nous avons admirée dans votre ancienne amie jusque dans les dernières années...

«En disant, en vérité, que notre fortune nous suffit, c'est lui faire honneur et à nous encore davantage. Cependant Horace ne nous a pas trompés en nous disant tant de bien de la médiocrité; il n'y a que manière de s'y prendre avec elle pour en tirer parti; elle ressemble à un instrument borné, mais qui suffit à un virtuose, et qui a le mérite de garder mieux l'accord parce qu'il a moins de cordes. Une grande fortune a trop de tenants et d'aboutissants, elle exige encore plus de vous qu'elle ne vous donne... enfin un grand vaisseau est toujours plus difficile à gouverner qu'une chaloupe.

«Vous parlerai-je à présent de ma demeure? J'en ai deux, l'une à la campagne, mais c'est à peu près comme celles du rat de ville et du rat des champs, c'est-à-dire deux trous. Dans notre appartement de ville nous remplaçons un commissaire de quartier que l'humidité en avait chassé. Quant à notre maison de campagne, elle conviendrait mieux à un vicaire qu'à un curé, mais elle a du moins, à nos yeux, le mérite de nous appartenir.

«Tout notre domaine consiste dans un assez grand jardin fruitier et potager qui promet beaucoup au printemps, et qui, selon la triste coutume de la nature, tient peu en automne. Mais ce jardin, tantôt béni, tantôt maudit, nourrit ses maîtres et même il les abreuve, car j'y ai une petite vigne avec un petit pressoir, et nous avons le bon esprit, et peut-être la bonne bêtise, de trouver notre vin le meilleur des environs de Paris à plus de vingt lieues à la ronde; et nous trouvons du moins qu'il n'y a point de plus douce ivresse que de s'enivrer à son tonneau.»

Il achève de peindre sa situation morale par cette phrase exquise et d'une si charmante philosophie:

«Voilà ma situation: si je n'ai pas davantage, c'est la faute du sort; si je n'ai point assez, c'est la mienne.»

Pas une lettre du chevalier où il ne couvre d'éloges la vieille amie de sa mère, où il ne rende justice pleine et entière aux rares qualités de son esprit et de son cœur. En 1806 il lui écrit encore:

«Paris, 4 octobre 1806, rue Verte Saint-Honoré, no 36.

«... Vous vous ressemblerez donc toujours, chère et brave amie, c'est-à-dire que vous serez toujours nouvelle et que personne autre ne vous ressemblera jamais. Le temps a beau faire, il n'a pas plus de prise sur votre esprit que le fer sur le diamant, et s'il y touche, c'est pour le brillanter... Tâchez, si jamais le sort me permet de revoir ma patrie, que j'y retrouve au moins celle qui, avec ma mère, en faisait l'ornement. Je vous vois d'ici comme je vous ai vue pendant les deux charmants jours que j'ai passés à Sommerviller, vous mettant tout naturellement à la portée de chacun, et au-dessus de tous par la simplicité de vos manières et la hauteur de vos sentiments; montrant sans affectation et sans effort comment il faut supporter les coups de la fortune, les peines de la vie et même l'injustice des hommes; aidant les uns de vos conseils, les autres de vos bienfaits, répandant, pour le bonheur de tout ce qui vous entoure, votre âme, votre esprit et le peu qui vous reste d'argent, car on a pu vous empêcher d'être riche, mais non pas d'être généreuse.»

A partir de 1807, Mme de Boufflers commença à souffrir de rhumatismes très douloureux et elle se trouvait souvent dans l'impossibilité de marcher. On lui conseilla les eaux de Plombières et elle s'y rendait chaque année dans l'espoir de trouver un soulagement à ses maux. Le chevalier l'y accompagnait toujours et il était impossible de voir mari plus tendre, plus attentif pour sa vieille compagne; il ne la quittait jamais; tantôt on le voyait lui donnant le bras pour l'aider à marcher; tantôt, quand les souffrances étaient trop vives, il la traînait dans une petite voiture en l'entourant de soins maternels.

Touchée d'une si persistante affection, Mme de Boufflers écrivait à son fils le 31 juillet 1809:

«J'ai pu aujourd'hui monter sur les montagnes avec ce bon petit père qui me portait un peu, non sur son dos, mais sur son bras, car il est d'une complaisance extrême pour moi et l'édification de tout Plombières. Tout le monde dit qu'on n'a jamais vu un aussi bon mari.»

En 1810, pendant son séjour annuel à Plombières, Boufflers apprit que Mme Durival venait d'être frappée de paralysie et que la marche lui était devenue impossible; c'est la malade elle-même qui s'était chargée d'annoncer la triste nouvelle. Le chevalier lui écrit pour la consoler ces lignes touchantes:

«Plombières, ce 1er septembre 1810.

«Ne vous plaignez ni du sort ni du temps, ma trop aimable amie. Je m'attristerais pour toute autre de ce que vous me dites de vous et des échecs que l'âge vous a portés, parce que je la croirais malheureuse; mais vous, si vous l'étiez, vous pécheriez contre vous-même et contre je ne sais quel bienfaiteur invisible qui, depuis que nous ne sommes plus jeunes, se plaît à vous dédommager au centuple de tout ce que vous perdez, et remplace pour vous des fleurs par des diamants.

«Le don de penser vaut mieux cent fois que jeunesse et richesse ensemble, mais le don d'aimer le surpasse encore, et je vois, et je lis avec délices, que ce vilain monstre invisible, qui rogne tout en attendant qu'il abîme tout, vous a laissé votre cœur tout entier. La paralysie n'a pas été jusque-là.»

On se rappelle qu'en 1786, après la mort de Mme de Boufflers, le prince de Beauvau avait envoyé à Mme Durival, en souvenir de la fidèle amie qu'elle venait de perdre, une boîte enrichie de diamants, précieux souvenir de famille.

En 1810, peu après son attaque de paralysie, Mme Durival, croyant sa fin prochaine, voulut restituer cette relique au chevalier, comme un nouveau gage d'amitié et d'intérêt. Elle chargea son amie, Mme Noël, qui se rendait à Paris, de la remettre à Boufflers. Ce dernier, touché d'une si délicate attention, répond à Mme Durival:

«Ce 24 septembre 1810.

«Il faut que vous ayez presque autant d'esprit que de bonté, chère amie: je dis _presque_, parce que ce qui vaut le mieux est sûrement ce dont vous avez le plus. Vous avez deviné ce qui me charmerait, ce qui me toucherait de préférence à tout le reste dans les souvenirs de notre ancienne félicité, et vous m'envoyez ce que j'ai vu cent fois, mille fois dans les mains de ma (j'ai pensé dire de notre) pauvre mère, et qui a toujours l'air de m'annoncer qu'elle va reparaître d'un moment à l'autre dans ma chambre. Je cherche des paroles pour vous exprimer ce que je sens, vous seule pourriez me les fournir...»

«Nous avons vu, Mme de Boufflers et moi, Mme Noël avec un vrai plaisir. Elle m'a paru digne de la fée qui a présidé à son éducation, et la manière dont elle m'a parlé de vous m'a prouvé que son esprit s'était élevé jusqu'à vous juger, c'est-à-dire à vous admirer, ce qui est synonyme[212].»

[212] Ainsi que nous l'avons déjà dit, ce sont les descendants directs de Mme Noël qui, avec la plus extrême obligeance, nous ont confié les documents dont ils avaient hérité de Mme Durival.

Il ajoute:

«Je vous envoie mon essai _Sur le libre arbitre_, dont on a dit plus de mal que je n'en pense, avec deux pauvres petits contes qui m'ont paru avoir assez de succès. Le métier d'écrire, même pour vivre, serait fort joli, si on n'avait pas d'ordinaire encore plus _d'ennemis_ écrivains que _d'amis_ lecteurs... mais c'est l'armée de Cadmus et ces braves gens-là voudraient s'entretuer jusqu'au dernier.»

«Portez-vous de votre mieux, chère amie; conservez soigneusement la moitié de votre personne et tâchez de retrouver l'autre. Et pourquoi ne viendriez-vous pas pour cela à Bourbonne, où ma femme compte aller l'année prochaine pour mettre la dernière main à sa guérison que les eaux de Plombières n'ont fait qu'ébaucher. Mais dans tous les cas, nous faisons le ferme propos d'aller à Sommerviller respirer l'air de l'amitié, que je regarde comme la médecine universelle.»

A la lettre de son mari Mme de Boufflers avait ajouté ces quelques lignes:

«Je suis trop accoutumée à partager les sentiments de M. de Boufflers pour ne pas me réjouir d'avance du plaisir qu'il se promet et qu'il veut me procurer. Et comment ne pas aimer une personne qui lui conserve une si douce amitié, et qui met tant de grâce et de délicatesse dans sa manière de le lui prouver? Permettez-moi, madame, de joindre ma reconnaissance à la sienne et de vous demander une petite part dans des sentiments qui font son bonheur.»

En 1813 Mme de Boufflers éprouva une des plus douloureuses émotions de sa vie. Elle avait pour son fils Elzéar une affection profonde et elle souffrait cruellement quand il n'était pas auprès d'elle. Or le malheureux jeune homme s'était épris pour Mme de Staël d'une passion si violente qu'il passait sa vie à Coppet, aux pieds de l'enchanteresse. Boufflers, ému de la douleur de sa femme, ne craignit pas de s'adresser à Mme de Staël elle-même pour la supplier de renvoyer ce jeune homme à une mère désespérée. Enfin on put arracher Elzéar aux charmes de Coppet et le ramener sous le toit maternel. Mais une correspondance ardente trompait les rigueurs de la séparation. Quelle fut la douleur de Mme de Boufflers quand un matin, à cinq heures, la police fit irruption dans son domicile, et qu'elle vit son fils arrêté et enfermé à Vincennes. Il était accusé de correspondance avec les ennemis de l'État.

Mme de Boufflers mit en mouvement tous ses amis pour obtenir la liberté du prisonnier.

Le chevalier, de son côté, fit les démarches les plus actives en faveur de son beau-fils; certes il ne pouvait cacher qu'il avait été en relation avec la «pernicieuse» Mme de Staël, mais il «engageait sa tête» (ce n'est point, disait-il, une manière de parler) que de sa vie on n'aurait plus un reproche à lui faire[213].

Grâce à ces démarches, le jeune homme finit, après plusieurs mois de détention, par être rendu à sa mère.

Le 15 juin 1814, Boufflers fut nommé par le roi administrateur adjoint de la bibliothèque Mazarine. Il ne devait pas jouir longtemps de ces nouvelles fonctions. Sa santé devenait de jour en jour plus critique, bientôt il lui fut impossible de quitter sa chambre; après avoir langui quelques jours, celui qui appelait plaisamment la vie «une maladie mortelle», et qui avait été un des hommes les plus spirituels et les plus brillants de son temps, s'éteignait tristement et obscurément, le 19 janvier 1815, dans son modeste logis de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Il était âgé de 77 ans[214].

[213] Le chevalier aimait beaucoup Elzéar de Sabran. Il disait de lui: «Je le considère comme mon fils, il n'y manque que la façon.»

[214] Voici l'acte de décès du chevalier:

«Du 19 janvier mil huit cent quinze à midi, acte de décès de Monsieur Stanislas-Jean, marquis de Boufflers, ancien maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, membre de l'Académie française, décédé hier, en son hôtel, rue du faubourg Saint-Honoré, no 114, à quatre heures du matin, âgé de soixante-dix-sept ans, marié à dame Françoise-Éléonore Dejean de Manville.

«Le comte Elzéar DE SABRAN; BERTSCHER; RENDU.»

Occupé des autres jusqu'à ses derniers moments, il disait qu'il préférait laisser à ceux qu'il aimait un doux souvenir plutôt que des regrets douloureux et il avait demandé qu'on inscrivît sur sa tombe ces seuls mots: «Mes amis, croyez que je dors[215].»

Ses volontés furent respectées et ces quelques mots furent gravés sur la petite colonne qu'on éleva sur sa sépulture au Père-Lachaise, entre les tombeaux de Delille et de Saint-Lambert.

Mme de Boufflers survécut douze ans à son mari. «Ses malheurs et ses infirmités n'avaient pu altérer son égalité d'humeur: toujours bonne, toujours aimable, elle conservait ce charme qui plaît et qui attire, a écrit d'elle Mme Vigée-Lebrun.»

Elle eut la douleur, en 1826, de perdre sa fille Delphine de Custine, minée par son amour pour Chateaubriand.

Elle la suivit de près dans la tombe, car elle succomba le 27 février 1827.

[215] Il avait autrefois composé pour lui-même cette épitaphe:

CI-GIT UN CHEVALIER QUI SANS CESSE COURUT; QUI SUR LES GRANDS CHEMINS NAQUIT, VÉCUT, MOURUT, POUR PROUVER CE QU'A DIT LE SAGE QUE NOTRE VIE EST UN VOYAGE.

Elle avait composé pour elle-même cette épitaphe:

A la fin, je suis dans le port, Qui fut de tout temps mon envie; Car j'avais besoin de la mort Pour me reposer de la vie.

Mme Durival mourut en 1819 dans sa petite campagne de Sommerviller, où se trouve encore sa tombe.

Avec elle s'éteignait la dernière représentante de toute cette brillante pléiade, qui avait fait autrefois l'éclat et le charme de la cour de Lunéville, de tous ces aimables Épicuriens que nous avons suivis à travers leur existence, et que nous avons vus peu à peu vieillir, s'attrister et disparaître dans l'éternel repos.

En cherchant à reconstituer les gracieuses figures de Mmes de Boufflers, de Boisgelin, de Sabran, de Lenoncourt, de Brancas, de Durival, etc., les spirituelles physionomies du chevalier, de Panpan, de Saint-Lambert, de Cerutti, etc., nous avons eu particulièrement pour but de faire un tableau de la vie intime d'une certaine classe de la société au dix-huitième siècle, et pour lui donner un cachet de sincérité indiscutable, nous avons voulu que tous nos personnages fussent «peints par eux-mêmes». Nous nous sommes donc volontairement effacé et nous leur avons laissé la parole le plus souvent possible. Mais en pénétrant dans leur vie de chaque jour, en prenant part à leurs joies, à leurs peines, à leurs faiblesses, nous avons fini par croire que nous vivions nous aussi dans leur intimité, et nous les avons bientôt considérés comme des amis, des amis très chers, très attachants.

C'est avec une mélancolie profonde que nous disons un éternel adieu à toute cette petite société que nous avons eu tant de charme à évoquer et dont la fréquentation, depuis quelques années, a fait toute la douceur et tout l'agrément de notre vie.

Puissions-nous l'avoir sauvée de l'oubli et avoir inspiré pour elle à nos lecteurs quelque sympathie!

TABLE DES MATIÈRES

AVERTISSEMENT I

PRÉFACE V

CHAPITRE PREMIER

1766-1767

La Lorraine après la mort de Stanislas.--Départ des principaux personnages de la Cour.--Le maréchal de Bercheny, le comte de Tressan, l'abbé Porquet, la marquise de Lenoncourt, etc., quittent Lunéville 1

CHAPITRE II

1766-1767

Départ de Mme de Boufflers pour le Languedoc.--Son séjour à Toulouse.--Correspondance avec Voltaire.--Mme de Boufflers à Paris.--Elle va prendre les eaux de Plombières.--Projets de voyage en Suisse 16

CHAPITRE III

1768-1770

Séjour de Mme de Boufflers à Paris.--Ses relations: la maréchale de Mirepoix, la maréchale de Luxembourg, la comtesse de Boufflers, la vicomtesse de Cambis, la comtesse de Boisgelin, Saint-Lambert, le prince de Bauffremont, Mme du Deffant, etc.--Évolution de la société 33

CHAPITRE IV

1768-1770

Séjour de Mme de Boufflers à Paris.--Sa correspondance avec Panpan 50

CHAPITRE V

1767-1771

Le chevalier de Boufflers à Paris.--Ses succès.--Ses poésies légères.--Son adoration pour sa mère.--Ses relations avec le duc et la duchesse de Choiseul 77

CHAPITRE VI

1769-1770

Mariage du duc de Chartres.--Présentation de Mme du Barry.--Mme de Mirepoix consent à voir la favorite.--Elle se brouille avec son frère.--Mme du Deffant et la marquise de Boufflers.--«Les oiseaux de Steinkerque».--Saint-Lambert.--Le poème des _Saisons_.--Clément au Fort l'Évêque 96

CHAPITRE VII

1770

La marquise de Lenoncourt quitte Paris.--Mme de Boufflers songe à suivre son exemple 111

CHAPITRE VIII

1770-1771

Départ du chevalier de Boufflers pour la Hongrie.--Son séjour au camp des Confédérés.--Ses déceptions.--Son retour à Vienne 130

CHAPITRE IX

1771

Exil du duc de Choiseul.--Réception du prince de Beauvau à l'Académie.--Disgrâce du prince.--Mme de Boufflers et le prince de Bauffremont.--Voyage de M. de Bauffremont à Chanteloup.--Mme de Boufflers à Montmorency.--M. de Bauffremont achète une propriété dans la vallée.--Tressan vient également s'y installer 150

CHAPITRE X

1771

Retour de Mme de Boufflers en Lorraine.--Joie de tous ses amis.--La demeure de Panpan à Lunéville.--Mme Durival à Sommerviller.--La duchesse de Brancas et le château de Fléville.--L'abbé Quénard.--Cerutti.--Son intimité avec Panpan et Mme Durival 169

CHAPITRE XI

1771-1772

Correspondance de Mme de Boufflers avec Panpan 185

CHAPITRE XII

1773-1774

Voyage de Mme de Boufflers à Paris.--Les assiduités du prince de Bauffremont.--Correspondance avec Panpan.--Mort de la princesse de Talmont.--Dîner du jour de l'an chez Mme du Deffant.--Surprise à Mme de Luxembourg.--Mort de Louis XV.--Réconciliation de M. de Beauvau et de Mme de Mirepoix.--Mort du marquis de Boufflers.--Maladie grave du chevalier 208

CHAPITRE XIII

1775-1777

Mme de Boufflers et Mme de Lenoncourt à Nancy.--Leur désir d'avoir Panpan auprès d'elles.--Résistance de Panpan.--Mauvaise santé de Mme de Lenoncourt. 230

CHAPITRE XIV

1775-1776

Correspondance du chevalier de Boufflers avec Mme de Boisgelin 247

CHAPITRE XV

1775-1778

Difficulté de retrouver l'acte de naissance du chevalier de Boufflers.--Épidémie d'influenza à Paris.--Le remède de Tressan.--Mme de Mirepoix se casse la jambe.--Mme de Boufflers loue la Malgrange à son fils.--Le chevalier sous-loue un pavillon à M. de Bauffremont.--Le prince de Beauvau à Plombières.--Son séjour à Ferney.--Voltaire à Paris.--Sa mort 266

CHAPITRE XVI

1778

Le chevalier de Boufflers et Mme de Sabran 286

CHAPITRE XVII

1778-1779

Maladie grave de Mme de Boufflers.--Correspondance avec Panpan.--Supplique de Panpan pour obtenir une pension 310

CHAPITRE XVIII

1779-1781

Maladie du prince de Beauvau.--Il demande à Mme de Boufflers de venir le voir.--Panpan accompagne la marquise à Paris.--Agréable séjour dans la capitale.--Guérison de M. de Beauvau.--Réconciliation de Panpan et de Saint-Lambert 333

CHAPITRE XIX

1779-1780

L'abbé Porquet.--Visite de Mme de Boufflers à Franconville.--Tressan, Saint-Lambert et Mme d'Houdetot.--Tressan est nommé à l'Académie.--Mmes de Boufflers et de Mirepoix chez le duc de Nivernais.--Maladie de Manon.--Départ de Mme de Boufflers et de Panpan pour la Lorraine 353

CHAPITRE XX

1779-1780

Séjour du chevalier de Boufflers à Douai et à Boulogne 370

CHAPITRE XXI

1780

Goût persistant de Panpan pour la poésie.--Ses vers à Mme de Boufflers, Mme de Boisgelin, etc.--Joute poétique avec Mme Durival 389

CHAPITRE XXII

1781-1783

Vie de Mme de Boufflers en Lorraine.--Correspondance avec Panpan.--Réception de Tressan à l'Académie.--Le chevalier vient avec son régiment à Joinville.--Ses visites à Nancy et à la Malgrange 404

CHAPITRE XXIII

1781-1783

La vie à Fléville.--Cerutti à Paris.--Mme Durival perd sa mère.--Sa douleur 418

CHAPITRE XXIV

1782-1784

Correspondance de Mme de Boufflers avec Panpan.--Mort de Tressan.--Le magnétisme.--Mesmer.--Les ballons.--Mort de Mme de Brancas 431

CHAPITRE XXV

1783-1786

Difficultés entre Mme de Sabran et le chevalier de Boufflers.--Mme de Boufflers et le prince Henri.--Dernière lettre de Mme de Boufflers.--Départ du chevalier pour le Sénégal.--Son séjour.--Mort de Mme de Boufflers 449

ÉPILOGUE

CHAPITRE PREMIER

1786-1787

Règlement des affaires d'intérêt.--Séjour de Boufflers à Paris.--Son départ pour Lorient.--Séjour au Sénégal.--Retour en France 471

CHAPITRE II

1786-1788

Lettre du prince de Beauvau à Mme Durival.--Panpan obtient une pension.--Mort de Marianne, de Mme de Bassompierre.--Craintes de Panpan pour ses pensions.--Sollicitude de Mme de Boisgelin.--Voyage du chevalier en Lorraine.--Il est nommé à l'Académie française 487

CHAPITRE III

1788-1793

Pénible situation de M. de Boisgelin.--Ses démêlés avec Martin.--Cerutti prend parti pour les idées nouvelles.--Sa mort.--Le prince de Beauvau pendant la Révolution.--Sa correspondance avec sa nièce.--Mort du prince.--Douleur de Mme de Beauvau 496

CHAPITRE IV

1794-1803