Part 17
Je me trouvais sans famille et sans foyer, et ils furent très bons pour moi. J’étais seul et triste et ils me supportèrent avec indulgence. Je passai avec eux les quatre jours qui suivirent ma guérison. Pendant tout ce temps, je sentis un désir inexplicable et de plus en plus vif de revoir, une fois encore, ce qui restait de ma petite existence passée, qui avait paru si brillante et si heureuse. C’était un désir sans espoir, un besoin de me repaître de ma misère. Ils firent tout ce qu’ils purent pour me dissuader et me distraire de cette pensée morbide. Mais bientôt je ne pus résister plus longtemps à cette impulsion; leur promettant de revenir fidèlement, et, je l’avoue, me séparant de ces amis de quatre jours avec des larmes dans les yeux, je m’aventurai derechef par les rues qui récemment avaient été si sombres, si insolites, si vides.
Déjà, elles étaient emplies de gens qui revenaient; à certains endroits même, des boutiques étaient ouvertes et j’aperçus une fontaine wallace où coulait un filet d’eau.
Je me souviens combien ironiquement brillant le jour semblait, au moment où j’entreprenais ce mélancolique pèlerinage à la petite maison de Woking, combien étaient affairées les rues, et vivante l’animation qui m’entourait.
Partout les gens, innombrables, étaient dehors, empressés à mille occupations, et l’on ne pouvait croire qu’une grande partie de la population avait été massacrée. Mais je remarquai alors combien les faces des gens que je rencontrais étaient jaunes, combien longs et hérissés les cheveux des hommes, combien grands et brillants leurs yeux, tandis que la plupart étaient encore revêtus de leurs habits en haillons. Sur les figures, on ne voyait que deux expressions: une joie et une énergie exultante, ou une farouche résolution. A part l’expression des visages, Londres semblait une ville de mendiants et de chemineaux. En grande confusion, on distribuait partout le pain qu’on nous avait envoyé de France. Les rares chevaux qu’on rencontrait avaient les côtes horriblement apparentes. Des agents, spécialement engagés, l’air hagard, un insigne blanc au bras, se tenaient au coin des rues. Je ne vis pas grand’chose des méfaits des Marsiens avant d’arriver à Wellington Street, où l’Herbe Rouge grimpait par-dessus les piles et les arches du pont de Waterloo.
Au coin du pont, je rencontrai un des contrastes baroques, habituels en ces occasions. Un grand papier, fixé à une tige, s’étalait contre un fourré d’Herbe Rouge. C’était une affiche du premier journal qui ait repris sa publication; j’en payai un exemplaire avec un shilling tout noirci, que je retrouvai dans une poche. La plus grande partie du journal était en blanc, mais le compositeur s’était amusé à remplir la dernière page avec une collection d’annonces fantaisistes. Le reste était une suite d’impressions et d’émotions personnelles rédigées à la hâte; le service des nouvelles n’était pas encore réorganisé. Je n’appris rien de nouveau, sinon qu’en une seule semaine l’examen des mécanismes marsiens avait donné des résultats surprenants. Parmi d’autres choses, on affirmait--ce que je ne pus croire encore qu’on avait découvert le «secret de voler». A la gare de Waterloo, je trouvai des trains qui ramenaient gratis les gens chez eux. Le premier flot s’étant déjà écoulé, il n’y avait heureusement que peu de voyageurs dans le train et je ne me sentais guère disposé à soutenir une conversation occasionnelle. Je m’installai seul dans un compartiment, et, les bras croisés, je contemplai, par la portière ouverte le lamentable spectacle de toute cette dévastation ensoleillée. Au sortir de la gare, le train cahota sur une voie temporaire. De chaque côté les maisons n’étaient que des ruines noircies. A l’embranchement de Clapham, Londres apparut tout barbouillé par la poussière de la Fumée Noire, malgré les deux derniers jours d’orages et de pluies. Là aussi, une partie de la voie avait été détruite, et des centaines d’ouvriers--commis sans emploi et gens de magasins--travaillaient à côté des terrassiers ordinaires, et nous fûmes encore cahotés sur une voie provisoire, hâtivement établie.
Tout au long de la ligne, l’aspect de la contrée était désolé et bouleversé. Wimbledon avait particulièrement souffert; Walton, grâce à ses bois de sapins qui n’avaient pas été incendiés, parut être la localité la moins endommagée. La Wandle, la Mole, tous les cours d’eaux n’étaient que des masses enchevêtrées d’Herbe Rouge. Les forêts de pins du Surrey étaient des endroits trop secs pour que ces végétations les envahissent. Après la gare de Wimbledon, on voyait des fenêtres du train, dans des pépinières, les masses de terres remuées par la chute du sixième cylindre. Un certain nombre de gens se promenaient là, et des troupes du génie travaillaient alentour. Un pavillon anglais flottait joyeusement à la brise du matin. Les pépinières étaient partout envahies par les végétations écarlates, une immense étendue aux teintes livides, coupée d’ombres pourpres et très pénibles à l’œil. Le regard, avec un infini soulagement, se portait des grès roussâtres et des rouges lugubres du premier plan, vers la douceur verte et bleue des collines de l’est.
A Woking, la ligne était encore en réparation. Je dus descendre à Byfleet et prendre la route de Maybury, en passant par l’endroit où l’artilleur et moi avions causé aux hussards, et par la lande où un Marsien m’était apparu pendant l’orage. Là, poussé par la curiosité, je fis un détour pour chercher, dans un fouillis d’Herbe Rouge le dogcart renversé et brisé, et les os blanchis du cheval, épars et rongés. Je demeurai là, un instant, à examiner ces vestiges.
Puis, je repris mon chemin à travers le bois de sapins, en certains endroits enfoncé jusqu’au cou dans l’Herbe Rouge; le cadavre de l’hôtelier du Chien-Tigré n’était plus à la place où je l’avais vu, et je pensai qu’il avait déjà dû être enterré; je revins ainsi chez moi en passant par College Arms. Un homme, debout contre la porte ouverte d’un cottage, me salua par mon nom, quand je passai devant lui.
Avec un éclair d’espoir, qui se dissipa immédiatement, je regardai ma maison. La porte avait été forcée; elle ne tenait plus fermée, et, au moment où j’approchai, elle s’ouvrit lentement.
Elle se referma soudain en claquant. Les rideaux de mon cabinet flottaient au courant d’air de la fenêtre ouverte, la fenêtre de laquelle l’artilleur et moi nous avions guetté l’aurore. Depuis lors, personne ne l’avait fermée. Les bouquets d’arbustes écrasés étaient encore tels que je les avais laissés quatre semaines auparavant. Je trébuchai dans le vestibule et la maison sonna le vide. L’escalier était taché et sale à l’endroit où, trempé jusqu’aux os par l’orage, je m’étais laissé tomber, la nuit de la catastrophe. En montant, je trouvai les traces boueuses de nos pas.
Je les suivis jusqu’à mon cabinet; là, sous la sélénite qui me servait de presse-papier, étaient encore les feuilles du manuscrit que j’avais laissé interrompu, l’après-midi où le cylindre s’ouvrit. Je parcourus ma dissertation inachevée. C’était un article sur “le Développement des Idées Morales et les Progrès de la Civilisation”. La dernière phrase commençait prophétiquement ainsi: Nous pouvons espérer que dans deux cents ans... Brusquement, mon travail en restait là; je me rappelai l’incapacité où je m’étais trouvé de fixer mon esprit, ce matin d’il y avait à peine un mois, et avec quel plaisir je m’étais interrompu pour aller recevoir la «Daily Chronicle» des mains du petit porteur de journaux. Je me souvins que j’étais allé au-devant de lui jusqu’à la grille du jardin, et que j’avais écouté avec une surprise incrédule son étrange histoire des «hommes tombés de Mars».
Je redescendis dans la salle à manger, j’y retrouvai, tels que l’artilleur et moi les avions laissés, le gigot et le pain, en fort mauvais état, et une bouteille de bière renversée. Mon foyer était désolé. Je compris combien était fou le faible espoir que j’avais si longtemps caressé. Alors, quelque chose d’étrange se produisit.
--C’est inutile, disait une voix; la maison est vide--depuis plus de dix jours sans doute. Ne restez pas là à vous torturer. Vous seule avez échappé.
J’étais frappé de stupeur. Avais-je pensé tout haut? Je me retournai. Derrière moi, la porte-fenêtre était restée ouverte et, m’approchant, je regardai au dehors.
Là, stupéfaits et effrayés, autant que je l’étais moi-même, je vis mon cousin et ma femme--ma femme livide et les yeux sans larmes. Elle poussa un cri étouffé.
--Je suis venue, dit-elle... Je savais... Je savais bien...
Elle porta la main à sa gorge et chancela. Je fis un pas en avant et la reçus dans mes bras.
... je pus voir l’intérieur de la redoute; c’était un vaste espace où gisaient, en désordre, des mécanismes gigantesques, des monceaux énormes de matériaux et des abris d’une étrange sorte. Puis, épars çà et là, quelques-uns dans leurs Machines de Guerre renversées ou dans les Machines à Mains, rigides maintenant, et une douzaine d’autres silencieux, roides et alignés, étaient les Marsiens--«morts»...
(CHAPITRE XXV)
J’ai déjà donné les résultats de l’examen anatomique des Marsiens, autant qu’un tel examen était possible sur les restes laissés par les chiens errants. Tout le monde a pu voir le magnifique spécimen, presque complet, qui est conservé dans l’alcool au Muséum d’Histoire Naturelle, ou les innombrables dessins et reproductions qui en furent faits; mais, en dehors de cela, l’intérêt qu’offrent leur physiologie et leur structure demeure purement scientifique.
Une question, d’un intérêt plus grave et plus universel, est la possibilité d’une nouvelle attaque des Marsiens. Je suis d’avis que l’on n’a pas accordé suffisamment d’attention à cet aspect du problème. A présent, la planète Mars est en conjonction, mais pour moi, à chaque retour de son opposition, je m’attends à une nouvelle
... les formidables engins, d’une puissance et d’une complexité si grandes et si surprenantes, si peu terrestres par leurs formes tortueuses et bizarres, montaient, sinistres, étranges et vagues, hors des ténèbres, vers la lumière.
(CHAPITRE XXV)
tentative. En tous les cas, nous devrons être prêts. Il me semble qu’il serait possible de déterminer exactement la position du canon avec lequel ils nous envoient leurs projectiles, d’établir une surveillance continuelle de cette partie de la planète et d’être avertis de leur prochaine invasion.
On pourrait alors détruire le cylindre, avec de la dynamite ou d’autres explosifs, avant qu’il ne soit suffisamment refroidi pour permettre aux Marsiens d’en sortir; ou bien, on pourrait les massacrer à coups de canon, dès que le couvercle serait dévissé. Il me paraît que, par l’échec de leur première surprise, ils ont perdu un avantage énorme, et peut-être aussi voient-ils la chose sous ce même jour.
Lessing a donné d’excellentes raisons de supposer que les Marsiens ont effectivement réussi à faire une descente sur la planète Vénus. Il y a sept mois, Vénus et Mars étaient sur une même ligne avec le soleil, c’est-à-dire que, pour un observateur placé sur la planète Vénus, Mars se trouvait en opposition. Peu après, une trace particulièrement sinueuse et lumineuse apparut sur l’hémisphère obscur de Vénus, et, presque simultanément, une trace faible et sombre, d’une similaire sinuosité, fut découverte sur une photographie du disque marsien. Il faut voir les dessins qu’on a faits de ces signes, pour apprécier pleinement leurs caractères remarquablement identiques.
En tous les cas, que nous attendions ou non une nouvelle invasion, ces événements nous obligent à modifier grandement nos vues sur l’avenir des destinées humaines. Nous avons appris, maintenant, à ne plus considérer notre planète comme une demeure sûre et inviolable pour l’Homme: jamais nous ne serons en mesure de prévoir quels biens ou quels maux invisibles peuvent nous venir tout à coup de l’espace. Il est possible que, dans le plan général de l’univers, cette invasion ne soit pas pour l’homme sans utilité finale; elle nous a enlevé cette sereine confiance en l’avenir, qui est la plus féconde source de décadence; elle a fait à la science humaine des dons inestimables, et contribué dans une large mesure à avancer la conception du bien-être pour tous, dans l’humanité. Il se peut qu’à travers l’immensité de l’espace les Marsiens aient suivi le destin de leurs pionniers, et que, profitant de la leçon, ils aient trouvé dans la planète Vénus une colonie plus sûre. Quoi qu’il en soit, pendant bien des années encore, on continuera de surveiller sans relâche le disque de Mars, et ces traits enflammés du ciel, les étoiles filantes, en tombant, apporteront à tous les hommes une inéluctable appréhension.
Il serait difficile d’exagérer le merveilleux développement de la pensée humaine, qui fut le résultat de ces événements. Avant la chute du premier cylindre, il régnait une conviction générale qu’à travers les abîmes de l’espace aucune vie n’existait, sauf à la chétive surface de notre minuscule sphère. Maintenant, nous voyons plus loin. Si les Marsiens ont pu atteindre Vénus, rien n’empêche de supposer que la chose soit possible aussi pour les hommes. Quand le lent refroidissement du soleil aura rendu cette terre inhabitable, comme cela arrivera, il se peut que la vie, qui a commencé ici-bas, aille se continuer sur la planète sœur. Aurons-nous à la conquérir?
Obscure et prodigieuse est la vision que j’évoque de la vie, s’étendant lentement, de cette petite serre chaude du système solaire, à travers l’immensité vide de l’espace sidéral. Mais c’est un rêve lointain. Il se peut aussi, d’ailleurs, que la destruction des Marsiens ne soit qu’un court répit. Peut-être est-ce à eux et nullement à nous que l’avenir est destiné.
Il me faut avouer que la détresse et les dangers de ces moments ont laissé, dans mon esprit, une constante impression de doute et d’insécurité. J’écris, dans mon bureau, à la clarté de la lampe, et soudain, je revois la vallée, qui s’étend sous mes fenêtres, incendiée et dévastée; je sens la maison autour de moi vide et désolée. Je me promène sur la route de Byfleet, et je croise toutes sortes de véhicules, une voiture de boucher, un landau de gens en visite, un ouvrier à bicyclette, des enfants s’en allant à l’école, et soudain, tout cela devient vague et irréel, et je crois encore fuir avec l’artilleur, à travers le silence menaçant et l’air brûlant. La nuit, je revois la Poussière Noire obscurcissant les rues silencieuses, et, sous ce linceul, des cadavres grimaçants; ils se dressent devant moi, en haillons et à demi dévorés par les chiens; ils m’invectivent et deviennent peu à peu furieux, plus pâles et plus affreux, et se transforment enfin en affolantes contorsions d’humanité. Puis je m’éveille, glacé et bouleversé, dans les ténèbres de la nuit.
Je vais à Londres; je me mêle aux foules affairées de Fleet Street et du Strand, et ces gens semblent être les fantômes du passé, hantant les rues que j’ai vues silencieuses et désolées, allant et venant, ombres dans une ville morte, caricatures de vie dans un corps pétrifié. Il me semble étrange, aussi, de grimper, ce que je fis la veille du jour où j’écrivis ce dernier chapitre, au sommet de Primrose Hill, pour voir l’immense province de maisons, vagues et bleuâtres, à travers un voile de fumée et de brume, disparaissant au loin dans le ciel bas et sombre, de voir
... en une seule semaine l’examen des mécanismes marsiens avait donné des résultats surprenants.
(CHAPITRE XXVI)
les gens se promener dans les allées bordées de fleurs, au flanc de la colline, d’observer les curieux venant voir la machine marsienne, qu’on a laissée là encore, d’entendre le tapage des enfants qui jouent, et de me rappeler que je vis tout cela ensoleillé et clair, triste et silencieux, à l’aube de ce dernier grand jour...
Et le plus étrange de tout, encore, est de penser, tandis que j’ai dans la mienne sa main mignonne, que ma femme m’a compté, et que je l’ai comptée, elle aussi, parmi les morts.
TABLE DES MATIÈRES
LIVRE PREMIER
L’ARRIVÉE DES MARSIENS
Pages
CHAPITRE I.--A la veille de la guerre 7
Id. II.--Le Météore 15
Id. III.--Sur la lande 21
Id. IV.--Le cylindre se dévisse 26
Id. V.--Le Rayon Ardent 31
Id. VI.--Le Rayon Ardent sur la route de Chobham 37
Id. VII.--Comment je rentrai chez moi 40
Id. VIII.--Vendredi soir 46
Id. IX.--La lutte commence 51
Id. X.--En pleine mêlée 58
Id. XI.--A la fenêtre 65
Id. XII.--Ce que je vis de la destruction de Weybridge et de Shepperton 71
Id. XIII.--Par quel hasard je rencontrai le vicaire 85
Id. XIV.--A Londres 91
Id. XV.--Les événements dans le Surrey 104
Id. XVI.--La Panique 114
Id. XVII.--Le “Fulgurant” 127
LIVRE DEUXIÈME
LA TERRE AU POUVOIR DES MARSIENS
Pages
CHAPITRE XVIII.--Sous le talon 141
Id. XIX.--Dans la maison en ruines 150
Id. XX.--Les jours d’emprisonnement 162
Id. XXI.--La mort du vicaire 170
Id. XXII.--Le silence 174
Id. XXIII.--L’ouvrage de quinze jours 179
Id. XXIV.--L’homme de Putney Hill 185
Id. XXV.--Londres mort 208
Id. XXVI.--Le désastre 219
Id. XXVII.--Épilogue 229
ILLUSTRATIONS HORS TEXTE
Pages
LIVRE PREMIER.--L’arrivée des Marsiens 5
CHAPITRE I.
Le spectroscope indiqua une masse de gaz enflammés... 11
CHAPITRE II.
Le Météore 17
CHAPITRE III.
La Chose 23
CHAPITRE IV.
Le cylindre ouvert 29
CHAPITRE V.
Le Rayon Ardent 35
Le Rayon Ardent sur la lande 41
CHAPITRE VI.
Le Rayon Ardent sur la route de Chobham 47
CHAPITRE VIII.
Tout au long de la nuit, les Marsiens... 53
CHAPITRE X.
Visions terrifiantes 63
CHAPITRE XI.
Ce bouclier se dressa sur trois pieds... 73
CHAPITRE XII.
Touché! 83
Le combat dans la rivière 93
CHAPITRE XV.
La Fumée Noire 111
CHAPITRE XVII.
Le “Fulgurant” 125
La Machine Volante 131
LIVRE DEUXIÈME.--La terre au pouvoir des Marsiens 139
CHAPITRE XVIII
Le cinquième cylindre 143
CHAPITRE XIX
Le camp des Marsiens 153
La Machine à Mains 159
CHAPITRE XX
En observation 165
CHAPITRE XXI
La mort du vicaire 175
CHAPITRE XXII
L’Herbe Rouge 181
CHAPITRE XXIII
L’Inondation 187
CHAPITRE XXIV
Les égouts 193
Scènes dans Regent Street et Piccadilly 199
CHAPITRE XXV
Londres mort 205
Les restes d’une Machine à Mains 215
Hallucination 221
La redoute des Marsiens 227
Les Géants morts 231
CHAPITRE XXVI
Après le désastre 235
ILLUSTRATIONS DANS LE TEXTE
Pages
CHAPITRE I.
Dans l’observatoire. (Entête) 7
Le projectile. (Finale) 14
CHAPITRE II.
A mon bureau. (Entête) 15
Le vendeur de journaux. (Finale) 20
CHAPITRE III.
Sur la lande. (Entête) 21
Des gamins s’amusaient à jeter des pierres... (Finale) 25
CHAPITRE IV.
Première panique. (Entête) 26
Le garçon boutiquier. (Finale) 28
CHAPITRE V.
Le Rayon Ardent. (Entête) 31