Part 5
C’est un jeu auquel on se livre beaucoup en ce moment dans la presse et sans doute dans les salons, où l’on ne sait quoi faire. En voici le thème, qui a été fourni par une pièce de théâtre: «Si l’on vous annonçait, mais péremptoirement, que vous n’avez plus que cinq ou six ans à vivre, que feriez-vous, comment prendriez-vous la chose?» N’insistons pas sur ce que la proposition a d’irréel. Il n’est donné à personne d’en condamner une autre à la mort différée. On ne voit ce mot que sur les prospectus des compagnies d’assurances et encore dans un tout autre sens. Jamais un médecin qui n’est pas fou n’affectera une telle assurance de diagnostic, d’abord parce qu’il ne la possède pas, ensuite parce que, la possédant, il se gardera bien d’en faire usage. Et encore, nul malade ne le croirait, s’il prononçait une telle condamnation. C’est contraire à la psychologie humaine. La vie n’est possible que greffée sur une certaine espérance, si indécise qu’elle soit et si précaire. Le philosophe même, qui ne croit pas à l’avenir et qui se sait parfaitement dans la main du destin, se sentirait mal à l’aise si sa fin, dont il ne doute pas qu’elle viendra à l’improviste, lui était marquée avec tant de certitude. Ceux même qui n’aiment pas les projets et qui sourient à qui leur demande ce qu’ils feront l’an prochain, n’obéissent qu’à un état d’esprit assez vague, à une tendance de caractère. Ce sont des douteux, ce ne sont pas des condamnés. Quant à la fable dramatique, elle n’est pas sensée. Quand la science donne six ans de vie à une jeune tuberculeuse, c’est comme si elle lui donnait l’avenir, car six ans contiennent toutes les possibilités.
SUR LA LOGIQUE
Il y a vraiment peu d’esprits capables de pousser jusqu’au bout la logique de leurs déductions, même dans le domaine scientifique. Ainsi je viens de lire un excellent livre sur les «concepts fondamentaux de la science» du philosophe, italien malgré son nom, Federigo Enriques. Tant qu’il reste dans la science pure, ses principes sont solides, mais il a voulu aborder la psychologie et aussitôt le philosophe a déraillé, s’engageant dans une dissertation qui tend à prouver que «la thèse de la liberté de notre volonté ne contredit pas le déterminisme». Voilà encore un savant qui a été ébloui par la morale et qui s’est demandé avec anxiété ce qu’elle deviendrait si on soumettait la volonté au déterminisme des motifs. Alors il se trouve entraîné par la puissance du préjugé à confondre la liberté avec l’imprévisible. On ne sait pas, dit-il, en substance, de quel côté la girouette va tourner; donc elle est libre. Représentons-nous un monsieur jeune, riche, de très bonne santé, devant la carte très variée d’un grand restaurant. Pour lui, pour nous, qui l’observons, il semble libre d’ordonner son menu. Mais dans le fait, cette liberté est strictement commandée par ses goûts, ses curiosités, la capacité de son appétit. Nous sommes dans une situation analogue devant les actes possibles de la vie. Nous croyons les choisir et ils nous sont imposés à notre insu par les actes antérieurs que nous avons accomplis ou dont les conséquences nous ont touché. La seconde avant d’agir, quelquefois nous ne savons pas comment nous allons agir, mais notre inconscient le sait pour nous. La preuve de la non-liberté de la volonté est dans l’existence même des personnalités, des caractères. Si nous étions libres, nous n’aurions ni personnalité, ni caractère, nous tournerions au hasard. Il nous reste cependant une liberté; nous sommes libres d’inventer des motifs, libres de colorer à notre gré les actes où la nécessité nous incline. Et cela suffit pour nous donner l’illusion de la volonté libre. Mais cela même est une manière de parler qu’il ne faudrait pas analyser de trop près.
CHRISTOPHE COLOMB
On a découvert successivement que l’inventeur de l’Amérique était italien, espagnol. Le voilà maintenant corse, comme Napoléon, et, par la plus étonnante des prestidigitations historiques, français, toujours comme Napoléon. Colomb serait né à Calvi. Or, la ville de Calvi se donna, en 1459, au «Sérénissime Seigneur le Roi de France»: donc, quand il découvrit l’Amérique, il était sujet français. Est-ce la vraie raison? Admettons que Colomb soit né à Calvi et faisons abstraction de cette donation à la France, qui n’eut pas grande conséquence, il n’en serait pas moins français, puisque la Corse est devenue dans la suite des temps un département français. C’est là le vrai raisonnement, et il me plaît. Grâce à lui, on peut démontrer qu’Homère et Jésus furent des célébrités turques et Bouddha une personnalité anglaise. Au moins c’est amusant. Que ces questions de nationalités sont donc mal comprises! Cela n’a vraiment de valeur qu’au point de vue de l’impôt et de la judicature. Ce qui importe, c’est la race, qu’un transfert de propriété ne saurait changer. Si l’histoire était une chose sérieuse et scientifiquement comprise, on dirait que Napoléon était corse, et on ne dirait jamais qu’il était français, car la race corse a complètement évolué en dehors de la race française. Il ne serait pas plus légitime de l’appeler italien, car la Corse a de même évolué tout à fait séparément des diverses républiques ou principautés italiennes. Il est certain que cette conception des races, opposée à la conception des nationalités, mettrait beaucoup de trouble dans les esprits et dans les manuels historiques... Mais je m’aperçois que, résumée en trente ou quarante lignes, la question est difficile à faire comprendre. Moins peut-être que «l’origine française» d’un homme né en Corse au XVIe siècle.
PROVINCES
Les départements n’ont jamais eu qu’une vie officielle et administrative. Ils ne sont guère entrés dans la conversation, et ce qui a le plus contribué à les maintenir en dehors de l’usage, c’est peut-être que les chemins de fer ont ignoré leur existence. Comme ils s’étendent nécessairement sur tout un groupe de départements, ils ont adopté soit les noms plus vastes des anciennes provinces, soit les noms de régions. L’État, lui-même, est bien obligé de diviser ses lignes en lignes de Normandie, de Bretagne et du Sud-Ouest. Partout, c’est de même: il y a deux voies pour aller dans le Midi, la Bourgogne et le Bourbonnais. L’amour assez nouveau des paysages a également redonné l’existence aux anciennes provinces. Il y a les paysages du Berry et les paysages de Provence, ceux du Dauphiné, de la Champagne ou du Limousin, récemment découverts. Au point de vue esthétique, du moins, le département n’est qu’une petite division du territoire français. Cela tient aussi à ce que beaucoup de noms de départements sont très mauvais: Seine-Inférieure, Tarn-et-Garonne, Haute-Vienne, etc. Puis, franchement, même du point de vue administratif, le département est devenu trop petit. Mais laissons cela. Plusieurs provinces aussi étaient très petites et d’autres, immenses, étaient sans aucune cohésion. Il est certain qu’on ne rétablira jamais les provinces dans leur état ancien. D’ailleurs, qu’était en dernier lieu l’Ile-de-France? On n’en sait rien. Un nom, peut-être, et moins en usage qu’aujourd’hui. Est-il possible de reconstituer la Normandie? Il n’y a aucun rapport d’intérêts entre la région de Rouen et la région de Coutances, qui se rattacherait plus volontiers à celle de Rennes. Mais quel inconvénient à ce que les deux catégories de noms soient conservées? Les uns et les autres répondent à des besoins différents. Si on réforme les divisions préfectorales, les anciennes provinces ne seront certainement pas un modèle à suivre. Ce ne sont plus que des divisions géographiques et esthétiques.
LE LIMOUSIN
Ce fut, au grand siècle, un pays ridicule et, de plus, un lieu d’exil. Un sieur Jannart, ami de Fouquet et parent de La Fontaine, ayant été prié de se retirer à Limoges, le poète l’y suivit. Plusieurs de ses lettres à Mlle de La Fontaine sont datées de cette ville; il en goûte surtout la table et la bonne compagnie, dont il loue les mérites. On y voit cependant que la connaissance du français cessait vers Bellac: plus loin, le paysan ne parle que son patois. On croyait fermement, dans le reste de la France, que le Limousin était un pays de rustres, quasi de sauvages, et ce nom seul suffisait à faire rire. M. de Pourceaugnac est «gentilhomme limosin», et cela tout d’abord égayait le parterre. Molière, ayant à plaire au public, devait feindre de partager ses préjugés. La Fontaine ne les partage point, mais il les connaît: «N’allez pas, dit-il, vous figurer que le reste du diocèse soit malheureux et disgracié du ciel comme on se le figure dans nos provinces. Je vous donne les gens de Limoges pour aussi fins et aussi polis que peuple de France.» Cependant il les trouve un peu complimenteurs et ils ne lui plaisent point. Le préjugé contre cette province et ses habitants dura longtemps. Encore au siècle dernier on ne voulait les connaître que d’après les maçons qui en étaient presque tous originaires. Auvergnats, Savoyards, Bretons et Limousins passèrent longtemps pour des types peu recommandables, gros paysans sales, mangeurs de soupe, avares et retors. Puis on vit peu à peu qu’ils ressemblaient à tous les autres paysans et qu’ils avaient leurs mérites. Comme pays, le Limousin est encore un des moins connus, bien qu’il soit l’un des plus pittoresques. Mais son tour est enfin venu de connaître la mode, de recevoir et peut être de garder les visiteurs. Étant le dernier découvert, il est certainement le moins gâté. Touristes, profitez de cette virginité.
LA SAVOIE
Il est bien curieux, ce nouveau guide en Savoie que vient de publier M. van Gennep, au nom si peu savoyard, mais qui n’en a pas moins de multiples raisons pour aimer ce pays, qu’il connaît mieux que quiconque. Guide n’est pas le mot. C’est plutôt une monographie pittoresque, quoique, si j’allais là-bas, je l’emporterais sans doute avec moi plus volontiers que tels ou tels guides proprement dits, car avec lui, j’emporterais l’âme même de la Savoie. Histoire, géographie, contes, légendes et traditions, il résume tout cela dans une manière sûre et agréable aussi. On y apprend que, comme toutes les autres provinces curieuses de France ou des entours, la Savoie fut découverte par les Anglais. Ce sont eux qui les premiers contemplèrent ses montagnes avec un regard désintéressé, avec l’espoir d’y trouver une émotion. Cela remonte au XVIIe siècle, à l’heure où les Français qui auraient pu partager de tels sentiments se contentaient de voyager de Paris à Fontainebleau, en carrosse mal suspendu. Un Anglais parcourait alors l’Europe «à cheval, en charrette, en bateau, en chaise à porteurs, mais surtout à pieds». Plus tard il se lança à travers l’Orient mais si c’était encore assez hardi, ce l’était peut-être moins que d’explorer la Savoie. Il faut retenir son nom, c’était un certain Thomas Coryat. Sa relation n’a pas encore été entièrement traduite. Avant lui, le Vénitien Morosini a dit quelque chose de la Savoie, mais Morosini n’a aucun sens du pittoresque. Il l’a beaucoup moins que l’historien latin Ammien Marcellin, qui donne du paysage alpestre un tableau assez saisissant et parle romantiquement de l’horreur des neiges éternelles. Trois Italiens du XVIIe siècle connurent aussi la Savoie, qui les étonna. Après eux, il n’en est plus guère question jusqu’à Jean-Jacques et à son aventure des Charmettes. On sait que la Savoie existe, on la traverse mais on ferme sans doute les yeux à ce moment, on ne la voit pas. Le livre de M. van Gennep me l’a montrée. Avant lui je ne la connaissais guère.
VOYAGE EN FRANCE
J’espère que les délégués du tourisme, qui vont se réunir, sauront trouver un rôle et une place d’honneur pour notre grand touriste, pour Ardouin-Dumazet, qui a parcouru, et souvent à pied, le bâton à la main, la France entière, et qui a rédigé ses observations en cinquante-cinq ou soixante volumes, car l’œuvre continue. Ayant tout vu, il trouve sans cesse à revoir et peut à peine consentir à se déclarer satisfait d’une œuvre que tout le monde juge admirable et unique. Il avait déjà rédigé un «Voyage en France» fort complet, mais des changements économiques considérables s’étaient produits. Il reprit son bâton et recommença le pélerinage. Il avait réservé cette révision à son fils, mais la mort le lui prit, il y a quelques années, et il se mit seul courageusement à la tâche. Cette œuvre est d’une telle nature, si précise et si pénétrante, qu’elle instruit même les vieux provinciaux, passionnés de leur pays, et qu’elle leur révèle des aspects nouveaux de la région où ils vivent et d’où ils n’ont jamais détourné les yeux. Il sait allier l’exactitude au pittoresque et, véridique comme une enquête économique, il a des enthousiasmes de paysagiste devant les aspects variés qui se sont successivement offerts à ses explorations patientes et réfléchies. Peu de personnes, peut-être, ont lu d’un bout à l’autre ces soixante volumes, mais il n’est, non plus, de curieux qui n’en ait voulu connaître quelques-uns, ceux qui concernent sa province natale, la région de ses souvenirs d’enfance. C’est dire que partout Ardouin-Dumazet a des admirateurs et des fidèles. Les touristes assemblés trouveront certainement moyen, j’en suis sûr, d’honorer ce grand touriste, ce grand découvreur de son pays.
LE TOURISTE
M. Fallières a innocemment confié à un journaliste, qui l’a répété sans malice: «Au cours de mes voyages présidentiels en chemin de fer, j’ai aperçu la France. Notre pays est si beau qu’il m’a pris un ardent désir de le connaître. Libre, je voyagerai un peu.» Quelle belle occasion de sarcasme pour ceux qui aiment se répandre en sarcasmes. Et l’un d’eux est bien vite allé déterrer ce mot de M. Jules Lemaître, devenu courtisan: «Le duc d’Orléans connaît l’Europe comme un bourgeois sa ville.» On ne lui reprochera pas de ne pas connaître aussi bien la France, ce n’est pas sa faute, mais cela ne rend pas plus émouvant le mot de M. Jules Lemaître. Connaître un pays en touriste, ou le connaître au point de vue administratif, agricole ou politique, ce n’est pas tout à fait la même chose. On peut fort bien gouverner ou présider un pays dont on connaît médiocrement les beautés naturelles. Quant à moi, j’admire plutôt la verdeur de cet homme qui, à soixante-dix ans passés, semble vouer ses derniers ans au laborieux métier de touriste. Tous les jours, en wagon ou en automobile; tous les jours, un lit nouveau et une table nouvelle; tous les jours, des impressions différentes qui, n’ayant pas eu le temps de se classer dans la mémoire, y restent superposées dans une extrême confusion. Où donc ai-je vu cette cathédrale où il y a de si curieux effets de lumière dans les vitraux? Était-ce dans le Nord ou dans le Midi? On ne sait plus. Et ces arbres centenaires, était-ce des hêtres où des chênes? Et ce paysage de montagne, Alpes ou Pyrénées? On peut dire de la terre, de la France même, ce qu’on a dit de l’art. La France est vaste et la vie est brève. Une province aussi est vaste à qui la veut bien connaître, et une ville aussi et aussi un canton. Qui connaît la propre chambre où il vit? Goncourt ne trouva-t-il pas muet un monsieur à qui il demanda: «Quelle est la couleur du papier de votre chambre à coucher?» Mais il est bon de rêver aux choses qu’on ne verra jamais.
LE FEUILLAGE AU THÉÂTRE
Nous sommes habitués maintenant aux feuillages follement agités du cinéma et le feuillage rigide du théâtre nous semble encore moins naturel. Je faisais cette remarque à l’un des décors de _Faust_, extrêmement agréable, d’une valeur de tableau, mais, comme un tableau, donnant la sensation d’être en dehors du mouvement. Il y a là une contradiction qui nous est plus sensible que jamais entre la nature agitée du premier plan et la nature figée des lointains, pas assez lointains pour qu’il fût admissible d’y voir les choses légères dans une telle immobilité. Mais, il faut en prendre son parti. Tout perfectionnement dans la mise en scène ne fera qu’accentuer son côté artificiel et plus un décor approchera en de certains points de la vérité et de la perspective, plus il s’en éloignera par certains autres. On arrivera sans doute à des concordances précises du cinéma et du phonographe qui donneront des représentations parfaites pour l’ouïe comme pour la vue, mais peut-être que cela ne sera plus de l’art. Les combinaisons mécaniques peuvent devenir d’un réalisme absolu et satisfaire moins le sens esthétique qu’un certain désaccord entre les deux éléments spectaculaire et auditif. D’ailleurs, c’est là un point secondaire. Il était bien plus intéressant pour moi de remarquer combien le côté mélodrame de la vieille tragédie romantique et éternelle empoignait le public, plus sensible, au malheur de Marguerite qu’à la fantasmagorie métaphysique où elle n’est en réalité qu’un accessoire. Il faut convenir qu’il a raison et qu’il n’y a que cela de bon dans le «premier _Faust_». L’humain ne se démode pas. Il n’en est pas de même du surhumain.
LE NÔTRE
Un jeune écrivain qui connaît à merveille le dix-septième siècle, M. Émile Magne, contestait l’autre jour l’originalité de Le Nôtre. Des gravures du temps de Louis XIII présentent déjà des jardins fort analogues aux siens. C’est bien possible. Il y eut des tragédies avant Racine et avant Corneille, mais personne, ni même M. Magne, ne conteste sans doute le mérite particulier de ces deux poètes. Ils n’inventèrent peut-être rien, mais ils firent mieux que d’inventer. Le génie invente rarement: il perfectionne. C’est du moins ce que l’on ne peut enlever à Le Nôtre. Encore qu’à ses jardins trop bien dessinés je préfère un bois embroussaillé, je reconnais volontiers que les géométriques conceptions de Le Nôtre se marient admirablement avec les majestueuses architectures. Elles les soutiennent, elles les font valoir, leur servent de transition avec la nature. On sait que M. Corpechot appelle cela les jardins de l’intelligence. Le mot est heureux, mais la question est précisément de savoir si le sentiment n’a pas le droit, lui aussi, de prendre ses ébats dans un jardin et d’y venir rêver. Le jardin n’est-il pas plutôt un lieu où l’on se promène, où l’on se repose, qu’un lieu que l’on vienne admirer et dont on veuille comprendre la belle ordonnance. Mais est-il nécessaire, même pour satisfaire l’esprit au détriment des sens, que les charmilles y soient taillées en toupies ou disposées en labyrinthe? Ces jeux me gâtent, non pas le parc de Versailles qui est vaste et qui contient aussi de vrais arbres, mais l’idée qu’ils m’imposent de Le Nôtre et de ses contemporains. Cette manière de dominer la nature est bien factice et n’a même pas l’excuse de l’utilité que peuvent présenter les espaliers en arête de poisson ou les cordons de pommiers nains. Peut-être que pour comprendre la nature, il faut d’abord en respecter les formes. Mais on a bien le droit de ne pas reprocher à Le Nôtre son mauvais goût, qui, au fond, ne fut peut-être que de la bonhomie.
FIN
TABLE
LA FIN DE L’ART 5 UN MONUMENT 7 LES STATUES 9 L’OBÉLISQUE 11 L’ARCHITECTURE 13 LA PIPE 15 TRANSMUTATION 17 CINÉMA 19 LES MOMIES 21 LA PEINTURE 23 VISAGES 25 SUR UN PORTRAIT 27 L’EXOTISME 29 LES DÉBUTS 31 LE LATIN 33 LATINERIE 35 LA LANGUE FRANÇAISE 36 LES NOMS ÉTRANGERS 38 BARBARISMES 40 LES DEUX LANGAGES 42 LE STYLE PROFESSIONNEL 44 LA MÉDIOCRITÉ 46 LECTURES DE VOYAGE 48 LES LIVRES ANCIENS 50 UN ROMAN 52 L’ENCRE 54 SUR UNE PHRASE 56 GASSENDI 58 DIDEROT 60 LOUIS VEUILLOT 62 BONS CONSEILS 64 STENDHAL ET CASANOVA 66 UN CHRONIQUEUR 68 LE SURVIVANT 69 CORRESPONDANCES 71 UNIVERSITÉS 73 INDULGENCE 75 L’ÉPÉE 77 HISTORIETTES 80 HISTOIRES DE MÉDECINS 82 UNE DÉCOUVERTE 84 TUBERCULOSE 86 GRÈVE DU PAIN 88 LE PAIN BLANC 90 VIVISECTION 92 LES GUÉRISSEURS 94 LE RÉGIME 96 LE VIN 98 LE RHUME 100 LE SURSIS 102 SUR LA LOGIQUE 104 CHRISTOPHE COLOMB 106 PROVINCES 108 LE LIMOUSIN 110 LA SAVOIE 112 VOYAGE EN FRANCE 114 LE TOURISTE 116 LE FEUILLAGE AU THÉATRE 118 LE NÔTRE 120
CE CAHIER, LE HUITIÈME DE LA PREMIÈRE SÉRIE, A ÉTÉ ACHEVÉ D’IMPRIMER LE 15 OCTOBRE 1925, PAR PROTAT FRÈRES, A MACON. OUTRE LES 1.500 EXEMPLAIRES MIS DANS LE COMMERCE, IL A ÉTÉ TIRÉ CXVI EXEMPLAIRES, DONT X SUR VERGÉ D’ARCHES, VI SUR PAPIER DE MADAGASCAR ET C SUR VÉLIN D’ALFA, NUMÉROTÉS DE I A CXVI, ET DITS DE PRESSE.
ONT DÉJÀ PARU DANS CETTE PREMIÈRE SÉRIE: DÉLIBÉRATIONS, PAR GEORGES DUHAMEL.--LA TABLE QUI PARLE, PAR STÉPHANE LAUZANNE.--ÉRASME ET L’ITALIE, PAR PIERRE DE NOLHAC.--LES PLAISIRS D’HIER, PAR JEAN-LOUIS VAUDOYER.--DE L’ESPAGNE, PAR CLAUDE TILLIER.--DE LA SINCÉRITÉ ENVERS SOI-MÊME, PAR JACQUES RIVIÈRE.--HISTOIRES MORALES, PAR ÉMILE HENRIOT.
LES CAHIERS DE PARIS
43, rue Madame (6e)
PARIS
Prix de ce cahier: 18 fr.
(à l’abonnement: 10 fr.)