La Femme doit-elle voter? (Le pour et le contre) Thèse pour le doctorat ès sciences politiques et économiques

Part 7

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Ce sont de bien grosses questions et c'est seulement par des points d'interrogation que je me permettrai d'y répondre!

Est-il logique, est-il juste qu'une femme devenue chef de famille par le fait de son veuvage ne soit jamais appelée à dire un mot quelconque dans les grands débats qui intéressent la destinée de sa propre famille, aussi bien que la destinée des familles voisines, politiquement représentées par le vote du père?

Est-il logique, est-il juste que les travailleuses organisées en syndicat n'aient aucun moyen direct d'assurer la répercussion de leur volonté dans les assemblées politiques et que l'émancipation économique ainsi assurée à la femme n'ait aucune sanction dans le domaine politique?

LUCIE-FÉLIX-FAURE-GOYAN.

* * *

Du _Gil-Blas_:

Tant que notre pays sera régi par le suffrage universel, je serai résolument pour le vote et l'éligibilité des femmes. Et pourquoi? parce que je les mets au défi de gouverner plus mal et de choisir des représentants qui fassent plus mal les affaires de la France.

Louis d'HURCOURT.

* * *

De _l'Eclair_, de Paris:

J'en suis partisan, parce qu'elles sont, elles et leurs enfants, entraînées par les destinées de leur pays et qu'elles doivent, par conséquent, avoir le droit d'y participer et d'y veiller; parce que l'unité sociale, la famille, a pour directeurs naturels le père et la mère et que cette dernière y assume autant de responsabilité que son mari; parce que la femme a un sens pratique et une universelle bonté qui doivent avoir les moyens de se faire entendre et au besoin accepter.

Docteur Armand GAUTIER, De l'Institut, membre de l'Académie de Médecine.

A voir l'usage que les hommes font du bulletin de vote, il n'y a pas de risque de tomber dans le pire en courant l'aventure d'une réforme équitable.

ANDRIEUX, ancien député, ancien préfet de police.

Il m'est très difficile de me prononcer au pied levé et sans étude spéciale de la question sur un aussi grave et délicat problème. Tout ce que je puis vous dire, je ne suis pas opposé à la nouvelle réforme, pourvu qu'il s'agisse du droit de vote seulement et non pas de l'éligibilité. Encore une fois, il ne s'agit ici que d'une impression hâtive et non pas d'un parti sérieusement étudié.

Marquis de SÉGUR.

Je suis avec vous, du moins partiellement. Seulement je suis d'avis de procéder par étapes. Je voudrais d'abord accorder aux femmes le vote, l'électorat puis l'éligibilité municipale. Si l'expérience, comme je crois, réussissait, je serais disposé à permettre aux femmes de prendre part aux élections cantonales. Mais je m'arrêterais là. L'électorat politique me paraît inséparable des charges militaires, jusqu'ici du moins.

Jacques BARDOUX, Professeur à l'Ecole des Sciences politiques.

Je voudrais conférer à la mère de famille (comme au père de famille) la pluralité du vote comme une récompense et un honneur dans ce pays que mine une natalité volontairement décroissante, mais aussi comme un attribut justifié par plus d'expérience acquise et d'intérêts dans la vie.

Eugène ROSTAND.

Je suis en principe partisan du suffrage des femmes à condition qu'elles soient veuves ou célibataires âgées de 25 ans.

Par contre, je ne suis pas d'avis qu'elle soit éligible, si ce n'est aux fonctions d'assistance, municipales ou éducatives.

C. BONNET-MAURY, Professeur à la Faculté libre de Théologie protestante.

Je suis partisan du suffrage des femmes. Nous pourrions commencer par l'introduire à certaines conditions dans les élections municipales.

Paul DESCHANEL.

Je désire obtenir pour la femme l'égalité des droits politiques. Néanmoins je considère qu'une pareille réforme ne peut s'accomplir que par étapes.

GOIRAND.

Je crois que, dans un avenir plus ou moins rapproché, les femmes deviendront électeurs et éligibles et je suis même convaincu qu'elles élimineront les hommes de la politique. Elles y apporteront plus de finesse mais elles la compliqueront. En Finlande et en Australie, leur intervention n'a pas été heureuse.

Yves GUYOT.

Le bulletin de vote pour les femmes, ça sera comme pour les hommes, l'acceptation de l'oppression politique et de l'exploitation économique par la grande masse, pour le plus grand profit de ceux qui exercent le pouvoir et qui détiennent la richesse sociale.

Jean GRAVE.

Il y a déjà tant d'incompétences qui s'occupent de politique que je ne verrais pas sans inquiétude les femmes se jeter dans la mêlée des partis. Dans les pays catholiques, le vote de la plupart des femmes serait celui de leurs confesseurs, qui recevraient eux-mêmes le mot d'ordre de Rome. Au lieu de contribuer au progrès, il amènerait je crois un recul. Attendons, la question me semble prématurée.

Alfred FOUILLÉE, membre de l'Institut.

La presque unanimité des électeurs de Roquefixade m'a fait maire de cette commune, quoique me sachant aussi matérialiste que patriote et républicain.

Or, si les femmes votaient, non seulement je n'aurais pas le suffrage de la plupart d'entre elles, mais elles détourneraient de moi un assez grand nombre de mes électeurs actuels.

E. DARNAUD, maire de Roquefixade (Ariège).

* * *

Du _Nouveau Siècle_:

Si la femme était directement intéressée dans nos luttes, elle y perdrait l'influence bienfaisante qu'elle tient de ses rôles d'épouse et de mère, sur les destinées de la Patrie qui n'est plus que le prolongement naturel de la famille.

Au moment où sous les attaques incessantes contre l'idée de la «Patrie» on sent poindre de tous côtés des sentiments de découragement et comme des symptômes de résignation à une sorte de dégénérescence nationale, la femme, dans ses deux grands rôles, avec son sens plus affiné de nos traditions, m'apparaît comme la seule capable de réveiller en ce pays la vision rédemptrice de son idéal et de ses destinées momentanément obscurcies par nos luttes politiques.

Elle n'y arrivera que si elle s'en tient soigneusement à l'écart.

Amiral BIENAIMÉ, député de Paris.

J'aurais été satisfait de voir dans la Chambre des femmes députés... Tout cela parce que la femme a autant--si ce n'est plus--de droits à défendre que l'homme. Comme celui-ci, du reste, elle a à combattre l'exploitation capitaliste et elle a tout à attendre de la venue d'une société socialiste. En plus, comme mère, la femme devrait pouvoir influer sur les destinées sociales et matérielles.

COMPÈRE-MOREL, député du Gard.

Le suffrage universel n'est qu'une fiction tant que les femmes en seront exclues; le mot de féminisme me paraît impropre. C'est la question de l'égalité et de l'équité dans le civisme qui est posée. La femme est citoyen devant la loi commerciale, devant la loi pénale; elle ne l'est pas devant l'urne électorale, c'est la contradiction constitutionnelle, l'injustice sociale.

MILLEVOYE, député de Paris.

Puisque les femmes sont admises avec nos pères et nos fils dans les grandes écoles de l'Etat, puisqu'elles peuvent être commerçantes, médecins, avocats, puisqu'elles partagent les travaux de certains fonctionnaires, puisque les voilà maintenant reconnues aptes à être des juges-prud'hommes; je ne vois pas ce qui les empêcherait d'occuper des sièges à la Chambre des députés, au Sénat, dans les Conseils généraux et dans les Conseils municipaux où elles apporteraient un charme et une séduction qui manquent à la plupart des hommes politiques.

Georges BERRY, député de Paris.

* * *

Voici enfin quelques opinions inédites dont nous remercions sincèrement les auteurs:

Si les femmes doivent voter, monsieur? Certainement.

Max et Alex FISCHER.

_P. S._--Nous ne parlons bien entendu que de celles qui ont de la moustache.

Les femmes doivent voter: Parce qu'elles ont voix au chapitre. Parce qu'elles feront prévaloir des lois de préservation de l'espèce. Parce qu'elles feront passer le sentiment en ce qu'il a de plus noble avant les considérations de cuisine politique.

Paul MARGUERITE.

Je n'ai point d'idées neuves sur ce sujet.

Charles GIDE.

Mon cher ami,

Les femmes sont faites pour surveiller le ménage et faire des enfants.

LASIES, député.

Je vous paraîtrai peut-être un vil réactionnaire, mais je partage entièrement son opinion.

Emmanuel BROUSSE, député.

MONSIEUR,

Je ne suis pas du tout partisan du vote des femmes. Ce serait une raison de plus pour elles de sortir de leur rôle, ce qui leur arrive déjà trop souvent, depuis quelque temps. Et puis, elles ont déjà bien trop de moyens d'action sur nous et bien trop de façons de se mêler de nos affaires sans y ajouter ce nouveau prétexte.

Je ne prétends pas qu'elles voteraient plus mal que nous. Ce serait difficile, d'ailleurs. Mais elles y mettraient encore plus de passion.

Et puis, comme on dit de notre côté en cas d'aventure: Cherchez la femme; on dirait de leur côté: Cherchez l'homme. Car finalement il n'y a que ça au fond de la plupart des actions humaines.

Y mêler encore la politique me paraît superflu.

Mes sentiments les plus distingués.

Michel PROVINS.

CONCLUSION

_Aux Femmes_

Vous qui nous lirez, convaincues, sceptiques, ou indifférentes, n'ayez pour moi aucune parole de haine, aucun sentiment de mauvaise humeur, aucun accès d'indignation. A nos attaques raisonnées et sincères, répondez par un sourire, à nos objections par un geste élégant de vaincues: Vous aurez là l'occasion d'être pour une fois des femmes d'esprit.

De nous ne vous faites pas l'idée d'un rétrograde, d'un bourgeois ou d'un retardé du siècle! Non! plus que vous, nous aimons tout ce qui est jeune, nouveau; plus que vous nous adorons l'idée riche d'espoir, de jeunesse et d'avenir; mais cependant nous ne prendrons dans ces projets d'évolution future que ce qui nous semble juste, équitable et sensé, vous laissant, Mesdames les féministes, le rôle ingrat de ne voir dans nos théories sociales que le ridicule, le grotesque et l'invraisemblable.

Mais ce n'est point encore à vous les intellectuelles (?), les révolutionnaires, les exaltées que j'en veux, vous qui défendez parfois avec conviction et rarement avec raison une mauvaise cause. C'est à vous, Messieurs les féministes, qui doucement, avec une douce et fausse pitié, vous penchez vers l'âme de cette femme éprise de liberté, grisée d'émancipation et par votre prestigieux talent et votre plume éblouissante matérialisez et faites passer du domaine irréel au domaine réel une idée fausse et anormale. Oui c'est à vous que je cherche querelle, vous les hommes puissamment assis dans la vie politique qui par pose, par snobisme, par genre, vous collez l'étiquette de féministe, vous qui trônez fiers et impassibles dans les hauteurs de la littérature et du journalisme et prenez plaisir à soutenir la cause de l'Eve future pour vous singulariser ou vous créer un nom, c'est vous que j'accuse de cet énervement social, de cette crise qui secoue ridiculement quelques Françaises! Un coup de bistouri eût été mieux approprié qu'une tendre consultation!

Et si le jour où écoutant les plaintes affolées et injustifiées de ces enfants, vous leur aviez dit ce que tout homme de bon sens pense, au lieu de leur faire inélégamment l'aumône d'une fausse pitié, de nos jours on n'entendrait plus ce flot de grotesques réclamations, qui n'ont pas seulement le mérite d'être idéalisées par des larmes et qui sont couvertes par des éclats de rire.

Si à ces énervées, à ces détraquées vous leur aviez fait entrevoir la faiblesse de leurs raisonnements et le contre-sens de leur idéal au lieu de leur prêter une oreille attentive, si vous aviez d'un seul coup plongé dans la vie normale ces anormales, au moment de stupeur et d'étouffement aurait peut-être succédé une crise plus violente, mais vite dissipée, et petit à petit, le temps aidant, lasses et fatiguées, elles seraient rentrées dans l'oubli et dans le passé!

Voilà ce que vous n'avez pas voulu faire, Messieurs les féministes, vous la cause première de cette théorie moderne et combien insoutenable: l'émancipation de la femme! Vous avez considéré cette idée nouvelle comme un «tremplin, comme un capital, comme une bonne affaire!»

Puissiez-vous faire faillite et crouler ridiculement sous les applaudissements vengeurs de tous les Français raisonnables et sensés!

Quant à nous, ce qui nous console, c'est que nombreux sont encore en France, «les Philistins des deux sexes qui n'osent pas s'arracher au cercle étroit des préjugés et appellent le féminisme la folie du siècle»[79].

[79] Aussip Laune; _Revue Socialiste_.

Oui, la folie du siècle qui détraque le cerveau de quelques femmes pauvres d'esprit et riches d'espérances; folie remplissant notre pays de cris étranges et inquiétants, tels que «Egalité des deux sexes, Emancipation de la femme», etc., etc., à tel point qu'une de vos sœurs, Mesdames, intelligente et fine, Mme Séverine, dans le _Matin_ du 2 avril 1910, essayait dans un style humouristique de faire taire ces brailleries par une expression peut-être pas très académique mais tout au moins de circonstance: «La ferme!»

Nous n'aurons point, Mesdames, la coquette impertinence d'une de vos plus illustres représentantes, croyez cependant que ce mot résume bien pour nous l'attitude à prendre devant tous vos discours et vos réclamations.

Que dire maintenant de cette question en elle-même, le suffrage des femmes?

La question du vote arrive à sa période heureuse, c'est-à-dire qu'on ne la prend encore ni au sérieux, ni au tragique. Touche-t-on à une solution? Si l'on songe que le problème fut posé par Aristophane, qui n'était probablement pas le premier, il y a environ 2.300 ans, on se sent un peu sceptique malgré l'initiative de quelques pays d'avant-garde. Au fond, chacun se demande si les femmes sont aptes à voter. «Cela n'a aucune importance, puisque les idiots votent», déclare Mme Durand, avec une humilité bien peu féministe et encore moins féminine.

Mais on se demande surtout, pour qui voteront-elles? et comme personne n'est sûr d'avoir les femmes pour soi (perfides comme l'onde, la douceur mobile, toutes les langues ont là-dessus des dictons malhonnêtes), chacun se méfie, excepté Don Juan..., mais Don Juan ne fait pas de politique.

Au fond, citoyennes, vous vous préparez un maigre profit et beaucoup de désillusions. Il y a de mauvaises lois à abroger, à modifier; il y en a de bonnes, de très bonnes à faire vous concernant. Laissez ce soin au temps, aux mœurs pas meilleures mais qui deviennent plus humaines. On y travaille depuis longtemps, Mesdames, depuis Justinien. Ne désespérez donc pas! On a rendu l'amour obligatoire tout comme l'instruction! Pouvait-on vraiment aller plus loin.

Quant à vos champions, vos leaders, charmantes parfois, éminentes rarement, à tous égards, en politique les croyez-vous capables de poursuivre l'intérêt véritable des femmes. L'on en voit trop prendre de l'incohérence pour du génie, le manque de goût pour du courage et l'incongruité pour de la hardiesse d'esprit.

De grâce, Mesdames, ne compliquez pas la vie, elle n'est pas déjà si simple! et puis, sans doute, les hommes eux aussi font beaucoup de sottises, mais croyez-vous qu'une sottise féminine soit l'antidote d'une sottise masculine? Nous croyons plutôt qu'elles font deux.

Ne prenez point ces airs batailleurs. Le costume de petite lutteuse vous va si mal.

L'homme politique devient devant les foules une bête orgueilleuse et déchaînée. Il ne regardera pas si vous avez des jupes ou des pantalons. Et une fois meurtries et blessées, vous pleurerez et vous n'aspirerez qu'à redevenir ce que vous n'auriez dû jamais cesser d'être, des femmes.

Certes, quelques-unes des grandes féministes trouveront peut-être ce rôle bien banal, bien effacé, bien indigne de leurs hautes aspirations.

Il semble que vous oubliez que c'est vous qui, dans la vie, êtes le plus souvent la souveraine! Pauvres pantins que les hommes, lorsque vous mettez en marche toutes les ficelles de votre séduction et de votre coquetterie.

Etouffez en vous ces bouffées d'orgueil et de domination politiques, souvenez-vous que vous avez des moyens plus sûrs de régner et d'avoir une incontestable influence! Songez à l'Assemblée des femmes d'Aristophane et à Lysistrata matérialisant de la façon la plus choquante et la moins attique une incontestable vérité. Par votre charme, votre grâce, et les mille et un détails de votre caractère, par la poésie de votre sexe et la simplicité du pot au feu, vous menez le monde (on a déjà dit cela en vers de tous pieds, en madrigaux de toutes façons, nous ne le redirons pas en prose!) Vouloir un autre moyen de domination, mesdames, c'est déchoir, abdiquer. Gardez-vous des utopies de notre siècle, donnez-nous de beaux enfants, restez simplement «petites fées».

«Relevez le Français du XXe siècle qui se donne à lui-même le spectacle de sa décomposition»[80]; ne soyez pas des vierges fortes, êtres incomplets, inquiétants, enfiévrés, tourmentés et n'ayez point comme idéal celui fou et grotesque d'être un individu avant que d'être un sexe.

[80] René Doumic.

Femmes, êtres exquis, faits de grâce et de délicatesse, restez ce que vous êtes; écoutez avec ironie et pitié les théories de ces hommes-femmes, de ces ratées, de ces soldes de l'amour, théories mauvaises, car elles sont anti-naturelles.

Dites-vous que l'homme ne veut point vous lancer dans la lutte politique parce que vous êtes meilleures que lui et que le jour où vous serez son égal vous ne serez plus rien!

L'esprit, le cœur et le charme réunis, voilà un idéal bien plus agréable, bien plus séduisant que celui d'un siège de député ou un fauteuil de maire. Il vous donnera, mesdames et non citoyennes, soyez en sûres, une satisfaction intérieure plus douce; et puis n'oubliez pas les vers éternels de Molière que mon bon sens me murmure à l'oreille.

Et comme un animal est toujours animal Et ne sera jamais qu'animal dans sa vie Durerait cent mille ans, ainsi sans répartie La femme est toujours femme et jamais ne sera Que femme tant qu'entier le monde durera.

Et si malheureusement cette prophétie du grand Poquelin ne se réalisait pas, nous nous estimerions profondément heureux, si notre modeste travail pouvait retarder seulement d'une demi-seconde l'heure où, comme un glas, sonnera l'émancipation de l'Eve nouvelle et la mort de la femme!

BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES

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Revue des Revues.

Quinzaine.

Revue politique et parlementaire.

Revue politique et littéraire.

Revue Encyclopédique.

Revue Bleue.

Revue Socialiste.

Revue Economique politique.

Revue de Morale Sociale.

Réforme Sociale.

Bulletin de la Ligue des Droits de l'Homme.

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Le Petit Niçois.

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Le Journal des femmes.

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POIRIER.--Le féminisme et l'infériorité de la femme.

RENAUDOT.--Le féminisme et les droits publics de la femme.

SURONNEAU.--Du suffrage universel.

Vu le Président de la thèse: J. BRÉMOND.

Vu, le Doyen de la Faculté de Droit: VIGIÉ.

Vu et permis d'imprimer: Montpellier, le 3 mai 1910. Pour le Recteur, le Vice-Président du Conseil de l'Université, Léon PÉLISSIER.

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION 7

PREMIÈRE PARTIE: CHAPITRE PREMIER: La place de la femme dans la société à travers les âges. Quelques appréciations. 11

CHAPITRE II: Raisons pour lesquelles la femme doit voter. 17

1re: La femme doit voter parce que la loi ne lui enlève pas ce droit. 17

2me: La femme doit voter parce qu'elle est l'égale de l'homme. 24

3me: La femme doit voter pour défendre ses intérêts attaqués et sa liberté compromise. 32

4me: La femme doit voter en France parce que les femmes votent dans les autres pays. 41

5me: La femme doit voter parce qu'elle ferait des lois contre l'alcoolisme et de régénération sociale. 46

6me: La femme doit voter parce qu'elle vote déjà pour les Tribunaux de commerce. 54

7me: La femme doit voter parce qu'elle paie l'impôt. 58

DEUXIÈME PARTIE: Raisons pour lesquelles la femme ne doit pas voter. Une erreur. 61

1re: La femme ne doit pas voter à cause de la famille. 65

2me: La femme ne doit pas voter parce qu'elle demanderait l'éligibilité. 73

3me: La femme ne doit point voter parce que cette nouvelle conception n'est point dans nos mœurs. 80

4me: La femme ne doit point voter car elle n'a pas reçu l'éducation civique et politique. 86

5me: La femme ne doit point voter à cause du danger confessionnel. 90

6me: La femme ne doit point voter parce qu'elle est femme. 96

TROISIÈME PARTIE: Quelques réflexions sur les suffragettes. 105

1º Les Suffragettes et la Réclame. 106

2º Les Suffragettes et la Beauté. 110

3º Les Suffragettes et la Critique. 114

QUATRIÈME PARTIE: Opinions de personnalités politiques et littéraires sur le suffrage des femmes. 117

CONCLUSIONS 131

BIBLIOGRAPHIE 139

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Liste des corrections effectuées.