La dame qui a perdu son peintre

Part 21

Chapter 213,150 wordsPublic domain

«Il me tendait sa pipe, tout en faisant sa citation, d'un geste si gai, si cordial! Ses yeux bruns avaient un éclair si joyeux. Tenez. J'en frissonne. Que de fois depuis j'ai constaté, dans la vie, cette cécité morale, ce salut empressé à l'événement qui nous sera le plus funeste. Je vous épargne mes réflexions, pour arriver au fait. Puisque vous étiez là, vous vous rappelez le tragique changement qui se fit soudain, et quelle atmosphère d'attente redoutable s'abattit sur la ville. Les boutiques s'entr'ouvraient, toutes prêtes à rabattre leurs volets de métal, à la première alerte. Plus de promeneurs. Les gardes nationaux circulaient par escouades d'un pas précipité. L'encerclement de la bataille se resserrait. On s'en rendait compte au crépitement des coups de fusils plus distincts d'heure en heure, presque de minute en minute. Des sonneries de clairons les accompagnaient. Elles rendaient plus menaçantes les lueurs des incendies qui empourpraient le ciel: en face le Louvre brûlait, à gauche la rue de Lille. Les obus sifflaient, d'abord très lointains, puis rapprochés. Enfin la tourmente atteignit la paisible montagne Sainte-Geneviève. L'explosion de la poudrière du Luxembourg l'annonça. L'effroyable vague d'air fit voler en éclats toutes les vitres. A peine remis de cette secousse, des appels de crosse résonnent contre la porte que notre directeur avait fermée au verrou. Pas de réponse. Les coups de crosse redoublent. Le Vanaboste va parlementer lui-même. J'étais derrière lui à ce moment. Il tremblait si fort qu'il eut du mal à introduire la grosse clef dans la serrure. A son «Qui êtes-vous?» épouvanté, répliqua un vigoureux: «Des amis, monsieur Vanaboste, des amis...» Je crois reconnaître la voix de Courlet. La porte s'ouvre. C'était lui. Oh! un Courlet moins flambant que celui du ministère. Son magnifique uniforme n'avait été ni brossé ni astiqué depuis plusieurs jours. Les galons en étaient ternis et décousus par places. La poussière blanchissait ses merveilleuses bottes. Une déchirure bâillait dans le drap de son képi: éraflure de balle? coup de pointe de sabre? D'où qu'il vînt, à ce moment, de la barricade ou du café--avec lui tout était possible--une chose n'avait pas changé, sa physionomie. C'était toujours le gigantesque potache émancipé, le disciple goguenard du mandarin. Il me vit. Sa main esquissa un geste de salutation. Puis, avec sa gouaillerie usuelle et son argot:

--«Ça vous en bouche un coin de me voir, citoyen Vanaboste? Pas de frousse, petit père. Je ne vous en veux pas. Je comprends parfaitement que vous en ayez eu plein le dos d'un lascar de mon espèce... Laissons ça,» continua-t-il, sur une protestation du malheureux directeur. «Voici ce qui se passe...» Clignant de l'œil de mon côté, il bouffonna: «Comme a dit un judicieux auteur: _Voiciski_, c'est un Polonais. _Paz_, c'est son petit nom...» Et grave: «Le Panthéon va sauter, monsieur Vanaboste. Il est plein de poudre. Je l'ai su. Je me suis dit: J'ai des _camaros_ là-bas, dans la boîte. Allons prévenir le patron... Voulez-vous mon conseil? Tirez-vous et tout de suite, vous et toute la turne. Allez à l'hôpital de la Pitié... C'est en bas de la montagne Sainte-Geneviève. Il y a des cours et plus de catacombes. Quand le tas s'écroulera, vous serez à l'abri... Ne me remerciez pas et sortez vite...»

III

«Il allait se retirer. Une lueur de gaminerie traversa de nouveau ses yeux bleus. Le Vanaboste était déjà pendu à la cloche du préau qu'il tirait à tour de bras pour convoquer tous les hôtes de l'institution. Courlet vint à moi:

--«Dis donc, Morand,» interrogea-t-il, «La Pipe est toujours là?»

--«Toujours», répondis-je, «mais pourquoi?»

--«Parce que je veux tout de même m'être un peu payé sa bobine. Voyons. Pour aller d'ici à la Pitié, vous passez par la rue Lacépède... Tâche d'être avec lui. On rigolera. C'est le cas de dire comme sur les voitures des remplaçants: «Ça ne durera pas toujours...»

--«Si tu endossais un des costumes de la pension plutôt,» lui dis-je, «et si tu restais avec nous? Vanaboste ne te dénoncera pas maintenant, ni personne. Et puisque la Commune est perdue...»

--«Mes précautions sont prises,» interrompit-il. «Margot...» Et sur mon geste: «Ma foi oui, je me suis remis avec elle... Je l'ai logée dans une maison très sûre, tout près d'ici. Pas de pipelet. Il ne mangera pas le morceau. J'y serais déjà, sans toi. Mais oui. Me vois-tu laissant mon petit Morand finir, enterré tout vif?... Et puis, je te répète que je veux m'offrir le profil à Theuriot... Hein, est-ce gosse de penser à ça dans de pareils moments? J'ai bien le droit de _farcer_ un peu. J'ai risqué ma peau comme un zouave tous ces temps, ce matin encore. Et ce que les gens me dégoûtent!...» Il désignait du coin de l'œil les quatre fédérés en haillons, le fusil au poing, qui l'attendaient. «Ce que j'en ai vu de cochonneries dans cette clique!... Mais _alea jacta est_, comme dirait La Pipe. Traduction libre: _Le Pale-ale est jeté_. A tout à l'heure, mon garçon. Sois là...» Il insista en s'en allant: «Sois là!...»

«Pourquoi me suis-je, dans des circonstances aussi terribles, prêté à cette sotte gaminerie? Parce que j'étais un gamin, tout simplement, avec mes dix-huit ans, et malgré ses galons, sa belle barbe blonde et sa haute taille, Courlet lui aussi n'était qu'un gamin... Bref, un quart d'heure après cette conversation, tous les Vanaboste filaient par petits paquets, pour ne pas trop se faire remarquer, du côté de la rue Lacépède. Le père Theuriot et moi formions l'arrière-garde. Nous débouchions bons derniers sur la place Mouffetard, transformée en une forteresse par une énorme barricade qui s'appuyait d'un côté sur l'entrée de la rue du Cardinal-Lemoine, et de l'autre sur l'angle de la place. On franchissait l'énorme redan par deux ouvertures, l'une ménagée à l'issue de la rue Mouffetard, l'autre qui donnait vers la rue Rollin. Tous ces détails me sont affreusement présents. Il ne se passe pas d'année que je ne retourne dans ce sinistre endroit. Des tas de pierres amoncelées auprès de ces deux brèches les combleraient à la première alerte. Nous arrivons donc, Theuriot et moi, sur la place. Nous voyons ceux des Vanaboste qui nous précédaient s'engouffrer par la première des deux ouvertures. Nous suivons le même chemin. A peine sommes-nous dans l'intérieur de la barricade que l'incorrigible Courlet surgit devant nous, dans une attitude menaçante, une main posée sur le pommeau de son sabre, la pointe du fourreau plantée en terre, la visière du képi bas sur les yeux, la bouche boudeuse, et de ses mains libres, il tirait sa barbe d'un geste irrité. Il fallait être dans le secret de la comédie pour ne pas prendre au sérieux cette mine redoutable d'un insurgé, ainsi campé sur un champ de bataille, au bruit du canon et de la fusillade. Le père Theuriot n'eut pas plus tôt aperçu cette effrayante apparition qu'il poussa un cri de terreur et se rejeta en arrière. La main du cruel mystificateur s'était déjà abattue sur l'épaule du maître d'études, et il lui disait:

--«Vous voudriez nous fausser compagnie? Pas de ça, papa! Je vous parie une bonne pipe de tabac que nous allons vous faire rigoler comme un petit fou... Quel âge avez-vous, père Theuriot?...»

«Le vieux chien de cour eut la force de répondre, et il était sincère, j'en suis sûr, dans ce rappel du devoir professionnel:

--«Laissez-moi aller, monsieur, et rejoindre ces enfants, dont j'ai la garde.»

--«Ils ne vous réclameront pas,» répliqua ironiquement le gouailleur. «Soyez bien tranquille là-dessus... Donc, vous ne voulez pas nous dire votre âge. Mais je le sais, moi: trente-neuf ans...»

--«Quarante-neuf, monsieur», protesta le maître d'études qui se rappela soudain l'affreux décret par lequel la Commune enjoignait de marcher à tous les Parisiens au-dessous de quarante ans. Il répéta: «Quarante-neuf et sept mois...»

--«Vous vous en expliquerez devant le conseil de guerre», dit l'implacable Courlet. «D'ici là, au bloc. Qu'on le fourre dans le petit local,» continua-t-il en s'adressant à un groupe de soldats. Il leur montrait une porte sur laquelle étaient écrits à la craie ces mots: poste de police. Avant que le pauvre diable n'eût crié: ouf, il était saisi par les épaules, et bouclé dans cette geôle improvisée. Courlet se laissa tomber sur un gros tas de pavés en s'esclaffant de son gros rire. Il tira sa montre et dit: «Deux heures?... A deux heures quinze, je lui rends la clef des champs. Blague pour blague. Il m'en a fait une en me pinçant, lorsque je rentrais à la pension par-dessus le mur, si gentiment. Je viens de lui en faire une autre, en le cueillant au passage. Nous serons quittes... Mais nous avons le temps. Nous sommes justement près de chez Margot. Elle est logée rue Gracieuse. Viens-y, que tu saches où me trouver quand je serai proscrit, comme feu Marius... C'est égal. On ne s'embête pas dans ces grands chambardements... Le tout est de ne pas y rester.» Et gaiement: «Et Bibi n'y restera pas!»

IV

«J'avais bien un peu de remords de laisser M. Theuriot dans une situation si précaire. Les fédérés auxquels mon camarade avait confié sa garde n'avaient pas l'air de jouer une comédie, eux, ni de prendre à la blague la révolution où ils risquaient leur peau. Je vous l'ai déjà confessé, la verve endiablée de mon ancien copain m'hypnotisait, et il ne s'agissait que d'aller à deux pas. Là, dans une vieille maison à l'aspect minable de cette vieille rue au joli nom,--elle le mérite si peu!--habitait la jeune femme pour laquelle Courlet s'était fait chasser de la pension. C'était à cause d'elle encore, afin de ne pas quitter Paris, qu'il était entré dans la Commune. Le logement de Margot se composait de quatre chambres, tenues avec une propreté bourgeoise: aux murs, des gravures encadrées qui avaient servi de primes à des journaux illustrés, des meubles achetés à tempérament, des photographies sur la cheminée, celles de la dame du lieu et de ses parents et parentes, enfin le gîte classique de la grue du quartier Latin qui a été ouvrière, mais qui rêve de devenir bourgeoise. Imaginez là dedans une créature de trente ans environ, encore jolie, quoique fanée, et qui ne pratiquait pas, elle non plus, la philosophie du mandarinat. Je comprends si bien la chose à distance: elle jouait avec Courlet à l'amour dévoué et au désintéressement. Le sauver maintenant, c'était le mariage certain, d'autant plus qu'après sa folle équipée de la Commune, il en aurait pour des années à reprendre pied dans son vrai milieu social. Mais il fallait le sauver. On était à l'heure décisive. La fille s'en rendait compte. Elle avait, dans son inquiétude, oublié de friser ses cheveux jaunes dont les mèches, amaigries déjà, étaient mal retenues par le peigne. La taille lourde et prise dans une matinée en jaconas, les pieds chaussés de larges pantoufles éculées, elle n'avait plus rien de commun avec la personne huppée, nippée, sanglée, harnachée, à qui j'avais été présenté, dans un restaurant du Quartier, un an et demi auparavant. Elle me reconnut, et ma présence chez elle lui apparut comme un gage de salut:

--«Ah! monsieur Morand,» dit-elle, «vous me le ramenez. N'est-ce pas qu'il faut qu'il se cache dès à présent? Tout est perdu... Je te jure que tout est perdu, mon ami... Ah! je ne vis plus. Tous ces coups de canon me font trop battre le cœur... Maintenant, n'est-ce pas, monsieur Morand, il faut qu'il se cache maintenant! Ce soir, il sera trop tard...»

--«Donne-nous toujours un verre de fine champagne, Margot,» répondit Courlet, «afin de nous soutenir. Je ne t'ai pas amené Morand pour que tu l'embêtes de gyries, mais pour qu'il sache où me trouver la semaine prochaine...»

--«La semaine prochaine?» dit la fille. «Est-ce qu'il y en aura une pour toi, si tu continues?...»

--«Il y en aura une,» reprit-il, «et Morand viendra tailler des bavettes avec moi ici. Pendant un temps je ne pourrai pas sortir. Et encore!... Regarde, Morand. J'ai ma malle déjà, et tout un déguisement. Je mets bas ce fourbi.» Il montrait son uniforme. «J'ai une cachette, mais là, étonnante. Je te dirai laquelle. Je me rase la barbe. Je me teins les cheveux. J'ai la fiole. Quant au petit Thiers et à ses mouchards, je suis leur mandarin, et combien!... Tu vois que nous avons des provisions. J'ai eu cette eau-de-vie à la Guerre, qui l'avait de la cave des Tuileries. Ainsi...--Et toi, Margot, embrasse ton homme. Il était venu te dire qu'il dîne ici ce soir et qu'il lâche la barricade... C'est décidé. On est dans le lac. Pas la peine de s'entêter pour se noyer. Je me suis assez bien battu pour qu'on ne dise pas que je suis un lâche...»

--«Alors, tu restes?...» implora-t-elle.

--«Un petit quart d'heure et je reviens,» répondit-il, sans plus bouffonner cette fois. «J'ai un dernier ordre à donner. N'est-ce pas, Morand?... Il s'agit d'un vieux gâteux à qui je viens d'en faire une bien bonne. Je te conterai ça... Allons, Margot, un bécot et à se revoir...»

«Nous voilà dévalant le long de l'escalier, et nous acheminant derechef vers la barricade, et lui, derechef goguenardant:

--«Elle est gentille, ma grosse Margot, pas? Ce que c'est que l'existence tout de même! Si je n'étais pas rentré chez le Vanaboste à dix heures, un soir qu'il y avait permission de minuit, et si le concierge ne me l'avait pas rappelé, en me disant: «Si tôt que ça, monsieur Courlet?» je ne me serais pas trouvé sur le trottoir, n'ayant rien à faire. Je ne serais pas entré dans ce petit café de la rue Cujas où Margot servait. Nous ne nous serions sans doute jamais rencontrés. Je n'en serais pas devenu amoureux comme une bête, et le reste... Est-ce loufoque, hein, voyons?... Et dire que tous les gars qui sont dans la Commune y sont pour des raisons aussi abracadabrantes, et ceux qui sont de l'autre côté, c'est _kif kif_, d'ailleurs... Ah! que c'est farce, tout ça, mais que c'est farce!... Tiens?... Qu'y a-t-il? Un feu de peloton?...»

«Une décharge de fusils venait d'éclater dans une cour, à quelques pas de nous. Sa brusquerie était d'autant plus sinistre que le tumulte encore distant de la bataille faisait paraître silencieux ce versant de la montagne Sainte-Geneviève où nous nous trouvions. C'était le moment où les troupes régulières débouchaient du Luxembourg et attaquaient le bas de la rue Soufflot. Ce mouvement avait déterminé la retraite, par delà le Panthéon, de quelques-uns des chefs de la résistance, et leur présence le drame que le feu de peloton nous annonçait. Nous allions en apprendre le tragique détail.

--«Qu'y a-t-il? Qu'y a-t-il donc?» répétait Courlet à deux soldats qui sortaient, le canon encore fumant, de la cour d'où s'était échappé le terrible bruit.

--«Oh! pas grand'chose!» dit un des fédérés, «un bonhomme qui a essayé de sauter par la fenêtre du poste. Le général X... arrivait. Comme l'autre faisait de la rouspétance, le général a dit: Au mur, pour l'exemple... Il en a sa claque, le pèlerin. Il n'y pipera plus...»

V

--«Et c'était le père Theuriot que l'on venait de fusiller ainsi?» demandai-je, comme mon compagnon se taisait.

--«Oui,» répondit Amédée Morand. «Vous me voyez. J'ai cinquante-sept ans. J'ai traversé des heures sévères, dans ma vie, comme tout le monde. Je n'ai jamais rien ressenti de comparable à ce que j'ai éprouvé en entrant dans cette cour, et en voyant étendu à terre, la face sur le sol, avec du sang qui engluait les pavés autour de lui, mon pauvre maître d'études, à qui un de ses anciens élèves avait voulu «en faire une bien bonne». Et il était là, lui, Courlet, livide comme le mort, s'appuyant au mur pour ne pas tomber. Oh! il ne s'agissait plus de mandarin ni de Margot, à présent. Nous demeurâmes quelques instants sans parler. Tout d'un coup, je le vis se redresser.

--«Adieu, Morand,» me dit-il d'une voix toute changée: «Voilà ton chemin... Conduisez mon ami à la Pitié,» commanda-t-il à un des hommes, et, tirant son portefeuille de sa poche, il griffonna sur un papier quelques mots au crayon: «Prends ce sauf-conduit. C'est toujours plus sûr. Tu vois...» Et il montrait du geste la porte de la cour que nous avions quittée en proie à cette inexprimable horreur.

--«Mais toi,» lui demandai-je, «que vas-tu faire?»

--«Ce que je dois,» répondit-il d'un accent plus étouffé encore. «C'est moi, moi qui suis cause de ça!...»

--«Toi?» m'écriai-je, «mais non, c'est la fatalité».

--«C'est moi, te dis-je, c'est moi!»

--«Citoyen,» fit le garde national qui devait me servir de guide, «la générale bat. Partons, il n'est que temps... C'est sans doute que le Panthéon va sauter...»

Je suivis cet homme machinalement. Il arriva ce que vous savez. Le Panthéon ne sauta pas. Ces barbares étaient en même temps des ignorants. Ils avaient oublié d'isoler le fil qui devait mettre le feu aux poudres. La montagne Sainte-Geneviève fut prise, rue par rue, puis le Jardin des Plantes. Nous rentrâmes à la pension le même soir. Vous devinez dans quel état j'y revins. On avait logé chez nous des infirmiers. Je voulus les accompagner, à la nuit, dans la visite qu'ils firent aux cadavres de la place du Panthéon. Et là, derrière la barricade, je trouvai le corps de Courlet, étendu dans la même pose que tout à l'heure celui du père Theuriot. En proie au délire du remords, le malheureux garçon était venu se battre en désespéré et se faire tuer là. Il n'avait été coupable pourtant que d'avoir voulu badiner avec la Révolution. On badine encore moins avec la Révolution qu'avec l'Amour. Voilà pourquoi les propos des belles dames et des beaux messieurs de ce soir m'étaient intolérables. J'y retrouvais un tour d'esprit que j'ai vu mon camarade payer trop cher,--et pas lui seul.»

1907-1910.

FIN

TABLE DES MATIÈRES

Pages

AVERTISSEMENT I

LA DAME QUI A PERDU SON PEINTRE 1

LA SECONDE MORT DE BROGGI-MEZZASTRIS 135

I UNE NUIT DE NOEL SOUS LA TERREUR 169

II LES COUSINS D'ADOLPHE 215

III.--Une ressemblance 221

IV.--Le venin 239

V.--Le passé 268

VI.--Daisy 285

VII.--Le dernier rôle 312

VIII.--Le père Theuriot 335

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