La Comédie humaine - Volume 07. Scènes de la vie de Province - Tome 03
Part 53
Dominé par une impérieuse tristesse, je ne songeais plus au but de mon voyage. Lady Dudley était bien loin de ma pensée, que j'entrais dans sa cour sans le savoir. Une fois la sottise faite, il fallait la soutenir. J'avais chez elle des habitudes conjugales, je montai chagrin en songeant à tous les ennuis d'une rupture. Si vous avez bien compris le caractère et les manières de lady Dudley, vous imaginerez ma déconvenue, quand son majordome m'introduisit en habit de voyage dans un salon où je la trouvai pompeusement habillée, environnée de cinq personnes. Lord Dudley, l'un des vieux hommes d'état les plus considérables de l'Angleterre, se tenait debout devant la cheminée, gourmé, plein de morgue, froid, avec l'air railleur qu'il doit avoir au Parlement, il sourit en entendant mon nom. Les deux enfants d'Arabelle qui ressemblaient prodigieusement à de Marsay, l'un des fils naturels du vieux lord, et qui était là, sur la causeuse près de la marquise, se trouvaient près de leur mère. Arabelle en me voyant prit aussitôt un air hautain, fixa son regard sur ma casquette de voyage, comme si elle eût voulu me demander à chaque instant ce que je venais faire chez elle. Elle me toisa comme elle eût fait d'un gentilhomme campagnard qu'on lui aurait présenté. Quant à notre intimité, à cette passion éternelle, à ces serments de mourir si je cessais de l'aimer, à cette fantasmagorie d'Armide, tout avait disparu comme un rêve. Je n'avais jamais serré sa main, j'étais un étranger, elle ne me connaissait pas. Malgré le sang-froid diplomatique auquel je commençais à m'habituer, je fus surpris, et tout autre à ma place ne l'eût pas été moins. De Marsay souriait à ses bottes qu'il examinait avec une affectation singulière. J'eus bientôt pris mon parti. De toute autre femme, j'aurais accepté modestement une défaite; mais outré de voir debout l'héroïne qui voulait mourir d'amour, et qui s'était moquée de la morte, je résolus d'opposer l'impertinence à l'impertinence. Elle savait le désastre de lady Brandon: le lui rappeler, c'était lui donner un coup de poignard au cœur quoique l'arme dût s'y émousser.
--Madame, lui dis-je, vous me pardonnerez d'entrer chez vous si cavalièrement, quand vous saurez que j'arrive de Touraine, et que lady Brandon m'a chargé pour vous d'un message qui ne souffre aucun retard. Je craignis de vous trouver partie pour le Lancashire; mais, puisque vous restez à Paris, j'attendrai vos ordres et l'heure à laquelle vous daignerez me recevoir.
Elle inclina la tête et je sortis. Depuis ce jour, je ne l'ai plus rencontrée que dans le monde où nous échangeons un salut amical et quelquefois une épigramme. Je lui parle des femmes inconsolables du Lancashire, elle me parle des Françaises qui font honneur à leur désespoir de leurs maladies d'estomac. Grâce à ses soins, j'ai un ennemi mortel dans de Marsay, qu'elle affectionne beaucoup. Et moi je dis qu'elle épouse les deux générations. Ainsi rien ne manquait à mon désastre. Je suivis le plan que j'avais arrêté pendant ma retraite à Saché. Je me jetai dans le travail, je m'occupai de science, de littérature et de politique; j'entrai dans la diplomatie à l'avénement de Charles X qui supprima l'emploi que j'occupais sous le feu roi. Dès ce moment je résolus de ne jamais faire attention à aucune femme si belle, si spirituelle, si aimante qu'elle pût être. Ce parti me réussit à merveille: j'acquis une tranquillité d'esprit incroyable, une grande force pour le travail, et je compris tout ce que ces femmes dissipent de notre vie en croyant nous avoir payé par quelques paroles gracieuses. Mais toutes mes résolutions échouèrent: vous savez comment et pourquoi. Chère Natalie, en vous disant ma vie sans réserve et sans artifice, comme je me la dirais à moi-même; en vous racontant des sentiments où vous n'étiez pour rien, peut-être ai-je froissé quelque pli de votre cœur jaloux et délicat; mais ce qui courroucerait une femme vulgaire sera pour vous, j'en suis sûr, une nouvelle raison de m'aimer. Auprès des âmes souffrantes et malades, les femmes d'élite ont un rôle sublime à jouer, celui de la sœur de charité qui panse les blessures, celui de la mère qui pardonne à l'enfant. Les artistes et les grands poètes ne sont pas seuls à souffrir: les hommes qui vivent pour leur pays, pour l'avenir des nations, en élargissant le cercle de leurs passions et de leurs pensées, se font souvent une bien cruelle solitude. Ils ont besoin de sentir à leurs côtés un amour pur et dévoué; croyez bien qu'ils en comprennent la grandeur et le prix. Demain, je saurai si je me suis trompé en vous aimant.
A MONSIEUR LE COMTE FÉLIX DE VANDENESSE.
«Cher comte, vous avez reçu de cette pauvre madame de Mortsauf une lettre qui, dites-vous, ne vous a pas été inutile pour vous conduire dans le monde, lettre à laquelle vous devez votre haute fortune. Permettez-moi d'achever votre éducation. De grâce, défaites-vous d'une détestable habitude; n'imitez pas les veuves qui parlent toujours de leur premier mari, qui jettent toujours à la face du second les vertus du défunt. Je suis Française, cher comte; je voudrais épouser tout l'homme que j'aimerais, et ne saurais en vérité épouser madame de Mortsauf. Après avoir lu votre récit avec l'attention qu'il mérite, et vous savez quel intérêt je vous porte, il m'a semblé que vous aviez considérablement ennuyé lady Dudley en lui opposant les perfections de madame de Mortsauf, et fait beaucoup de mal à la comtesse en l'accablant des ressources de l'amour anglais. Vous avez manqué de tact envers moi, pauvre créature, qui n'ai d'autre mérite que celui de vous plaire; vous m'avez donné à entendre que je ne vous aimais ni comme Henriette, ni comme Arabelle. J'avoue mes imperfections, je les connais; mais pourquoi me les faire si rudement sentir? Savez-vous pour qui je suis prise de pitié? pour la quatrième femme que vous aimerez. Celle-là sera nécessairement forcée de lutter avec trois personnes; aussi dois-je vous prémunir, dans votre intérêt comme dans le sien, contre le danger de votre mémoire. Je renonce à la gloire laborieuse de vous aimer: il faudrait trop de qualités catholiques ou anglicanes, et je ne me soucie pas de combattre des fantômes. Les vertus de la Vierge de Clochegourde désespéreraient la femme la plus sûre d'elle-même, et votre intrépide amazone décourage les plus hardis désirs de bonheur. Quoi qu'elle fasse, une femme ne pourra jamais espérer pour vous des joies égales à son ambition. Ni le cœur ni les sens ne triompheront jamais de vos souvenirs. Vous avez oublié que nous montons souvent à cheval. Je n'ai pas su réchauffer le soleil attiédi par la mort de votre sainte Henriette, le frisson vous prendrait à côté de moi. Mon ami, car vous serez toujours mon ami, gardez-vous de recommencer de pareilles confidences qui mettent à nu votre désenchantement, qui découragent l'amour et forcent une femme à douter d'elle-même. L'amour, cher comte, ne vit que de confiance. La femme qui, avant de dire une parole, ou de monter à cheval, se demande si une céleste Henriette ne parlait pas mieux, si une écuyère comme Arabelle ne déployait pas plus de grâces, cette femme-là, soyez-en sûr, aura les jambes et la langue tremblantes. Vous m'avez donné le désir de recevoir quelques-uns de vos bouquets enivrants, mais vous n'en composez plus. Il est ainsi une foule de choses que vous n'osez plus faire, de pensées et de jouissances qui ne peuvent plus renaître pour vous. Nulle femme, sachez-le bien, ne voudra coudoyer dans votre cœur la morte que vous y gardez. Vous me priez de vous aimer par charité chrétienne. Je puis faire, je vous l'avoue, une infinité de choses par charité, tout, excepté l'amour. Vous êtes parfois ennuyeux et ennuyé, vous appelez votre tristesse du nom de mélancolie: à la bonne heure; mais vous êtes insupportable et vous donnez de cruels soucis à celle qui vous aime. J'ai trop souvent rencontré entre nous deux la tombe de la sainte: je me suis consultée, je me connais et je ne voudrais pas mourir comme elle. Si vous avez fatigué lady Dudley, qui est une femme extrêmement distinguée, moi qui n'ai pas ses désirs furieux, j'ai peur de me refroidir plus tôt qu'elle encore. Supprimons l'amour entre nous, puisque vous ne pouvez plus en goûter le bonheur qu'avec les mortes, et restons amis, je le veux. Comment, cher comte? vous avez eu pour votre début une adorable femme, une maîtresse parfaite qui songeait à votre fortune, qui vous a donné la pairie, qui vous aimait avec ivresse, qui ne vous demandait que d'être fidèle, et vous l'avez fait mourir de chagrin; mais je ne sais rien de plus monstrueux. Parmi les plus ardents et les plus malheureux jeunes gens qui traînent leurs ambitions sur le pavé de Paris, quel est celui qui ne resterait pas sage pendant dix ans pour obtenir la moitié des faveurs que vous n'avez pas su reconnaître? Quand on est aimé ainsi, que peut-on demander de plus? Pauvre femme! elle a bien souffert, et quand vous avez fait quelques phrases sentimentales, vous vous croyez quitte avec son cercueil. Voilà sans doute le prix qui attend ma tendresse pour vous. Merci, cher comte, je ne veux de rivale ni au delà ni en deçà de la tombe. Quand on a sur la conscience de pareils crimes, au moins ne faut-il pas les dire. Je vous ai fait une imprudente demande, j'étais dans mon rôle de femme, de fille d'Ève, le vôtre consistait à calculer la portée de votre réponse. Il fallait me tromper; plus tard, je vous aurais remercié. N'avez-vous donc jamais compris la vertu des hommes à bonnes fortunes? Ne sentez-vous pas combien ils sont généreux en nous jurant qu'ils n'ont jamais aimé, qu'ils aiment pour la première fois? Votre programme est inexécutable. Être à la fois madame de Mortsauf et lady Dudley, mais, mon ami, n'est-ce pas vouloir réunir l'eau et le feu? Vous ne connaissez donc pas les femmes? elles sont ce qu'elles sont, elles doivent avoir les défauts de leurs qualités. Vous avez rencontré lady Dudley trop tôt pour pouvoir l'apprécier, et le mal que vous en dites me semble une vengeance de votre vanité blessée; vous avez compris madame de Mortsauf trop tard, vous avez puni l'une de ne pas être l'autre; que va-t-il m'arriver à moi qui ne suis ni l'une ni l'autre? Je vous aime assez pour avoir profondément réfléchi à votre avenir, car je vous aime réellement beaucoup. Votre air de chevalier de la Triste figure m'a toujours profondément intéressée: je croyais à la constance des gens mélancoliques; mais j'ignorais que vous eussiez tué la plus belle et la plus vertueuse des femmes à votre entrée dans le monde. Eh! bien, je me suis demandé ce qui vous reste à faire: j'y ai bien songé. Je crois, mon ami, qu'il faut vous marier à quelque madame Shandy, qui ne saura rien de l'amour, ni des passions, qui ne s'inquiétera ni de lady Dudley, ni de madame de Mortsauf, très-indifférente à ces moments d'ennui que vous appelez mélancolie, pendant lesquels vous êtes amusant comme la pluie, et qui sera pour vous cette excellente sœur de charité que vous demandez. Quant à aimer, à tressaillir d'un mot, à savoir attendre le bonheur, le donner, le recevoir; à ressentir les mille orages de la passion, à épouser les petites vanités d'une femme aimée, mon cher comte, renoncez-y. Vous avez trop bien suivi les conseils que votre bon ange vous a donnés sur les jeunes femmes; vous les avez si bien évitées que vous ne les connaissez point. Madame de Mortsauf a eu raison de vous placer haut du premier coup, toutes les femmes auraient été contre vous, et vous ne seriez arrivé à rien. Il est trop tard maintenant pour commencer vos études, pour apprendre à nous dire ce que nous aimons à entendre, pour être grand à propos, pour adorer nos petitesses quand il nous plaît d'être petites. Nous ne sommes pas si sottes que vous le croyez: quand nous aimons, nous plaçons l'homme de notre choix au-dessus de tout. Ce qui ébranle notre foi dans notre supériorité, ébranle notre amour. En nous flattant, vous vous flattez vous-mêmes. Si vous tenez à rester dans le monde, à jouir du commerce des femmes, cachez-leur avec soin tout ce que vous m'avez dit: elles n'aiment ni à semer les fleurs de leur amour sur des rochers, ni à prodiguer leurs caresses pour panser un cœur malade. Toutes les femmes s'apercevraient de la sécheresse de votre cœur, et vous seriez toujours malheureux. Bien peu d'entre elles seraient assez franches pour vous dire ce que je vous dis, et assez bonnes personnes pour vous quitter sans rancune en vous offrant leur amitié, comme le fait aujourd'hui celle qui se dit votre amie dévouée.
»NATALIE DE MANERVILLE.»
Paris, octobre 1885.
FIN DU TOME SEPTIÈME.
TABLE DES MATIÈRES.
SCÈNES DE LA VIE DE PROVINCE.
LES RIVALITÉS (première histoire): LA VIEILLE FILLE. 1
---- (deuxième histoire): LE CABINET DES ANTIQUES. 120
LE LYS DANS LA VALLÉE. 245
FIN DE LA TABLE.
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Corrections.
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De plus, les corrections suivantes ont été apportées.
Page 7: «Tout» remplacé par «Tous» (Tous ceux qui l'ont connu). Page 9: «pallée» remplacé par «palée» (de sable à la croix palée d'argent). Page 9: «wisk» remplacé par «whist» (de reversi, de whist et de piquet). Page 11: «appellait» remplacé par «appelait» (il les appelait ses gazettes). Page 21: «Susanne» remplacé par «Suzanne» (--Me voilà, dit Suzanne). Page 25: «inpertinence» remplacé par «impertinence» (avec une royale impertinence). Page 26: «mademois e» remplacé par «mademoiselle» (présidée par mademoiselle Cormon). Page 26: «une» remplacé par «un» (un autre perron). Page 29: «de» remplacé par «des» (se faire un moyen des sentiments). Page 40: «wisth» remplacé par «whist» deux fois («pour un whist ou un boston» et «et celle de whist»). Page 43 (illustration): «CORMONT» remplacé par «CORMON» (MADEMOISELLE CORMON). Page 57: «s'allanguir» remplacé par «s'alanguir» (voyait la conversation s'alanguir). Page 63: «close» remplacé par «éclose» (l'idée de bâtir un théâtre était éclose). Page 72: «wisth» remplacé par «whist» (qui jouait au whist). Page 75: «dans» remplacé par «dont» (une glace dont le tain tombait). Page 76: «qui» remplacé par «que» (l'amitié que l'abbé portait à son grand-père). Page 80: «nous» remplacé par «tous» (apprit à tous les habitants). Page 88: «Scherbelloff» remplacé par «Sherbellof» (la fille de la princesse Sherbellof). Page 107: «autorisé» remplacé par «autorisée» (l'abbé Couturier l'avait autorisée). Page 108: au lieu de «remplit» il faut peut-être lire «rendit» (rendit les plats moins chauds). Page 109: «veangeance» remplacé par «vengeance» (ne pas mourir sans vengeance). Page 111: «Bouquier» remplacé par «Bousquier» (pressenties par du Bousquier). Page 111: «abadonner» remplacé par «abandonner» (sont forcés d'abandonner). Page 111: «bourgeoise» remplacé par «bourgeoisie» (triomphe de la bourgeoisie). Page 112: «landau» remplacé par «landaus» (des calèches, des coupés, des landaus). Page 120: «DE BVLZAC» remplacé par «DE BALZAC». Page 123: «restés» remplacé par «resté» (Après être resté quelques instants). Page 126: «peids» remplacé par «pieds» (je tâchais d'arriver à ses pieds). Page 133: «élments» remplacé par «éléments» (les éléments nobles réunis). Page 134: «pur» remplacé par «pure» (homme de la Gauche pure). Page 141: «courtisannes» remplacé par «courtisanes» (les folies faites pour les courtisanes). Page 167: «an» remplacé par «au» (au bout de la remontrance). Page 170: «pelotte» remplacé par «pelote» (comme des aiguilles dans une pelote). Page 170: «chattemittes» remplacé par «chattemites» (avec ces manières chattemites). Page 170: «concentrés» remplacé par «concentrée» (la béatitude concentrée des dévotes). Page 171: «la» remplacé par «le» (le vidame de Pamiers). Page 179: «argant» remplacé par «argent» (formant le total de l'argent). Page 187: «comtemplé» remplacé par «contemplé» (elle avait contemplé le danger). Page 192: «belle» remplacé par «folle» (Vous êtes folle!). Page 188: «étais» remplacé par «était» (L'_ange_ n'était plus que _cela_). Page 201: «tout» remplacé par «toute» (en toute hâte). Page 202: «tous» remplacé par «tout» (tout vous est acquis). Page 207: «mai» remplacé par «mais» (cette bataille n'était pas Marengo, mais Waterloo). Page 207: inséré «t-» (demanda-t-elle en regardant Chesnel). Page 209: «tout» remplacé par «tous» (voient tous Paris). Page 211: «Fidèle» remplacé par «Fidèles» (Fidèles aux vieilles mœurs de la ville). Page 211: «grillé» remplacé par «grillés» (offrait des jours grillés). Page 220: «aidé» remplacé par «aidés» (ils le doubleront aidés par du Croisier). Page 224: «escrètes» remplacé par «secrètes» (les manœuvres secrètes). Page 244 (illustration): «DE» remplacé par «DANS» (LE LYS DANS LA VALLÉE). Page 246: «jette» remplacé par «jettent» (les flots de la tempête jettent par fragments). Page 255: «tempéramment» remplacé par «tempérament» (d'un tempérament de fer). Page 263: «mileu» remplacé par «milieu» (au milieu des longues prairies). Page 273: «Azy» remplacé par «Azay» (jusqu'au château d'Azay). Page 277: «pofondeur» remplacé par «profondeur» (la conscience de la profondeur). Page 280: «tangeantes» remplacé par «tangentes» (deux tangentes impossibles). Page 282: «qnand» remplacé par «quand» (même quand je le vis ridicule). Page 284: «avant» remplacé par «ayant» (C'est le stoïcisme ayant un avenir). Page 284: «employor» remplacé par «employer» (pour employer les expressions). Page 285: «amolies» remplacé par «amollies» (amollies par la fraîcheur des baumes). Page 290: «écran» remplacé par «écrin» (un écrin de pierres précieuses). Page 301: «inexpliquables» remplacé par «inexplicables» (C'était les inexplicables pointilleries). Page 302: «eux» remplacé par «eaux» (les eaux dormantes de l'oubli). Page 301: «insuportable» remplacé par «insupportables» (pointilleries insupportables). Page 302: «femmes» remplacé par «femme» (toutes ses timidités de femme). Page 309: «dois» remplacé par «doit» (et cela ne doit pas être). Page 312: «du» remplacé par «de» (Je n'ai pas besoin de ceci). Page 316: «Je» remplacé par «Le» (Le coup de baguette de la Restauration). Page 326: «contruit» remplacé par «construit» (je n'ai jamais construit un seul bouquet). Page 331: «fruit» remplacé par «fruits» (les jolies haies couvertes de fruits rouges). Page 337: «Azai» remplacé par «Azay» (comme toutes ces guenons d'Azay). Page 338: «revîmmes» remplacé par «revînmes» (Quand nous revînmes au salon). Page 340: «detelée» remplacé par «dentelée» (à pèlerine dentelée). Page 342: «ins-stinct» remplacé par «instinct» (mais dont j'usai par instinct). Page 352: «Nover» remplacé par «Noves» (devant Laure de Noves). Page 366: «révès le lemoindres» remplacé par «révèle les moindres». Page 367: «passionnnée» remplacé par «passionnée» (une reconnaissance passionnée). Page 374: «s'avoir» remplacé par «savoir» (pour savoir s'ils échapperaient). Page 375: «allanguie» remplacé par «alanguie» (sa tête alanguie). Page 376: «in-rieur» remplacé par «intérieur» (jugeant tout, intérieur, extérieur). Page 378: «Clochegourche» remplacé par «Clochegourde» (qui de Clochegourde rayonnait sur moi). Page 378: inséré «de» (me dit monsieur de Mortsauf). Page 390: «signi-catives» remplacé par «significatives» (de pauses très-significatives). Page 398: «cette» remplacé par «cet» (cet intime plaisir). Page 398: «incesamment» remplacé par «incessamment» (Cette fleur, incessamment fermée). Page 398: «tout» remplacé par «tous» (Elle me prouvait par tous les riens). Page 403: «révolta» remplacé par «révolte» (qu'elle étouffa la révolte de ma passion). Page 409: «son» remplacé par «mon» (pour savoir si sa toilette était de mon goût). Page 412: «autre» remplacé par «antre» (et rapporté dans son antre une proie). Page 422: «Dubley» remplacé par «Dudley» (La marquise Dudley n'est donc pas à Paris?). Page 430: «celle» remplacé par «celles» (celles des jeunes cœurs). Page 430: «elles» remplacé par «elle» (elle demandait à Dieu). Page 433: «venu» remplacé par «venue» (Je suis venue au bord de la mer). Page 434: «donte» remplacé par «doute» (Dieu sans doute a placé la punition). Page 436: «enfant» remplacé par «amant» (Quel plaisir d'attendre ainsi son amant). Page 437: «syllable» remplacé par «syllabe» (la dernière syllabe de mon nom). Page 444: «crime» remplacé par «crimes» (de semblables crimes de lèse-amour). Page 448: «Nathalie» remplacé par «Natalie» (heureux, Natalie, l'homme que vous aimez!). Page 453: «majordonne» remplacé par «majordome» (l'affaire de son majordome). Page 474: «recevent» remplacé par «recevant» (en recevant un coup de lance). Page 478: «enfan» remplacé par «enfants,» (j'étais nécessaire à mes enfants, au comte). Page 484: «amerais» remplacé par «aimerais» (j'aimerais mieux me jeter dans l'Indre).