Part 3
Les moeurs et les institutions gauloises mieux connues, l'étude de la numismatique locale, les recherches de la philologie moderne, l'exploration des retranchements du Beuvray, et surtout les fouilles poursuivies depuis tantôt dix ans, ont fait justice d'une erreur accréditée par des érudits qui rêvaient de villes gauloises bâties sur le modèle de Rome et d'Athènes.]
[Note 14: Bibracte est le plus grand oppidum gaulois conçu. Le mur païen de Sainte-Odile (Alsace), Alexia, Gergovie, ont à peine cent hectares de superficie.]
[Note 15: Ce temple était vraisemblablement dédié à la Dea Bibracte, fée des sources du Beuvray.]
[Note 16: Ce puits était évidemment une cachette où furent déposés par les derniers adorateurs de la déesse Bibracte les _ex voto_ du temple du Beuvray, lors de sa destruction par saint Martin.]
[Note 17: Parmi les débris de poteries romaines, on en a trouvé un marqué du monogramme du Christ.]
[Note 18: Voir, pour plus de détails, _Le culte des eaux sur les plateaux éduens_, par M. J.-G. Bulliot. (Collection des mémoires lus à la Sorbonne 1867, archéologie, p. 11.)]
[Note 19: Le nom conservé à telle pierre se prête de lui-même à notre interprétation: la wivre est un serpent fantastique.
La _Fontaine des Larmes_ a une signification analogue: dans le Morvan, l'usage de prêter serment sur certaines pierres paraît avoir existé de tout temps, et l'on admettait jadis que quand un parjure étendait la main la pierre suintait de l'eau.
En Bretagne, les Kerguelvans ou pierres des larmes sont très communes, et on leur attribue la même vertu.
La Fontaine des Larmes se retrouve du reste dans un grand nombre d'_oppidum_ gaulois, parmi lesquels nous pouvons citer le mur païen de la montagne de Sainte-Odile (Alsace).]
[Note 20: Le _Senchus-Mor_, recueil de lois irlandaises dont quelques-unes remontent à deux siècles avant l'ère chrétienne, porte entre autres: «Celui qui coupe la bride d'un chef pendant le conseil doit payer la valeur des dommages d'honneur aux sept plus nobles personnages de la réunion.»--«Celui qui mine le tertre appelé lieu d'assemblée devra remplir de lait le trou qu'il aura fait.»]
[Note 21: Voir pour plus de détails l'_Art de l'Émaillerie chez les Éduens avant l'ère chrétienne_, par MM. J.-G. Bulliot et Henry de Fontenay, Autun, 1875.]