Chapter 16
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Page 138. _C'est le besoin de la lumière_.--Et pourtant, le rossignol lui échappe quand il nous revient d'Asie. Mais pour les véritables artistes, il la faut doucement ménagée, mêlée de rayons et d'ombres. Rembrandt a puisé dans la science du clair-obscur les effets à la fois doux et chauds de ses peintures. Le rossignol commence à chanter quand la brume du soir se mêle aux derniers rayons du soleil; et c'est pour cela que nous vibrons à sa voix. Notre âme, à ces heures indécises du crépuscule, reprend possession de sa lumière intérieure.
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Page 169. _Et ne dis pas: L'hiver tuera les insectes_.--Quand M. de Custine fit son voyage en Russie, il raconte qu'à la foire de Nijni, il fut épouvanté de la multitude de blattes qui couraient dans sa chambre avec une odeur infecte, et qu'on ne put faire disparaître. Le docteur Tschudi, patient voyageur qui a vu la Suisse dans ses moindres détails, assure qu'au souffle de l'autan qui en douze heures fait fondre les neiges, d'innombrables armées de hannetons ravagent le pays. Ils sont un fléau non moins terrible que les sauterelles au Midi.
À notre voyage en Italie, nous fîmes une observation qui n'aura pas échappé aux naturalistes, c'est que les hannetons n'y meurent pas l'automne. Des pièces inhabitées de notre palazzo, presque entièrement fermé l'hiver, nous vîmes s'échapper au printemps des nuées de hannetons qui paisiblement avaient dormi en attendant la chaleur. Du reste, en ce pays, les insectes, même éphémères, ne meurent pas. De gigantesques cousins nous faisaient la guerre toutes les nuits, demandant notre sang d'une voie aiguë et stridente.
Si, à côté de ces preuves de la multiplication des insectes, même dans les pays tempérés ou froids, nous disons qu'une hirondelle n'a pas assez de 1000 mouches par jour; qu'un couple de moineaux porte à ses petits 4300 chenilles ou scarabées par semaine; une mésange 300 par jour, nous verrons à la fois le mal et le remède. Nous tirons ces chiffres de M. Quatrefages (_Souvenirs_), et d'une _Lettre écrite par M. Walter Trevelyan à l'éditeur des Oiseaux de la Grande-Bretagne_, et traduite dans la _Revue britannique_, 7 juillet 1850.
Voici un aperçu bien incomplet, des services que nous rendent les oiseaux de notre climat:
Plusieurs sont les gardiens assidus des troupeaux. Le héron garde-boeuf, usant de son bec comme d'un ciseau, coupe le cuir du boeuf pour en extraire un ver parasite qui suce le sang et la vie de l'animal. Les bergeronnettes, les étourneaux rendent à peu près les mêmes services à nos bestiaux. Les hirondelles détruisent des milliers d'insectes ailés qui ne posent guère, et que nous voyons danser dans les rayons du soleil: cousins, libellules, tipules, mouches, etc. Les engoulevents, les martinets, chasseurs de crépuscule, font disparaître les hannetons, les blattes, les phalènes, et une foule de rongeurs qui ne travaillent que de nuit. Le pic chasse les insectes qui, cachés sous l'écorce des arbres, vivent aux dépens de la séve. Les colibris, les oiseaux-mouches, les soui-mangas, dans les pays chauds, épurent le calice des fleurs. Le guêpier, en toute contrée, livre une rude guerre aux guêpes affamées de nos fruits. Le chardonneret, ami des terres incultes et de la graine du chardon, l'empêche d'envahir le sol. Les oiseaux de nos jardins, fauvettes, pinsons, bruants, mésanges, dépouillent nos arbrisseaux et nos grands arbres des pucerons, chenilles, scarabées, etc., dont les ravages seraient incalculables. Beaucoup de ces insectes restent l'hiver à l'état d'oeuf ou de larve, attendant la belle saison pour éclore; mais, en cet état, ils sont attentivement recherchés par les merles, les roitelets, les troglodytes. Les premiers retournent les feuilles qui jonchent le sol; les seconds grimpent aux plus hautes branches, ou émouchent le tronc. Dans les prairies humides, on voit les corbeaux et les cigognes piocher la terre pour s'emparer du _ver blanc_, qui, trois années durant avant de devenir hanneton, ronge les racines de nos foins.
Nous nous arrêtons, afin de ne pas lasser notre lecteur, et pourtant la liste des oiseaux utiles est à peine effleurée.
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Page 179. _Le pic, comme augure_.--Les méthodes d'observations adoptées par la météorologie sont-elles sérieuses, efficaces? Quelques savants en doutent. Il serait bon peut-être d'examiner si l'on ne peut tirer aucun parti de la météorologie des anciens, de leur divination par les oiseaux. Les textes principaux sont indiqués dans l'Encyclopédie de Pauly (Stuttgard), article _Divinatio_.
«Le pic est un oiseau chéri dans les steppes de Pologne et de Russie. Dans ces plaines peu boisées, il se dirige toujours vers les arbres; en le suivant, on retrouve un ravin pour se cacher, des sources plus tard, enfin on descend vers le fleuve. Sous la direction de cet oiseau on peut ainsi s'orienter et reconnaître le pays.» (Michiewicz, _les slaves_, t. Ier, p. 200.)
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Page 193. _Chant_.--N'isolons pas ce que Dieu a réuni. Quand vous placez un oiseau dans une cage, tout près de vous, son chant vous lasse bientôt par son timbre sonore ou sa monotonie. Mais dans le grand concert de la nature, cet oiseau donnait sa note et complétait l'harmonie. Telle voix puissante s'adoucissait aux modulations de l'air; telle, fine et douce, glissait emportée par la brise.
Et puis, au fond des bois, le chanteur se déplace sans cesse, s'éloigne, ou se rapproche; il y a les effets lointains qui amènent la rêverie, et le coup d'archet qui fait vibrer le coeur.
Chez vous, ce chant serait toujours même chose; mais sur l'aile des vents, cette musique est divine, elle pénètre l'âme et la ravit.
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Page 201. _L'oiseau qui vient se chauffer au foyer_.--Je trouve ce passage admirable dans la _Conquête de l'Angleterre par les normands_. Le chef des Saxons barbares réunit ses prêtres et ses sages pour savoir s'ils doivent se faire chrétiens. L'un d'eux parle ainsi:
«Tu te souviens peut-être, ô roi, d'une chose qui arrive parfois dans les jours d'hiver, lorsque tu es assis à table avec les capitaines et les hommes d'armes, qu'un bon feu est allumé, que la salle est bien chaude, mais qu'il pleut, neige et vente au dehors. Vient un petit oiseau qui traverse la salle à tire-d'aile, entrant par une porte, sortant par l'autre; l'instant de ce trajet est pour lui plein de douceur, il ne sent plus ni pluie, ni orage; mais cet instant est rapide, l'oiseau fuit en un clin d'oeil, _et, de l'hiver, il repasse dans l'hiver_. Telle me semble la vie des hommes sur cette terre et sa durée d'un moment, comparée à la longueur du temps qui la précède et qui la suit.» (_Traduction d'Augustin Thierry._)
De l'hiver, il va dans l'hiver. «Of wintra in wintra cometh.»
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Page 205. _Nids, éclosion_.--Dans toute l'étendue des îles qui relient l'Inde à l'Australie, une espèce d'oiseaux de la famille des Gallinacées se dispense de couver ses oeufs. Élevant un énorme monticule d'herbes dont la fermentation produira un degré de chaleur favorable à l'éclosion des oeufs, les parents, ce travail d'entassement une fois fait, s'en remettent à la nature pour la reproduction de leur espèce. M. Gould, qui a donné ces détails curieux, parle aussi de nids singuliers construits par une autre espèce d'oiseaux. C'est une avenue formée de petites branches plantées dans le sol et réunies en dôme à leur extrémité supérieure. Des herbes entrelacées consolident la construction. Ce premier travail achevé, les artistes songent à l'embellir. Ils vont, cherchant de tous côtés, et souvent au loin, les plumes les plus brillantes, les coquillages les mieux polis, les pierres qui ont le plus d'éclat, pour en joncher l'entrée. Cette avenue semblerait ne pas être le nid, mais le lieu des premiers rendez-vous. (Voy., dans le magnifique ouvrage de M. Gould, _Australian birds_, les gravures coloriées.)
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Page 135. _Instinct et raison_.--L'ignorant, l'inattentif, croit tout _à peu près semblable_. Et la science voit que tout diffère, à mesure qu'on apprend à voir. Les diversités apparaissent; cette nuance imperceptible et à peu près sans valeur, qui d'abord n'empêchait pas de confondre les choses entre elles, se caractérise et devient une différence saillante, une distance considérable d'un objet à l'autre, une lacune, un hiatus, parfois un abîme énorme qui les sépare et les éloigne, si bien qu'entre ces choses, _d'abord à peu près semblables_, parfois tout un monde tiendrait sans pouvoir les rapprocher.
On avait dit et répété que les travaux des insectes étaient absolument semblables, d'une régularité mécanique. Et voilà que les Réaumur, les Huber ont trouvé nombre de faits absolument en dehors de cette régularité prétendue, spécialement pour la fourmi, une vie compliquée de tant d'incidents, de tant d'exigences imprévues, que jamais elle n'y ferait face sans un discernement rapide, une vive présence d'esprit qui est un des plus hauts attributs de la personnalité.
On avait cru que les oiseaux construisaient des nids toujours identiques. Point du tout. En observant mieux, on a trouvé qu'ils les varient selon les climats et les temps. À New-York, le baltimore fait un nid feutré à l'abri du froid. À la Nouvelle-Orléans, il fait un nid à claire-voie, où l'air passe librement et lui diminue la chaleur. Des perdrix du Canada, qui l'hiver se couvrent d'un petit auvent, à Compiègne, sous un ciel plus doux ont supprimé cet abri qu'elles jugeaient inutile. Même discernement en ce qui touche les saisons. Le printemps américain étant devenu tardif dans les premières années du siècle, le vrillot (de Wilson) a sagement fait son nid plus tard aussi, l'ajournant de deux semaines. J'ose ajouter que j'ai vu, dans le midi de la France, ces appréciations varier d'année en année; par une inexplicable prévision, quand l'été devait être froid, les nids se trouvaient mieux feutrés.
Le guillemot du nord (_mergula_), qui craint surtout le renard, friand de ses oeufs, niche sur un rocher à fleur d'eau, afin qu'à peine éclose, la couvée, quelque près qu'elle soit guettée, ait le temps de sauter à l'eau. Au contraire, sur nos côtes où il n'a à craindre que l'homme, il niche où l'homme a peine à atteindre, dans les falaises les plus hautes, les plus escarpées.
Les ignorants, et encore les naturalistes de cabinet accordent les diversités d'espèce à espèce, mais croient que dans chaque espèce, actes et travaux, tout se ressemble. On a pu le soutenir, tant qu'on a vu les choses _de loin et de haut_ dans une _généralité majestueuse_. Mais le jour où les naturalistes ont pris le bâton de voyage, le jour où, modestes, opiniâtres, infatigables pèlerins de la nature, ils ont mis leurs souliers de fer, toutes choses ont changé d'aspect; ils ont vu, noté, comparé nombre d'oeuvres individuelles, dans les travaux de chaque espèce, en ont saisi les différences, et sont arrivés à cette conclusion qu'eût d'avance donnée la logique: _que vraiment rien ne se ressemble_. Dans ces oeuvres identiques aux yeux inexpérimentés, les Wilson et les Audubon ont surpris les diversités d'un art très-variable, selon les moyens et les lieux, selon les caractères, les talents des artistes, dans une spontanéité infinie. Ainsi s'est étendu le domaine de la liberté, de la fantaisie et de l'_ingegno_.
Formons le voeu que nos collections rapprochent plusieurs échantillons de chaque espèce, rangés, échelonnés selon le progrès et le talent individuel, notant l'âge approximatif des oiseaux qui ont fait les nids.
Si ces diversités infinies ne résultent point d'une activité libre, d'une spontanéité personnelle; si on veut les rapporter à un instinct identique, il faudra, pour soutenir cette thèse miraculeuse, faire croire un autre miracle, que cet instinct, quoique le même, a la singulière élasticité de s'accommoder et de se proportionner à une variété de circonstances qui changent sans cesse, à un infini de hasards.
Que sera-ce, si l'on trouve dans l'histoire des animaux tel acte de prétendu instinct, qui suppose une résistance à tout ce que semble vouloir notre nature instinctive? Que dire de l'éléphant blessé dont parle Fouché d'Obsonville?
Ce voyageur judicieux, très-froid et fort éloigné de tendances romanesques, vit dans l'Inde un éléphant qui, ayant été blessé à la guerre, allait tous les jours faire panser sa blessure à l'hôpital. Or, devinez quel était ce pansement. Une brûlure... Dans ce dangereux climat où tout se corrompt, on est souvent obligé de cautériser les plaies. Il endurait ce traitement, il l'allait chercher tous les jours; il ne prenait pas en haine le chirurgien qui lui infligeait une si cuisante douleur. Il gémissait, rien de plus. Il comprenait évidemment qu'on ne voulait que son bien, que son bourreau était son ami, que cette cruauté nécessaire avait pour but sa guérison.
Cet éléphant agissait évidemment par réflexion, nullement par un instinct aveugle, il agissait avec une volonté éclairée et forte contre la nature.
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Page 237. _Le rossignol professeur_.--Je dois ce détail à une dame qui a bien droit de juger en ces choses, à Mme Garcia Viardot. Les paysans de Russie, qui ont l'oreille délicate, et une sensibilité très-grande pour la nature (en proportion de ses sévérités pour eux), disaient, quand ils entendaient parfois la cantatrice espagnole: «Le rossignol chante moins bien.»
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Page 239. _Le petit hésite encore_, etc. «Un jour, je me promenais avec mon fils à Montier. Nous aperçûmes du côté du nord, sur le petit Salève, un aigle qui s'échappait de l'anfractuosité des rochers. Quand il fut assez près du grand Salève, il s'arrêta, et deux aiglons qu'il avait portés sur son dos se hasardèrent à voler, d'abord très-près de lui en cercles resserrés; puis, quelques moments après, se sentant fatigués, ils vinrent se reposer sur le dos de leur instituteur. Peu à peu les essais furent plus longs, et à la fin de la leçon, les petits aigles firent des tours notablement plus considérables, toujours sous les yeux de leur maître de gymnastique. Quand une heure environ se fut écoulée, les deux écoliers reprirent leur place sur le dos paternel. L'aigle rentra dans le rocher d'où il était sorti.» (M. CHENVIÈRES DE GENÈVE.)
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Page 279. _Le petit faucon du Chili_ (cernicula).--Je tire le détail d'un livre nouveau, curieux et peu connu, qu'un Chilien a écrit en français: _Le Chili_, par B. _Vicuna Mackenna_, 1855, p. 100.--Contrée bien digne d'intérêt (voy. les beaux articles de M. Bilbao), qui, par l'énergie de ses citoyens, doit modifier beaucoup l'opinion peu favorable que les citoyens des États-Unis ont des Américains méridionaux. L'Amérique n'existera pas comme un monde, tant qu'elle ne se sera pas sentie en ses deux pôles opposés qui doivent faire sa grande harmonie.
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_Dernière note sur la vie ailée_.--Pour apprécier des êtres si étrangers aux conditions de notre vie prosaïque, il faut un moment perdre terre et se faire un sens à part. On entrevoit que c'est quelque chose d'inférieur et de supérieur, d'en deçà et d'au delà, les limbes de la vie animale aux frontières de la vie des anges. À mesure qu'on prendra ce sens, on perdra la tentation de ramener la vie ailée, ce délicat, cet étrange, ce puissant rêve de Dieu, aux banalités de la terre.
Aujourd'hui même, en un lieu infiniment peu poétique, négligé, sale et obscur, parmi les noires boues de Paris, et dans les ténèbres humides d'un rez-de-chaussée qui vaut une cave, je vis, j'entendis gazouiller à demi-voix un petit être qui ne semblait point d'ici-bas. C'était une fauvette, et d'espèce commune, non la fauvette à tête noire que l'on paye si cher pour son chant. Celle-ci ne chantait pas alors; elle jasait avec elle-même, en quelques notes aussi peu variées que sa situation. L'hiver, l'ombre, la captivité, tout était contre elle. Captive d'un homme fort rude, d'un spéculateur en ce genre, elle n'entendait autour d'elle que ce qui peut briser le chant: sur sa tête, de puissants oiseaux, un moqueur entre autres, par moments faisaient éclater leur brillant clairon. Le plus souvent, elle devait être réduite au silence. Elle avait pris l'habitude, on l'entrevoyait, de chanter à demi-voix. Mais dans cet essor contenu, dans cette habitude de résignation et de demi-plainte, une délicatesse charmante, une morbidesse plus que féminine se faisait sentir. Ajoutez la grâce unique du corsage et du mouvement, d'une honnête parure gris de lin, lustrée pourtant et brillant d'un léger reflet de soie.
Je me rappelai les tableaux où MM. Ingres et Delacroix nous ont donné des captives d'Alger ou de l'orient, exprimant parfaitement la morne résignation, l'indifférence, l'ennui de ces vies si uniformes et aussi l'attiédissement (faut-il dire l'extinction?) de toute flamme intérieure.
Ah! ici, c'était autre chose. La flamme restait tout entière. C'était plus et moins qu'une femme. Nulle comparaison n'eût servi. Inférieure par l'animalité, par son joli masque d'oiseau, elle était très-haut placée et par l'aile, et par l'âme ailée qui chantait dans ce petit corps. Un tout-puissant _alibi_ la tenait bien loin, dans son bocage natal, dans le nid d'où toute petite elle avait été enlevée, ou dans son futur nid d'amour. Elle gazouilla cinq ou six notes, et j'en fus tout réchauffé; moi-même, ailé en ce moment, je l'accompagnai dans son rêve.
FIN.
TABLE DES CHAPITRES.
INTRODUCTION.--Comment l'auteur fut conduit à l'étude de la nature. III
PREMIÈRE PARTIE.
L'oeuf. 3 Le pôle. Oiseaux-poissons. 13 L'aile. 23 Premiers essais de l'aile. 35 Le triomphe de l'aile. La frégate. 45 Les rivages. Décadence de quelques espèces. 57 Les héronnières d'Amérique. Wilson. 67 Le combat. Les tropiques. 77 L'épuration. 91 La mort. Les rapaces. 103
DEUXIÈME PARTIE.
La lumière. La nuit. 123 L'orage et l'hiver. Migrations. 135 Suite des migrations. L'hirondelle. 149 Harmonies de la zone tempérée. 161 L'oiseau, ouvrier de l'homme. 169 Le travail. Le pic. 181 Le chant. 195 Le nid. Architecture des oiseaux. 207 Villes des oiseaux. Essais de république. 219 Éducation. 229 Le rossignol, l'art et l'infini. 243 Suite du rossignol. 257 CONCLUSION. 269 ÉCLAIRCISSEMENTS. 287
FIN DE LA TABLE.