L'oeuvre du comte de Mirabeau

Part 18

Chapter 183,275 wordsPublic domain

[21] Je ne doute pas que quelque demi-savant, ou quelque critique obstiné, ne trouve, dans la suite de cette notice, Shackerley beaucoup plus savant en astronomie que ne le comporte le costume d’un ouvrage contemporain d’Herculanum. Mais je le prie d’observer: 1º que l’Anagogie est une révélation faite par Jérémie Shackerley, tout comme... Ah! oui: tout comme S. Jean a écrit l’Apocalypse dans l’isle de Pathmos. 2º Que personne dans Herculanum n’a pu rien comprendre à ce manuscrit, écrit bien avant la venue de J.-C. comme nous n’entendons rien à la bête de l’Apocalypse qui a 666... sur le front (II), ornement qui serait singulier même pour un mari françois; ce qui ne détruit point du tout l’authenticité de notre manuscrit. 3º Qu’on n’a qu’à lire l’histoire incontestable de l’astronomie antédiluvienne, par M. Bailly, pour se convaincre que Shackerley pouvoit savoir tout ce qu’il paroît avoir su..... Enfin je déclare que pour trente-six mille raisons, un peu trop longues à déduire, douter de Jérémie Shackerley, c’est mériter un auto-da-fé.

[22] En effet, comme le remarque l’illustre M. d’Alembert, d’après l’ingénieux et quelquefois sublime Diderot, quelle finesse d’idées n’a-t-il pas fallu pour y parvenir? L’aveugle n’a de connoissance que par le tact; il sait qu’on ne peut voir son visage quoiqu’on puisse le toucher. «La vue, conclue-t-il, est donc une espèce de tact qui ne s’étend que sur les objets différens du visage et éloignés de nous.» Le tact ne lui donne en outre que l’idée du relief. Donc un miroir est _une machine qui nous met en relief hors de nous-mêmes_. Ces mots _en relief_ ne sont pas de trop. Si l’aveugle disoit, _nous met hors de nous-mêmes_, il diroit une absurdité de plus; car comment concevoir une machine qui puisse doubler un objet? Le mot _relief_ ne s’applique qu’à la surface; ainsi, nous mettre en relief hors de nous-mêmes, c’est mettre la représentation de la surface de notre corps hors de nous. Cette désignation est toujours une énigme pour l’aveugle; mais on voit qu’il a cherché à diminuer l’énigme le plus qu’il étoit possible.

[23] Chap. II, v. 19.

[24] Ibid., v. 20.

[25] Telle est l’origine même du mot de narcisse, lequel vient de Ναρκὴ (narcè), _assoupissement_; de là le narcisse fut la fleur chérie des divinités infernales; de là vient aussi que l’on offroit anciennement les guirlandes de narcisse aux furies, parce qu’elles engourdissoient, _assoupissoient_ les scélérats.

[26] _Salem, Piper, acorem respuebat. Mensæ vero accumbebat alternis semper pedibus sublatis._ Voyez _Elogium Thom. Sanchez_, imprimé à la tête de l’ouvrage _De matrimonio_. A Anvers, chez Murss, 1652, _in-folio_. Et si vous voulez avoir une idée des édifiantes questions qu’a agitées ce théologien, et bien d’autres, cherchez la vingt-unieme dispute de son second livre.

[27] Il a publié séparément les fragments de Sapho, et les éloges qu’elle a reçus.

[28] Gen., ch. II, v. 23.

[29] Vira de vir.

[30] L’allemand a conservé l’ancien rit dans _mannin_, qui vient de _mann_. _Mannin_ est le vira, et non le virago. _Man wird sie mannin heissen._ (Gen., II, v. 23.)

[31] Elle étoit particulièrement honorée dans les Gaules et dans la Germanie sous le titre de Déesse-mere.

[32] On retrouveroit dans l’antiquité beaucoup d’usages qui confirmeroient cette opinion. A Lacédémone, par exemple, quand on alloit consommer le mariage, la femme mettoit un habit d’homme, parce que c’est la femme qui met les hommes au monde.

En Egypte, dans les contrats de mariages entre souverains, la femme avoit l’autorité du mari. (Diod. d. Sic., l. I, ch. XXVII), etc., etc.

[33] On verra ci-après dans la _Linguanmanie_ des choses plus frappantes encore que les mœurs du peuple de Dieu que nous allons exposer.

[34] Lév., ch. VIII, v. 24.

[35] Ibid., ch. XII, v. 5.

[36] Ibid., ch. XXII, v. 7.

[37] Ibid., ch. XVIII, v. 7.

[38] Idem, v. 9.

[39] Id., v. 10.

[40] Lév., chap. XVIII, v. 12.

[41] Id., v. 15.

[42] Id., v. 16.

[43] Id., v. 17.

[44] Id., v. 21. _De semine tuo non dabis idolo Moloch_, et ch. XX, v. 3: _Qui polluerit sanctuarium_.

[45] Lév., ch. XVIII, v. 22. _Cum masculo coïtu fœmineo._

[46] Id., v, 23. _Omni pecore._

[47] _Mulier jumento._ Et l’on sait que dans l’Écriture sainte, _jumentum_ veut dire _bêtes d’aides_: _adjuvantes_: d’où jument.

[48] Lévit., ch. XXI, v. 18.

[49] Liv. VI, ch. IX.

[50] Aux Cor., 6, 7, 8, 29.

[51] Hypparchia, etc.

[52] Écho.

[53] Gen., ch. XXXVIII.

[54] Celui qui avoit le ruban et sortit le second fut nommé Zara, qui veut dire Orient.

[55] Saci, page 817, édit. in-8.

[56] Le marquis de Santa-Crux, par exemple, commence son livre de l’Art de la guerre par dire: _que la première qualité indispensable à un grand général, c’est de savoir se br. le v._, parce que cela épargne dans une armée, et sur-tout dans une ville de guerre, tous les caquetages et perdre. [Il faut voir à propos de cette note la lettre à Sophie du 21 octobre 1780.]

[57] Epig. 42, liv. IX.

[58] Voyez l’Anélytroïde.

[59] Lucian., t. I, dialog. deor. XV et 2. Diodor. Sic., l. IV, p. 352, éd. Westhling.

[60] Dialog. Meret., V.

[61] Ad Rom., cap. I.

[62] Lib. IV, cap. XVI.

[63] _Dii illas deæque male perdant! Adeo perversum commentæ genus impudicitiæ! Viros ineunt._ (Epist. XCV.)

[64] Thelesyle, Amythone, Atthys, Anactorie, Cydno, Mégare, Pyrrine, Andromede, Mnaïs, Cyrine, etc.

[65] On lisoit aux pieds de la statue de Sapho, par Silanion: _Sapho qui a chanté elle-même sa lubricité et qui fut amoureuse à la rage_.

[66] _Vesta_ vient du grec et signifie _feu_. Les Chaldéens et les anciens Perses appelloient le feu _avesta_. Zoroastre a intitulé son fameux livre, _Avesta_, la garde du feu. La porte des maisons, l’entrée, s’est appellée _vestibule_, parce que chaque Romain avoit soin d’entretenir ce feu de vesta à la porte de sa maison. C’est de là sans doute que l’entrée du vagin s’appelle le vestibule du vagin, comme étant le lieu où s’entretient le premier feu de ce temple.

[67] Je ne doute pas que quelque érudit ne me fasse ici plus d’une difficulté... Mais on n’auroit jamais fini s’il falloit répondre à tout.

[68] On sent bien que la dignité de M. de Saint-Priest l’empêchera d’en convenir; et quelque littérateur encouragé par ce désaveu viendra me soutenir que ces vers sont tout simplement imités d’un passage de Sylva Nuptialis, de J. de Nevisan; et puis vite il citera le morceau. Le voici:

_Triginta hæc habeat quæ vult formosa vocari Femina; sic Helenam fama fuisse refert, Alba tria et totidem nigra; et tria rubra puellæ, Tres habeat longas res totidem que breves, Tres crassas, totidem graciles, tria stricta, tot ampla, Sint ibidem huic formæ, sint quoque parva tria, Alba cutis, nivei dentes, albique capilli, Nigri oculi, cunnus, nigra supercilia. Labia, genæ atque ungues rubri. Sit corpore longa, Et longi crines, sit quoque longa manus, Sintque breves dentes, aures pes; pectora lata, Et clunes, distent ipsa supercilia. Cunnus et os strictum, stringunt ubi cingula stricta, Sint coxae et cullum vulvaque turgidula. Subtiles digiti, crines et labra puellis; Parvus sit nasus, parva mamilla, caput, Cum nullæ aut raro sint hæc formosa vocari, Nulla puella potest, rara puella potest._

Mais je le prie de me dire où est l’impossibilité que ces vers soient traduits en turc dans le serrail?... Enfin on ne dispute point contre les faits.

[69] Et puis comment traduire en vers avec grace et noblesse, _cunnus_, _clunes_, _culus_, _vulva_? On auroit de la peine à s’en tirer dans un mauvais lieu. Mais l’amour veut être servi dans un temple.

[70] La matrice.

[71] Qui se douteroit, par exemple, que la chaleur de l’abeille est mille fois plus considérable que celle de l’éléphant?

[72] Gen., XVII, 24.

[73] Ex., IV, 25.

[74] Lév., XIX, 23.

[75] Deut., X. 13.

[76] Josué, V, 3 et 7.

[77] Reg., XVIII, 25.

[78] Reg., XVIII, 27.

[79] Reg., III, 14.

[80] _Circumcisio fœminarum sit refectione τῆς νυμφῆς (imo clitoridis) quæ pars in australium mulieribus ita excrescit ut ferro sit coercenda._

[81] I Mac., ch. I, 16. _Fecerunt sibi preputia et recesserunt a testamento sancto._

[82] I Cor. VII, 18.

[83] _De morb. biblic._

[84] La méthode en levrette.

[85] Lév., ch. VI, 10. _Fœminalibus lineis._

[86] Reg., I, ch. XXIV, 4. _Erat quæ ibi spelunca quam impressus est Saül _ut purgeret ventrem_._

[87] Reg., 4, ch. XVIII, 27. _Comedant stercora sua et bibant urinam suam._

[88] Tobie, II, 11.

[89] Esther, XIV, 2.

[90] Ecc., XXII, 2.

[91] Isaïe, XXXVII, 12.

[92] Tren., IV, 5. _Amplexati sunt stercora._

[93] Mal., II, 3.

[94] Ezéch., IV, 12.

[95] Ibid., IV, 15.

[96] Ὀψιγαμια.

[97] Κακογαμία.

[98] _Cœlibes esse prohibendos._

[99] _Ex animi tui sententia tu equum habes, tu uxorem habes? testa._

[100] _Extrema omnium calamitas et impietas accidit, illi qui absque filiis à vitâ discedit, et daemonibus maximas dat pœnas post obitum._

[101]

_Ergo exspectatos: ac jussos crescere primum Testiculos, postquam cœperunt esse bilibres, Tonsoris decimo tantum capit Heliodorus._

(Juv., l. II, s. 6.)

Lisez, sur la préférence que les dames romaines donnoient aux eunuques et le parti qu’elles en tiroient, depuis le 365e vers de cette satyre jusqu’au 379e.

[102] Gen., XIX, 4. Avant que les anges se fussent couchés, le peuple accourut depuis les vieillards jusqu’aux enfants.--4.--_Ut cognoscamus eos._

[103] Les Sodomistes pensoient apparemment comme un grand seigneur moderne. Un valet-de-chambre de confiance lui observoit que du côté qu’il préféroit, ses maîtresses étoient conformées comme ses ganymèdes--qu’on ne pouvoit trouver au poids de l’or; qu’il pourroit..... des femmes. _Des femmes!_ s’écria le maître; _eh, c’est comme si tu me servais un gigot sans manche_.

[104] Gen., XIX, 33. _Dormivit cum patre, at ille non sensit nec quando accubuit filia, nec quando surrexit._

[105] Moab fut le fils de la premiere; Ammon naquit de la seconde.

[106] S. Paul aux Romains, ch. I, 27. _Masculi, delicto naturali usu fœminæ exarserunt in desideriis suis in invicem, masculi in masculos turpitudinem operantes et mercedem quam oportuit erroris sui in semetipsis recipientes._

[107] Buffon.

[108] Par exemple, la courbure de l’épine du dos entraîne dans un bossu le dérangement des autres parties, ce qui leur donne à tous une sorte de ressemblance que l’on pourroit appeller un _air de famille_.

[109] On sait combien les pères eux-mêmes ont été partagés et ambigus sur cette matiere. S. Irénée ne faisoit pas difficulté de dire que l’âme étoit un souffle analogue aux corps qu’elle a habités, et qu’elle n’étoit incorporelle que par rapport aux corps grossiers. Tertullien la déclare tout simplement corporelle. S. Bernard, par une distinction fort étrange, prétend qu’elle ne verra pas Dieu; mais qu’elle conversera avec J.-C.

[110] Ex., XXII, 19. Lév., VII, 21, XVIII, 23.

[111] XX, 15.

[112] Maimonide dans le More Nevochin, p. III, c. XLVI, s’étend sur les cultes des boucs.

[113] Lév., XVII, 7. Exod., XXXIII, 20 et 23.

[114] Jérém., L., 39. _Faunis sicariis_ et non pas _ficariis_. Car _des faunes qui avoient des figues_ ne voudroit rien dire. Cependant Saci le traduit ainsi; car les Jansénistes affectent la plus grande pureté des mœurs; mais Berruyer soutient le _sicarii_ et rend ses faunes très-actifs.

[115] Dans son traité Περι απιστων, c. XXV.

[116] Dans son ouvrage intitulé _Tseror hammor_. (_Fasciculus myrrhæ_).

[117] Cependant la vulve de la vache, par exemple, se proportionne moins au membre viril que celle de la chèvre ou de la guenon. Aussi les grands animaux retiennent-ils plus difficilement.

[118] Le roi de Loango, en Afrique, quand il siège sur son trône, est entouré d’un grand nombre de nains remarquables par leur difformité. Ils sont assez communs dans ses états. Ils n’ont que la moitié de la taille ordinaire d’un homme; leur tête est fort large et ils ne sont vêtus que de peaux d’animaux. On les nomme _Mimos_ ou _Bakkebakke_. Lorsqu’ils sont auprès du roi, on les entre-mêle avec des nègres blancs pour faire un contraste. Cela doit former un spectacle fort bizarre et qui n’est bon à rien; mais si le roi de Loango mêloit ces races, on auroit peut-être des résultats très-curieux.

[119] C’est dommage que les Romains n’aient pas eu comme nous la confession auriculaire; nous saurions tous leurs petits secrets domestiques comme on sait les nôtres. On sauroit si les Romains déshonoroient aussi brutalement le mariage que nous le faisons. Enfin, nous n’avons pas même de détails sur les conversations des bourgeois. Rien ne devoit être plus plaisant que les entretiens d’une famille qui avoit été le matin sacrifier à Priape; les jeunes filles et les jeunes garçons de la famille devoient avoir tout le reste de la journée de singulières idées.

[120] Lév., XX, 16.

[121] De nos jours on a pareillement substitué _avarie_ à _vérole_.

[122] Rois, I, c. v. 26.

[123] A Venise en 1542.

[124] Νυμφομανη.

[125] Le satyriasis, le priapisme, la salacité, etc.

[126] Sennert cite une femme qui ayant bu un peu de borax dissous, tomba en nymphomanie; et Muller conseille le musc mêlé avec des huiles aromatiques, introduits d’une manière quelconque, pour lubrifier le vagin.

[127]

_Mox lenone suas jam dimittente puellas, Tristis abit. Sed quod potuit tamen ultima cellam, Clausit, ad huc ardens rigidæ tentigine vulvæ Et resupina jacens multorum absorbuit ictus Et lassata viris, necdum satiata recessit._ (Juv. l. II, sat. 6.)

[128] Je doute, par exemple, que la _corycomachie_ ou la _coricobolie_, qui étoit la quatrieme sphéristique des Grecs, ait resté en usage chez eux, lorsqu’ils furent devenus le peuple le plus élégant de la terre. On suspendoit au plancher un sac rempli de corps lourds; on le prenoit à deux mains, et on le portoit aussi loin que la corde pouvoit s’étendre; après quoi lâchant le sac, ils le suivoient, et lorsqu’il revenoit vers eux, ils se reculoient pour céder à la violence du choc, puis le repoussoient avec force. (Voyez M. Burette sur la gymnastie des Grecs et des Romains.) Je ne crois pas qu’un tel exercice ait été du goût des petites maîtresses d’aucun siecle.

[129] Une simple nomenclature d’une très-petite partie des mots de leur dictionnaire de volupté, si je puis parler ainsi, peut décider la question.

La _coricobole_ étoit une tronchine.

Les _Jatraliptes_, les essuyeurs en cygne.

Les _unctores_, les parfumeuses.

Les _fricatores_, les frotteuses.

Les _tractatrices_, les pressureuses ou pétrisseuses.

Les _dropacistæ_, les enleveuses de durillons.

Les _alipsiaires_, les épilateurs.

Les _paratiltres_, les vulvaires.

Les _picatrices_, les parfileuses en vulves.

La _samiane_, le parterre de la nature. (Voyez ci-après).

L’_hircisse_, le bouquinage des vieilles.

La _conrobole_, χοιροπωλῶ. (Pour peu qu’on sache le grec l’on m’entend).

La _clitoride_, ou contraction du clitoris.

La _corinthienne_, la mobilité des charnières.

La _lesbienne_, les cunni-langues.

La _siphnissidienne_, le postillon.

La _phicidissienne_, la pollution de l’enfance.

_Sardanapaliser_, vautrer entre les eunuques et les filles.

_Chalcidisser_, le léchement des testicules.

_Fellatricer_, sucer le gland.

_Phœnicisser_, irrumer en miel, etc., etc.

Une preuve qu’ils étoient plus aguerris que nous, c’est qu’il n’y a presque pas un de ces mots que nous ne soyons obligés de rendre par une périphrase.

[130] Voyez la Tropoïde où j’aurois pu ajouter un très grand nombre d’autres passages tirés de la Bible. On trouve, par exemple, dans le livre de la Sagesse, (ch. XIV, v. 26) plusieurs reproches d’impureté, d’avortemens criminels, d’impudicités, d’adulteres, etc. Jérémie (ch. V, v. 13) déclame contre l’amour des jeunes garçons. Ezéchiel parle de mauvais lieux et des marques de prostitution à l’entrée des rues. (Ch. XXVI, v. 24, 25, 26, 27), etc., etc.

[131] Erasme, p. 553.--_Samiorum flores.--Ubi extremam voluptatum decerperet.--Σαμίων ἄνθη, la samionante.--Puellæ veluti flores arridentes ad libidinem invitabant._

[132] _Ani hircassantes._ Γραῦς καπρῶσα. Eras., 269. _De juvene, cui anus libidinosa omnia suppeditabat, quo vicisim ab illo voluptatem auferret. Nota et hircorum libido, odorque qui et subantes consequitur._

[133] Γλυκὺν ἀγκῶνα. Ancon. Eras., 335. _Omphalem reginam per vim virgines dominorum cum eorum servis inclusisse ad stuprum, in sola haberetur impudica. Lydos autem eum locum, in quo fœminæ constuprabantur γλυκὺν ἀγκῶνα, appellasse, sceleris atrocitatem mitigantes verbo._

On voit que même en ce genre le despotisme n’a plus rien à inventer.

[134] Σαρδανάπαλος. Eras., 723. _Cæterum deliciis usque adeo effœminatus, ut inter eunuchos et puellas ipse puellari cultu desidere sit sollitus._

[135] Eras., 827. _Ut dii augerent meretricum numerum._ Erasme ajoute que les Vénitiennes de son temps étoient les filles lubriques par excellence. _Nusquam uberior quam apud Venetos._

[136] Χοιροπώλης la canobole à χοῖρος. Eras., 737. _Corinthia videris corpore questum factura. In mulierem intempestivius libidinantem. De mulieribus Corinthi prostantibus dictum et alibi. Dictum et autem χοιροπωλῶ, novo quidem verbo quod nobis indicat quæstum facere corpore._

[137] Λεσβιάζειν. _Lesbiari._ La Lesbienne. _Antiquitus polluere dicebant._ Eras., 731. χοῖρος _enim cunnum significat (quæ combibones jam suos contaminet Aristophanes in Vespis.)_ Eras., 731. _Aiunt turpitudinem quæ per os agitur, fellationis opinor, aut irrumationis primum a Lesbiis auctoribus fuisse profectam: et apud illos primum omnium fœminam tale quiddam passam esse._--Ainsi le talent caractéristique des Lesbiennes étoit de gamahucher; d’où _mihi at videre labda juxta Lesbios_. _Aristoph._, λάβδα Λεσβίους _fellatrix_.) La fellatrice qui suce le gland, étoit encore une epithete des Lesbiennes où c’étoit la mode de commencer par cette cérémonie. Eras., 800. _Fellatriam indicat... quæ communis Lesbiis quod ei tribuitur genti_, etc.

_N. B._--Il y avoit, il y a quelques années, à Paris, une fille charmante, née sans langue, qui parloit par signes avec une adresse étonnante, et s’étoit vouée à ce genre de prostitution. M. Louis l’a décrite sous le titre d’_aglossostomographie_.

[138] Χαλκιδιζειν. _Chalcidissare._ Eras., _Gens (Chalcidicenses), male audisse ob fœdos puerorum amores_.

[139] Φικιδίζειν. _Phicidissare._ Se faire lécher les testicules par de jeunes chiens. (Suétone.)

[140] Σιφνιάζειν. _Siphniassare._ (Plein, liv. IV, 12). Eras., 690. _Pro eo quod et manum admovere postico, sumptum esse à moribus siphniorum._

[141] Κλειτοριαζειν. Eras., 619. _De immodica libidine. Unde natum proverbium, non satis liquet. Libidinosa contrectatio._

[142] _Phœnicissantes labra rubicunda sibi reddebant: sic Lesbiassantes alba labra semine._

Martial, lib. I.--_Cunnum carinus lingit et tamen pallet._

Catullus ad Gellicum.--

_Nescio quid certe est, an vere fama susurrat. Grandia te medii tenta, vorare viri. Sic certe est. Clamant virronis rupta miselli Ilia, demulso labra notata sero._

[143] _Hier. Mercurial._

[144] _Quotidie ac palam.--Arterias et fauces pro remedio fovebat._

[145] Hier. Merc., l. IV, p. 93.--_Scribit Epiphanius fœminas semen et menstruum libare Deo, et deinde potare solitas._

[146] Ce passage de _Hic et Hec_ a été pillé par l’auteur de _Mylord l’Arsouille_ (voir l’Introduction).

[147] Maquerelle connue, rue Sainte-Anne, butte Saint-Roch. (_Note de l’auteur._)

TABLE DES MATIÈRES

Introduction 7 Essai bibliographique 29 EROTIKA BIBLION 35 Annotations dites du Chevalier de Pierrugues 171

LE LIBERTIN DE QUALITÉ

Madame Honesta, la Présidente et l’Américaine 213 La Duchesse 226 Musique 233 Mariage 236

HIC ET HEC

Les Chevaux neufs 245 La vieille Sara 251 Aurore 257 Le Chien après les Moines 261

LE RIDEAU LEVÉ OU L’ÉDUCATION DE LAURE

L’Enfance de Laure 265 Éducation philosophique 271

LE DEGRÉ DES AGES DU PLAISIR

Tableau de Paris 279 La Patronne 281 Les trois métamorphoses 283

BIBLIOTHÈQUE DES CURIEUX

4, rue de Furstenberg--PARIS

_Extrait du Catalogue_

Les Maîtres de l’Amour

Collection unique des œuvres les plus remarquables des littératures anciennes et modernes traitant des choses de l’amour.

_L’Œuvre du Divin Arétin_ (2 vol.) chaq. vol. 12 fr. _L’Œuvre du Marquis de Sade_ 12 » _L’Œuvre du Comte de Mirabeau_ 12 » _L’Œuvre du Chevalier A. de Nerciat_ (3 vol.), chaque volume 12 » _L’Œuvre de Giorgio Baffo_ 12 » _L’Œuvre libertine de Nicolas Chorier_ 12 » _L’Œuvre libertine des poètes du XIXe siècle_ 12 » _Le Théâtre d’amour au XVIIIe siècle_ 12 » _Le Livre d’amour de l’Orient_ (I).--Ananga-Ranga 12 » _Le Livre d’amour de l’Orient_ (II).--Le Jardin parfumé 12 » _Le Livre d’amour de l’Orient_ (III).--Les Kama-Sutra 12 » _Le Livre d’Amour de l’Orient_ (IV).--Le Bréviaire de la Courtisane.--Les Leçons de l’Entremetteuse 12 » _L’Œuvre des Conteurs libertins de l’Italie_ (XVIIIe siècle) 12 » _L’Œuvre de John Cleland_ (Mémoires de Fanny Hill) 12 » _L’Œuvre de Restif de la Bretonne_ 12 » _L’Œuvre des Conteurs libertins de l’Italie_ (XVe siècle) 12 » _L’Œuvre libertine de l’Abbé de Voisenon_ 12 » _L’Œuvre libertine de Crébillon le fils_ 12 » _Le Livre d’amour des Anciens_ 12 » _L’Œuvre libertine des Conteurs russes_ 12 » _L’Œuvre libertine de Corneille Plessebois_ (Le Rut) 12 » _L’Œuvre de Choudart-Desforges_ (Le Poète libertin) 12 » _L’Œuvre de Fr. Delicado_ (La Lozana Andalusa) 12 » _L’Œuvre du Seigneur de Brantôme_ 12 » _L’Œuvre de Pigault-Lebrun_ 12 » _L’Œuvre de Pétrone_ 12 » _L’Œuvre de Casanova de Seingalt_ 12 » _L’Œuvre priapique des Anciens et des Modernes_ 12 » _L’Œuvre de Boccace Florentin_ (I) 12 » _L’Œuvre poétique de Charles Beaudelaire_ 12 » _L’Œuvre des Conteurs espagnols_ 12 » _L’Œuvre badine d’Alexis Piron_ 12 » _L’Œuvre badine de l’Abbé de Grécourt_ 12 » _L’Œuvre amoureuse de Lucien_ 12 » _L’Œuvre galante des Conteurs français_ 12 » _L’Œuvre de Choderlos de Laclos_ (Les Liaisons dangereuses) (épuisé) _L’Œuvre des Conteurs allemands_ (Mémoires d’une Chanteuse) 12 » _L’Œuvre des Conteurs anglais_ (La Vénus indienne) 12 »

Le Coffret du Bibliophile

Jolis volumes in-18 carré tirés sur papier d’Arches (exemplaires numérotés).