L'oeuvre du chevalier Andrea de Nerciat (1/2)
Part 19
CÉLESTINE.--L'observation est juste. Encore ce mois-ci n'a-t-il pas beaucoup donné.
MADAME DURUT.--Sans compter que j'ai réduit de près de mille écus les mémoires des bâtiments depuis l'approbation des comptes.
CÉLESTINE.--Tout doux, s'il vous plaît, ma chère soeur; j'ai réduit est bientôt dit! Oubliez-vous, que ce rabais, c'est à moi qu'on en a l'obligation, puisque j'ai fait ce qu'il fallait pour que M. du Bossage y souscrivît?
MADAME DURUT.--Tu cries, Mademoiselle, avant qu'on écorche! Tiens, regarde, lis: «Trois cents livres de gratification à Mlle Célestine pour le dixième d'une épargne de trois mille livres qu'elle a procurée à l'établissement». Et cela sans préjudice de ta part d'associée.
CÉLESTINE.--C'est parler, cela, et j'aurais d'autant plus mauvaise grâce à me faire trop valoir, que ce petit pince-sans-rire d'artiste s'est donné les airs de me le mettre[92] sept fois pendant la nuit qui fut le pot-au-vin de votre arrangement.
[92] Entre soeurs on ne se gêne pas. (N.)
MADAME DURUT.--Sept fois! mon coeur; oh! sur ce pied, ce sera moi, ne t'en déplaise, qui lui compterai, le 30, les mille livres qu'il doit recevoir. Je ne me prévaudrai nullement des dix jours de grâce, et j'espère bien qu'en faveur de mon exactitude à payer, il daignera me faire tâter de son savoir-faire.
CÉLESTINE.--Rien de plus assuré, car il m'a dit plus de trois fois, à travers les beaux transports qu'il me témoignait, que tu devais être une excellente jouissance...
MADAME DURUT, _interrompant_.--Je m'en pique...
CÉLESTINE _interrompant_.--Mais que tu lui en imposais.
MADAME DURUT.--Le pauvre garçon! Il est bien trop bon d'avoir peur de moi! Qu'il vienne! je lui ferai connaître qu'on m'apprivoise assez facilement, et que les gens qui parlent par sept, ont le plus grand droit de tout oser avec leur très humble servante. Mais poursuivons notre besogne: combien d'abonnements reste-t-il encore à faire payer?
CÉLESTINE.--D'abord... celui du commandeur de Palaigu.
MADAME DURUT.--Qui? ce grand _jeudi_[93] qu'on dit malade d'un satyriasis incurable? Après? (_On reprend le travail._)
[93] Chez les Aphrodites on nomme _jeudis_ ces messieurs qui, tout au moins partagés entre l'oeillet et la boutonnière, avaient pour jour de solennité le jeudi, en l'honneur de Jupiter, le Villette de l'Olympe comme tout le monde sait. Les femmes qui avaient la complaisance de se prêter au goût de messieurs les jeudis sont connues sous le nom de _Jannettes_ (de Janus), à cause de leur double manière de faire des heureux. Les amateurs de ces sortes de femmes se nommaient, en conséquence _Janicoles_. Les _Andrins_, en petit nombre, étaient ceux qui, ne faisant cas d'aucun charme féminin, ne fêtaient que des Ganymèdes.
CÉLESTINE.--Ici viennent quelques articles véreux. Plusieurs aristocrates émigrants avaient écrit pour que leur abonnement continuât, ils en doivent le montant, et ils sont notés pour leur part des dépenses casuelles. Sans doute ils se flattaient de n'être pas aussi longtemps atteints, mais n'ayant point assisté, peut-être refuseront-ils d'entrer en compte?
MADAME DURUT.--Fi donc! Quel horrible soupçon! Ils paieront, Célestine. C'est de l'or en barre. Oh! s'il s'agissait de quelque dette d'un autre genre, comme pour habits, voitures, fournitures de domestiques, il y aurait peut-être à batailler pour le paiement; mais quand il est question pour ces messieurs de demeurer Aphrodites, de n'être pas rayés avec ignominie de la plus heureuse liste, crois qu'ils y regarderont de plus près[94].
[94] Un statut de la dernière rigueur supprimait les mauvais payeurs. Les délais étaient très courts.
CÉLESTINE.--Peut-être?
MADAME DURUT.--Je te dis que leur dette envers l'établissement est sacrée, et qu'ils sont bien trop avisés pour manquer d'y faire honneur.
CÉLESTINE.--Soit. J'admire, en effet, comment, tandis que tout le monde a l'air de mourir de faim, nous voyons venir ici nos habitués les poches pleines.
MADAME DURUT.--Tu serais bien plus surprise encore de voir les joueurs, quand nous aurons une partie, ils regorgent d'or. Ce n'est pas que les espèces manquent, mais on n'ose en laisser voir, et plus on se refuse, par hypocrisie, pour de vrais besoins, ou pour un luxe extérieur que maintenant il est dangereux d'afficher, plus, en revanche, on est en état de faire des sacrifices pour de secrets plaisirs. Après?
CÉLESTINE.--Rien de plus en souffrance, quant aux abonnements; mais voici quelques non-valeurs d'un autre genre: «Prêté à Mme de Braiseval, quinze louis». Elle devait les rembourser au bout de huit jours, le mois est près de finir.
MADAME DURUT.--Passons: le lendemain du prêt, je me suis fait rendre ces quinze louis par un vieil oncle de Mme de Braiseval, assez sot pour être amoureux, gratis, de sa banale nièce. Si le pauvre diable savait à quel usage elle avait employé cet argent, il se repentirait bien, ma foi, d'en avoir fait le sacrifice. C'était pour récompenser le solide service d'un sauteur de chez Nicollet, qu'elle venait de distinguer, mais non pas comme Mlle Célestine distingue le commandeur.
CÉLESTINE.--Si l'on jette des pierres dans mon jardin, gare la revanche! Au fait: quand Mme de Braiseval parlera de payer, il faudra lui donner quittance?
MADAME DURUT.--Etourdie! que dis-tu? Il faudra recevoir[95].
[95] Elle est un peu friponne, cette Mme Durut. (N.)
CÉLESTINE.--Et si l'oncle a par hasard avec elle un éclaircissement!
MADAME DURUT.--Il l'aura probablement. Où sont les hommes assez généreux pour obliger incognito? Mais, pour lors, tu n'auras pas su, j'aurai négligé d'enregistrer cette recette et ne t'aurai prévenue de rien. Tu me renverras la dame, que je menacerai auprès de mon mari, de quelques confidences de ma part qui n'iraient à rien moins qu'à la faire coffrer pour le reste de sa vie. (_Avec un air de mystère._) N'ai-je pas fourni à cette Messaline jusqu'à trois cents suisses en un jour!
CÉLESTINE, _soupirant_.--Grand bien lui fasse! Avance à la vicomtesse de Chatouilly, neuf cent soixante livres en différents articles.»
MADAME DURUT.--Cela sera bien payé. En attendant, cet argent n'est pas sorti de la maison. Il s'est répandu en petits salaires sur toute la marmaille mâle et femelle que je puis enrôler, Mme la Vicomtesse a le talent d'occuper ici cette espèce pendant des matinées entières à se faire dorlotter, manioter, tripoter, baisoter, suçoter, peloter à six francs par heure pour chaque individu.
CÉLESTINE.--Voilà, par exemple, une bizarre fantaisie!
MADAME DURUT.--D'autant plus bizarre que si, par malheur, quelqu'un de ces petits êtres avait l'ombre d'un poil follet où tu sais, la dame furieuse le mettrait brutalement à la porte et me laverait la tête d'importance. Mais est-on bien ras, bien scrupuleusement imberbe, ce sont de sa part des transports! un délire! Après cela, c'est son tour de fêter tous ces petits engins, toutes ces petites moniches. C'est à mourir de rire, en vérité.
CÉLESTINE.--Et c'est là tout ce qu'elle fait?
MADAME DURUT.--Le plus souvent, il faut bien qu'elle s'y borne; quelquefois pourtant un marmot précoce se trouve de douze à treize ans, bon à quelque chose.
NOTE DU CENSEUR
MAITRE DE LA SOCIÉTÉ DES ANTIQUITÉS DE C...
On ne sait souvent où une langue va puiser ses richesses. J'ai vu des Français se creuser la tête pour trouver l'origine du mot gamahucher, et dire ensuite qu'il était de pure fantaisie.--Point du tout, messieurs; il existe au fond de l'Egypte une secte de bonnes gens qui rendent un culte à l'ami de Priape. Je ne cite ni l'ouvrage où j'ai trouvé ce renseignement important, ni l'auteur trop grave et trop national pour ne pas se courroucer s'il se voyait nommer dans des écrits bouffons qui décèlent évidemment la futilité d'un esprit aristocratique. Je prie donc le lecteur de m'en croire sur ma parole, comme j'ai cru le voyageur sur la sienne... Or, il me semble que le mot _Quadmousié_, apporté d'Egypte en France, peut fort bien s'être altéré pendant la traversée. L'essentiel est que le culte lui-même se soit exactement transmis et sans doute perfectionné parmi nous. Quant à la racine de l'expression, elle peut bien être adoptée sans difficulté par une nation qui de Rawensberg[96] a fait Ratisbonne; Liège, de Luik; La Haye, de S'Gravenhaag, etc., et qui, d'après ses conventions alphabétiques, nomme Shakespear le génie que nos voisins, d'après les leurs, nomment Chekspir. Il convient, dis-je que cette nation reconnaisse cette savante étymologie. Je réclame de plus contre l'innovation de l'ignare abbé Suçonnet[97], qui ne fait dériver son terme que du grec, tandis que les Grecs auxquels il fait l'honneur de l'invention même, pourraient fort bien n'avoir fait qu'emprunter des Orientaux une pratique qui ne pouvait, au surplus, être connue nulle part sans y être adoptée et maintenue avec ferveur.
[96] Nerciat se trompe: c'est de Regensburg que l'on a fait en français Ratisbonne.
[97] L'abbé Suçonnet, dont Célestine parle ailleurs, remplace _gamahuchage_ par _glottinade_. «M. Suçonnet, qui est docteur, prétend que rien n'est plus significatif, et qu'il convient absolument d'emprunter du grec le nom d'une volupté dont les Grecs nous ont transmis l'usage».
POST-FACE DES ÉDITEURS
Dès la fin de 1791, les Aphrodites de Paris et de la province se préparaient à se dissoudre. Quantité d'individus des deux sexes s'étaient d'avance expatriés. De ce nombre le prince Edmond, que des circonstances infiniment heureuses avaient rappelé dans son pays, et la nouvelle grande-maîtresse Eulalie, qui, par des circonstances inutiles à déduire se trouvait dans le cas d'accepter enfin, sans manquer à la délicatesse, le riche legs que le malheureux comte de Scheimpfreich lui avait destiné; cette dame, disons-nous, et le prince s'étaient passionnément occupés de préparer à ceux des Aphrodites qui étaient dignes de survivre à la fraternité de Paris, un asile en pays étranger et les moyens de placer avec avantage ce que l'Ordre conserverait encore de richesses, après que tous les confrères (soit volontairement dégagés, soit congédiés) seraient remboursés. Les comptes scrupuleusement ajourés par des frères financiers d'une probité à toute épreuve, l'Ordre survivant se trouva riche encore de 4.558.923 livres que des frères banquiers trouvèrent moyen de faire sortir adroitement du royaume. L'industrieux M. du Bossage s'était chargé, de plus loin, de dénaturer en fait de constructions tout ce qui caractérisait l'Ordre et ses divers objets, de même que de faire parvenir à sa nouvelle destination tous les détails transportables de décoration et d'ornement. Comme presque rien n'était réel, que les machines, surtout difficiles à renouveler en pays étranger, l'entreprise du transport était moins difficile que minutieuse; son utilité infinie l'emportait d'ailleurs sur toute espèce de considération. Mme Durut, Célestine, Fringante et quelques camillons des deux sexes suivirent à la file les fréquents envois, où Ribaudin signala dans la conduite secrète de cette partie de l'opération, son excellente tête, sa présence d'esprit, sa vigueur de caractère, et justifia parfaitement l'honneur imprévu qu'on lui avait fait en se rangeant unanimement sous sa loi. Quand tout l'ordre fut écoulé, corps et biens, sa feue Révérence sortit la dernière; elle porte aujourd'hui le nom de Martinfort, et continue à prouver qu'on peut être de très nouvelle noblesse, avoir porté par système un uniforme odieux, avoir même précédemment été moine, sans être, comme certains dédaigneux le pensent, un homme vil, parce que l'on n'aurait pas été fait pour monter dans les carrosses du Roi.
La journée funeste du 10 août 1792 suivit de bien près le départ de l'héroïque Martinfort. Plusieurs Aphrodites réformés périrent dans cette bagarre; un plus grand nombre d'eux encore, dont même quelques dames, subirent les horreurs du 3 septembre suivant; mais, par bonheur, nul frère, nulle soeur de ceux et celles que nos cahiers ont fait connaître, ne furent du nombre des victimes. En général, aucun de nos acteurs n'a mal tourné, sinon le pauvre Trottignac, son mauvais ton, quelques propos indiscrets en faveur de cette liberté qui promet tant aux gens sans élévation d'âme et sans fortune, ayant déplu, sur les bords du Rhin, à quelques fougueux émigrés, curieux d'ailleurs du sort d'un pied plat, étalon de quatre jolies femmes, ces messieurs, disons-nous, se persuadèrent que l'écuyer Trottignac était un _propagant_. En conséquence ils le jetèrent, pour le laver, dans le fleuve: il s'y noya: On les blâma fort. Tant de zèle était diamétralement au rebours des vues d'union et d'humanité qu'avaient les chefs de l'émigration, et dont ils n'ont cessé de recommander l'observation à leurs nobles cohortes. Mais il y avait bien d'autres abus, on n'y remédiait point, et Trottignac, à bon compte, était _ad patres_ pour la plus grande gloire de la contre-révolution.
Les Aphrodites rénovés ont maintenant, dans un pays que nous ne pouvons nommer, un asile délicieux, des statuts épurés et des sujets d'élite. On nous a flatté d'une prochaine concession de matériaux pour la suite de notre histoire, ou plutôt pour une histoire tout à fait nouvelle. Nous comptons d'autant plus sur la solidité de cet engagement, que M. Visard, notre ami particulier, conserve, en partage avec un homme de lettres du pays, aussi de nos amis, son précieux emploi d'historiographe.
TABLE DES MATIÈRES
Introduction 1 Essai bibliographique 37
LE DOCTORAT IMPROMPTU 57 MONROSE OU LE LIBERTIN PAR FATALITÉ 105 MON NOVICIAT OU LES JOIES DE LOLOTTE 135 LE DIABLE AU CORPS 151
Réveil 155 L'abbé Boujaron 172 Le domestique coiffeur 176 Une fête projetée 183 Les invités à la fête libertine 188
LES APHRODITES 203
C'est toi! c'est moi! 208 Tant pis tant mieux 212 Vive le vin! vive l'amour! 225 L'oeil du maître 233 Note du censeur 238
BIBLIOTHEQUE DES CURIEUX
EXTRAIT DU CATALOGUE
POÉSIES COMPLÈTES DE BRANTOME
RECUEIL D'AULCUNES RYMES DE MES JEUNES AMOURS
Première édition intégrale augmentée des autres poésies de l'auteur. Publiée avec préface, dépouillement du manuscrit, notes, variantes et glossaire, par Louis PERCEAU.--Un vol. in-8º carré de 307 pages... 25 fr.
Il a été tiré quelques exemplaires sur Arches au prix de... 75 fr. l'exemplaire.
Les poésies de Brantôme sont en partie inédites. Elles le sont même en très grande partie, pourrait-on dire, puisque l'édition fort défectueuse qui en fut faite en 1881 est aujourd'hui très rare. Elle était d'ailleurs incomplète, un sentiment exagéré de pruderie ayant incité l'éditeur à passer sous silence les pièces écrites avec cette liberté d'expression qui a rendu célèbre le «conteur» des _Dames Galantes_. Toutes les jeunes amours de Brantôme défilent dans ces vers galants adressés à ces «belles et honnestes dames» de l'escadron volant de Catherine de Médicis, dont les faits et gestes alimentaient la chronique scandaleuse du temps. Des notes, en grande partie tirées du _Recueil des Dames_ et d'autres mémoires de l'époque, ajoutent un commentaire piquant à ces _Rymes_ amoureuses et galantes. Ajoutons que M. Louis Perceau a établi le texte des poésies avec un soin particulier, et qu'il s'est livré à un dépouillement complet du manuscrit de Brantôme, fait précieux pour l'histoire littéraire. Le _Recueil d'aulcunes Rymes_ est un ouvrage parfait qui séduira à la fois les érudits, les bibliophiles et les curieux de notre histoire poétique et galante.
L'HISTOIRE GALANTE DU XVIIIe SIÈCLE
par Jean HERVEZ
Dans les quatre volumes de _L'Histoire Galante du XVIIIe siècle_, Jean Hervez a voulu établir, avec la sincérité de l'interviewer, la «manière» dont aima le XVIIIe siècle qui, on peut le dire, fut essentiellement amoureux de l'amour. C'est aux chroniqueurs légers, aux conteurs malins, aux chansonniers alertes, voire même aux folliculaires ou pamphlétaires indiscrets, qu'il a demandé les secrets du coeur, les secrets d'alcôve--c'est un peu la même chose en un monde passionné--des Souverains et de leurs favorites, des abbés et des grandes dames, des grands seigneurs et des vendeuses d'amour.
L'illustration, toute documentaire, est empruntée aux maîtres du pinceau de l'époque, les Fragonard, les Boucher, etc.
Chacun des quatre volumes de _L'Histoire Galante_ forme un tout complet et se vend séparément. Chaque volume du format in-12 carré, orné de quatre belles illustrations hors-texte, est présenté sous une élégante couverture illustrée. Les quatre tomes de l'ouvrage sont parus:
I.--LA RÉGENCE GALANTE (Le Régent, ses Filles, ses Maîtresses). II.--LES MAITRESSES DE LOUIS XV, LE BIEN-AIMÉ. III.--LE PARC AUX CERFS ET LES PETITES MAISONS D'AMOUR. IV.--LE PORTEFEUILLE D'UN TALON ROUGE.
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MÉMOIRES DE L'ABBÉ DE CHOISY, Habillé en Femme.
LE CHEVEU, par Simon COIFFIER DE MORET.
CONTES SAUGRENUS, par Sylvain MARÉCHAL.
LE DIVAN D'AMOUR DU CHÉRIF SOLIMAN. Traduit de l'Arabe par ISKANDAR-AL-MAGHRIBI.
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L'HISTOIRE ROMANESQUE
Guillaume APOLLINAIRE.--LA ROME DES BORGIA.
Edmond CAZAL.--HISTOIRE ANECDOTIQUE DE L'INQUISITION D'ESPAGNE.
Edmond CAZAL.--HISTOIRE ANECDOTIQUE DE L'INQUISITION EN ITALIE ET EN FRANCE.
Dr Ludovico HERNANDEZ.--LE PROCÈS INQUISITORIAL DE GILLES DE RAIS, Maréchal de France.
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LES PROCÈS DE L'HYSTÉRIE AU MOYEN-AGE
Par le Dr LUDOVICO HERNANDEZ
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LES PROCÈS DE SODOMIE
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