L'Instruction Publique en France et en Italie au dix-neuvième siècle
Part 28
[153: Sur les séances d'ouverture du Collège de France, voir _Mémoires secrets_, 13 et 14 novembre 1786, 16 décembre 1786, 13 novembre 1787; _Décade_ du 30 brumaire an VI, 10 frimaire an VII, 30 brumaire an XI; _Journal de Paris_, 30 brumaire an III, 25 brumaire an V; _Débats_ du 26 novembre 1803; _Publiciste_ du 25 novembre 1805.]
[154: _Décade_ du 30 brumaire an VIII; _Débats_ du 3 janvier 1804.]
[155: Article de M. Liard sur l'Enseignement supérieur et le Consulat, dans la _Revue internationale de l'Enseignement_, 15 avril 1889, p. 347.]
[156: Numéro du 20 novembre 1828. Arm. Marrast a publié un _Examen critique du cours de M. Cousin_ (Paris, Corréard jeune, 1828), qui justifie nos remarques sur le rationalisme méticuleux qui régnait alors à l'Athénée. Voir encore, à ce sujet, les éloges que le _Courrier français_, donne à Daunou le 9 décembre 1828, et le 7 du même mois, ses remarques malveillantes sur le cours de Guizot. Sur les rapports d'Arm. Marrast avec l'école de La Romiguière, voir les _Idéologues_, par M. Picavet (Paris, Alcan, 1891), p. 554-5 et 607-608.]
[157: Voir, sur le cours d'Artaud à l'Athénée, ses _Essais_ posthumes _de littérature_ (Paris, Plon, 1863, in-8°), p. 306-351 et p. XII de la préface.]
[158: Voir un article de M. Aulard, dans la _Révolution française_ du 14 avril 1890.]
[159: 5e vol. de la _Minerve_, p. 209; voir _ibid._, 4e vol., p. 516 et suiv.]
[160: _Courrier français_ du 8 décembre 1826. Pour Azaïs, voir, dans son _Cours de philosophie générale_, les trois premiers volumes qui reproduisent ses leçons de l'Athénée.]
[161: Une pièce, émanée des bureaux de la censure, rapporte qu'on dit que l'autorité a fait cesser, comme trop agressif, un cours de Jouy; c'est la seule mention d'une mesure prise contre l'Athénée, et elle n'est pas positive. Toutes ces pièces sont dans le carton F7, 6915, des Archives nationales, au dossier qui porte les noms de Villenave et de Comte.]
[162: Voir aussi le numéro du _Drapeau blanc_ du 26-27 décembre 1822.]
[163: Voir le discours de clôture prononcé par Roger, le 31 mai 1822, dans les _Annales de la littérature et des arts_.]
[164: Débats du 31 août 1821; _Moniteur_ du 30 juin 1825.]
[165: P. 46 de la _Galerie_, publiée par Lacretelle aîné, à la suite de la cessation de la _Minerve_; p. 121 du 18e volume des _Annales de la littérature et des arts_.]
[166: Voir p. 122 du 18e volume des _Annales de la littérature et des arts_.]
[167: Voir les numéros des 3, 9, 22 décembre 1821.]
[168: Voir le _Constitutionnel_ du 18 décembre 1821, et sur les leçons qu'Azaïs faisait dans son jardin, la biographie placée en tête de la 5e édition de son traité des _Compensations_.]
[169: C'est en 1832 qu'elle disparaît de l'_Almanach du commerce_, où elle figure encore en 1831.]
[170: Voir, sur les cours de Mignet à l'Athénée, le livre de M. Édouard Petit: _François Mignet_, Paris, Didier, 1889, p. 40 et suiv., et sur les lectures de Constant, relatives au sentiment religieux, le _Moniteur_ des 6 février, 16 et 19 mars 1818.]
[171: Voir l'_Investigateur_, journal de cette Société, vol. I, p. 185; vol. VII, p. 237-238; vol. VIII, p. 43-44, 89, 187. Je dois ces indications à M. Joret-Desclozières, secrétaire général de la Société historique, qui a succédé à l'Institut historique; c'est l'intervention de M. Berth. Zeller qui m'a valu cette gracieuse communication.]
[172: C'est évidemment sa leçon d'ouverture qu'il a publiée sous un titre interminable dont nous transcrirons les premiers mots: _Régénération du monde_, Paris, Leroy, in-8°, 1842.--À propos des cours précités de Mme Dauriat, le programme imprimé de 1837-8, qui est à la bibliothèque Carnavalet, dit que Mme de Staël et la princesse de Salm s'étaient fait entendre à l'Athénée. C'est la seule mention que je connaisse de ce double fait. Quant aux lectures de la princesse de Salm à l'Athénée des arts, nous les avons rappelées. On sait d'autre part que Mme de Staël a lu à l'Académie romaine des Arcades une traduction en vers d'un sonnet italien.]
[173: Dans un appendice sur les cours établis à Paris et en province à l'imitation du Lycée, nous donnerons des détails dus à M. Dezeimeris et à Mgr Richard, sur ces établissements de Bordeaux et de Marseille.]
[174: Voir le _Conciliatore_ du 21 mars 1819 et la p. 28 de l'attachante étude de M. d'Ancona sur F. Confalonieri.]
[175: Le livre où M. de Labra a écrit l'histoire de ces établissements a pour titre: _El Ateneo de Madrid_ (Madrid, Alaria, 1878). C'est M. Ernest Mérimée qui me l'a signalé.]
[176: On n'oubliera pas que nous parlons des gens du monde, de l'éducation qu'on se donne à soi-même; car nul n'ignore ce que l'Université a fait depuis trente ans pour répandre la connaissance des langues modernes. Dans cet ordre de connaissances, les hommes qui écrivent sont en France beaucoup plus instruits que ceux des époques précédentes.]
[177: Pour les sciences, tous les illustres professeurs de l'Athénée ont enseigné aussi dans les chaires de l'État.]
[178: Article du _Mercure_ reproduit aux p. 23-25 du 1er volume du _Journal de l'Instruction publique_ (1827). Pour Daunou, voir le _Constitutionnel_ du 8 décembre 1819, et un article de Tissot, à la p. 578 du 5e volume de la _Minerve_.]
[179: Guizot, _Essai sur l'histoire et sur l'état actuel de l'instruction publique en France_ (Paris, Maradan, 1816, p. 121).]
[180: Voir les vains griefs des _Débats_ du 18 novembre 1820 et du 8 mai 1821 contre le cours de Guizot. Cousin donnait quelquefois une forme provocante à des idées très sages, mais c'était un pur artifice; dans la fameuse leçon où il exposa sa politique, il ne demandait même pas le jury pour la presse que tous les libéraux réclamaient.]
[181: Le 20 octobre 1822, il lui écrivait qu'il regrettait un peu cette petite tribune d'où il exerçait quelque action directe; que cependant il avait pour dédommagement tout son temps et toute sa liberté. (Voir le volume de lettres de Guizot, publié par la maison Hachette, en 1884.)]
[182: Voir, sur ce cours, un article du _Conservateur littéraire_ de juillet 1820.]
[183: Sur l'affaire de Bavoux, voir le _Moniteur_ des 5, 6, 11, 12, 28 juillet, 1, 2, 3 août, 9 septembre 1819. Entre autres journaux qui défendirent Bavoux, voir la _Minerve_, p. 418-9, 530 et suiv. du VIe volume; p. 26 et suiv. du VIIe. Parmi ceux qui l'attaquaient, voir un article de Chateaubriand, p. 76 et suiv. du IVe volume du _Conservateur_.]
[184: Arch. nat., dossier de Cousin coté 71968. La lettre est simplement datée du lundi 27 mars, mais elle appartient évidemment à l'année 1820 où le 27 mars tombait en effet un lundi.]
[185: C'est-à-dire pour ses leçons de la Faculté, où il n'existait pas encore de cours fermé.]
[186: Ces minutes sans signature, écrites de la même main et de la même encre, sur du papier qui porte l'en-tête imprimé: _Commission de l'Instruction publique_, se trouvent aux Archives nationales, dans le dossier précité.]
[187: C'était sans doute à la même époque qu'il lui échappait le compliment par calembourg, rapporté dans les _Mémoires de Sosthène_ de Larochefoucauld: «Charles X, c'est deux fois Charles V.»]
[188: Voir, aux Archives nationales, le dossier de Villemain coté F, 72081 et le dossier déjà cité de Cousin. Un statut du 16 février 1810 exigeait de chaque professeur de la Faculté deux leçons d'une heure et demie par semaine, fixait l'ouverture des cours au mois de décembre, et la durée de l'année scolaire, pour l'enseignement supérieur, à huit mois.--D'après un article de la _Rivista critica della letteratura italiana_ de janvier 1892, sur les vacances et les fêtes de l'Université de Pise, le grand-duc de Toscane avait décidé, en 1575, que les professeurs de Faculté feraient chacun, par an, au moins cent dix leçons: prétention exorbitante, et qui ne pouvait avoir pour effet que d'abaisser la valeur de l'enseignement donné.]
[189: Cette brochure, éditée à Paris par Pélicier, avait pour titre: _Un mot sur M. le Directeur de l'imprimerie et de la librairie_. Villemain, en cette qualité, avait fait confirmer l'interdiction de jouer l'_Ami des lois_, que la Restauration n'osait laisser représenter par crainte des cabales des bonapartistes; ceux-ci prenaient alors pour eux ce que Laya avait écrit contre les démagogues de 1793. C'est dans cette brochure qu'on trouve la mention des services rendus auparavant à Villemain par Laya.]
[190: Voir le début de la 52e leçon. Encore est-ce par malice que Villemain rappelle ici qu'il est professeur d'éloquence. Il veut justifier la longue étude qu'il entreprend de l'éloquence politique en Angleterre.]
[191: Voir ces appréciations dans les _Annales de la littérature et des arts_, p. 234 du 26e vol.; dans le _Globe_, p. 387 du 6e vol.; dans l'article sur Villemain du 1er vol. des _Causeries du lundi_.]
[192: Près de deux mille cartes auraient été distribuées lors de la séance d'ouverture de Guizot, en décembre 1820, d'après le _Constitutionnel_ du 8 de ce mois; mais on venait, ce jour-là, donner une marque d'adhésion à un homme politique qu'une disgrâce imméritée obligeait à reprendre possession de sa chaire, Guizot, dans ses _Mémoires_, dit que son auditoire était alors beaucoup moins nombreux et moins varié qu'il ne fut quelques années plus tard.]
[193: 34e volume de cette Revue, à propos d'une leçon de Villemain, du 6 janvier 1829.]
[194: P. 347-348 du 6e volume du _Globe_.]
[195: Nous avons déjà touché un mot de l'_Examen critique du cours de M. Cousin_, par Marrast, à propos de l'Athénée.]
[196: Voir, dans les _Annales de la littérature et des arts_, l'article des p. 377 et suivantes du 33e volume, et le _Moniteur_ du 26-27 décembre 1822. Sur d'autres travaux d'appropriation exécutés à la Sorbonne sous la Restauration, voir le _Moniteur_ du 13 novembre 1819 et du 3 janvier 1820. Il résulte, de recherches consignées par M. le doyen Himly dans un registre de la Faculté des lettres, que ce fut une ordonnance du 3 janvier 1821 qui attribua la Sorbonne aux Facultés de Théologie, des Sciences et des Lettres, et que les affiches de la Faculté des lettres, depuis 1815-6 jusqu'à 1817-8, portent: «rue Saint-Jacques, ancien Collège de France;» depuis 1817-8 jusqu'à 1820-1821, «rue Saint-Jacques, ancien collège du Plessis;» depuis 1821-2, «à la Sorbonne.»]
[197: Voir ces deux passages dans le _Cours sur le dix-huitième siècle_, leçons XIV et XV.]
[198: On a vu plus haut que son auditoire était moins exclusivement composé de jeunes gens que celui de Cousin.--C'est dans la 52e leçon du _Cours sur le dix-huitième siècle_ qu'il nous dit que la plupart de ses auditeurs sont des étudiants en droit.]
[199: Il y loue aussi Lamartine; je n'ai pas remarqué qu'il y fasse mention de Victor Hugo.]
[200: Dans l'affaire de Bavoux, on voit les étudiants royalistes avancer que, puisque ses partisans s'arrogent la liberté d'applaudir, les mécontents acquièrent le droit de siffler, et Bavoux, au moment où il s'inquiète de la tournure que prennent les événements, déclarer qu'il n'est pas un acteur, et prier ses auditeurs de l'approuver en silence ou de se retirer paisiblement.--Sur une manifestation politique des auditeurs au cours de Raoul Rochette et à celui de Charles Lacretelle, voir p. 45-6 de la _Galerie_, recueil qui avait succédé à la _Minerve_, en 1820.]
[201: Voir les _Annales de la littérature et des arts_, 26e vol., p. 198-9, et un article du _Moniteur_ sur la leçon du 24 novembre 1824. Pour Guizot, voir ses _Mémoires_, 1er vol., p. 343.]
[202: On s'étonne, en lisant le cours imprimé, de voir Villemain s'excuser, dans la XXVIIe leçon, de traiter du roman, alors que dans la XIe il en a déjà traité sans se justifier. C'est qu'à l'origine, la leçon qui contient cette apologie venait bien avant l'autre.]
[203: Sur sa confiance dans les qualités que les circonstances ne permettaient pas à l'Italie de produire au dehors, voir la 32e leçon du _Cours sur le dix-huitième siècle_. Sur le scepticisme de la génération de Villemain à l'endroit du relèvement de l'Italie, voir notre livre: _Mme de Staël et l'Italie_, p. 136-139.]
[204: Ce fut à partir du 29 avril 1828, date de la leçon sur Hume.]
[205: Voir le _Journal de l'Instruction publique_ du temps, articles des pages 91 et suiv. du Ier volume, 432 et suiv. du IIe.]
[206: Voir, dans la 23e leçon du _Cours sur le dix-huitième siècle_, et ailleurs le passage où il prétend que c'est une vie d'aventures qui a formé tous les talents du seizième siècle, connue si, sans parler de Marot et de Ronsard, de l'Arioste et du Tasse, la vie de Montaigne et celle d'Érasme offraient beaucoup d'aventures.]
[207: Outre son dossier aux Archives, voir les _Annales de la Littérature et des Arts_, vol. IX, p. 427, et vol. XXVI, p. 116; le _Moniteur_, numéros des 26-27 décembre 1822, du 19 novembre 1823, du 12 janvier 1827. C'étaient tantôt des accidents de poitrine, tantôt une cruelle maladie des yeux qui avaient nécessité ces interruptions.]
[208: Sur ce dernier point, voir, dans le _Courrier français_ du 9 décembre 1828, le résumé d'une leçon de Daunou au Collège de France.]
[209: 1re année de cette Revue, colonne 111.]
[210: Même Revue, 2e année, colonne 45.]
[211: J'éprouve presque un remords à critiquer un homme qui, dans ce même article, a parlé courageusement de notre patrie: «Au moment,» dit-il, «où des passions malsaines sèment la discorde entre deux peuples frères, il sera bon que le chant du plus sympathique de nos poètes, qui célèbre les exploits des vaillants et généreux paladins, donne aux jeunes gens l'amour de la noble et douce terre de France, de tous les peuples qui s'honorent et se vantent encore du sang latin qui coule dans leurs veines.»]
[212: Il est, par exemple, bien supérieur au fond dans les premiers ouvrages de Molière et de Racine; jusqu'à un certain point, la remarque est vraie aussi des peuples; car les Romains, qui n'ont eu de jurisconsultes véritablement grands qu'après avoir appris la philosophie à l'école des Grecs, avaient, dès la Loi des Douze Tables, atteint la perfection du style législatif.]
[213: M. Lenient, _La poésie patriotique en France au moyen âge_. Paris, Hachette, 1891.]
[214: Note 3 de la page 270.]
[215: Ce paragraphe est une réponse aux défiances qui entretenaient dans le pensionnat la demi-solitude avouée par le paragraphe suivant.]
[216: Probablement une Retraite comme dans nos pensionnats ecclésiastiques.]
[217: Remarquons ici encore que la prudence italienne ne contracte pas les engagements chimériques de la pédagogie française de ce temps-là.]
[218: Ou plutôt, comme on le verra au dernier paragraphe de ce chapitre, dépenses que les parents payent par l'intermédiaire du pensionnat.]
[219: _Le straniere._ À cette époque, un Italien ne reconnaissait encore pour compatriotes ou, du moins, ne nommait ainsi que ses concitoyens.]
[220: Nous avons vu que les maisons d'éducation fondées par le gouvernement français dans le royaume d'Italie étaient purement laïques, mais il y existait un certain nombre de pensionnats tenus par des religieuses.]
[221: Extrait des registres de l'état civil de Saint-Apollinaire (à Valence), de 1739 à 1749 (G. G., 52). Nous avons conservé les divergences dans l'orthographe des noms. C'est M. Prudhomme, archiviste de l'Isère, qui, après avoir fait des recherches dans son département, à la prière de M. Astor, professeur à la Faculté des sciences de Grenoble, a bien voulu m'obtenir cette obligeante communication de son collègue de la Drôme.]
[222: Nous avons trouvé les mêmes intentions dans le gouvernement de Napoléon et du prince Eugène, la même vigilance dans leurs ministres.]
[223: À la différence du collège de San Marcellino.]
[224: On pourra consulter ce volume à la Bibliothèque nationale de Paris.]
[225: Lors de la visite de lady Morgan, le nombre des élèves montait à vingt-deux seulement; mais, comme nous l'avons dit, les pensionnats de jeunes filles étaient alors tous moins peuplés qu'aujourd'hui.]
[226: Au temps dont parle Bonfadini, ces expressions désignaient d'ordinaire la méthode des écoles lancastriennes, c'est-à-dire l'enseignement mutuel qui fit beaucoup parler de lui en France et un peu en Italie pendant la Restauration. Je ne sais, toutefois, si l'enseignement mutuel fut, en effet, appliqué par Mme Cosway à Lodi.]
[227: Voir p. 209-212 du 2° volume de cette biographie publiée à Lyon en 1841 (2 vol. in-8°).]
[228: _Giornale italiano_ des 2 janvier, 25 juin 1808 et 1er décembre 1809.]
[229: Ibid., 1er avril 1808.]
[230: Ibid., 1er décembre 1809.]
[231: Ibid., 1er mai 1810.]
[232: Ibid., 2 mai 1811.]
[233: Sur cette grammaire et sur quelques autres, voir M. Ademollo, _Un awenturiere francese in Italia nella seconda metà del settecento_. Bergame, 1891, p. 21 et 146-151.]
[234: _La France chevaleresque et chapitrale_, par le vicomte de G***, Paris, Leroy, 1785. _Catalogue des gentilshommes de Lorraine et du duché de Bar qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux états généraux de 1789_, par L. de Larroque et Édouard de Barthélemy, Paris, 1865.]
[235: 9e volume des _Mémoires de la Société d'archéologie lorraine de Nancy_.]
[236: Relativement à Mme de Gricourt, M. Janvier, président de la Société des antiquaires de Picardie, m'apprend qu'il existe encore une famille noble de ce nom alliée aux familles Cousin-Montauban et Tascher de la Pagerie; mais il n'oserait affirmer que l'institutrice de Milan appartînt à cette famille.]
[237: Paris, Plon, Nourrit et Cie, 2 vol. in-8°, 1er vol., ch. IV.]
[238: Là où les registres du collège indiquent tantôt Gênes, tantôt une autre ville de la Ligurie, il est probable que Gênes n'est qu'une désignation générique et que le véritable lieu de naissance est l'autre ville.]
[239: M. le baron Ant. Manno veut bien m'écrire que ce Gius. Avogadro est celui qui devint, plus tard, lieutenant-colonel et qui eut pour fils l'abbé Gaetano, peintre de quelque mérite, et le comte Annibal, tué d'un coup de canon en 1848, sous les murs de Milan. Pour Ang. Campana, M. Manno, qui l'a connu dans sa vieillesse, me dit qu'après 1848 il commandait en second, comme major général, la garde nationale de Turin.]
[240: M. Ach. Neri, bibliothécaire de l'Université de Gênes, a l'obligeance de m'apprendre que Luca Podestà fut, plus tard, ingénieur en chef des ponts et chaussées et eut pour fils le baron Andrea Podestà, actuellement sénateur et maire de Gênes, et que la famille des Boccardi a fourni un ambassadeur en France en 1798, et actuellement un sénateur, qui est, en même temps, un économiste distingué.]
[241: M. G. Sforza a publié une lettre écrite par lui de Sorèze le 16 mai 1802 (_Archivio storico italiano_, 1889, 5e série, n° 169.--P. 12 des _Rime e prose di Fil. Pananti_ (Florence, Salani, 1882)). On dit que ses élèves pleurèrent à son départ, qu'il alla ensuite à Londres, y écrivit dans le journal _L'Italia_, donna des leçons d'italien dans le grand monde et gagna beaucoup d'argent ainsi que le titre de poète du Théâtre musical; il quitta l'Angleterre en 1813. Sous la Restauration, le professeur d'italien à la mode à Londres était P.-L. Costantini, qui a publié des Anthologies, et que Ginguené avait autrefois recommandé (_Mercure_, 29 octobre 1808).]
[242: Voir, dans la bibliographie qui fait suite à mon livre sur Mme de Staël et l'Italie, les livres relatifs à l'histoire du Piémont et de la Lombardie à cette époque, et de plus, les chap. 3 et 4 du IVe vol. de la _Storia della corte di Savoja durante la Rivoluzione et l'Impero francese_, par M. Carutti (Turin-Rome; Roux, 1892, in-8°, 1er vol. L'ouvrage est en cours de publication).]
[243: Voir quelques pages des _Mémoires sur la jeunesse de Mme Récamier_, de B. Constant, que Mme Lenormant donne en appendice à la suite des lettres du deuxième à la première qu'elle a publiées en 1882 (Calmann-Lévy, in-8°); le _Discours préliminaire_ de Daunou sur La Harpe; le _Tableau historique de l'érudition française_ de Dacier; le chap. XXII des _Mémoires_ de Morellet; les _Mémoires_ de Mme de Genlis. Mme Récamier ne mettait pas en doute la sincérité de cette conversion; et, peut-être en réponse à la fameuse historiette sur la componction gastronomique de la Harpe, elle racontait comment des jeunes gens qui avaient tendu chez elle un piège à la dévotion de son hôte ne purent qu'en constater la vérité (_Souvenirs et corresp. tirés des papiers de Mme Récamier_, par Mme Lenormant, Paris, Mich. Lévy, 1873. p. 54-56 du 1er vol.).]
[244: On remarquera que, tandis que Chateaubriand, atteint dans son fond par l'incrédulité, parle presque de la religion dans le _Génie du christianisme_ comme d'une morte qu'il pleure et voudrait ressusciter, La Harpe voit déjà le philosophisme expirant.]
[245: Encore convient-il de remarquer que l'injustice des autres envers le christianisme le ramène quelquefois à l'équité (voir la préface du vol. de J.-B. Salgues, _Mélanges inédits de littérature de La Harpe_, 1810).]
[246: Les articles qui avaient particulièrement piqué La Harpe sont la lettre assez amusante d'un Frère et Ami retiré des affaires insérée dans le _Journal de Paris_ du 18 messidor an V (6 juillet 1797) et le numéro du lendemain du _Rédacteur_. Or, je n'ai plus retrouvé mention de La Harpe dans le _Journal de Paris_ jusqu'au delà du 18 fructidor; et pourtant le _Journal de Paris_ était alors si déclaré contre les opinions de La Harpe que, le 25 fructidor an V, il approuva formellement le coup d'État du Directoire. Quant au _Rédacteur_, s'il revient à la charge contre La Harpe le 20 messidor (14 juillet) et le 10 fructidor (27 août), il ne dit plus rien du bonnet rouge.]
[247: Voir l'art, précité du _Mémorial_, 10 juillet 1797, dont le titre est: _Histoire de mon bonnet rouge, de ma philosophie, de mon jacobinisme_, etc., et la suite de cet article dans le premier des deux suppléments au n° du 13 juillet; voir aussi, dans le _Cours de littérature_, le préambule du morceau intitulé: _Esprit de la Révolution_.]
[248: Numéro du 29 juin 1793.]
[249: Note manuscrite de Laya relevée sur un exemplaire de l'_Histoire de la Révolution_ de M. Thiers, édition de 1832, par M. Ravenel (voir l'article de M. Ravenel auquel renvoie la _Nouvelle Biographie générale_ au mot LA HARPE).]
[250: La Harpe a toujours dit qu'il avait été enfermé pour avoir qualifié Robespierre d'_inepte_; le _Journal de Paris_ dit, le 6 juillet 1797, qu'_il fut coffré pour avoir contredit un de nos gros bonnets sur un point d'histoire_. Cette version se rapproche de celle de Daunou. Peu importe, en somme: les hommes de la Révolution pardonnaient moins encore une critique littéraire qu'une satire politique. Voir la fine explication que M. Aulard donne de l'amertume de Robespierre, p. 516-519 de ses _Orateurs de la Constituante_.]
[251: Des malheurs domestiques contribuèrent à tourner en acrimonie le zèle religieux de La Harpe. Voir, sur la fin tragique de sa première femme et sur les chagrins que lui causa son deuxième mariage, les _Mémoires secrets_ du comte d'Allonville (Paris, Werdet, 1838), p. 352-353 du 1er vol., et _Souvenirs et corresp. tirés des papiers de Mme Récamier_, par Mme Lenormant, 4e édit. Paris, Michel Lévy, 1873, p. 60-63 du 1er vol. La Harpe avait eu des torts avec sa première femme; mais Mme Récamier, qui avait fait le deuxième mariage (9 août 1797), témoignait qu'il se conduisit avec beaucoup de droiture, de modération et d'humilité dans les mortifications qui en furent pour lui la conséquence au moment même où le Directoire le poursuivait.]
[252: D'après les _Mémoires_ de Fabre (de l'Aude), Paris, Ménard, 1832, p. 340-341 du 1er volume, La Harpe dut mettre ses livres en vente; quelques-uns furent acquis à des prix considérables par des personnes qui les lui laissèrent.]