L'ingénieux chevalier Don Quichotte de la Manche
Part 84
Comment, seigneur, lui dit Samson Carrasco, maintenant que nous savons à n'en pas douter que madame Dulcinée est désenchantée, vous nous la donnez belle! Et quand nous sommes sur le point de nous faire bergers pour passer la vie en chantant comme des princes, vous parlez de vous faire ermite! De grâce! revenez à vous, et laissez là ces sornettes.
Les sornettes qui m'ont occupé jusqu'à présent, reprit don Quichotte, n'ont été que trop réelles, et à mon grand préjudice; puisse ma mort, avec l'aide du ciel, les faire tourner à mon profit! Seigneurs, je sens que je marche vers ma fin; ce n'est plus l'heure de plaisanter; j'ai besoin d'un prêtre pour me confesser, et d'un notaire pour recevoir mon testament. Dans une pareille situation l'homme ne doit point jouer avec son âme. Je vous en supplie, laissez-moi avec le seigneur curé, qui voudra bien écouter ma confession, et, pendant ce temps, qu'on aille chercher le notaire.
Ils se regardaient tous, étonnés d'un pareil langage; mais il fallut se rendre, car pour eux un des signes certains que le malade se mourait était ce retour à la raison; d'autant plus qu'à ses premiers discours il en ajouta d'autres en termes si chrétiens, si bien suivis, que leurs derniers doutes ayant disparu, ils reconnurent qu'il avait recouvré son bon sens.
Le curé fit retirer tout le monde, et resta seul avec le mourant, qu'il confessa pendant que Carrasco allait chercher le notaire. Bientôt le bachelier fut de retour, amenant avec lui Sancho; quand ce dernier, qui avait appris le triste état de son maître, vit la gouvernante et la nièce tout en larmes, il se mit à sangloter avec elles.
La confession terminée, le curé sortit en disant: Oui, mes amis, Alonzo Quixano est guéri de sa folie, mais il se meurt. Entrez, afin qu'il fasse son testament.
Ces paroles furent une nouvelle provocation aux yeux pleins de larmes de la gouvernante, de la nièce et du fidèle Sancho Panza; elles les firent pleurer et soupirer de plus belle; car, ainsi qu'on l'a déjà dit, don Quichotte, tout le temps qu'il fut Alonzo Quixano le Bon, comme tout le temps qu'il fut don Quichotte de la Manche, montra le meilleur naturel, et son commerce fut des plus agréables, de sorte qu'il n'était pas seulement aimé des gens de sa maison, mais de tous ceux qui le connaissaient.
Le notaire étant entré, écrivit le préambule du testament, dans lequel don Quichotte recommandait son âme à Dieu, avec les pieuses formules en usage; puis, passant aux legs, le mourant dicta ce qui suit:
Item, ma volonté est qu'ayant eu avec Sancho Panza, lequel dans ma folie, je fis mon écuyer, plusieurs difficultés en règlement de compte, à propos de certaines sommes qu'il a à moi, on ne lui réclame rien; de plus, s'il reste quelque chose quand il sera payé de ce que je lui dois, que cet excédant, qui ne peut être considérable, lui soit laissé en propre; et grand bien lui fasse. Et si, de même qu'étant fou, je lui fis obtenir le gouvernement d'une île, je pouvais, maintenant que je suis en possession de ma raison, lui donner celui d'un royaume, je le lui donnerais: la simplicité de son caractère et la fidélité de ses services ne méritant pas moins.
Se tournant vers Sancho, il ajouta: Pardonne-moi, mon ami, de t'avoir fourni l'occasion de paraître aussi fou que moi-même, en t'entraînant dans l'erreur où je suis tombé relativement à l'existence des chevaliers errants.
Hélas! ne mourez pas, mon bon maître, répondit Sancho en sanglotant; croyez-moi, vivez, vivez longtemps; la plus grande folie que puisse faire un homme en cette vie, c'est de se faire mourir lui-même, en s'abandonnant à la mélancolie. Allons, un peu de courage, levez-vous, et gagnons les champs en costume de bergers, comme nous en sommes convenus; peut-être derrière quelque buisson trouverons-nous madame Dulcinée désenchantée, ce qui vous ravira. Que si Votre Grâce se meurt du chagrin d'avoir été vaincue, rejetez-en sur moi toute la faute, et dites qu'on vous a culbuté parce que j'avais mal sanglé Rossinante. Et puis n'avez-vous pas vu dans vos livres qu'il arrive souvent aux chevaliers de se culbuter les uns les autres, et que tel est vaincu aujourd'hui, qui demain revient vainqueur?
Rien de plus vrai, ajouta Samson Carrasco et à cet égard le bon Sancho a raison.
Doucement, mes amis, reprit don Quichotte, les oiseaux sont dénichés. J'ai été fou, mais à cette heure, je viens de recouvrer la raison; j'ai été don Quichotte de la Manche, et maintenant, je le répète, me voilà redevenu Alonzo Quixano. Puissent mon repentir et ma sincérité me rendre l'estime que Vos Grâces avaient pour moi. Que le seigneur notaire continue:
Item, je lègue tous mes biens meubles et immeubles à Antonia Quixana, ma nièce ici présente, après qu'on aura prélevé, sur le plus clair de ma succession, les sommes nécessaires au service des legs que je fais, en commençant par les gages de ma gouvernante pour tout le temps qu'elle m'a servi, et, de plus, vingt ducats pour un habillement. Je nomme pour mes exécuteurs testamentaires le seigneur curé et le seigneur bachelier Samson Carrasco, ici présents;
Item, ma volonté est que si Antonia Quixana, ma nièce, veut se marier, on s'assure d'abord, et cela par enquête judiciaire, que l'homme qu'elle épouse ne sait pas même ce que c'est que les livres de chevalerie. Dans le cas contraire, et si cependant ma nièce persiste à l'épouser, je veux qu'elle perde tout ce que je lui lègue, et mes exécuteurs testamentaires pourront employer la somme en oeuvres pies, à leur volonté;
Item, je supplie ces seigneurs, mes exécuteurs testamentaires, si de fortune ils venaient à rencontrer l'auteur qui a composé, dit-on, une idée intitulée: _Seconde partie des aventures de don Quichotte de la Manche_, de le prier de ma part, avec toutes sortes d'instances, de me pardonner l'occasion que je lui ai si involontairement donnée d'écrire tant et de si énormes sottises; car je quitte cette vie avec un véritable remords de lui en avoir fourni le prétexte.
Son testament signé et scellé, notre héros fut pris d'une grande défaillance, et s'étendit dans son lit. On s'empressa de lui porter secours; mais pendant les trois jours qu'il vécut encore, il s'évanouissait à chaque instant. La maison était sens dessus dessous; néanmoins la nièce mangeait de bon appétit, la gouvernante portait des santés; Sancho prenait ses ébats; tant l'espoir d'un prochain héritage suffit pour adoucir dans le coeur du légataire le sentiment de regret que devrait y laisser la perte du défunt.
Enfin, don Quichotte expira après avoir reçu les sacrements, et prononcé à plusieurs reprises les plus énergiques malédictions contre les livres de chevalerie. Le notaire déclara n'avoir jamais vu dans les livres qu'aucun chevalier errant fût mort dans son lit aussi paisiblement et aussi chrétiennement que don Quichotte, lequel rendit l'âme, je veux dire mourut, au milieu de la douleur et des larmes de tous ceux qui l'entouraient. Le voyant expiré, le curé pria le notaire d'attester comme quoi Alonzo Quixano le Bon, communément appelé don Quichotte de la Manche, était passé de cette vie en l'autre, et décédé naturellement; ajoutant que s'il lui demandait cette attestation c'était pour empêcher que, contrairement à la vérité, un faux cid Hamet Ben-Engeli le ressuscitât, et composât sur ses prouesses d'interminables histoires.
Telle fut la fin de l'_ingénieux chevalier don Quichotte de la Manche_, dont cid Hamet ne voulut pas indiquer le pays natal, afin que toutes les villes et tous les bourgs de la Manche se disputassent l'insigne honneur de l'avoir vu naître et de le compter parmi leurs enfants, comme le firent sept villes de la Grèce à propos d'Homère[134]. On ne dira rien ici des pleurs de Sancho Panza, de la nièce et de la gouvernante, ni des épitaphes, assez originales, composées pour la tombe de Don Quichotte. Voici cependant celle qu'y inscrivit Samson Carrasco:
«Ci-gît le redoutable hidalgo qui porta si loin la valeur, que la mort ne put triompher de lui, même en le mettant au tombeau.
«Il brava l'univers entier, dont il fut l'admiration et l'effroi, et son bonheur fut de mourir sage après avoir vécu fou!»
[134] En écrivant ces lignes, il semble que Cervantes ait eu le pressentiment qu'un jour huit villes d'Espagne se disputeraient l'honneur de l'avoir vu naître.
Ici le très-sage cid Hamet dit à sa plume:
«O ma petite plume, bien ou mal taillée, je ne sais, tu vas demeurer suspendue à ce fil de laiton; là tu resteras des siècles, à moins que de présomptueux historiens ne t'enlèvent de cette place pour te profaner. S'ils l'osaient, crie leur:
«Halte-là, félons, halte-là; que personne ne me touche; car cette entreprise, bon roi, à moi seul était réservée[135].
«Pour moi seul, oui, pour moi seul naquit don Quichotte et moi pour lui. Il sut agir et moi écrire. Nous ne faisons qu'un, en dépit du pseudonyme écrivain qui osa, et qui peut-être oserait encore écrire avec une lourde plume d'oie les prouesses de mon vaillant chevalier. Mais ce n'est pas là un fardeau à sa taille, ni un thème pour son esprit sec et froid. Si d'aventure tu parviens à le connaître, conseille-lui de laisser reposer en paix les os fatigués et déjà pourris de don Quichotte, et de ne pas essayer de le ressusciter, contre les priviléges de la mort, en le tirant de la sépulture où il gît étendu tout de son long, hors d'état de faire une sortie et une troisième campagne[136]! Pour livrer au ridicule celles de tant de chevaliers errants, il suffit des deux qu'il a faites, et qui ont si franchement désopilé nationaux et étrangers. En agissant ainsi, tu rempliras le devoir du chrétien, lequel doit toujours s'efforcer de donner un bon conseil à un ennemi. Quant à moi, je serai heureux et fier d'avoir retiré de mes écrits le fruit que j'en attendais; car mon seul désir était de couvrir d'un ridicule justement mérité les fausses et extravagantes histoires des livres de chevalerie, déjà frappés à mort par celle de mon véritable don Quichotte, et qui bientôt sans doute tomberont pour ne plus se relever. Adieu.»
[135] Ce passage est la traduction de quatre vers d'un ancien romancero.
[136] A la fin de son livre, l'imitateur Avellaneda avait annoncé une troisième partie.
FIN DE DON QUICHOTTE
TABLE DES MATIÈRES
NOTICE SUR CERVANTES III
PORTRAIT DE CERVANTES, PAR LUI-MÊME XIII
DÉDICACE A DON PEDRO FERNANDEZ DE CASTRO, COMTE DE LEMOS XV
PRÉFACE DE LA PREMIÈRE PARTIE 2
UN MOT SUR CETTE NOUVELLE TRADUCTION 4
PREMIÈRE PARTIE
LIVRE PREMIER
CHAP. I. Qui traite de la qualité et des habitudes de l'ingénieux don Quichotte 5
II. Qui traite de la première sortie que fit l'ingénieux don Quichotte 8
III. Où l'on raconte de quelle plaisante manière don Quichotte fut armé chevalier 12
IV. De ce qui arriva à notre chevalier quand il fut sorti de l'hôtellerie 16
V. Où se continue le récit de la disgrâce de notre chevalier 20
VI. De la grande et agréable enquête que firent le curé et le barbier dans la bibliothèque de notre chevalier 23
VII. De la seconde sortie de notre bon chevalier don Quichotte de la Manche 27
VIII. Du beau succès qu'eut le valeureux don Quichotte dans l'épouvantable et inouïe aventure des moulins à vent 31
LIVRE DEUXIÈME
IX. Où se conclut et se termine l'épouvantable combat du brave Biscaïen et du Manchois 36
X. Du gracieux entretien qu'eut don Quichotte avec Sancho Panza son écuyer 39
XI. De ce qui arriva à don Quichotte avec les chevriers 42
XII. De ce que raconta un berger à ceux qui étaient avec don Quichotte 46
XIII. Où se termine l'histoire de la bergère Marcelle, avec d'autres événements 84
XIV. Où sont rapportés les vers désespérés du berger défunt, et autres choses non attendues 55
LIVRE TROISIÈME
XV. Où l'on raconte la désagréable aventure qu'éprouva don Quichotte en rencontrant les muletiers Yangois 58
XVI. De ce qui arriva à notre chevalier dans l'hôtellerie qu'il prenait pour un château 63
XVII. Où se continuent les travaux innombrables du vaillant don Quichotte et de son écuyer dans la malencontreuse hôtellerie, prise à tort pour un château 67
XVIII. Où l'on raconte l'entretien que don Quichotte et Sancho Panza eurent ensemble, avec d'autres aventures dignes d'être rapportées 72
XIX. Du sage et spirituel entretien que Sancho eut avec son maître, de la rencontre qu'ils firent d'un corps mort, ainsi que d'autres événements fameux 80
XX. De la plus étonnante aventure qu'ait jamais rencontrée aucun chevalier errant, et de laquelle don Quichotte vint à bout à peu de frais 84
XXI. Qui traite de la conquête de l'armet de Mambrin, et autres choses arrivées à notre invincible chevalier 92
XXII. Comment don Quichotte donna la liberté à une quantité de malheureux qu'on menait, malgré eux, où ils ne voulaient pas aller 100
XXIII. De ce qui arriva au fameux don Quichotte dans la Sierra Morena, et de l'une des plus rares aventures que rapporte cette véridique histoire 107
XXIV. Où se continue l'aventure de la Sierra Morena 115
XXV. Des choses étranges qui arrivèrent au vaillant chevalier de la Manche dans la Sierra Morena, et de la pénitence qu'il fit, à l'imitation du Beau Ténébreux 120
XXVI. Où se continuent les raffinements d'amour du galant chevalier de la Manche, dans la Sierra Morena 131
XXVII. Comment le curé et le barbier vinrent à bout de leur dessein, avec d'autres choses dignes d'être racontées 136
LIVRE QUATRIÈME
XXVIII. De la nouvelle et agréable aventure qui arriva au curé et au barbier dans la Sierra Morena 144
XXIX. Qui traite du gracieux artifice qu'on employa pour tirer notre amoureux chevalier de la rude pénitence qu'il accomplissait 152
XXX. Qui traite de la finesse d'esprit que montra la belle Dorothée, ainsi que d'autres choses non moins divertissantes 159
XXXI. Du plaisant dialogue qui eut lieu entre don Quichotte et Sancho, son écuyer, avec d'autres événements 165
XXXII. Qui traite de ce qui arriva dans l'hôtellerie à don Quichotte et à sa compagnie 172
XXXIII. Où l'on raconte l'aventure du Curieux malavisé 176
XXXIV. Où se continue la nouvelle du Curieux malavisé 183
XXXV. Qui traite de l'effroyable bataille que livra don Quichotte à des outres de vin rouge, et où se termine la nouvelle du Curieux malavisé 191
XXXVI. Qui traite d'autres intéressantes aventures arrivées dans l'hôtellerie 196
XXXVII. Où se poursuit l'histoire de la princesse Micomicon, avec d'autres plaisantes aventures 200
XXXVIII. Où se continue le curieux discours que fit don Quichotte sur les lettres et sur les armes 206
XXXIX. Où le captif raconte sa vie et ses aventures 209
XL. Où se continue l'histoire du captif 214
XLI. Où le captif termine son histoire 220
XLII. De ce qui arriva de nouveau dans l'hôtellerie, et de plusieurs autres choses qui méritent d'être connues 230
XLIII. Où l'on raconte l'intéressante histoire du garçon muletier, avec d'autres événements extraordinaires arrivés dans l'hôtellerie 235
XLIV. Où se poursuivent les événements inouïs de l'hôtellerie 240
XLV. Où l'on achève de vérifier les doutes sur l'armet de Mambrin et sur le bât de l'âne, avec d'autres aventures aussi véritables 245
XLVI. De la grande colère de don Quichotte, et d'autres choses admirables 250
XLVII. Qui contient diverses choses 255
XLVIII. Suite du discours du chanoine sur le sujet des livres de chevalerie 261
XLIX. De l'excellente conversation de don Quichotte et de Sancho Panza 265
L. De l'agréable dispute du chanoine et de don Quichotte 270
LI. Contenant ce que raconta le chevrier 274
LII. Du démêlé de don Quichotte avec le chevrier, et de la rare aventure des pénitents, que le chevalier acheva à la sueur de son corps 277
SECONDE PARTIE
PRÉFACE DE LA SECONDE PARTIE 291
CHAP. I. De ce qui se passa entre le curé et le barbier avec don Quichotte, au sujet de sa maladie 293
II. Qui traite de la grande querelle qu'eut Sancho Panza avec la nièce et la gouvernante, ainsi que d'autres plaisants événements 300
III. Du risible entretien qu'eurent ensemble don Quichotte, Sancho Panza et le bachelier Samson Carrasco 303
IV. Où Sancho Panza répond aux questions et éclaircit les doutes du bachelier Samson Carrasco, avec d'autres événements dignes d'être racontés 308
V. Du spirituel, profond et gracieux entretien de Sancho et de sa femme, avec d'autres événements dignes d'heureuse souvenance 311
VI. Qui traite de ce qui arriva à don Quichotte avec sa nièce et sa gouvernante, et l'un des plus importants chapitres de cette histoire 315
VII. De ce qui se passa entre don Quichotte et son écuyer, ainsi que d'autres événements on ne peut plus dignes de mémoire 318
VIII. De ce qui arriva à don Quichotte et à Sancho en allant voir Dulcinée 323
IX. Où l'on raconte ce qu'on y verra 328
X. Où l'on raconte le stratagème qu'employa Sancho pour enchanter Dulcinée, avec d'autres événements non moins plaisants que véritables 331
XI. De l'étrange aventure du char des Cortès de la mort 336
XII. De l'étrange aventure qui arriva au valeureux don Quichotte, avec le grand chevalier des Miroirs 340
XIII. Où se poursuit l'aventure du chevalier du Bocage avec le piquant dialogue qu'eurent ensemble les écuyers 343
XIV. Où se poursuit l'aventure du chevalier du Bocage 348
XV. Quels étaient le chevalier des Miroirs et l'écuyer au grand nez 355
XVI. De ce qui arriva à don Quichotte avec un chevalier de la Manche 356
XVII. De la plus grande preuve de courage qu'ait jamais donnée don Quichotte, et de l'heureuse fin de l'aventure des lions 362
XVIII. De ce qui arriva à don Quichotte dans la maison de don Diego 368
XIX. De l'aventure du berger amoureux, et de plusieurs autres chose 373
XX. Des noces de Gamache, et de ce qu'y fit Basile 378
XXI. Suite des noces de Gamache, et des choses étranges qui y arrivèrent 383
XXII. De l'aventure inouïe de la caverne de Montesinos, dont le malheureux don Quichotte vint à bout 387
XXIII. Des admirables choses que l'incomparable don Quichotte prétendit avoir vues dans la profonde caverne de Montesinos, et dont l'invraisemblance et la grandeur font que l'on tient cette aventure pour apocryphe 392
XXIV. Où l'on verra mille babioles aussi ridicules qu'elles sont nécessaires pour l'intelligence de cette véridique histoire 399
XXV. De l'aventure du braiment de l'âne, de celle du joueur de marionnettes, et des divinations admirables du singe 403
XXVI. De la représentation du tableau avec d'autres choses qui ne sont en vérité que mauvaises 409
XXVII. Où l'on apprend ce qu'étaient maître Pierre et son singe, avec le fameux succès qu'eut don Quichotte dans l'aventure du braiment, qu'il ne termina pas comme il avait pensé 415
XXVIII. Des grandes choses que dit Ben-Engeli, et que saura celui qui les lira s'il les lit avec attention 419
XXIX. De la fameuse aventure de la barque enchantée 422
XXX. De ce qui arriva à don Quichotte avec une belle chasseresse 426
XXXI. Qui traite de plusieurs grandes choses 429
XXXII. De la réponse que fit don Quichotte aux invectives de l'ecclésiastique 434
XXXIII. De la conversation qui eut lieu entre la duchesse et Sancho Panza, conversation digne d'être lue avec attention 443
XXXIV. Des moyens qu'on trouva pour désenchanter Dulcinée 447
XXXV. Suite des moyens qu'on prit pour désenchanter Dulcinée, etc. 452
XXXVI. De l'étrange et inouïe aventure de la duègne Doloride, appelée la comtesse Trifaldi, et d'une lettre que Sancho écrivit à sa femme 456
XXXVII. Suite de la fameuse aventure de la duègne Doloride 459
XXXVIII. Où la duègne Doloride raconte son aventure 460
XXXIX. Suite de l'étonnante et mémorable histoire de la comtesse Trifaldi 464
XL. Suite de cette aventure, avec d'autres choses de même importance 466