L'Illustration, No. 3692, 29 Novembre 1913
Part 2
La croisière de la première escadre dans la Méditerranée se poursuit dans les meilleures conditions, et nos marins voient se renouveler, dans chacun des ports qu'ils touchent, les manifestations de sympathie que nous enregistrions la semaine dernière, en rendant compte de leur escale à Alexandrie d'Égypte.
Le 5 novembre, après avoir salué au passage Aboukir et les souvenirs qu'il évoque, puis Chypre, d'assez loin, l'amiral de Lapeyrère arrivait à Mersina.
Un navire allemand y était mouillé, le _Goeben_, avec lequel on échangea les courtoisies d'usage, tout en lui montrant une manoeuvre magistrale.
Mersina, en soi, n'offre pas un grand intérêt. Mais c'est le port d'Adana, dont le nom se voile encore du tragique souvenir des massacres d'Arméniens.
L'amiral Boué de Lapeyrère chargea son chef d'état-major, l'amiral Nicol, d'aller jusqu'à cette ville, chef-lieu de vilayet. Aussitôt après les visites officielles, l'amiral, qu'accompagnaient M. Lorgeou, consul de France, et Mme Lorgeou, se rendait aux établissements scolaires français, qui sont toujours dans tout l'Orient les meilleurs auxiliaires de notre influence.
Au collège des pères jésuites, tout pavoisé aux couleurs nationales, où se trouvait momentanément, en tournée d'inspection, le E. P. Chanteur, supérieur provincial, en résidence à Lyon, les religieux et leurs quatre cents élèves, la petite colonie française groupée autour d'eux, firent à l'amiral et aux officiers qui l'accompagnaient un accueil triomphal. L'amiral Nicol donna connaissance aux maîtres, aux disciples et à leurs hôtes français d'une éloquente lettre dans laquelle le commandant en chef de la première escadre leur adressait le salut de la France. Des acclamations enthousiastes accueillirent sa lecture, et tous les enfants entonnèrent l'_Hymne au drapeau_.
Puis l'amiral Nicol, toujours accompagné du consul de France, et guidé par le E. P. Chanteur, rendit tour à tour visite au pensionnat des religieuses de Saint-Joseph de Lyon et à l'hôpital français dirigé par des soeurs du même ordre. Les représentants de la France retrouvèrent, ici et là, la même réception chaleureuse.
Dans la soirée, l'amiral et les officiers qui l'accompagnaient s'embarquaient à la gare pour rejoindre, par la nouvelle ligne Adana-Toprak-Kalé, la première division de l'escadre, arrivée à Alexandrette.
Cependant, la deuxième division visitait tour à tour Latakieh qui a donné son nom au blond tabac parfumé, puis, longeant la côte du Liban, Djounieh et sa baie magnifique.
La région est peuplée de catholiques maronites, nos loyaux amis depuis les Croisades. La journée passée dans cet aimable petit port est peut-être celle qui, de tout ce voyage, laissera dans la mémoire de ceux qui l'ont vécue le plus durable souvenir, tant fut empressée, affectueuse, débordante de cordialité, et pittoresque aussi, l'hospitalité qu'ils trouvèrent parmi cette population fidèle et plus particulièrement auprès du patriarche.
Le prélat les reçut solennellement, entouré de ses évêques; puis il fit servir, en l'honneur des officiers français, un déjeuner magnifique, arrosé des généreux «vins d'or» des vignes du Liban.
L'empressement de leurs hôtes ne laissa pas à nos marins un moment de répit. Après une intéressante station aux archives du patriarcat, où sont conservés des autographes de vingt rois de France, ce fut la tournée à travers des écoles, des collèges, des asiles. «Partout, écrit l'un des officiers de l'escadre, c'était la même joie profonde de nous voir; c'étaient le même enthousiasme juvénile, les mêmes acclamations parties du coeur, presque les mêmes discours où la France était exaltée.»
LE CHEMIN DE FER DE BAGDAD
Les négociations depuis quelque temps engagées entre la France et la Turquie d'abord, puis entre l'Allemagne et la Turquie et à propos desquelles Djavid bey, ministre des Finances du cabinet Saïd-Halim, séjourne à Berlin, en attendant de venir à Paris, ont appelé à nouveau l'attention générale sur la grosse question des concessions de chemins de fer en Asie Mineure, et en particulier sur la plus importante d'entre elles: le «Bagdad». Peut-être n'est-il pas inutile de saisir cette occasion de préciser exactement l'état actuel des travaux.
De Haïdar-Pacha, sur la rive asiatique du Bosphore, en face de Constantinople, le «chemin de fer ottoman d'Anatolie» va jusqu'à Konia, l'ancienne Iconium, à 750 kilomètres dans l'intérieur[1].
[Note 1: L'aviateur Daucourt, se rendant de Paris au Caire, vient précisément de parvenir à Konia, par la voie des airs, le jour même où est écrit cet article.]
C'est à Konia que commence le Bagdad proprement dit, ou, pour l'appeler de son nom officiel: la «Compagnie impériale ottomane du chemin de fer de Bagdad». Aujourd'hui les trains (un train mixte par jour dans chaque sens) circulent jusqu'à la station de Karabounar, à 303 kilomètres plus loin au sud-est, au milieu des montagnes du Taurus, et non pas, comme on le dit généralement, au pied.
Le Taurus n'est, en effet, du côté du nord, que le prolongement presque insensible des hauts plateaux de Lycaonie, situés à plus de 1.000 mètres d'altitude (Konia, 1.028, Eregli, 1.050). Jusqu'au point culminant de 1.467 mètres en deçà de la station d'Oulou Kichla, on ne rencontre presque aucun ouvrage d'art: vers le sud, au contraire, la chaîne s'abaisse rapidement vers la mer et présente, quand on la regarde de la plaine d'Adana, l'aspect d'un formidable rempart.
Les rampes deviennent très raides, à la descente: il y en a de 26mm par mètre qui interdisent l'emploi de trains pesant plus de 100 tonnes. On a exécuté assez vite les tranchées, hauts remblais et courts tunnels qui séparent Oulou Kichla de Karabounar pour arriver à la cote 770; mais là les difficultés ont commencé. Laissant à l'ouest les fameuses portes de Cilicie par où passèrent Alexandre le Grand, les envahisseurs arabes et les Croisés, la voie s'engage dans l'étroite gorge du Tchakit, affluent du Seihun, jusqu'à ces derniers temps inaccessible et qui nécessitera 12 kilomètres de tunnels, ponts et viaducs. Le premier tunnel, celui de Belemedik, long de 1.700 mètres, est à moitié foré, mais les autres sont à peine commencés et l'ensemble ne sera pas terminé avant un an et demi.
L'une des photographies ci-jointes donne une idée des conditions dans lesquelles s'effectue le transport des matériaux dans un ravin aux bords escarpés et profond de 1.000 mètres: il a fallu tout d'abord établir dans le roc une route provisoire qui vaut, pour le pittoresque, les plus renommées des Alpes.
Après une interruption d'une vingtaine de kilomètres, le service reprend sur un second tronçon au sud du Taurus, depuis la station de Dorak jusqu'à celle de Mamouret, au pied de l'Amanus ou Aima Dagh, à travers la fertile plaine d'Adana, où l'on cultive les céréales et le coton. Sur une dizaine de kilomètres, entre Yenidje et Adana, la voie nouvelle se confond avec celle de l'ancienne ligne française de Mersina à Adana, rachetée en 1901.
Contrairement à ce qui avait été décidé dans le premier projet, la ligne principale ne touche pas Alexandrette; il aurait fallu pour cela lui faire longer sur un certain parcours les bords du golfe. Abd-ul-Hamid, craignant de la voir facilement couper par un bombardement ou un débarquement, exigea qu'elle demeurât à une demi-journée de marche de la mer.
A Toprak Kale se détache un embranchement de 60 kilomètres, dont l'inauguration vient d'avoir lieu et qui mène à la petite ville dont les Allemands veulent faire un grand port: ils en ont obtenu la concession.
D'autres travaux très importants sont nécessaires pour franchir l'Amanus, entre autres un tunnel long de plus de 5 kilomètres, celui de Bagtché, où dernièrement une explosion tuait vingt ouvriers. Le forage est lent, et il s'écoulera deux années au moins avant que le premier train parti de Constantinople atteigne Alep.
Un troisième tronçon en exploitation va de Radjoun, à l'est de l'Amanus, à Alep (95 kilomètres) et se confond à 15 kilomètres au nord de la ville avec un dernier venu de Djerablis (l'ancienne Europos) sur l'Euphrate (105 kilomètres).
On a déjà jeté un pont provisoire sur le fleuve et, dans le courant de 1914, 100 ou 200 kilomètres nouveaux seront ouverts dans la direction de Ras el Aïn, et 100 autres le long du Tigre, entre Bagdad et Samara: on estime qu'en 1917 Bagdad sera reliée à Constantinople.
Le tracé définitivement adopté court en ligne droite de l'ouest à l'est, de la vallée de l'Euphrate à celle du Tigre avec trois courts embranchements projetés vers Marach, Aïn Tab et Ourfa: de Tell-Helif, un autre beaucoup plus important passe par Diarbékir pour aller rejoindre à Arghana le nouveau réseau français d'Arménie.
Le tronçon principal s'infléchit vers le sud en suivant sensiblement le cours du Tigre, dessert Mossoul, et passe sur la rive droite où il reste jusqu'à Bagdad.
Là il l'abandonne pour reprendre la vallée de l'Euphrate, passe à Kerbela et à Nedjef, les deux villes saintes du chiisme, et ne s'en écarte un peu qu'avant d'atteindre Bassora, terminus actuel de la concession allemande, les Anglais ayant tenu, on le sait, à se réserver le principal rôle dans le choix du point d'aboutissement au golfe Persique et dans la construction du dernier tronçon.
Les grands navires peuvent d'ailleurs remonter jusqu'à Bassora, et c'est là que l'on s'embarque pour Bombay.
Instrument civilisateur de premier ordre, le chemin de fer de Bagdad nous paraît devoir servir beaucoup plus au pays dans lequel il est construit qu'à celui qui le construit.
S'il n'est pas destiné à transporter d'Europe en Mésopotamie, ou inversement, les marchandises lourdes qui continueront à prendre la voie de mer moins coûteuse, il peut, par contre, favoriser merveilleusement le développement d'une région immense qui fut jadis l'une des plus riches du monde et des plus avancées en civilisation, au temps des empires de Ninive, de Babylone et de Bagdad. Il ne dépend que du gouvernement turc de l'utiliser.
Aujourd'hui, partout où l'on travaille, les Allemands sont nombreux; mais, l'oeuvre achevée, ils s'en vont et l'on est contraint de reconnaître, sans parti pris, que le souvenir qu'ils laissent ne contribue pas à faire aimer le nom allemand.
Comme dans leurs colonies, ils se révèlent maladroits et inaptes à comprendre ceux auxquels ils commandent; à certains, la cravache paraît facilement indispensable; à d'autres, soucieux avant tout des intérêts de la Compagnie, il arrive de réduire les salaires convenus pour un travail qu'ils estiment insuffisant; or l'indigène peut admettre la violence, mais jamais l'injustice chez l'Européen. Quand, sur le quai d'une gare dont le nom est écrit non pas seulement en caractères français, mais même avec une orthographe française, où le chef de gare parle français et turc, mais ignore l'allemand, on voit passer des trains construits, il est vrai, en Allemagne, on se doute à peine, si l'on n'est pas prévenu, que le Bagdad est une oeuvre--«la grande oeuvre»--allemande.
Mais l'Allemagne n'est pas seule en Asie Mineure: la France et l'Angleterre, venues avant elle, prirent toutes deux Smyrne comme point de départ et pénétrèrent profondément dans l'intérieur.
La France a le réseau Smyrne-Cassaba qui envoie l'une de ses branches vers l'est jusqu'à Afioun-Kara-Hissar (420 kilomètres) où elle rejoint le Bagdad, mettant ainsi le cours de l'Anatolie en relations directes, sinon pour l'instant rapides, avec la mer, l'autre vers le nord à Panderma (275 kilomètres) sur la mer de Marmara, voie stratégique de premier ordre puisqu'elle fait communiquer Constantinople avec Smyrne et toute la côte sans passer par les Dardanelles.
L'Angleterre vient de prolonger jusqu'à Egherdir (500 kilomètres), au bord du lac du même nom, sa ligne de la vallée du Méandre qui longtemps s'arrêta à Dineir (Ottoman Smyrna and Aïdin Railway).
L'Italie, continuant sa politique méditerranéenne, a jeté son dévolu sur Adalia au sud du Taurus: deux compagnies de navigation y font escale en attendant que quelque jour une ligne en parte au nord sur Bourdour et Isparta.
Mais toutes ces lignes même réunies n'égalent pas l'importance du réseau que le dernier accord franco-turc vient de concéder à la France après entente avec la Russie:
1° Sur le littoral de la mer Noire et en Arménie:
De Samsoun à Sivas par Amasia, d'où un embranchement se détache sur Kastamouni;
De Sivas à Erzingan et Erzeroum;
De Sivas à Kharpout et Arghana (jonction avec le Bagdad);
D'Arghana à Bitlis et à Van;
D'Erzeroum à Trébizonde;
Soit au total, sans parler de prolongements ou de raccordements ultérieurs possibles, environ 2.000 kilomètres;
2° En Syrie:
Prolongement vers le sud de la ligne à voie normale d'Alep à Rayak (appartenant à la Compagnie Damas-Hamah et, prolongements) jusqu'en Palestine à Ramleh ou Lydda sur l'autre ligne française de Jaffa à Jérusalem.
Quand il sera terminé, et après l'achèvement sans doute plus rapide du Bagdad entre le Taurus et Alep, il sera possible d'aller en wagon de Constantinople, c'est-à-dire de Paris à Jérusalem et peut-être un peu plus tard de Paris au Caire.
Qui sait si la génération qui nous suivra ne verra pas mieux encore: la construction d'une des lignes qu'indique notre carte, le long du golfe Persique, à travers l'Afghanistan jusqu'aux Indes? Qui sait si dans cinquante ans un immense ruban de rails ne se déroulera pas ininterrompu de Calais à Calcutta, comme il se déroule déjà de Lisbonne à Pékin?
HENRI VIMARD.
A LA GLOIRE DE LA FRANCE COLONIALE
Le plafond que M. Bérard, sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts, a commandé à M. Bourgonnier, pour la bibliothèque de l'École coloniale, a été mis en place ces jours derniers. L'artiste a glorifié la France dans une composition d'une belle et patriotique inspiration. Sous la figure d'une femme qui se détache fièrement sur le drapeau aux trois couleurs dont les plis se déroulent harmonieusement dans le ciel, la France voit s'incliner devant elle les représentants des races qui peuplent son empire colonial, rendant hommage à son génie: Arabes aux burnous d'éclatante blancheur, Noirs d'ébène de nos possessions africaines, Asiatiques aux yeux bridés de l'Extrême-Orient. A droite, l'Histoire écrit sous la dictée de la Vérité.
S'inspirant des traditions vénitiennes, M. Bourgonnier a groupé, dans un angle de sa composition, les fondateurs et directeurs de l'École coloniale: MM. Étienne, ministre de la Guerre; Dislère, président du Conseil d'administration de l'École coloniale; de Mouy, son vice-président; Doubrère, son directeur; Yvon, son architecte; Hubert, Frank Puaux, membres du Conseil. Dans cette bibliothèque où travaillent, sans cesse, les futurs administrateurs de nos possessions lointaines, l'idée était heureuse d'évoquer les bienfaits de la France colonisatrice. M. Claude Bourgonnier l'a noblement réalisée.
UNE ÉCOLE MODERNE
DANS LE VIEUX PARIS
C'est le sort des quartiers de l'ancien Paris, si chers à ceux qui aiment les visages du passé, de se modifier chaque année, et de perdre un peu de leur aspect d'autrefois. Faut-il toujours le déplorer? Si leur transformation inspire des regrets légitimes, elle apparaît souvent heureuse, à ne considérer que le bénéfice de la propreté, qui est l'élégance et la raison des villes modernes. Du moins conviendrait-il que les maisons condamnées à disparaître ne périssent point tout entières, et qu'un souvenir précis en restât. Combien de fois souhaiterait-on, au hasard des promenades, de voir rappeler, sur les édifices nouveaux, les monuments et les décors de jadis par des plans qui seraient comme les testaments des vieilles pierres!
Ce voeu, un jeune et très distingué architecte, qui porte avec honneur un nom célèbre, M. Pierre Sardou, l'a compris et réalisé. Chargé de la construction d'une école maternelle, rue Paul-Dubois, il a eu l'excellente idée de faire graver dans la pierre dure polie, sur le mur de clôture, au coin de la rue Dupetit-Thouars et de la rue Gabriel-Vicaire, un plan de l'Enclos du Temple et de ses alentours à la fin du dix-huitième siècle, exactement en 1793, au moment où Louis XVI et la famille royale étaient incarcérés dans la Tour.
Soumis, tout d'abord, à l'approbation de M. Bonifier, directeur des services d'architecture de la Ville, et du comité des Inscriptions parisiennes, le projet séduisit M. F. Hoffbauer, l'éminent vice-président de la commission du Vieux-Paris, dont la collaboration fut précieuse à M. Pierre Sardou. Tous deux, s'aidant des travaux des multiples historiens de la capitale, et des collections du musée Carnavalet, mises à leur disposition par M. Georges Cain, purent établir le tracé du célèbre Enclos, qui permet d'évoquer, devant le bâtiment tout neuf de l'école maternelle, le Marché, sur l'emplacement duquel elle se dresse, le palais du Grand Prieur de France, la Tour, dont une représentation très exacte en bas-relief est figurée dans l'angle du plan, l'église du Temple, si curieuse avec la disposition de sa rotonde, inspirée par l'église Saint-Jean de Jérusalem, les charniers, la Tour de César, le Cloître, la Geôle, restes du moyen âge, la Rotonde, élevée en 1789 et démolie sous le Second Empire, la Fontaine, où, pendant la tragique journée du 3 septembre 1792, on lava la tête de la princesse de Lamballe pour la montrer à la reine, enfin toute cette profusion d'hôtels particuliers, de cours et de maisons qui, à l'époque révolutionnaire, couvraient environ 125 hectares, et formaient une véritable cité de 4.000 habitants: il ne subsiste d'elle aujourd'hui que de rares vestiges, la cour de la Carderie et une partie de l'hôtel de la Trésorerie.
L'école même, officiellement inaugurée cette semaine, est une construction gaie et claire, où la brique domine. Comme décoration principale, M. Pierre Sardou a adopté des _sgrafitti_ figurant des treilles qui supportent des guirlandes de feuillage. Dans le préau, de semblables motifs encadrent des peintures aux sujets agrestes, dues à M. Marcel Magne: la montagne et ses troupeaux, la forêt, les champs, la mer et ses pêcheurs. Ainsi l'architecte a voulu mettre sous les yeux des petits Parisiens les couleurs joyeuses des fleurs, des fruits, de la verdure, le ciel libre et les grands horizons.
LES STATUES DE PARIS II
[Illustrations.]
ALFRED DE MUSSET Place du Théâtre-Français. GUSTAVE LARROUMET Place du Théâtre-Français. AMIRAL DE COLIGNY Oratoire. BÉRANGER Square du Temple. GUTENBERG Rue Vieille-du-Temple. LOUIS XIV Hôtel Carnavalet. NICOLAS LEBLANC Arts-et-Métiers.
[Illustrations.]
DENIS PAPIN Arts-et-Métiers. BOUSSINGAULT Arts-et-Métiers. LOUIS XIII Square des Vosges. PASCAL Tour Saint-Jacques. GOLDONI Square de l'Archevêché. CHARLEMAGNE Place du Parvis-Notre-Dame. BARYE Ile Saint-Louis.
[Illustrations.]
TH. RENAUDOT Rue de Lutèce. BEAUMARCHAIS Rue Saint-Antoine. ÉTIENNE MARCEL Jardin de l'Hôtel-de-Ville. VOLTAIRE Square Monge. JACQUES VILLON Square Monge. J. AUBRY ET P. DE VIOLE Square Monge. GABRIEL DE MORTILLET Square des Arènes.
[Illustrations.]
GÉRARD Square de la Sorbonne. CUVIER. Jardin des Plantes. CHEVREUL Jardin des Plantes. BERNARDIN DE SAINT-PIERRE Jardin des Plantes. BUFFON Jardin des Plantes. LAMARCK Jardin des Plantes. LE DANTE Jardin du Collège de France.
[Illustrations.]
CLAUDE-BERNARD Jardin du Collège de France. BUDÉ Collège de France. CHAMPOLLION Collège de France. LOUIS BLANC Place Monge. J.-J. ROUSSEAU Place du Panthéon. P. CORNEILLE Place du Panthéon. ÉTIENNE DOLET Place Maubert.
[Illustrations.]
PELLETIER ET CAVENTOU Boulevard Saint-Michel. AUGUSTE COMTE Place de la Sorbonne. DR PÉAN Boulevard de Port-Royal. L'ABBÉ DE L'EPÉE Institut des Sourds-Muets. BARON LARREY Val-de-Grâce. EUSTACHE LESUEUR Jardin du Luxembourg. BAILLY Jardin du Luxembourg.
_Phot. René Millaud._
LES STATUES DE PARIS--III
[Illustrations.]
PHIDIAS Jardin du Luxembourg. EUGÈNE DELACROIX Jardin du Luxembourg. TH. DE BANVILLE Jardin du Luxembourg. HENRY MURGER Jardin du Luxembourg. WATTEAU Jardin du Luxembourg. SAINTE-BEUVE Jardin du Luxembourg. CHOPIN Jardin du Luxembourg.
GABRIEL VICAIRE Jardin du Luxembourg. FERDINAND FABRE Jardin du Luxembourg. LE PLAY Jardin du Luxembourg. SCHEURER-KESTNER Jardin du Luxembourg. GEORGE SAND Jardin du Luxembourg. LECONTE DE LISLE Jardin du Luxembourg. COMTESSE DE SÉGUR Jardin du Luxembourg.
RATISBONNE Jardin du Luxembourg. PAUL VERLAINE Jardin du Luxembourg. BERNARD PALISSY Square Saint-Germain-des-Prés. BOSSUET, FÉNÉLON, FLÉCHIER, MASSILLON. Fontaine St-Sulpice. BICHAT École de Médecine. BROUARDEL École de Médecine. VAUQUELIN. École de Pharmacie Avenue de l'Observatoire.
PARMENTIER. École de Pharmacie Avenue de l'Observatoire. MARÉCHAL NEY Avenue de l'Observatoire. FRANCIS GARNIER Avenue de l'Observatoire. VOLTAIRE Quai Malaquais. PIERRE PUGET ET NIC. POUSSIN Portail École des Beaux-Arts. CONDORCET Quai Conti. DIDEROT Boulevard Saint-Germain.
BROCA Boulevard Saint-Germain. DANTE Boulevard Saint-Germain. EMILE AUGIER Place de l'Odéon. TARNIER Rue d'Assas. CÉSAR FRANCK Square Sainte-Clotilde. PRINCE EUGÈNE Jardin de l'Hôtel des Invalides. VALENTIN HAUY Institut des Jeunes Aveugles.
FRANÇOIS COPPÉE Place Saint-François-Xavier. CLAUDE CHAPPE Boulevard Saint-Germain. ALPHONSE DAUDET Champs-Elysées. ARMAND SILVESTRE Cours-la-Reine. ALFRED DE MUSSET Cours-la-Reine. GUY DE MAUPASSANT Parc Monceau. GOUNOD Parc Monceau.
_Phot. René Millaud._
LES STATUES DE PARIS--IV
AMBROISE THOMAS Parc Monceau. PAILLERON Parc Monceau. CHOPIN Parc Monceau. LAVOISIER Place de ta Madeleine. JULES SIMON Boulevard de la Madeleine. SHAKESPEARE Avenue de Messine. JEANNE D'ARC Place Saint-Augustin.
[Illustrations.]
BALZAC Avenue de Friedland. BERLIOZ Square Berlioz. SEDAINE Square d'Anvers. DIDEROT Square d'Anvers. MARÉCHAL MONCEY Place Clichy. CHARLES FOURIER Boulevard de Clichy. GAVARNI Place Saint-Georges.
[Illustrations.]
RANC Mairie du IXe. VOLTAIRE Mairie du IXe. ROLLIN Collège Rollin. CHARLES GARNIER Opéra. FREDERICK LEMAÎTRE Faubourg du Temple. BARON TAYLOR Boulevard Saint-Martin. DE JEAN Place Pasdeloup.
[Illustrations.]
LEDRU-ROLLIN Place Voltaire. SERGENT BOBILLOT Boulevard Richard-Lenoir. CHARLES FLOQUET Avenue de la République. BAUDIN Avenue Ledru-Rollin. DR PHILIPPE PINEL Boulevard de l'Hôpital. JEANNE D'ARC Boulevard Saint-Marcel. CHARCOT Salpêtrière.
[Illustrations.]
ERNEST ROUSSELLE Boulevard Blanqui. CHARLET Square Denfert-Rochereau. RASPAIL Square Denfert-Rochereau. TRARIEUX Square Denfert-Rochereau. ARAGO Boulevard Arago. DR RICORD Boulevard de Port-Royal. TH. ROUSSEL Rue Denfert-Rochereau.
[Illustrations.]
MICHEL SERVET Place de Montrouge. LEVERRIER Observatoire. DR EMILE DUBOIS Crèche de la Santé, rue d'Alésia. GARIBALDI Square Cambronne. PASTEUR Avenue de Breteu. ROSA BONHEUR et trois autres médaillons, à Grenelle. LA FONTAINE Ranelagh.