L'Illustration, No. 3274, 25 Novembre 1905

Part 3

Chapter 33,056 wordsPublic domain

Hélas! il ne devait plus jamais revoir le visage adoré. Convertie à Dieu, sentant sa fin prochaine, exhortée à la vie chrétienne par M. de Bonald, Elvire demanda à son jeune ami de ne pas lui faire de visite. Sans doute, elle obéissait à ses scrupules de néophyte catholique; peut-être aussi voulait-elle, tout abîmée par la maladie, ne pas lui montrer ses traits déformés et lui laisser dans l'imagination et dans le coeur un souvenir de beauté. Elle voulait rester pour lui l'apparition de l'été précédent au lac du Bourget. Le 18 décembre 1817, Julie rendit son souffle à Dieu sur un crucifix qu'Amédée de Parseval remit à Lamartine,

... don d'une main mourante, Image de mon Dieu.

La famille du poète possède la dernière missive de Julie, datée du 11 novembre, un mois avant la mort. Elle est grave, triste, d'un beau sentiment chrétien. «J'ai reçu toutes vos lettres. Qu'à présent, mon ami, elles puissent toujours être lues par tout le monde... Je suis sûre que Dieu trouve bon que je calme les sollicitudes d'un enfant qui aime trop sa mère. Il sait que cet enfant est vertueux. Il permet que j'en fasse un ami...»

Maintenant, cette passion si vive des deux côtés resta-t-elle purement platonique? C'est l'opinion de M. Léon Séché, très épris à la fois d'Elvire et de Lamartine. Ce n'est pas celle de M. Doumic. Ne semble-t-il pas que les mots échappés à la plume de Julie donnent raison à celui-ci? J'ai beaucoup connu et aimé un homme qui m'a porté une affection presque paternelle, M. de Ronchaud. Il fut l'ami, le confident du grand poète; ce fut lui qui ramena en Saône-et-Loire le corps de Mme de Lamartine. Or, me parlant de Julie et de Raphaël, il m'a formellement déclaré que leur amour dépassa les bornes du platonisme.

Où repose le corps de Mme Charles? Il passa par l'église Saint-Germain des Prés et fut transporté dans un cimetière de province que M. Léon Séché n'a pas encore découvert.

Nous devons à cette jeune créole languissante et bonne un grand poète et les plus belles _Méditations: l'Isolement, le Lac, le Vallon, le Soir, les Étoiles, Souvenirs_ etc. L'oeuvre de M. Séché, vivante et documentée, nous montre bien où la poésie nouvelle a pris sa source. S'il n'y avait pas dans M. Séché autant d'enthousiasme, il n'y aurait pas une recherche aussi ardente de l'inédit:

E. LEDRAIN.

UN OUVRAGE SUR LE «JIU-JITSU»

Après avoir travaillé plusieurs années le jiu-jitsu avec des amis japonais habitant New-York, M. H. Irving Hancock a suivi les cours du professeur de la police de Nagasaki et des maîtres réputés de Tokio et de Yokohama. Dans un petit volume accueilli avec faveur de l'autre côté de l'Atlantique, il expose avec précision les principes fondamentaux de cette méthode de combat, sur laquelle on nous avait donné jusqu'ici des renseignements assez vagues.

La science du jiu-jitsu demande avant tout Un entraînement général, se rapprochant par certains côtés des procédés traditionnels employés pour cultiver la force humaine: développement musculaire, entraînement du coeur et des poumons, assouplissements, équilibre, agilité, etc. A cette gymnastique complexe s'ajoutent des exercices particuliers de résistance et d'endurcissement. Le Japonais cherche notamment à s'endurcir le tranchant de la main, au point de pouvoir, après six mois d'entraînement, s'en servir pour briser une canne. Il se préoccupe encore d'endurcir aux coups les parties sensibles du corps: cou, flanc, abdomen, etc., et d'assurer aux membres la plus grande force de résistance possible aux pressions de l'assaillant. Une hygiène rationnelle, où l'usage de l'eau en boisson et en bains joue le principal rôle, achève de procurer la forme nécessaire pour aborder et pratiquer utilement l'escrime spéciale du jiu-jitsu.

Cette escrime se compose de prises, parfois dénommées coups, auxquelles les coups proprement dits s'ajoutent de façon accessoire. Ces prises sont de deux sortes: les unes consistent à pincer ou à presser des muscles et des nerfs, en un point particulièrement sensible, afin de déterminer une douleur qui paralyse l'adversaire. D'autres, utilisant des effets de levier ou de porte à faux, amènent un membre ou une partie du corps dans une position telle que le dégagement direct est impossible; l'adversaire a pour unique ressource de riposter par une autre prise douloureuse ou par un coup, quand il n'est pas obligé de s'avouer vaincu, sous peine de voir l'assaillant accentuer son effort pour lui briser un membre. La pratique du jiu-jitsu exige donc la connaissance parfaite de certains points anatomiques et de prises plaçant un membre ou un muscle dans une position critique, puis l'agilité nécessaire pour effectuer le premier la prise, se trouver ainsi dans une position plus favorable que celle de la résistance et de la riposte.

L'auteur nous indique quelques-uns des coups classiques.

Le _pincement de bras_ s'effectue en un point situé sur le bras, à peu près à mi-chemin entre le coude et l'épaule, et dont l'extrême sensibilité nous a été révélée à tous par des chocs fortuits.

Le _coup de gosier_, porté avec le tranchant du poignet sur la pomme d'Adam, étend sur le sol tout homme n'ayant pas prévu l'attaque.

Dans la _prise de gorge_ on saisit l'adversaire par l'intérieur du col de son vêtement et l'on appuie la seconde articulation de chaque index contre la pomme d'Adam. Une pression énergique maintenue plus d'une vingtaine de secondes peut amener la mort d'un homme non entraîné. Mais, quelle que soit sa violence, elle sera immédiatement dénouée si le défenseur, croisant ses mains en avant du corps, projette avec force ses bras de gauche à droite contre les bras de l'assaillant. Elle gênera peu un Japonais habitué à supporter, couché à terre, la pression de trois hommes appuyant de toutes leurs forces sur un lourd bambou placé en travers de sa gorge.

Le «_viens donc!_», très employé par les agents de police japonais, apparaît d'une grande simplicité. L'assaillant jette son bras droit par-dessus le bras gauche de sa victime dont il saisit en même temps le poignet avec la main gauche. Au moment précis où il effectue la prise, l'attaquant se saisit à lui-même le poignet gauche avec la main droite en faisant passer celle-ci sous le bras gauche de l'adversaire. Il fléchit ensuite en avant et a toute facilité pour culbuter son homme d'un croc-en-jambe. Si le défenseur résiste, il risque une fracture du bras ou de l'avant-bras; s'il connaît le jiu-jitsu, il peut, en lui appliquant sous le menton sa main libre ouverte, mettre son adversaire sur le dos.

Le _coup d'arrêt_ est un des plus simples et des plus efficaces. L'assaillant jette brusquement son bras gauche autour de la ceinture de son adversaire en enfonçant ses doigts à la base de l'épine dorsale. En même temps, il exerce de bas en haut, avec la main droite, une pression sous le menton de façon à rejeter la tête en arrière. Avec un peu de brutalité, le cou est brisé. On peut riposter par la prise de gorge, à moins que l'assaillant porte le genou au ventre juste au moment de la prise: dans ce cas, l'attaque est irrésistible.

Ces quelques exemples montrent que le succès final des coups offensifs et défensifs du jiu-jitsu repose tout entier sur l'agilité. Ils expliquent encore l'insistance avec laquelle l'auteur exhorte les Européens à se résigner aux préliminaires pénibles de l'entraînement avant d'aborder ces brillants coups de combat dont l'étude, sous peine d'amener de graves accidents, demande, outre une grande force de résistance, une extrême prudence et beaucoup de courtoisie dans les assauts.

Bien que le nombre des coups indiqués par l'auteur soit assez restreint, ce petit traité de jiu-jitsu reste intéressant et curieux. Il vient d'être traduit par MM. le chef d'escadron d'artillerie L. Perrus et le capitaine d'artillerie J. Pesseaud, qui ont su conserver, dans une langue claire et agréable à lire, la précision du texte original. L'ouvrage est illustré de dix-neuf planches photographiques d'après nature. (Berger-Levrault, 3 fr. 50.)

F. H.

DOCUMENTS et INFORMATIONS

LES SAUTERELLES EN COCHINCHINE.

C'est dans le voisinage des régions désertiques que se produisent d'ordinaire les invasions de sauterelles; à la suite d'une grande sécheresse, ces insectes viennent chercher dans un pays plus verdoyant la nourriture qu'ils ne trouvent plus dans la maigre végétation des sables. Ainsi s'expliquent les ravages fréquents qu'ont à subir les contrées situées au nord du Sahara et certaines parties de l'Amérique du Nord et de la République Argentine.

C'est donc avec une extrême surprise qu'on vit, pour la première fois, à la fin du mois de septembre dernier, des nuages de sauterelles s'abattre en Cochinchine. Notre gravure, reproduisant une photographie prise à Saïgon, montre les sauterelles reposées sur les arbres, en telle quantité que les feuilles disparaissent totalement et que les branches plient sous le poids des insectes au point de donner aux arbres l'aspect des variétés dites «pleureuses».

LA POPULATION DE LA RUSSIE.

On ne connaissait pas encore les résultats définitifs du recensement de 1897. Ceux-ci viennent seulement d'être publiés.

Ils donnent, pour l'ensemble de la Russie d'Europe et d'Asie, et pour la Finlande, une population de 125.640.021 habitants.

Dans ce nombre global, représentant la population de toutes les Russies, la Russie d'Europe seule entre pour 93 millions et demi d'habitants, en chiffres ronds, la Pologne pour 9 millions et demi, le Caucase pour 9 millions et quart, la Sibérie pour moins de 6 millions.

Ce qui correspond à des densités de population allant de 19,4 au kilomètre carré en Russie d'Europe à 0,5 en Sibérie.

Les deux tiers seulement de la population globale ont le russe pour langue maternelle: ce qui revient à dire qu'un tiers des sujets du tsar ne sont pas Russes.

Dans le royaume de Pologne, notamment, les Russes ne forment guère que 7 % de la population; les Polonais sont, dans l'ensemble de l'empire, au nombre de 7.931.000.

Dans les provinces Baltiques, on trouve 1.790.000 Allemands.

Enfin, le nombre exact des israélites indiqué par le recensement est de 5.215.805. Moscou en compte 8.000; Saint-Pétersbourg, 17.000 sur plus d'un million d'habitants; Odessa, 139.000 sur 404.000, et Varsovie, 219.000 sur 864.000 âmes.

La Russie n'est habitée que par un petit nombre d'étrangers: 605.000, dont 158.000 Allemands, 122.000 Hongrois et Autrichiens, 121.000 Turcs, 74.000 Persans, 48.000 Chinois, etc.

Il n'y a pas plus de 9.000 Français et de 7.500 Anglais; mais on y rencontre 6.000 Suisses.

LA TOXICITÉ DES OEUFS.

Croirait-on que les oeufs sont un poison? C'est pourtant ce qu'affirme M. G. Loisel. Mais il faut s'entendre. Les oeufs sont toxiques dans certaines conditions seulement, quand on les absorbe de certaine manière. Ils sont toxiques en injection sous la peau et personne n'a l'idée de se les administrer de cette manière. C'est le jaune surtout qui est toxique. La toxicité varie selon l'espèce qui a fourni l'oeuf. L'oeuf de cane tue le lapin à la dose de 8 centimètres cubes, celui de poule ne tue qu'à une dose plus élevée. Par contre, l'oeuf de tortue est plus nuisible que celui de la cane: il tue à la dose de 5 ou 6 centimètres cubes. Donc la tortue est plus toxique que la cane, et cette dernière l'est plus que la poule. Les lapins empoisonnés par le jaune d'oeuf injecté sous la peau ou dans une cavité du corps meurent avec les symptômes d'une intoxication aiguë du système nerveux central. Le blanc de l'oeuf de tortue est très toxique aussi. Mais aucun de ces oeufs n'est malfaisant, absorbé par les voies digestives: il importe de ne pas l'oublier.

LA COULEUR DE L'EAU.

Après de longues hésitations, les savants s'accordent aujourd'hui à admettre que l'eau _physiquement_ pure, vue en masse, est bleu d'azur. Cette couleur est celle que prend la lumière blanche du soleil absorbée par l'eau, par suite d'un phénomène dont l'explication serait un peu longue. Elle n'est pas due à la pureté _chimique_ de l'eau, puisque la mer, qui est l'eau la plus bleue, est aussi celle, qui contient le plus de sels. Cependant, d'après les expériences de Forel, les matières en solution seraient la cause prédominante de la modification de couleur sur laquelle agissent encore les matières en suspension, la couleur du fond, le reflet du ciel et des berges. Aussi l'eau bleue est assez rare dans la nature; beaucoup de mers, de lacs, qui nous donnent l'impression de cette nuance, sont verts.

L'eau actuellement reconnue la plus bleue est celle de la mer des Sargasses, entre les îles du cap Vert et les Antilles. L'eau de la Méditerranée, sur la côte française et autour de Capri, est plus bleue que celle du Léman, beaucoup moins bleue elle-même que celle des lacs de Kandersteg et d'Arolla, en Suisse.

Jusqu'ici, on n'avait point précisé le rapport entre la couleur de l'eau et son degré de pureté. Le professeur belge, M. Spring, qui étudie depuis longtemps cette question délicate, vient de communiquer à l'Académie des sciences de Bruxelles plusieurs chiffres intéressants. De l'eau pure contenant un millionième d'hydrate ferrique paraît brune sous une épaisseur de 6 mètres; il suffit d'un dix-millionième pour qu'elle soit verte; et, pour qu'elle reste bleue, il en faut moins d'un vingt-millionième. Quant à la matière humique, elle fait disparaître la coloration bleue à une dose inférieure à un quarante-millionième. Les composés calciques auraient une grande influence sur la clarification, car ils éliminent jusqu'à un certain état d'équilibre les composés ferriques et humiques.

LES ALIÉNÉS EN FRANCE.

La statistique des aliénés nous apprend que, dans la dernière décade 1889-1900, le nombre de ces malheureux a passé, en France, de 65.713 à 70.000.

Encore ne s'agit-il ici que des aliénés dangereux; car le nombre de ceux qui ne sont pas dangereux et qui ne trouvent pas place dans les asiles est considérable, si considérable qu'on commence à s'en inquiéter et qu'il est question de les admettre comme des malades ordinaires parmi les nécessiteux qui reçoivent l'assistance médicale. Quoi qu'ïl en soit, sait-on combien il y a de médecins pour soigner ces 70.000 malades,--car les aliénés sont des malades, il ne faut pas l'oublier? Juste 115, ce qui fait à peu près un médecin pour 600 malades.

Mais, dans certains établissements, cette moyenne est dépassée, et l'on ne trouve qu'un médecin pour 750 et même pour 1.000 aliénés.

Faut-il s'étonner, après cela, que l'aliénation soit toujours considérée comme un état incurable; et pense-t-on qu'un seul médecin puisse considérer 1.000 aliénés comme 1.000 malades qu'il s'agirait d'étudier en vue de leur amélioration ou de leur guérison possibles?

Il est vrai qu'ému de cet état de choses le Conseil supérieur de l'Assistance publique vient de limiter à 400 le nombre d'aliénés que devrait désormais soigner un seul médecin. Mais ce chiffre est encore bien élevé.

LA COLONIE FRANÇAISE DE LISBONNE.

Dans le numéro du 4 novembre dernier, nous avons publié les portraits et les noms de ceux de nos compatriotes, résidant à Lisbonne, qui ont fait partie de la commission chargée de recevoir M. Loubet. Parmi eux figurait le trésorier de la Chambre de commerce française, M. Fernand Touzet, et non Pouget comme nous l'avons imprimé par suite d'une erreur qui nous est signalée seulement aujourd'hui et que nous nous empressons de réparer.

LA NOUVELLE VISITE DU ROI ALPHONSE XIII A PARIS.--LA CHASSE DU 20 NOVEMBRE DANS LE TIRÉ DES PLAISIRS, A RAMBOUILLET.

LE ROI D'ESPAGNE EN FRANCE

Le jeune roi d'Espagne désirait vivement profiter de son passage par la France, à son retour d'Allemagne, pour revoir Paris et s'y attarder pendant deux ou trois jours qu'il emploierait à sa guise, affranchi des représentations officielles et des obligations protocolaires. Il a réalisé ce projet, du 19 au 21 novembre, descendu à l'hôtel Bristol, d'où une rapide automobile l'emportait constamment vers les buts divers de sa fantaisie. Mais son incognito relatif ne l'a pas empêché ni de faire visite à l'Elysée, ni d'accepter du président de la République,--avec quel empressement!--une invitation à chasser.

Cette chasse eut lieu, lundi dernier, dans les tirés de Rambouillet. A midi, après un déjeuner au château, un landau, attelé à la daumont de quatre mules harnachées aux couleurs espagnoles--celles-là mêmes que le souverain offrit à M. Loubet lors de son voyage à Madrid--conduisait le président et son hôte, suivis de quelques invités de marque, aux tirés, où le colonel Lamy organisait les battues. Bravant une neige épaisse, d'un effet fort pittoresque dans les bois, mais peu clémente aux chasseurs, et moins encore au malheureux gibier destiné à la rougir de son sang, Alphonse XIII se montra plein d'endurance et d'entrain. Rarement on eut l'occasion d'assister à pareille hécatombe de faisans, de lièvres, de lapins, etc.: 829 pièces au tableau; et la «part du roi» y fut, dit-on, très belle.

LE ROI DE PORTUGAL A PARIS

A peine le roi d'Espagne avait-il quitté Paris que, le lendemain même de son départ, le roi de Portugal y arrivait à son tour, mais non pas sous l'incognito de naguère. Cette fois, il venait en France officiellement, empressé à rendre au président de la République la visite récente que celui-ci lui fit dans ses Etats. Laissant à Lisbonne la reine Amélie, qui a tenu à rester auprès du jeune prince Louis-Philippe, investi de la régence pendant l'absence de son père, dom Carlos a entrepris ce voyage accompagné de M. Eduardo Villaça, son ministre des Affaires étrangères, et d'une suite nombreuse. Son arrivée, mercredi dernier, à la gare du Bois de Boulogne, où l'attendait M. Loubet, entouré des ministres, s'est effectuée avec le cérémonial et les honneurs militaires d'usage; en uniforme de généralissime portugais, la plume blanche au casque, la poitrine barrée du grand cordon de la Légion d'honneur, il est monté en voiture pour se rendre d'abord au palais des Affaires étrangères, lieu de sa résidence pendant son séjour, et la foule, massée sur le parcours du cortège, a fait le meilleur accueil au souverain, dont la figure ouverte et sympathique est déjà bien connue des Parisiens.

En raison des nécessités matérielles du journal, au moment de mettre sous presse, nous ne pouvons publier dans ce numéro, sur cet événement historique de la semaine, qu'un document de «dernière heure». Aussi bien, nous avons donné, il y a peu de temps, le 4 novembre, un remarquable portrait de dom Carlos, et, quant aux réceptions, dîners et représentations de gala, etc., ils ne diffèrent pas sensiblement, comme décor et physionomie, de ce qu'on a vu déjà si souvent, depuis que tant de souverains se plaisent à nous rendre visite.

«L'ILLUSTRATION» PUBLIERA LA SEMAINE PROCHAINE SON NUMÉRO DE NOËL 1905. Le numéro du 9 décembre contiendra un supplément théâtral: LES OBERLÉ.

LE CARNET DE LA REINE, par Henriot.

Note du transcripteur: Les suppléments mentionnés en titre ne nous ont pas été fournis.