L'Illustration, No. 3246, 13 Mai 1905

Part 4

Chapter 4734 wordsPublic domain

1° L'anneau a une tendance, naturellement, à se mettre _de champ_, dans le plan de l'étoffe, tandis qu'il en est contrarié par la tige sur laquelle il est enfilé; de ce fait, il se met en biais, l'étoffe tombe mal, fait des coques souvent disgracieuses et inégales... inconvénients difficiles à éviter.

2° Veut-on nettoyer l'étoffe, remettre la dentelle au teinturier pour un nettoyage délicat? Il faut découdre les anneaux un à un, travail qui exige la plus grande attention, pour les recoudre ensuite.

Trop heureux si un coup de ciseaux un peu rapide ne coupe pas la dentelle!

Tous ces inconvénients sont évités par une charmante petite invention figurée sur les dessins ci-dessus. Voulez-vous fixer les anneaux?

Vous les serrez légèrement: les deux yeux inférieurs s'écartent et vous pincez votre étoffe. L'anneau, loin de chercher à tourner, tend au contraire à laisser l'étoffe tomber librement.

Rien à découdre non plus: en pressant vos anneaux l'étoffe est dégagée. Le motif le plus léger et le plus fragile se trouvera bien d'un tel emploi: les rideaux si nombreux de nos appartements seront mieux, suspendus, ils seront rapidement posés et déposés, sans crainte jamais d'être détériorés par des ciseaux pressés. Les ménagères avisées verront là de précieux avantages, avec l'élégance et l'économie d'un temps précieux.

Ces anneaux se trouvent en vente, chez _M. Blachon, 61, rue Halle, Partes_, au prix de 1 fr. 25 la douzaine en cuivre verni et 2 francs en cuivre doré.

ORGUE-HARMONIUM PLIANT

Le transport des instruments de musique volumineux, tels que pianos et orgues-harmoniums, n'est pas sans présenter des inconvénients assez désagréables; l'inventeur de l'orgue-harmonium «Aeolus» a voulu remédier à ces difficultés de transport en construisant un instrument susceptible de se replier et de se renfermer dans une malle tout en conservant la sonorité et la puissance des harmoniums ordinaires. Nous n'entrerons pas dans les détails du système de charnières et d'articulations, d'ailleurs fort simple, qui permet d'obtenir cet intéressant résultat; les figures ci-jointes montrent suffisamment les différences de volume, l'instrument étant ouvert ou fermé. Les pièces les plus encombrantes, pédales de soufflerie, pieds et barres supportant les pédales, se replient sans la moindre difficulté.

L'orgue-coffre comporte 1 jeu de 4 octaves. Il est muni de 2 pédales et de 2 registres: _Forte_ et _Melodia_--et se ferme au moyen d'une serrure à clef.

L'instrument fermé présente l'aspect d'une petite malle ou coffret, parfaitement clos de toutes parts et mesurant 0m,78 de long sur 0m,30 de haut et 0m,41 de profondeur. Il est donc très peu encombrant et facilement transportable. Son poids n'est que de 23 kilos, ce qui permet de l'emporter en voyage et de le mettre aux bagages, sans excédent.

Au dire de l'inventeur, malgré ses dimensions restreintes, la sonorité de cet instrument est pleine et ronde, rappelant celle des orgues à tuyaux, et sa puissance rivalise avec celle de modèles d'un prix plus élevé.

Le prix de l'orgue-coffret en chêne est de 130 francs; avec serrure et garnitures en cuivre poli, 140 francs. Le prix de l'emballage pour la province est de 5 francs. S'adresser à _M. Gebhardt, 1, rue Madame, Paris._

LE PORTE-PLUME "BERTILLON"

Fort originale a été l'idée de l'inventeur qui a construit ce porte-plume: elle permet d'avoir, par excellence, cet instrument bien en main, puisque son extrémité est modelée suivant la position et la forme exactes des doigts qui le maintiennent. Mieux encore, si l'empreinte a été prise par une main écrivant d'une façon correcte, les personnes dont la position de main est défectueuse la verront corrigée par cet instrument modèle.

Rien de plus simple que l'obtention d'un pareil résultat. Le porte-plume Bertillon (figure) comporte près de la plume un renflement ovoïde en gutta-percha: il suffit de tremper cette partie dans l'eau bouillante pendant une demi-minute et d'appliquer dessus les doigts comme pour écrire en pressant légèrement, de façon à donner l'empreinte des doigts à la gutta-percha dont tout le monde connaît les remarquables qualités en matière de modelage. On durcit ensuite cette substance en la trempant dans l'eau froide.

Au dire de l'inventeur, cet instrument faciliterait une écriture régulière et sûre; il empêcherait le porte-plume de glisser ou de tourner, supprimerait les durillons aux doigts, la crampe des écrivains ou la fatigue de la main. D'autre part, il éviterait bien des taches d'encre aux doigts et aux papiers.

Le prix de ce porte-plume est de 0 fr. 75; on le trouve chez _M. Victor Schroedler, 59, rue des Petites-Écuries, Paris._

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