L'Illustration, No. 3235, 25 Février 1905
Part 3
Jean Morgan est une femme; n'en doutons pas. Pourquoi n'arbore-t-elle pas franchement les dentelles féminines et se cache-t-elle sous un déguisement masculin? Ce qu'on peut reprocher à son roman, c'est le début un peu long. Mais une fois ses deux personnages principaux bien posés, tout marche à souhait. Mme de Nangis, mariée à un austère magistrat, fort peu aimable et qui l'a épousée par ambition, pour sa fortune et ses relations de famille, se rappelle un ami d'enfance et de première jeunesse, avec lequel elle a joué au jeu innocent du petit mari et de la petite femme. Dans une villégiature, elle le rencontre; celui-ci, ému par ses charmes, se rappelle le doux passé et lui tend des pièges où elle finit par tomber. Du reste, dans leurs entours, tout les pousse à l'amour. Ce ne sont partout que flirts et compromis avec la loi morale; chacun et chacune suivent sans vergogne le principe du droit au bonheur. Comment ne pas se laisser influencer par un tel milieu? Mais, au sein du plaisir, une mélancolie finit par les envelopper, et par mettre de l'amertume dans leur bonheur. Ne sont-ils pas obligés au mensonge, à l'hypocrisie? Est-ce qu'un monde implacable n'est pas là pour les surveiller et souvent pour les séparer. Au déclin des jours, au déclin de l'année surtout, une immense tristesse s'empare d'eux après les premiers enchantements. Peut-être goûteraient-ils une joie sans mélange s'ils s'en allaient loin des foules, dans le petit coin de Bretagne où ils ont passé leur adolescence et se sont tout d'abord adorés. Ne redeviendront-ils pas enfants, sans souci, sans ombre dans leur lumière, parmi les objets d'autrefois? Emportés comme par la folie, ils partent pour retrouver leur Ploet et la vieille maison. Mais quelle désillusion! Rien ne peut leur rendre ce qu'ils étaient quinze ans auparavant. Ils aperçoivent nettement leur erreur. Ce qu'ils avaient idolâtré, ce n'était pas leur présent, leurs êtres actuels, mais leur passé et leurs personnes d'enfance et de jeunesse. Or, rien ne pouvait les faire revivre, pas même l'habitation dans les lieux familiers. Aussi se séparent-ils désenchantés. Cette thèse de Mme Morgan, dont j'aime le talent, est peut-être un peu subtile et s'accommode peu de la bonne nature. Ce qui fait le charme de son volume, c'est qu'il nous livre l'âme de la femme, sans aucune retraite inaperçue. De nombreux personnages accessoires, fort bien observés, se meuvent autour des deux principaux. Une poésie merveilleuse enveloppe tout. Rien de délicieux comme la forêt de Marly en été, quand l'air est lumineux, la poussée intense et exubérante, et en automne lorsque les routes «sont ensevelies sous la tombée des feuilles». Aussi bien que les hommes et les femmes, Mme Jean Morgan a observé minutieusement les bois et les grandes plaines avant de les peindre.
Emancipées.
On me dit que le volume de M. Georget est fort goûté. D'une plume honnête et vive, l'auteur y flagelle certains types d'arrivistes comme son Philomathe, un jeune médecin sans pudeur, et dont la seule pensée est de parvenir, même en brisant ceux qui l'aiment et qui l'ont aidé, à l'argent et à la notoriété. Mais où sont les émancipées? J'aperçois deux charmantes jeunes filles, élevées dans la maison paternelle, attendant, sans aucune coquetterie, l'époux possible. Je sais bien que, remplissant presque tout le livre, Irma ne leur ressemble guère. Après une jeunesse orageuse, elle s'est unie légitimement à un peintre naïf, dont elle fait sa victime. Rien de moins rare que les Irma. Qui se lie à elles par le mariage risque tous les accidents. Si elles s'occupent de la vente des tableaux, elles gardent, dans leur cassette, la moitié du prix; elles forcent le malheureux à un labeur acharné qui ne l'empêche nullement de recevoir, à son domicile, la visite répétée de MM. les huissiers. M. Georget nous a fort bien représenté, dans toute son horreur, le classique ménage d'artiste, ou plutôt de bohème artiste. Fort heureusement, quand elle voit le peintre dans la misère, Irma se retire et lui permet de divorcer Mais cette femme est-elle une émancipée? Est-ce qu'une émancipée n'est pas celle qui se contente de certains airs légers, qui a une certaine façon de relever la tête et de sourire sceptiquement? Ce mot qui garde encore quelque grâce convient-il à l'horrible démon, sans intelligence, sans morale, sans l'ombre de délicatesse féminine, et qui change en enfer la maison qu'elle habite?
Le Droit au Bonheur.
Cette idée du droit au bonheur qui pointe dans le volume de M. Formont, s'épanouit dans celui de Mme Morgan et se retrouve, plus ou moins, dans tous les romans, éclate tout particulièrement dans l'histoire que nous raconte, avec son habileté et sa puissante et sûre imagination, M. Camille Lemonnier. Ici point de muscadins, aucun salon, mais la nature toute simple. Une femme du peuple placée entre deux hommes, l'un veule, affaibli par la gourmandise et la paresse, l'autre intelligent, robuste et laborieux, abandonne le premier pour suivre le second. Ce n'est point toutefois sans remords que cela s'accomplit, car rien n'a faussé la droiture de ces gens auxquels est étranger l'art des sophismes.
E. LEDRAIN.
ONT PARU:
Romans.--_Les Trois Danoise, les_, par G. de Peyrebrune. In-18, Juven, 3 fr. 50.--_La Beauté d'Alcias_, par Jean Bertheroy. In-18, illustré, Flammarion, 3 fr. 50.--_Le Prisme_, par Paul et Victor Margueritte. In-18, Plon, 3 fr. 50.--_La Bayadère_, par Henry Gauthier-Villars. In-18, illustré, Flammarion, 3 fr. 00.--_Complications d'amour_, par Paul Junka. In-18, Tallandier, 3 fr. 50.--_Dans la paix des campagnes_, par Maurice Montégut. In-18, Ollendorff, 3 fr. 50;--_Le Serpent noir_, par Paul Adam. In-18, dº, 3 fr. 50.--_Les Beoenanis,_ par André Theuriet. In-18, Lemerre, 3 fr. 50;--_Contre l'impossible_, par Marie-Anne de Bovel. In-18, dº, 3 fr. 50.--_Le Prêteur d'amour_, par John-Antoine Nau. In-18, Fasquelle, 3 fr. 50;--_Amants et Voleurs_, par Tristan Bernard. In-18, d°, 3 fr. 50.--_L'Ecole des vieilles femmes_, par Jean Lorrain. In-18, Ollendorff, 3 fr. 00.--_La Petite Mademoiselle_, par Henry Bordeaux. In-18, Fontemoing, 3 fr. 50.--_Prisonniers marocains_, par Hugues Le Roux. In-18, Calmann-Lévy, 3 fr. 50.
POÉSIES.--_Le Banc de pierre_, par Georges Boutelleau. In-18, Lemerre, 3 fr.;--_Poésies_ (1892-1904), par François Fabié. In-18, dº, 16 fr. --_Horizons_, par Mme Lucie Delarue-Mardrus. In-18, Fasquelle, 3 fr. 50.--_Les Voix du Coeur_, par Gaston Tournier. In-18, A. d'Espié, 3 fr. 50.--_Partances_, par Auguste Dupouy. In-18, Lemerre, 3 fr.--_Poèmes de France et d'Italie_, par P. de Nolhac. In-18, Calmann-Lévy, 3 fr. 60. --_Archiloque_, sa vie et ses poèmes, par Amédée Hauvette. In-8º, Fontemoing, 7 fr. 50.--_Le Sang de la Méduse_, par Sébastien-Charles Lecomte. In-18, Mercure de France, 3 fr. 50;--Les Rêves unis, par Marie et Jacques Nervat. In-18, dº, 3 fr. 50.
DIVERS.--_Les Grands Ecrivains scientifiques_ (de Copernic à Berthelot), extraits, introduction, biographies et notes, par Gaston Laurent. In-18, Colin, 3 fr.--_Le Vingtième siècle politique_ (1904), par René Wallier. In-18, Fasquelle, 3 fr. 50;--_La Vraie Religion selon Pascal,_ par Sully Prudhomme. In-8º, dº, 7 fr. 50;--_Associations et Sociétés secrètes sous la deuxième République_ (1848-1851), d'après des documents inédits, par J. Tchernoff. In-8º, dº, 7 fr.--_Égypte et Palestine_, notes de voyages, par A. André. In-18, illustré, Fontemoing, 5 fr.--_Hector Berlioz_, sa vie et ses oeuvres, par J.-G. Prudhomme. In-8º Delagrave, 5 fr.
M. Jules Massenet, on le sait, est allé à Monte-Carlo pour les représentations de _Chérubin_. Son séjour dans la principauté n'a pas été celui d'un oisif; cependant, si les soins qu'il a voulu donner lui-même à l'interprétation de sa nouvelle oeuvre musicale lui ont pris une bonne partie de son temps, ils lui ont laissé quelques loisirs. C'est ainsi qu'il a pu profiter de l'accueillante hospitalité du prince Albert, qui, en une promenade tout intime, a pris plaisir à lui faire visiter les célèbres jardins du palais ducal de Monaco.
Une véritable merveille, ces jardins étageant, sous un ciel d'une pureté idéale, jusqu'à la mer d'un bleu intense, leur végétation luxuriante, où les arbres de toutes essences, la flore exotique mêlée à la flore européenne, mettent toute la gamme des verts, où parfois l'épaisseur des frondaisons offre des aspects de forêt vierge.
Certes, le maître avait apprécié les pittoresques décors de Visconti destinés à encadrer _Chérubin_, et que nous reproduisions la semaine dernière: mais combien plus encore il a dû goûter la magnificence de ce décor naturel, dont le prince, aimable Mécène, faisait les honneurs à l'éminent artiste!
L'ILLUSTRATION
Supplément au Numéro du 25 février 1905.
LE RETOUR DES DÉFENSEURS DE PORT-ARTHUR
_Dessins et photographies rapportés par L. Sabattier, notre envoyé spécial au-devant de Stoessel._
Notre collaborateur L. Sabattier, parti il y a plus d'un mois au-devant des défenseurs de Port-Arthur rentrant en Europe par l'_Australien_, a fait route jusqu'à Port-Saïd avec le général Stoessel et ses glorieux compagnons d'armes.
Nous publierons la semaine prochaine l'intéressant récit qu'il a rapporté et qu'il illustrera de nombreux croquis et de curieux instantanés.
Mais nous avons voulu auparavant consacrer, dès cette semaine, un important supplément à reproduire intégralement une série unique de photographies prises pour l'_Illustration_ pendant les dernières semaines du siège.
Ces photographies n'avaient pu nous être adressées avant la reddition de la place étroitement bloquée Emportées par un des officiers russes passagers de _l'Australien_, elles ont été remises par lui à notre envoyé.
Les épisodes glorieux et sanglants des grands sièges dont parle l'histoire ont été représentés par les peintres militaires dans des tableaux mouvementés. Ici, ce n'est pas l'oeuvre d'un artiste; rien n'est apprêté, rien ne vise à l'effet: c'est l'aspect lamentable et morne de la destruction et de la mort. Mais quelle composition savante ou fougueuse égalerait en émotion ces simples clichés photographiques, dont la sincérité fait toute la beauté, et qui resteront comme des témoignages à jamais irrécusables des horreurs de l'agonie de Port-Arthur?
CE QUI RESTE DE LA PREMIÈRE ESCADRE RUSSE DU PACIFIQUE _Photographies de notre correspondant à Port-Arthur, K.-D. Linzpaitner._
LES HOPITAUX DE PORT-ARTHUR
Quand les Japonais se furent emparés de positions assez rapprochées de Port-Arthur pour que leurs projectiles pussent atteindre la ville, le général Stoessel fit parvenir au général Nogi un plan exact indiquant l'emplacement des hôpitaux.
Le général nippon promit alors que son artillerie les épargnerait autant que possible. Les photographies reproduites ici montrent qu'il ne put tenir sa promesse.
Sans accuser les Japonais d'avoir volontairement visé les bâtiments où étaient soignés les blessés, on doit constater que ces bâtiments ont été parmi les plus maltraités de la place.
[Illustrations: (2) Un tube lance-torpilles monté sur un affût. Expérience de lancement de torpille à terre. Comment les torpilles Whitehead des cuirassés et torpilleurs de la flotte de Port-Arthur ont été utilisées par le général Kondratenko pour la défense terrestre.]
«Le général Stoessel fut l'âme de la défense; le général Kondratenko en fut l'Archimède.» La formule est de notre confrère, M. Emile Danthesse, de _l'Écho de Paris_, qui s'est livré, à bord de _l'Australien_, à une minutieuse enquête sur le rôle respectif des chefs russes pendant le siège de Port-Arthur.
L'esprit ingénieux de Kondratenko ne cessa, pendant ces longs mois de lutte, de faire des trouvailles étonnantes. La flotte ne pouvant se décider à sortir, il avait réclamé ses canons, ses torpilles, ses munitions de guerre, tout ce qui pouvait être utilisé sur terre. Il n'avait pas seulement construit tous les forts qui n'existaient que sur le papier à la date du 8 février; il les avait armés, semant leurs approches de chausse-trapes, de fougasses, où les torpilles, où les mines flottantes, devenues mines terrestres, détruisaient, en quelques secondes, les plus beaux régiments de Nogi.
En novembre, alors qu'on commençait à manquer d'obus, il imagina même de lancer du haut des forts des torpilles Whitehead, à l'aide des tubes mêmes des torpilleurs installés sur des affûts de fortune et transformés ainsi en des sortes de mortiers.
La torpille, munie à sa base d'un bloc de bois faisant l'office de culot et s'adaptant à peu près exactement à l'âme du tube, n'a jamais dû être un projectile bien perfectionné. Sa trajectoire peu tendue, sa faible vitesse initiale, sa petite portée (environ 60 mètres), ne le rendaient dangereux que pour des assaillants parvenus en masses serrées au pied même des retranchements. Mais, quand cet engin arrivait sans encombre et éclatait au milieu d'une colonne japonaise, il la réduisait, paraît-il, littéralement en bouillie.
Les photographies ci-dessus ont été prises pendant des expériences préparatoires, et c'est précisément la vitesse modérée de la torpille qui a permis à l'objectif de la saisir ainsi au passage. Nous reproduisons en même temps un autre document, que nous envoyait récemment M. Balet, notre correspondant au Japon, et qui prouve bien que Kondratenko ne s'en tint pas à des essais. C'est un dessin, publié par une revue illustrée de Tokio, et qui représente une torpille Whitehead traversant les rangs japonais pendant un assaut.
_NOUVELLES INVENTIONS_
_(Tous les articles publiés sous cette rubrique sont entièrement gratuits.)_
NOUVEAU PISTOLET D'ABATTOIR
Il s'en faut de beaucoup que nous soyons tous végétariens et les hécatombes d'animaux indispensables à notre alimentation ne seront pas de sitôt supprimées. Du moins est-il indiqué d'éviter à ces victimes nécessaires les angoisses et les tortures de l'agonie et de la mort. De nombreux appareils d'abatage ont été créés dans ce but et nous devons dire que les solutions sont à peu près satisfaisantes. La plupart de ces instruments produisent un choc violent sur le crâne, choc capable de tuer net ou tout au moins d'étourdir la bête à abattre.
Il est en effet bien connu qu'une forte commotion sur la tête enlève instantanément toute connaissance à l'être qui la subit et ce mode d'abatage est le moins pénible et le plus susceptible de retenir notre attention.
Dans cet ordre d'idées nous devons décrire un type récent de pistolet d'abattoir qui a fait ses preuves et dont l'application a été approuvée par la Société protectrice des animaux.
Ce pistolet, que représente notre gravure, diffère entièrement des pistolets ordinaires en ce qu'il ne projette pas de balles; il chasse simplement une forte tige de percussion destinée à perforer le cerveau de l'animal à abattre; cette tige de percussion ne quitte d'ailleurs pas le pistolet et se remet d'elle-même à sa position de départ grâce à un ingénieux artifice. On peut voir sur la figure que cette tige comporte à l'arrière une sorte de piston projeté par l'explosion de la cartouche; la partie antérieure et rétrécie du canon dans laquelle coulisse la tige se trouvant close par cette lige même, la partie la plus forte du piston comprime l'air dans le canon lorsqu'elle est projetée en avant par la force explosive; lorsque cette force explosive a terminé son effet, presque instantané d'ailleurs, cet air comprimé ramène la tige-piston tout entière à sa position de départ.
Le mode d'emploi du pistolet est des plus simples: il suffit d'appuyer d'une main contre la partie frontale du crâne et de presser sur la détente comme s'il s'agissait d'une arme ordinaire. L'animal tombe foudroyé sans pousser un cri; la tige de percussion a pénétré dans le cerveau avec une partie des gaz de l'explosion qui suivent un canal perforé dans l'âme de la tige et qui contribuent pour une bonne part à assurer l'instantanéité de la mort.
L'inventeur attribue à son appareil les avantages suivants:
La tige de pénétration étant renforcée au bout postérieur, tout danger est exclu pour le personnel de l'abattoir.
Les cartouches détonent sans bruit.
Ces cartouches, par leur fabrication toute spéciale, sont préservées contre l'humidité, régnant constamment dans les abattoirs.
A la chute de l'animal la tige est complètement dégagée. Donc, toute cassure de celle-ci est évitée.
L'emploi de l'appareil se fait d'une main, ce qui est d'une grande importance, surtout en ce qui concerne les porcs, vu que la fixation devient superflue.
L'appareil, par sa facilité de maniement et sa légèreté, ne fatigue aucunement l'homme.
La manipulation pour la charge, le tir et la recharge se faisant avec une grande rapidité, l'appareil est très avantageux pour l'abatage en gros.
Pendant le tir il faut essuyer et regraisser la tige, mais l'appareil n'exige pas de nettoyage.
Aucune trace d'échauffement de l'appareil ne se fait sentir pendant un tir prolongé de plusieurs heures.
Le pistolet ne possède aucun mécanisme pouvant nuire au bon fonctionnement; son nettoyage s'opère avec grande facilité et rapidité.
Ce nettoyage ne s'impose d'ailleurs que le tir terminé et il n'exige que quelques minutes.
L'inventeur recommande simplement de graisser soigneusement la tige et, pour éviter des coups ratés, de s'assurer avant le tir qu'elle se trouve refoulée complètement sur la cartouche.
La qualité de la viande n'est nullement altérée par ce système d'abatage et la cervelle ne subit pas de détérioration nuisible.
Cet ingénieux appareil, dont les avantages paraissent sérieux, se fabrique en deux modèles: le modèle n° 1 pour grands et petits bestiaux, cartouches 9mm, charge 25 à 30 centigrammes, le modèle n° 2, pour petits bestiaux, cartouches calibre 8mm charge 15 à 18 centigrammes. Pour tous renseignements, s'adresser à _M. Buttler, 11, rue du Général-Blaise, Paris._
_Pour toutes insertions concernant les nouvelles inventions, écrire au service des Nouvelles Inventions, à l'_Illustration, _13, rue Saint-Georges, Paris._