L'Illustration, No. 3229, 14 Janvier 1905
Part 2
Le pacha El Hadj Allai lui même a souvent recours aux marins bocoyas de M. Say. Récemment les Bocoyas, des Riffains établis à Port-Say, opérèrent le débarquement de plusieurs milliers de quintaux d'orge achetés en Algérie pour ravitailler la casbah et les silos de la plaine des Oulad-Mansours, dévastés par la guerre actuelle.
Non seulement les Marocains viennent à Port-Say pour échanger leurs produits, mais encore, lorsqu'ils sont malades, ils y trouvent les soins et les remèdes nécessaires. Il existe même à Port-Say une école où les petits Marocains apprennent le français.
Enfin, à l'entrée de la grande avenue, dite de Marnia, s'élève une construction élégante de style barbaresque: c'est le «Colonial Club» où chaque soir, après le dur labeur de la journée, M. Say se réunit avec ses collaborateurs.
Tout cela est bien de la vraie «pénétration pacifique» et l'on voit que nos colons algériens, comme nos diplomates, ne restent pas inactifs dans l'accomplissement de la mission dévolue à la France.
A. Gautheron
VLADIVOSTOK
Les Japonais ont souvent annoncé qu'aussitôt après la chute de Port-Arthur ils dirigeraient leurs efforts contre Vladivostok.
La prise de Port-Arthur leur a coûté huit mois d'efforts et 90.000 hommes de pertes: la prise de Vladivostok serait encore plus difficile.
Cette forteresse, en effet, est dans une situation naturelle bien plus avantageuse que Port-Arthur et son organisation défensive est également plus solide.
Elle est située à l'extrémité d'une presqu'île rectangulaire de 30 kilomètres de long sur 10 de large, qui s'avance entre le golfe de l'Oussouri et celui de l'Amour. Ce dernier, large d'environ 12 kilomètres, est entièrement battu par le feu des forts; en outre il est semé de petites îles, de rochers à fleur d'eau ou d'écueils cachés, qui y rendent la navigation extrêmement périlleuse: l'accident du _Bogatyr_ l'a assez prouvé.
La rade est protégée, sur le front de mer, par une grande île montueuse aux formes tourmentées, l'île Russe (Rouski) qui crée en avant d'elle deux goulets, le Bosphore oriental et le Bosphore occidental ou détroit de l'Ouest. Cette île était déjà au début des hostilités couverte de fortifications, innombrables aujourd'hui.
Le port se trouve, enfin, au fond d'une rade merveilleuse, la Corne d'Or, de 6 kilomètres de longueur, assez profonde pour être accessible tout entière et à toute marée aux plus grands navires, assez grande pour pouvoir donner l'hospitalité à toutes les flottes du monde réunies. La Corne d'Or est protégée des vents de tous côtés par les sept collines qui l'entourent, hauteurs couvertes, elles aussi, de forts permanents et de travaux multiples. On peut donc dire que, du côté de la mer, Vladivostok est inabordable.
A côté de ces avantages considérables, ce grand port souffre d'un grave défaut: plus éloigné que Port-Arthur des courants chauds bienfaisants, il voit tout le long des côtes la mer se geler pendant environ trois mois par an, généralement de la mi-décembre à la mi-mars. La Corne d'Or, elle, n'est prise, en moyenne, que pendant une quinzaine de jours.
La glace n'est d'ailleurs pas un obstacle absolu: les Russes au moyen de deux puissants brise-glace, dont le principal est le _Baïkal_ de 4.000 tonneaux, ont toujours pu assurer, en plein hiver, les actives transactions commerciales du port, en ouvrant un chenal aux navires; mais il ne faut pas se dissimuler que ce mode de passage n'est pas très favorable aux évolutions d'une escadre battue ou poursuivie. C'est pour cette raison que l'escadre de la Baltique n'a aucun intérêt, fût-elle même suffisamment renforcée, à tenter la lutte contre la flotte japonaise avant l'époque du dégel. Du côté de la terre, la situation de Vladivostok est également fort avantageuse: la péninsule est couverte de montagnes de 200 à 500 mètres d'altitude, solidement fortifiées, offrant toute une série de défenses successives qui rappellent celles du Kouang Toung, avec cette différence qu'elles sont appuyées sur des ouvrages de fortification permanente construits à loisir, au lieu des ouvrages improvisés des avant-lignes de Port-Arthur, dont l'enlèvement a cependant demandé aux Japonais trois mois de lutte sanglante. S.-F.
«_Grand souverain, pardonne-nous, nous avons fait ce que humainement il était possible. Juge-nous, mais miséricordieusement. Pendant presque onze mois, une lutte ininterrompue a épuisé nos forces; un quart seulement, dont moitié même sont malades, des défenseurs occupent sans secours 27 verstes de forteresse sans pouvoir même alterner pour un court repos. Les hommes sont devenus des ombres._»
Télégramme du général Stoessel à l'empereur Nicolas II. 1er janvier 1905.
[LES QUAIS DE GENÈVE SOUS LA GLACE
_Une bise violente soufflant sur le lac Léman et chassant l'eau par rafales, le 1er et le 2 janvier, au moment où la température descendait à un degré de froid exceptionnel, a produit sur toutes les végétations proches du rivage et le long des quais de Genève un effet de congélation véritablement remarquable. Les arbres et les massifs des villas qui bordent le lac, les parapets et les candélabres des quais de la ville--ces candélabres ne se dressent pas à moins de 7m,50 au-dessus du niveau de l'eau--se sont recouverts d'une épaisse couche de glace offrant un aspect hyperboréen des plus inattendus._]
_Lettre et photographies de notre correspondant de Rome._
Le changement de directeur de notre Académie nationale à Rome a été un véritable événement dans le monde artistique. Le départ de M. Guillaume a donné lieu dans la presse à des considérations extrêmement flatteuses pour le «vétéran de l'art». Ses _Etudes d'art antique et moderne_, aussi bien que ses oeuvres sculpturales, lui avaient valu en Italie une grande renommée. On avait pour lui comme un sentiment de vénération.
Quant à son successeur, M. Carolus-Duran, on sent de la chaleur dans l'accueil sympathique que lui ont fait les principaux journaux de la péninsule. Son arrivée à la Villa Médicis a été saluée on pourrait presque dire avec enthousiasme, car on connaissait, en plus de ses oeuvres, son affection pour l'Italie, où il a séjourné un certain temps.
«J'adore l'Italie», c'est en effet ce qu'aime à répéter M. Carolus-Duran à tous les journalistes et personnalités qui l'ont approché depuis qu'il est à Rome. Et ce qui le rend encore plus agréable aux Italiens, c'est qu'il le dit dans leur _divine langue_.
«Tout ce qui existe sous votre beau ciel m'est cher, disait-il à l'un d'eux. Je ferai de la Villa Médicis un centre intellectuel, où se rencontreront tous ceux qui en Italie ou en France s'adonnent aux arts, aux lettres et même à la politique Du moment que nous nous connaîtrons, nous nous aimerons.»
Le nouveau directeur de la Villa Médicis m'a raconté lui-même comment il a appris l'italien. C'est au couvent des bénédictins de Subiaco, où il resta dix mois pour l'exécution de son fameux tableau: la _Prière du soir_. Les bons moines furent ses maîtres.
Quel directeur sera M. Carolus-Duran? Il déclare vouloir être un ami pour les jeunes artistes pensionnaires. «J'essayerai de toute façon, dit-il, de leur faire facile et libre la vie d'art qu'ils vivent à la Villa Médicis. Je sais par expérience combien âpre est la voie pour arriver au but.» Il désirerait surtout les voir voyager non seulement en Italie, mais dans tous les pays où il existe des monuments et d'importantes collections d'art. Plus de copies, système suranné, mais la liberté de créer selon leurs aspirations et inspirations personnelles.
Naturellement, c'est à l'Académie des beaux-arts à décider souverainement de l'opportunité de ces réformes. Toutefois, un vent nouveau semble dès maintenant souffler sous les arceaux et les ombrages de la Villa Médicis. P. Z.
M. PAUL DOUMER
M. Paul Doumer vient d'être élu à la présidence de la Chambre des députés, battant de vingt-cinq voix M. Henri Brisson, président sortant. C'était depuis longtemps déjà un de nos hommes politiques les plus en vue et il en est peu qui, avant la cinquantaine, aient une carrière aussi bien remplie.
Ses débuts dans la vie furent très modestes. Né à Aurillac (Cantal) en 1857, il passe de l'école primaire à l'atelier d'un fabricant de médailles, où il entre comme apprenti. Plus tard il professe les mathématiques au collège de Mende, puis au lycée de Laon: l'instruction secondaire acquise en «piochant» dur, en dehors du travail manuel, a fait de l'artisan un licencié ès sciences. Lorsqu'il quitte l'Université pour prendre la direction d'un journal républicain de l'Aisne, M. Doumer n'a pas trente ans; une fois sur le chemin de la politique, il avancera d'un pas rapide et sûr: député de son département d'adoption en 1888, de l'Yonne en 1893, réélu dans l'Aisne en 1902; rapporteur de plusieurs lois importantes; ministre des finances du cabinet Léon Bourgeois, en 1895; appelé en 1896, sous le ministère Méline, au poste de gouverneur général de l'Indo-Chine, qu'il occupa cinq ans en y montrant de remarquables capacités d'administrateur. Hier, l'ancien ministre des finances présidait la commission du budget; aujourd'hui, le voilà élevé à l'une des plus hautes situations de la République.
En voyant M. Doumer, toujours jeune et alerte, monter au fauteuil, il nous souvient du temps où, attaché au président Floquet en qualité de chef de cabinet, il marchait dans l'ombre solennelle et tutélaire de cet homme d'Etat. Maintenant, c'est pour lui que les tambours battent aux champs et que retentit la voix sonore de l'huissier annonçant: «Monsieur le Président!» Il a bien le droit d'en éprouver quelque fierté, étant surtout, comme on dit, le fils de ses oeuvres.
LA TOMBE DE KRUGER
L'Angleterre, en la circonstance, généreuse, humaine, a permis que le cercueil du président Kruger fût ramené au Transvaal. L'«Oncle Paul» dort maintenant son dernier sommeil parmi les siens, dans la terre natale, au cimetière de Pretoria, où sa tombe a été ouverte à la suite de celles de son petit-fils, de son fils et de la vaillante compagne de sa vie.
Jusqu'au suprême moment où il vint rejoindre là les êtres chers, la fatalité semble s'être acharnée sur le malheureux vieillard. Un de nos correspondants nous rapporte un incident qui a failli retarder ses obsèques définitives.
Le corps devait être exposé, pendant une semaine, dans la vieille église de Pretoria, maintenant abandonnée et remplacée par un temple tout neuf. Mais, le clocher de cette église ancienne menaçant ruine, on voulut, craignant quelque accident, l'abattre avant de permettre à la foule de pénétrer dans l'édifice. L'opération fut malheureusement conduite et fut à deux doigts de tourner à la catastrophe. Le clocher, sur lequel on avait équipé des câbles, tirés par des automobiles, s'écroula de façon si malencontreuse qu'il produisit de graves dégâts et qu'on dut hospitaliser le cercueil dans un autre immeuble religieux, la Suzanna hall. C'est de là que la dépouille mortelle de Kruger est partie pour aller reposer auprès des siens.
[AU CIMETIÈRE DE PRETORIA.--Les tombes de la famille Kruger.
(A gauche: la tombe du petit-fils de l'ex-président: Paul Kruger; puis celle de son fils: Pierre; celle de sa femme et, enfin, à droite et ouverte, celle prête à recevoir le cercueil de l'ex-président.)--_Phot. comm. par M. Gh. Laine._]
_Documents et Informations_.
LE SLEEPING DES ENFANTS ASSISTÉS.
En 1895, l'administration de l'Assistance publique avait fait construire un wagon spécialement aménagé pour conduire ses pupilles à l'hôpital marin de Berck. Lors de la création du sanatorium d'Hendaye, il y a quatre ans, on dut se contenter de ce même wagon pour assurer le transport des petits malades qu'on y dirigeait. Mais on conçoit que la voiture, étudiée en vue d'assurer le confortable suffisant pour un voyage de quelques heures, ne remplissait qu'imparfaitement son rôle alors qu'il s'agissait de faire parcourir aux enfants 800 kilomètres de voie ferrée. Aussi, dès son arrivée à la direction de l'Assistance publique, M. Mesureur se préoccupa de remédier à cet état de choses et mit à l'étude la création d'un «sleeping» spécial au sanatorium d'Hendaye.
Le wagon nouveau vient d'être achevé.
Il est de dimensions un peu inusitées: 15 mètres de longueur, 2m,95 de largeur et 2m,60 de hauteur: ce sont les cotes maxima que permettent et le gabarit des ouvrages d'art et les courbes de la voie. Le wagon, en effet, n'est pas monté sur boggies. On a adopté un système de châssis rigide, formant corps avec la caisse et reposant sur des ressorts très doux qui a pour but d'amortir autant qu'il est possible la trépidation de la marche.
Intérieurement, il est divisé en trois compartiments principaux, la partie centrale étant réservée aux enfants; les deux extrémités affectées au personnel, chef de convoi, infirmiers qui les accompagnent, et aux services accessoires: office, lingerie, etc. La partie où sont logés les enfants,--la plus intéressante à montrer,--est elle-même coupée par un couloir central. Elle comprend quatorze compartiments de longueurs variables, où l'on installe les petits voyageurs suivant leur âge.
Chaque compartiment est pourvu de deux banquettes se faisant face et sur lesquelles peuvent prendre place quatre enfants assis. Les dossiers de siège, en se rabattant sur les banquettes, forment deux lits, complétés par les coussins de sièges et de dossiers, servant de matelas. En outre, dans chaque stalle, est fixé, le long de la paroi longitudinale de la voiture et au-dessus de la fenêtre du compartiment, un hamac, relevé pendant le jour contre cette paroi, et facile à rabattre, pour le service de nuit. Ainsi, chaque compartiment peut donc recevoir trois enfants convenablement couchés, la nuit, tous dans le sens de marche du train, et, pendant le jour, un enfant sur trois peut encore se reposer, en s'étendant sur l'une des deux banquettes, disponible pour lui seul, alors que ses deux petits camarades sont assis en face de lui.
Et il serait superflu d'ajouter que l'on s'est par-dessus tout préoccupé d'assurer à cette voiture un aménagement hygiénique par excellence.
La périodicité dans les phénomènes biologiques.
Un médecin autrichien, M. H. Swoboda, a remarqué que les souvenirs--d'un événement, d'une mélodie, etc.--ont une tendance à surgir spontanément au bout de certaines périodes. Une de ces périodes, pour lui, a vingt-trois heures de durée, c'est-à-dire que le souvenir revient volontiers, de lui-même, vingt-trois heures après le moment de la perception. Il y a d'autres périodes plus longues, qui sont des multiples de la première: ainsi, le souvenir revient aussi, brusquement, au bout de quarante-six heures; on observe de même des réveils de souvenir au bout de vingt-trois jours.
Les périodes de vingt-trois, quarante-six, etc., s'observent chez l'homme; chez la femme elles sont un peu différentes; on observe plutôt dix-huit heures que vingt-trois, vingt-huit jours que vingt-trois M. Swoboda explique ces faits par des oscillations périodiques auxquelles serait soumis l'organisme, oscillations qui suivraient un rythme régulier. La période masculine serait de vingt-trois jours; la féminine de vingt-huit. Un autre médecin de Vienne. M. Fliess, a déjà observé l'existence de périodes analogues dans les phénomènes pathologiques: crises d'angoisse, migraines, saignements de nez, etc. Cette périodicité expliquerait le retour spontané des souvenirs, tout comme elle expliquerait le fait assez souvent observé du retour, à intervalles réguliers, de certains rêves. Elle expliquerait aussi comment il se fait que les rêves portent souvent sur des circonstances déjà assez lointaines, plutôt que sur les événements de la veille: les souvenirs d'il y a vingt-trois ou quarante-six jours pour l'homme, ou d'il y a vingt-huit jours pour la femme, reviendraient plus spécialement à l'esprit durant le sommeil.
La périodicité jouerait encore un rôle important dans les phénomènes de la mémoire: M. Swoboda assure qu'il vaut mieux apprendre une pièce qu'il faudra réciter par coeur vingt-trois ou quarante-six heures avant de la réciter, qu'à d'autres intervalles; et, si l'on apprend en plusieurs fois, mieux vaut faire coïncider la répétition avec la phase d'évocation spontanée.
Les faits dont parlent M. Swoboda sont fort curieux. Il nous paraît certain que bon nombre de médecins ou d'observateurs ont dû constater des faits de périodicité sur leurs malades ou sur eux-mêmes. En tout cas, s'ils portent leur attention de ce côté, ils devront en constater. Peut-être quelques-uns d'entre eux auront-ils l'obligeance de nous faire connaître le résultat de leur observation: il pourra intéresser les lecteurs et servir à faire mieux connaître une loi qui a de l'importance et dont on pourra tirer un parti pratique.
LE PLATINE À MADAGASCAR.
Le _Bulletin économique_ de Madagascar signale une découverte importante, faite dans la rivière de l'Isonjo, de la province de Farafangana, où une révolte a récemment éclaté. Des laveurs d'or ont recueilli quelques fragments d'un métal blanc qui, expédiés au service des mines, ont été reconnus comme composés de platine natif. Le platine est un métal très rare et coûteux; la plus grande partie du platine qui se trouve dans le commerce provient des mines de la Russie. Il est très désirable que l'on trouve de nouveaux dépôts de cette substance précieuse. Le platine est employé dans l'industrie, où il sert à la fabrication des cornues dans lesquelles s'opère la concentration de l'acide sulfurique.
On en fait beaucoup usage aussi dans la confection des lampes à incandescence, en raison de son coefficient de dilatation, voisin de celui du verre.
Enfin, c'est un métal précieux pour les laboratoires de chimie et de physique, où, très résistant à la chaleur et très malléable en même temps, il sert à faire des creusets, des cornues, des tubes, pour différentes réactions exigeant une haute température ou l'intervention d'acides très puissants. Dans nos appartements, le platine sert encore, sous forme de mousse, à allumer les becs de gaz, sans allumettes: il a le pouvoir, en absorbant les gaz, de s'échauffer assez pour les enflammer. A l'état naturel, le platine se présente sous la forme de paillettes ou de petits grains irréguliers; on le trouve le plus souvent parmi les produits de désagrégation des roches anciennes, avec d'autres métaux lourds, le fer et l'or en particulier.
A Madagascar, c'est avec l'or qu'on l'a découvert et, étant donnée sa valeur commerciale, c'est une acquisition précieuse. On va explorer attentivement la rivière de l'Isonjo et ses affluents, pour mettre la main, si possible, sur les roches d'où proviennent les débris découverts à Bemahala, sur le gisement original du métal si recherché. Il faut espérer que le gisement sera assez riche pour qu'il vaille la peine d'en faire l'exploitation méthodique.
COMMENT SE COMPORTENT LES GLACIERS.