L'ebook a 40 ans (1971-2011)

Part 13

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Professeur à l'Université d'Ottawa (Canada), Christian Vandendorpe salue dès mai 2001 «la décision du MIT de placer tout le contenu de ses cours sur le web d'ici dix ans, en le mettant gratuitement à la disposition de tous. Entre les tendances à la privatisation du savoir et celles du partage et de l'ouverture à tous, je crois en fin de compte que c'est cette dernière qui va l'emporter.»

Mise en ligne en septembre 2002, la version pilote du MIT OpenCourseWare (MIT OCW) offre en accès libre le matériel d'enseignement de 32 cours représentatifs des cinq facultés du MIT. Ce matériel d'enseignement comprend des textes de conférences, des travaux pratiques, des exercices et corrigés, des bibliographies, des documents audio et vidéo, etc. Cette initiative est menée avec le soutien financier de la Hewlett Foundation et de la Mellon Foundation.

Le lancement officiel du site a lieu un an plus tard, en septembre 2003, avec accès au matériel d'une centaine de cours. 500 cours sont disponibles en mars 2004 et 1.400 cours en mai 2006. Le matériel de la totalité des 1.800 cours dispensés par le MIT est en ligne en novembre 2007. Il est ensuite régulièrement actualisé. Certains cours sont traduits en espagnol, en portugais et en chinois avec l'aide d'autres organismes.

Le MIT espère que cette expérience de publication électronique - la première du genre - va permettre de définir un standard et une méthode de publication, et va inciter d'autres universités à créer un OpenCourseWare pour la mise à disposition gratuite du matériel de leurs propres cours. A cet effet, le MIT lance l'OpenCourseWare Consortium (OCW Consortium) en décembre 2005, avec accès libre et gratuit au matériel d'enseignement de cent universités dans le monde un an plus tard.

2004 > LE WEB 2.0, COMMUNAUTÉ ET PARTAGE

[Résumé] Le terme «web 2.0» émane d'un éditeur de livres informatiques, Tim O'Reilly, qui l'utilise pour la première fois en 2004 en tant que titre d'une série de conférences qu'il est en train d'organiser. Le web 2.0 est caractérisé par les notions de communauté et de partage, avec une flopée de sites dont le contenu est alimenté par les utilisateurs, par exemple les blogs, les wikis, les sites sociaux et les encyclopédies collaboratives. Wikipédia, Facebook et Twitter bien sûr, mais aussi des dizaines de milliers d'autres. Le web 2.0 tente de répondre au rêve formulé par Tim Berners-Lee, inventeur du web en 1990, qui écrit dans un essai daté d'avril 1998: «Le rêve derrière le web est un espace d'information commun dans lequel nous communiquons en partageant l'information. Son universalité est essentielle, à savoir le fait qu'un lien hypertexte puisse pointer sur quoi que ce soit, quelque chose de personnel, de local ou de global, aussi bien une ébauche qu'une réalisation très sophistiquée.»

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Le terme «web 2.0» émane d'un éditeur de livres informatiques, Tim O'Reilly, qui l'utilise pour la première fois en 2004 en tant que titre d'une série de conférences qu'il est en train d'organiser.

Le web 2.0 est caractérisé par les notions de communauté et de partage, avec une flopée de sites dont le contenu est alimenté par les utilisateurs, par exemple les blogs, les wikis, les sites sociaux et les encyclopédies collaboratives. Wikipédia, Facebook et Twitter bien sûr, mais aussi des dizaines de milliers d'autres.

# Les blogs envahissent la toile

Un blog (ou blogue) est un journal en ligne tenu par une personne ou un groupe. Ce journal est le plus souvent présenté par ordre chronologique inversé (du plus récent au plus ancien) et il est actualisé d'heure en heure ou bien une fois par mois. Le premier blog apparaît en 1997. En 2004, Le Monde.fr, site du quotidien Le Monde, lance ses propres blogs, «un formidable format d'expression journalistique qui permet un dialogue quasi-instantané avec son lecteur», selon Yann Chapellon, directeur du Monde interactif. En juillet 2005, il y aurait 14 millions de blogs dans le monde, avec 80.000 nouveaux blogs par jour. En décembre 2006, Technorati, moteur de recherche pour blogs puis site spécialisé, recense 65 millions de blogs, avec 175.000 nouveaux blogs par jour. Certains blogs sont consacrés aux photos (photoblogs), à la musique (audioblogs ou podcasts) et aux vidéos (vidéoblogs ou vlogs).

# Les wikis, sites collaboratifs

Un wiki (terme hawaïen signifiant «vite») est un site web permettant à plusieurs utilisateurs de collaborer en ligne sur un même projet. Le concept du wiki devient très populaire en 2000, avec possibilité pour les participants de contribuer à la rédaction du contenu, de modifier ce contenu et de l'enrichir en permanence. Le wiki est utilisé par exemple pour créer et gérer des sites d'information, des dictionnaires et des encyclopédies. Le programme présent derrière l'interface d'un wiki est plus ou moins élaboré. Un programme simple gère des textes et des hyperliens. Un programme élaboré permet d'inclure des images, des graphiques, des tableaux, etc. L'encyclopédie wiki la plus connue est Wikipédia.

# Facebook, réseau social

Facebook est un réseau social fondé en février 2004 par Mark Zuckerberg et ses collègues étudiants. Destiné à l'origine aux étudiants de l'Université de Harvard, puis aux étudiants de toutes les universités américaines, le réseau social s'ouvre au monde en septembre 2006 afin de connecter entre eux des personnes proches (famille, amis, collègues) ou des personnes partageant les mêmes centres d'intérêt. En juin 2010, Facebook devient le deuxième site mondial en nombre de visites, après Google, et fête ses 500 millions d'usagers tout en suscitant des débats sur le respect de la vie privée.

# Twitter, l'information en 140 caractères

Lancé en 2006 par Jack Dorsey et Biz Stone, Twitter est un outil de réseau social et de micro-blogging permettant à l'utilisateur d'envoyer gratuitement des tweets (messages brefs au format texte) de 140 caractères maximum, par messagerie instantanée, par SMS ou via l'internet. Parfois décrit comme le SMS de l'internet, Twitter gagne rapidement une popularité mondiale, avec 106 millions d'usagers en avril 2010 et 300.000 nouveaux usagers par jour. Quant aux tweets, on compte 5.000 tweets quotidiens en 2007, 300.000 en 2008, 2,5 millions en 2009, 50 millions en janvier 2010 et 55 millions en avril 2010, avec un archivage systématique des tweets à usage public par la Bibliothèque du Congrès en tant que reflet des tendances de notre époque.

# Le rêve de Tim Berners-Lee

Comme on le voit, le web 2.0 tente de répondre au rêve formulé par Tim Berners-Lee, inventeur du web en 1990, qui écrit dans un essai daté d'avril 1998: «Le rêve derrière le web est un espace d'information commun dans lequel nous communiquons en partageant l'information. Son universalité est essentielle, à savoir le fait qu'un lien hypertexte puisse pointer sur quoi que ce soit, quelque chose de personnel, de local ou de global, aussi bien une ébauche qu'une réalisation très sophistiquée. Deuxième partie de ce rêve, le web deviendrait d'une utilisation tellement courante qu'il serait un miroir réaliste (sinon la principale incarnation) de la manière dont nous travaillons, jouons et nouons des relations sociales. Une fois que ces interactions seraient en ligne, nous pourrions utiliser nos ordinateurs pour nous aider à les analyser, donner un sens à ce que nous faisons, et voir comment chacun trouve sa place et comment nous pouvons mieux travailler ensemble.» (extrait de «The World Wide Web: A very short personal history»)

2005 > DU PDA AU SMARTPHONE

[Résumé] En avril 2001, on compte 17 millions de PDA dans le monde pour seulement 100.000 tablettes de lecture, d'après un Seybold Report disponible en ligne. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001. Le premier PDA du marché est le Palm Pilot, lancé en mars 1996, avec 23 millions de Palm Pilot vendus entre 1996 et 2002. Suit le Pocket PC de Microsoft en mars 2000 avec son logiciel de lecture Microsoft Reader, disponible ensuite pour toute plateforme Windows. En 2002, la gamme Palm Pilot est toujours le leader du marché (36,8% des PDA vendus), suivi de la gamme Pocket PC de Microsoft et des modèles de Hewlett- Packard, Sony, Handspring, Toshiba et Casio. Les systèmes d'exploitation utilisés sont essentiellement le Palm OS (pour 55% des PDA) et le Pocket PC (pour 25,7% des PDA). Le PDA laisse ensuite progressivement la place au smartphone, du modèle précurseur Nokia 9210 lancé en 2001 à l'iPhone d'Apple lancé en juin 2007.

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En avril 2001, on compte 17 millions de PDA dans le monde pour seulement 100.000 tablettes de lecture, d'après un Seybold Report disponible en ligne. En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone.

# Le Palm Pilot

Basée en Californie, la société Palm lance en mars 1996 le Palm Pilot, premier PDA du marché, et vend 23 millions de Palm Pilot entre 1996 et 2002. Son système d'exploitation est le Palm OS et son logiciel de lecture le Palm Reader. En mars 2001, les usagers peuvent également lire des livres sur le Mobipocket Reader. À la même date, Palm rachète Peanutpress.com, éditeur et distributeur de livres numériques pour PDA, ainsi que son logiciel de lecture Peanut Reader et sa collection de 2.000 titres numériques, transférée dans Palm Digital Media, la librairie numérique de Palm. En juillet 2002, le Palm Reader, jusque-là utilisable sur Palm Pilot et sur Pocket PC, est également utilisable sur ordinateur. À la même date, Palm Digital Media (renommée plus tard Palm eBook Store) distribue 5.500 titres dans plusieurs langues. En 2003, le catalogue approche les 10.000 titres.

Un changement considérable donc pour les adeptes du livre numérique qui, avant l'avènement du Palm Pilot, ne pouvaient lire les livres que sur l'écran de leur ordinateur, portable ou non. Si certains professionnels du livre s'inquiètent de la petitesse de l'écran, les adeptes de la lecture sur PDA sont enthousiastes à l'idée de lire sur un appareil mobile multitâches et ne se plaignent guère de la taille de l'écran.

# L'eBookMan

Lancé par la société Franklin en 2000, l'eBookMan est un PDA multimédia permettant de lire des livres numériques sur le Franklin Reader. Il reçoit l'eBook Technology Award de la Foire internationale de Francfort (Allemagne) en octobre 2000. Trois modèles (EBM-900, EBM-901 et EBM- 911) sont disponibles début 2001, avec une mémoire vive de 8 ou 16 Mo et un écran LCD rétro-éclairé ou non. L'écran est nettement plus grand que celui des autres PDA du marché, mais n'existe qu'en noir et blanc, contrairement à la gamme Pocket PC de Microsoft ou à certains modèles du Palm Pilot avec écran couleur.

L'eBookMan permet l'écoute de livres audionumériques et de fichiers musicaux au format MP3. Le Mobipocket Reader est ajouté au Franklin Reader en octobre 2001. Le Franklin Reader est également proposé par défaut sur les gammes de PDA Psion, Palm et Pocket PC et sur le premier smartphone, lancé la même année par Nokia. Franklin développe aussi une librairie numérique sur son site et passe des partenariats avec plusieurs sociétés, notamment avec Audible.com pour avoir accès à sa collection de 4.500 livres audionumériques.

# D'autres modèles

En avril 2001, on compte 17 millions de PDA dans le monde pour seulement 100.000 tablettes de lecture, d'après un Seybold Report disponible en ligne. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001.

En 2002, la gamme Palm Pilot est toujours le leader du marché (36,8% des PDA vendus), suivi de la gamme Pocket PC de Microsoft lancée en mars 2000 et des modèles de Hewlett-Packard, Sony, Handspring, Toshiba et Casio. Les systèmes d'exploitation utilisés sont essentiellement le Palm OS (pour 55% des PDA) et le Pocket PC (pour 25,7% des PDA).

Pour mémoire, les grands logiciels de lecture sont le Mobipocket Reader (disponible depuis mars 2000), le Microsoft Reader (disponible depuis avril 2000), le Palm Reader (disponible depuis mars 2001), l'Acrobat Reader (disponible depuis mai 2001 pour le Palm Pilot et décembre 2001 pour le Pocket PC) et l'Adobe Reader (lancé en mai 2003 pour remplacer l'Acrobat Reader).

En 2003, des centaines de nouveautés sont vendues en version numérique sur Amazon.com, Barnes & Noble.com, Yahoo! eBook Store ou sur des sites d'éditeurs comme Random House ou PerfectBound. Le catalogue de Palm Digital Media approche les 10.000 titres lisibles sur PDA, avec 15 à 20 nouveaux titres par jour et 1.000 nouveaux clients par semaine. Mobipocket distribue 6.000 titres numériques dans plusieurs langues, soit sur son site soit dans des librairies partenaires. Numilog distribue 3.500 titres numériques (livres et périodiques) en français et en anglais.

En 2004, les trois principaux fabricants de PDA sont Palm, Sony et Hewlett-Packard. Suivent Handspring, Toshiba, Casio et d'autres. Mais le PDA est de plus en plus concurrencé par le smartphone, qui est un téléphone portable doublé d'un PDA, et les ventes commencent à baisser. En février 2005, Sony décide de se retirer du marché des PDA.

# Les smartphones

Le premier smartphone est le Nokia 9210, modèle précurseur lancé en 2001 par la société finlandaise Nokia, grand fabricant mondial de téléphones portables, avec une plateforme Symbian OS. Apparaissent ensuite le Nokia Series 60, le Sony Ericsson P800, puis les modèles de Motorola et de Siemens. Ces différents modèles permettent de lire des livres numériques sur le Mobipocket Reader.

Appelé aussi téléphone multimédia, téléphone multifonctions ou encore téléphone intelligent, le smartphone dispose d'un écran couleur, du son polyphonique et de la fonction appareil photo, qui viennent s'ajouter aux fonctions habituelles du PDA (agenda, dictaphone, lecteur de livres numériques, lecteur de musique, etc.)

Les smartphones représentent 3,7% des ventes de téléphones mobiles en 2004 et 9% des ventes en 2006, à savoir 90 millions de smartphones pour un milliard de téléphones portables comptabilisés sur la planète.

# L'iPhone

Présenté en janvier 2007 par Steve Jobs, l'iPhone, le smartphone d'Apple, est un téléphone mobile multifonctions qui intègre le baladeur de musique iPod (lancé lui-même en octobre 2001), un appareil photo et un navigateur web, avec les caractéristiques suivantes: grand écran tactile (3,5 pouces), synchronisation automatique avec la plateforme iTunes pour télécharger musique et vidéos, appareil photo de 2 mégapixels, navigateur Safari d'Apple, système d'exploitation Mac OS X, téléphonie par les réseaux GSM (Global System for Mobile Telecommunications) et EDGE (Enhanced Data for GSM Evolution), connexion internet via la WiFi (Wireless Fidelity) et enfin connexion Bluetooth.

L'iPhone est lancé en juin 2007 aux États-Unis au prix de 499 dollars US pour le modèle de 4 Go (giga-octets) et 599 dollars pour le modèle de 8 Go. Son lancement à l'international a lieu fin 2007 en Europe et en 2008 en Asie. Le dernier modèle en date est l'iPhone 4, disponible en juin 2010. On attend l'iPhone 5 pour «bientôt» (en juin 2011).

En février 2009, Google Books lance un portail spécifique pour téléphone mobile et smartphone, par exemple sur l'iPhone 3G d'Apple ou sur le G1 de T-Mobile. Le catalogue comprend 1,5 million de livres du domaine public, auxquels s'ajoutent 500.000 autres titres téléchargeables hors des États-Unis, du fait d'une législation du copyright moins restrictive dans certains pays.

2005 > DE GOOGLE PRINT À GOOGLE BOOKS

[Résumé] Google lance Google Print en mai 2005, en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques. Trois mois plus tard, Google Print est suspendu pour une durée indéterminée suite au conflit opposant Google aux associations américaines d'auteurs et d'éditeurs, qui lui reprochent de numériser les livres sans l'accord préalable des ayants droit. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres). La numérisation des fonds de grandes bibliothèques se poursuit, tout comme les partenariats avec les éditeurs qui le souhaitent. Le conflit avec les associations d'auteurs et d'éditeurs se poursuit lui aussi, puisque Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, en invoquant le droit de citation pour présenter des extraits sur le web. Un accord entre les deux parties est proposé par Google en octobre 2008 pour tenter de mettre fin aux actions légales menées à son encontre.

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Google décide de mettre son expertise au service du livre et lance Google Print en mai 2005 avant de le rebaptiser Google Books en août 2006.

# Google Print

Le lancement de Google Print en mai 2005 est précédé de deux étapes.

En octobre 2004, Google met sur pied la première partie de son programme Google Print, établi en partenariat avec les éditeurs pour pouvoir consulter à l'écran des extraits de livres, puis commander les livres auprès d'une librairie en ligne.

En décembre 2004, Google met sur pied la deuxième partie de son programme Google Print, cette fois à destination des bibliothèques. Il s'agit d'un projet de bibliothèque consistant à numériser les livres appartenant à plusieurs grandes bibliothèques partenaires, à commencer par la bibliothèque de l'Université du Michigan (dans sa totalité, à savoir 7 millions d'ouvrages), les bibliothèques des Universités de Harvard, de Stanford et d'Oxford, et celle de la ville de New York. Le coût estimé au départ se situe entre 150 et 200 millions de dollars US, avec la numérisation de 10 millions de livres sur six ans et un chantier d'une durée totale de dix ans.

En août 2005, soit trois mois après son lancement, Google Print est suspendu pour une durée indéterminée suite à un conflit grandissant avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs, celles-ci reprochant à Google de numériser des livres sans l'accord préalable des ayants droit.

# Google Books

Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres), qui permet de rechercher les livres par date, titre ou éditeur. La numérisation des fonds de grandes bibliothèques se poursuit, tout comme des partenariats avec les éditeurs qui le souhaitent.

Les livres libres de droit sont consultables à l'écran en texte intégral. Leur contenu est copiable et l'impression est possible page à page. Ces livres sont téléchargeables sous la forme de fichiers PDF imprimables dans leur entier. Les liens publicitaires associés aux pages de livres sont situés en haut et à droite de l'écran, comme partout dans Google.

Le conflit avec les associations d'auteurs et d'éditeurs se poursuit, puisque Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, en invoquant le droit de citation pour présenter des extraits sur le web. L'Authors Guild et l'Association of American Publishers (AAP) invoquent pour leur part le non respect de la législation relative au copyright pour attaquer Google en justice.

Fin 2006, d'après le buzz médiatique, Google scannerait 3.000 livres par jour, ce qui représenterait un million de livres par an. Le coût estimé serait de 30 dollars par livre. Google Books comprendrait déjà 3 millions de livres. Tous chiffres à prendre avec précaution, la société ne communiquant pas de statistiques à ce sujet.

À l'exception de la New York Public Library, les premières bibliothèques numérisées sont toutes des bibliothèques universitaires (Harvard, Stanford, Michigan, Oxford, Californie, Virginie, Wisconsin- Madison, Complutense de Madrid), auxquelles s'ajoutent début 2007 les bibliothèques des Universités de Princeton et du Texas à Austin, la Biblioteca de Catalunya (Catalogne, Espagne) et la Bayerische Staatbibliothek (Bavière, Allemagne). En mai 2007, Google annonce la participation de la première bibliothèque francophone, la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) de Lausanne (Suisse), pour la numérisation de 100.000 titres en français, en allemand et en italien publiés entre le 17e et le 19e siècle. Suit un partenariat avec la Bibliothèque municipale de Lyon (France) signé en juillet 2008 pour numériser 500.000 livres.

# Le conflit avec les associations d'auteurs et d'éditeurs

En octobre 2008, après trois ans de conflit, Google tente de mettre fin aux poursuites émanant des associations d'auteurs et d'éditeurs en proposant un accord pouvant être effectif les années suivantes. L'accord serait basé sur un partage des revenus générés par Google Books ainsi qu'un large accès aux ouvrages épuisés, tout comme le paiement de 125 millions de dollars US à l'Authors Guild et à l'Association of American Publishers (AAP) pour clôturer définitivement ce conflit.

Suite à cet accord, Google pourrait proposer de plus larges extraits de livres, jusqu'à 20% d'un même ouvrage, avec un lien commercial pour acheter une copie - numérique ou non - de l'oeuvre. Les ayants droit auraient la possibilité de participer ou non à Google Books, et donc de retirer leurs livres des collections. Par ailleurs, les bibliothèques universitaires et publiques des États-Unis pourraient accéder à un portail gratuit géré par Google et donnant accès aux textes de millions de livres épuisés. Un abonnement permettrait aux universités et aux écoles de consulter les collections des bibliothèques les plus renommées. À ce jour (juin 2011), suite au rejet de l'accord proposé par Google, la société planche sur d'autres propositions.

En novembre 2008, Google Books comprend 7 millions d'ouvrages numérisés, en partenariat avec 24 bibliothèques et 2.000 éditeurs. Les 24 bibliothèques partenaires se situent principalement aux États-Unis (16), mais aussi en Allemagne (1), en Belgique (1), en Espagne (2), en France (1), au Japon (1), au Royaume-Uni (1) et en Suisse (1).

2005 > L'OPEN CONTENT ALLIANCE, BIBLIOTHÈQUE PLANÉTAIRE

[Résumé] L'Internet Archive s'associe d'abord à Yahoo! en janvier 2005 pour mettre sur pied l'Open Content Alliance (OCA), un projet mondial visant à créer un répertoire libre et multilingue de livres numérisés et de documents multimédia consultable sur tout moteur de recherche. Lancée officiellement en octobre 2005, l'Open Content Alliance souhaite éviter les travers de Google Books, à savoir la numérisation des livres sous droits sans l'accord préalable des éditeurs, tout comme la consultation et le téléchargement impossibles sur un autre moteur de recherche. Le projet regroupe de nombreux partenaires: des bibliothèques et des universités bien sûr, mais aussi des organisations gouvernementales, des associations à but non lucratif, des organismes culturels et des sociétés informatiques (Adobe, Hewlett Packard, Microsoft, Yahoo!, Xerox, etc.). Un million de livres sont consultables en décembre 2008 dans l'Internet Archive et deux millions de livres en mars 2010.

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En 2005, l'Internet Archive met sur pied l'Open Content Alliance (OCA) pour créer une bibliothèque planétaire publique de livres numérisés et de documents multimédia.

Fondée en avril 1996 par Brewster Kahle pour archiver l'internet, l'Internet Archive pense qu'une bibliothèque numérique à vocation mondiale ne doit pas être liée à des enjeux commerciaux, contrairement au projet Google Books. L'Internet Archive s'associe donc à Yahoo! en janvier 2005 pour mettre sur pied l'Open Content Alliance (OCA), une initiative visant à créer un répertoire libre et multilingue de livres numérisés et de documents multimédia à l'échelon mondial.

L'OCA est officiellement lancée en octobre 2005. Son objectif est de fédérer un grand nombre de partenaires (bibliothèques, universités, organismes gouvernementaux, associations, organismes culturels, sociétés informatiques) pour créer une bibliothèque numérique respectueuse du copyright et sur un modèle ouvert, consultable sur tout moteur de recherche, en évitant les travers de Google Books, à savoir la numérisation des livres sous droits sans l'accord préalable des éditeurs ou des auteurs, et l'utilisation de ces collections uniquement à partir du moteur de recherche de Google.